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Au jour le jour #46

XLVI

Jour gris. Pluie tenace. Restaurant Au bon coin avec mes parents et ma sœur Christine. De longs mois sans se voir. Avec ma mère nous partageons une saucisse de 50 cm. Alice se demande ce qu’en aurait pensé Freud. Nous rentrons à pied en famille jusqu’à la Gare de Lyon. Thé et café avant de nous quitter. Le jour est tombé. Un bol de soupe à la maison pour nous réchauffer.

Je travaille sur le projet Méditerranée que nous menons conjointement Caroline et moi. Courses. Douceur de l’air. Risotto aux champignons.

Réunion d’équipe à la bibliothèque. Visite médicale rue Lafayette. Deux chauffeurs de taxi s’engueulent devant la Gare de l’Est. Les mots insulte, les mots racisme. La voiture qui parait à l’arrêt continue d’avancer. Les deux hommes se précipitent pour l’arrêter. Puis reprennent leur dispute là où ils l’avaient interrompue. Belles éclaircies. Les feuilles s’illuminent sur le sol humide. Nouvelle réunion. Il fait nuit en sortant. S’habituer à ces changements de rythme comme brusque la nuit le jour.

L’accumulation des choses à faire à la suite de la réunion. Ce temps retenu, condensé. À l’accueil de la bibliothèque, une fillette me demande des ciseaux. Je lui demande ce qu’elle veut en faire. C’est pour découper un morceau de son exposé. Je lui propose de le faire à sa place. Ravie et soulagée.

Temps d’automne. Les oiseaux cachés dans les arbres, à l’abri de la pluie, chantent à tue-tête. J’aperçois une mésange qui s’ébroue dans le bouleau d’en face. Je découvre le terme météorologique de dépression tempétueuse. Réflexion autour de l’IA pour Anima Sola en écho à la vidéo de François Bon.

Je poursuis mon travail sur Anima Sola. La matinée s’accélère vers midi comme tous les vendredis, car je commence le travail à 13h. Brusque averse avant de sortir de la maison. Avec l’énergie qu’il faut pour ne pas se perdre en chemin. Initiation sur les réseaux sociaux à la bibliothèque. Quinte de toux dans le bureau qui me rappelle mes anciennes crises d’asthme.

En repartant de la maison après manger, je croise notre voisin pressé de rentrer, il me salue brièvement. Dans le couloir je trouve une pochette en tissu molleton avec un message en hébreu brodé dessus. Je devine qu’il s’agit d’un objet qu’il a sans doute perdu. J’ouvre pour en être sûr, à l’intérieur des objets rituels : son châle de prière (tallit) et sa kippa. Je le croise sur notre palier rassuré de les retrouver. Une foule de parapluies recouvre la Place du Colonel Fabien pour une marche sur les événements qui se déroulent en République Démocratique du Congo. Concert du quintet Brazilian Stories à la bibliothèque. Course contre la montre toute la journée qui repousse ce qui reste à faire à la semaine prochaine.

Tokyo, le 18 novembre 2019

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