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		<title>Fascination Shibuya</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; la la proposition du jour dans le cadre des 40 jours d'ateliers d'&#233;criture lanc&#233;e par Fran&#231;ois Bon con&#231;ue comme une suite de Portraits arrach&#233;s &#224; la ville flux, j'ai suivi sa premi&#232;re id&#233;e autour du carrefour de Shibuya &#224; Tokyo, &#224; partir des images tourn&#233;es sur place lors de mon s&#233;jour en novembre 2019. &lt;br class='autobr' /&gt; J'avance. Je ne vois rien. La musique des immeubles avec leurs publicit&#233;s aux images obs&#233;dantes et r&#233;p&#233;titives, lumi&#232;res clignotantes, signes enchev&#234;trant, et ce bruit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5151&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la proposition du jour dans le cadre des &lt;i&gt;40 jours&lt;/i&gt; d'ateliers d'&#233;criture lanc&#233;e par Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; con&#231;ue comme une suite de &lt;strong&gt; &lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5160&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Portraits arrach&#233;s &#224; la ville flux&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, j'ai suivi sa premi&#232;re id&#233;e autour du carrefour de Shibuya &#224; Tokyo, &#224; partir des images tourn&#233;es sur place lors de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/cHJzXg9MZdQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mon s&#233;jour en novembre 2019&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;br&gt;
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&lt;br&gt;
J'avance. Je ne vois rien. La musique des immeubles avec leurs publicit&#233;s aux images obs&#233;dantes et r&#233;p&#233;titives, lumi&#232;res clignotantes, signes enchev&#234;trant, et ce bruit inou&#239; qui se m&#234;le aux sons de la circulation, des m&#233;tros a&#233;riens, de la gare toute proche, et des avions dans le ciel. Une jeune femme dans un long manteau vert kaki qui porte une besace de couleur bleu, la lani&#232;re en cuir au creux de son bras repli&#233;, dans le pli du coude, la main serr&#233;e sur son t&#233;l&#233;phone portable tout contre son c&#339;ur. J'avance. Je ne peux pas regarder les immeubles qui entourent le carrefour et traverser sans risquer de me heurter &#224; l'un des passants qui vient en sens inverse. Une femme brune, lunettes aux fines montures, v&#234;tue d'une robe en jean, d'une veste en laine c&#244;tel&#233;e bleu marine, elle porte son sac &#224; dos noir sur sa poitrine, elle fouille &#224; l'int&#233;rieur pour en sortir un titre de transport sans y jeter le moindre regard, la force de l'habitude. J'avance. Les regards sont fuyants. Le pas press&#233;. On ne pas tarder pour traverser le carrefour et parvenir de l'autre c&#244;t&#233; de la rue avant que la sonnerie retentisse. Une grande femme &#233;l&#233;gante marche lentement, puis elle se retourne avec aisance, dans ce geste ses longs cheveux ch&#226;tains aux reflets chatoyants brillent dans la lumi&#232;re, leur mouvement ondoyant para&#238;t ralenti comme dans ces films publicitaires pour un shampooing ou une teinture pour cheveux, on dirait qu'elle cherche quelqu'un dans la foule, ses yeux fur&#232;tent &#224; droite &#224; gauche, elle passe sa main dans ses cheveux, redresse une longue m&#232;che devant ses yeux, son allure ralentie elle s'arr&#234;te un court instant au milieu de la foule, elle pose pour une photo. J'avance. Sous le regard de Takeshi Kitano. Cette jeune fille discute avec son amie qui lui pose une question, g&#234;n&#233;e, ne trouvant pas de r&#233;ponse imm&#233;diate, elle caresse machinalement le lobe de son oreille. J'avance. Je me rends compte que je suis entour&#233; par de tr&#232;s nombreux touristes. On les remarque facilement, et pas seulement &#224; cause de leurs v&#234;tements ou de leur taille ou de la couleur de leur peau et de leurs cheveux, mais surtout car leur allure n'est pas la m&#234;me que celle des habitants. Ils sont fascin&#233;s par l'endroit, et ne peuvent s'emp&#234;cher de regarder les immeubles avoisinants et de vouloir ressentir ce moment si particulier au milieu de ce carrefour. Elle s'est baiss&#233;e, genou au sol, pour prendre une photographie avec son smartphone, mais on ne voit pas dans la foule la personne qu'elle vise, qu'elle cadre, ainsi agenouill&#233;e, ce qui laisse un temps l'impression qu'elle photographie l'immeuble du &lt;i&gt;Starbuck&lt;/i&gt;. J'avance. Quand on marche, il ne faut pas r&#233;fl&#233;chir &#224; ses pas, &#224; la technique de la marche, c'est le meilleur moyen de perdre le naturel de ce geste et de chanceler. Deux jeunes coll&#233;giennes en costume identiques mais cravates d&#233;pareill&#233;es, discutent ensemble, l'une porte un masque qui ne couvre que sa bouche, elles sont tr&#232;s charg&#233;es, &#224; la sortie de l'&#233;cole. J'avance. Je me sens invisible. Personne ne me voit, personne ne me regarde. Je peux filmer sans me sentir &#233;tranger. Cet homme tr&#232;s &#233;l&#233;gant avec son manteau en tweed de la m&#234;me couleur que son pantalon beige, marche en se tenant bien droit, son bras gauche remont&#233; dans le dos, le poing ferm&#233;, rebelle. J'avance sans savoir o&#249; je vais, en r&#233;p&#233;tant plusieurs fois de suite cette travers&#233;e en aveugle, sans en voir le bout, ni la fin. Avec son costume ce jeune homme progresse de mani&#232;re nonchalante, sa besace rose jet&#233;e sur l'&#233;paule, dans sa main son portable, il vient juste de consulter sa messagerie, son rendez-vous vient d'&#234;tre annul&#233;, cela se lit sur son visage ferm&#233;, d&#233;&#231;u. J'avance. Il y a tellement de gens autour de moi, c'est difficile de s'arr&#234;ter au beau milieu de la route. Le mouvement des passants autour de moi m'incite &#224; poursuivre, ici l'arr&#234;t n'est pas admis, l'immobilit&#233; inacceptable. Il traverse le carrefour apr&#232;s tout le monde, avance d'un pas d&#233;cid&#233;, dans la main gauche un dossier de couleur verte qui jure avec son costume de marque bien coup&#233;. J'avance. Le temps suspendu d'une travers&#233;e en solitaire. rien ne peut m'arr&#234;ter. Ce vieil homme d&#233;bonnaire aux yeux cern&#233;s boite avec sa jambe gauche claudicante et sa main plong&#233;e au fond de la poche de son pantalon. J'avance. Le sol se d&#233;robe sous mes pieds. On ne voit la route que lorsque les voitures attendent leur tour, &#224; l'arr&#234;t aux feux rouges et que les pi&#233;tons attendent encore un instant avant de traverser enfin. Ce court instant o&#249; les voitures sont encore &#224; l'arr&#234;t et o&#249; les pi&#233;tons attendent encore avant de se lancer &#224; l'assaut du bitume. Ce touriste traverse le carrefour en pointant devant lui comme un bouclier son t&#233;l&#233;phone pour enregistrer sa travers&#233;e mais il n'a pas la pratique des japonais qui peuvent traverser cet endroit sans risquer de s'entrechoquer avec leur nombreux vis-&#224;-vis. D&#232;s qu'il croise du monde face &#224; lui, il d&#233;vie de son chemin initial sans oser poursuivre son film. J'avance. Les passants commencent &#224; marcher sur les tr&#232;s larges bandes blanches des passages-pi&#233;tons mais tr&#232;s rapidement ils s'en &#233;loignent, la foule est trop dense pour que tout le monde aille dans le m&#234;me sens, ils prennent des raccourcis pour r&#233;ussir &#224; traverser le carrefour dans les temps. Une femme sur son v&#233;lo &#233;lectrique rouge qui roule tout seul sans qu'elle ait besoin de p&#233;daler, les bras charg&#233;s de lourds sacs en plastique, elle l&#232;ve les jambes pour ne pas entraver son avanc&#233;e. J'avance avec elle. J'avance avec eux. Ce petit gar&#231;on tire la main de son p&#232;re &#224; ses c&#244;t&#233;s pour presser le pas et traverser &#224; temps de l'autre c&#244;t&#233; de la route, leurs deux allures tressautent en s'&#233;loignant enjou&#233;s dans la foule comme s'ils allaient ensemble au man&#232;ge. J'avance. Je ferme les yeux. Les images d&#233;filent en boucle dans ma t&#234;te. J'avance. Je continue d'avancer.&lt;/p&gt;
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		<title>Instantan&#233;s po&#233;tiques de S&#233;ville</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<dc:subject>Regard</dc:subject>
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&lt;p&gt;Textes &#233;crits &#224; partir de photographies prises &#224; S&#233;ville en f&#233;vrier 2019, d'apr&#232;s le principe d'&#233;criture du texte de Mich&#232;le M&#233;tail, La Ville, de la ville : D&#233;crire une sc&#232;ne urbaine sous la forme d'instantan&#233;s po&#233;tiques en 10 lignes de 15 lettres, dimensions respectant celles d'une photo (10&#215;15cm).&lt;/p&gt;


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&lt;p&gt;Textes &#233;crits &#224; partir de photographies prises &#224; S&#233;ville en f&#233;vrier 2019, d'apr&#232;s le principe d'&#233;criture du texte &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contratmaint.com/contrat_maint/Michele_Metail.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;de Mich&#232;le M&#233;tail, &lt;i&gt;La Ville, de la ville&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : D&#233;crire une sc&#232;ne urbaine sous la forme d'instantan&#233;s po&#233;tiques en 10 lignes de 15 lettres, dimensions respectant celles d'une photo (10&#215;15cm).&lt;/p&gt;
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class=&#034;golualeu&#034; rel=&#034;golualeu&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/32/20aa06c3a97513a149e15812aaa7a5.jpg?1739633890' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;style type=&#034;text/css&#034; scoped&gt;
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		<title>Umarells de Bologne</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
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		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Umarell est un terme populaire utilis&#233; &#224; l'origine dans le dialecte bolognais avec le sens g&#233;n&#233;rique de petit homme, omarello, qui d&#233;signe les retrait&#233;s qui, les mains derri&#232;re le dos, passent leur temps &#224; errer sur les chantiers, en particulier les travaux routiers, &#224; observer le travail des ouvriers, en leur offrant leurs conseils non d&#233;sir&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce terme a &#233;t&#233; popularis&#233; &#224; partir de 2005 par l'&#233;crivain Danilo Masotti dans son livre Umarells- Anziani Urbani per le vie della citt&#224; (Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/langage" rel="tag"&gt;Langage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH106/arton2228-7e2c8.jpg?1739550274' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Umarell&lt;/i&gt; est un terme populaire utilis&#233; &#224; l'origine dans le dialecte bolognais avec le sens g&#233;n&#233;rique de petit homme, &lt;i&gt;omarello&lt;/i&gt;, qui d&#233;signe les retrait&#233;s qui, les mains derri&#232;re le dos, passent leur temps &#224; errer sur les chantiers, en particulier les travaux routiers, &#224; observer le travail des ouvriers, en leur offrant leurs conseils non d&#233;sir&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce terme a &#233;t&#233; popularis&#233; &#224; partir de 2005 par l'&#233;crivain Danilo Masotti dans son livre &lt;i&gt;Umarells- Anziani Urbani per le vie della citt&#224;&lt;/i&gt; (Les anciens dans les rues de la ville), sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.newhyronja.it/danilomasotti/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son site&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://umarells.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son blog &lt;i&gt;Umarells&lt;/i&gt;.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; En d&#233;cembre 2020, le mot a &#233;t&#233; ajout&#233; dans le dictionnaire Zingarelli :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Retrait&#233; qui se prom&#232;ne, le plus souvent les mains derri&#232;re le dos, sur les lieux de travail, pour v&#233;rifier, poser des questions, faire des suggestions ou critiquer les activit&#233;s qui s'y d&#233;roulent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript56726070069eae013d63465.32781685&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHQiPi8qPCFbQ0RBVEFbKi8KJChkb2N1bWVudCkucmVhZHkoZnVuY3Rpb24oKSB7CgkgCgkJJCgnLmluZm9idWxsZScpLnRvb2x0aXAoewoJCQlib2R5SGFuZGxlcjogZnVuY3Rpb24oKSB7CgkJCQlyZXR1cm4gJCgkKHRoaXMpLmNoaWxkcmVuKCIudGV4dGluZm9idWxsZSIpKS5odG1sKCk7CgkJCX0sCgkJCXRyYWNrOiB0cnVlLAoJCQlkZWxheTogMCwKCQkJc2hvd1VSTDogZmFsc2UsCgkJCW9wYWNpdHk6IDEsCgkJCWZpeFBORzogdHJ1ZSwKCQkJZXh0cmFDbGFzczogInByZXR0eSIsCgkJCXRvcDogLTE1LAoJCQlsZWZ0OiA1CgkJfSk7CgkKCSAKCQkkKCJhLmJsaXV6aW9jIikubWVkaWFib3goYm94X3NldHRpbmdzKTsKCQp9KTsKLypdXT4qLzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cycle-slideshow&#034; style=&#034;background-color:#000000; max-width:1000px;	&#034; data-cycle-slides=&#034;div.infobulle&#034; data-cycle-speed=&#034;1000&#034; data-cycle-timeout=&#034;4000&#034; data-cycle-delay=&#034;200&#034; data-cycle-fx=&#034;fade&#034; &gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/a1130-2.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;bliuzioc&#034; rel=&#034;bliuzioc&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/f1/5cc287d049f5839317fbf2a9506f4e.jpg?1739637864' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/anziani-cantieri-1280x720.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;bliuzioc&#034; rel=&#034;bliuzioc&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/72/6114754f4d068a9ef0975e5528464d.jpg?1739637864' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/umarells-2.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;bliuzioc&#034; rel=&#034;bliuzioc&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/4a/1cb1c16f9333638aa28ea797cf84dd.jpg?1739637864' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2021-02-06_a_23.38.17.png' type=&#034;image/png&#034; class=&#034;bliuzioc&#034; rel=&#034;bliuzioc&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/5d/8f49ee30cc4a3748ca4d40da79c4f5.png?1739637864' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2021-02-06_a_23.42.03.png' type=&#034;image/png&#034; class=&#034;bliuzioc&#034; rel=&#034;bliuzioc&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/9b/f339ac2e38d688175a2c23b76d7e8d.png?1739637864' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;style type=&#034;text/css&#034; scoped&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;!-- .cycle-slideshow --&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://umarells.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son blog&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Danilo Masotti a invit&#233; ses lecteurs &#224; lui envoyer des photographies de personnes &#226;g&#233;es absorb&#233;es dans l'observation des chantiers de leur ville. Parfois seul, souvent en groupe, mais trouvant tous, dans cette activit&#233; contemplative et les &#233;changes sur le travail en chantier qui en d&#233;coulent, un rem&#232;de &#224; leur ennui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Danilo Masotti les compare &#224; des &#171; surveillants urbains &#187; qui contr&#244;lent l'avancement des travaux dans le quartier, en commentant ce qui va et ce qui ne va pas. &#171; Ils sont nombreux, ils vivent parmi nous, ils nous observent et nous les observons. &#187; La ville de Riccione a allou&#233; en 2015 11 000 euros pour que les &lt;i&gt;Umarell&lt;/i&gt; contr&#244;lent les travaux dans la ville. San Lazzaro du Savena, village de la m&#233;tropole bolognaise, a cr&#233;&#233; le Prix Umarell de l'ann&#233;e, tandis que la municipalit&#233; de Bologne a nomm&#233; une place &#224; leur nom, en reconnaissance de leur valeur sociale et de leur inscription dans l'identit&#233; de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3525 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/comune_di_bologna.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/comune_di_bologna-071ce.jpg?1739550274' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#233;galement &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.why-tech.it/umarells-l-applicazione-che-segnala-i-cantieri-aperti-agli-anziani.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une application donnant la carte des travaux en cours pour leur faciliter la vie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/DQA0H_GEjvE&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fabio Concato a r&#233;cemment compos&#233; une chanson &lt;i&gt;L'Umarell&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui &#233;voque la nostalgie des &#171; surveillants urbains &#187; en p&#233;riode de confinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si l'attrait visuel a certainement facilit&#233; le succ&#232;s populaire du terme, fait remarquer &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rivistastudio.com/umarell/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Andrea Beltrama sur le site &lt;i&gt;Rivista Studio&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, le succ&#232;s de l'umarell doit aussi beaucoup &#224; ce que les linguistes appellent la signification sociale du terme : le flux d'id&#233;es, d'associations, d'&#233;motions qui sont normalement v&#233;hicul&#233;es par un mot, et qui vont au-del&#224; de sa simple d&#233;finition dans le dictionnaire. Chaque fois que nous utilisons le mot umarell, en fait, nous &#233;voquons non seulement la figure d'un retrait&#233; regardant des chantiers, mais aussi tout ce que cette figure repr&#233;sente : entre autres choses, une vieillesse active, sociale, peut-&#234;tre un peu ennuyeuse, mais fondamentalement saine. Ce dont nous nous moquons avec sympathie, mais que nous respectons profond&#233;ment. C'est pr&#233;cis&#233;ment cette connotation universellement positive, sur laquelle nous sommes tous plus ou moins d'accord, qui a fait de l'umarell quelque chose avec laquelle nous nous identifions non seulement facilement, mais aussi volontairement. Non seulement parce qu'elle nous inspire le rire et la plaisanterie, mais aussi parce qu'elle nous d&#233;tourne de repr&#233;sentations moins id&#233;alis&#233;es, tout aussi vivantes et d&#233;cid&#233;ment plus d&#233;rangeantes de la vieillesse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3524 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/ob_f64fee_img-2186.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH341/ob_f64fee_img-2186-247e4.jpg?1739550274' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Bruxelles, Belgique, photographie de Henri Cartier-Bresson, 1932 &lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Square Colbert (Maison Belhomme)</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/article/square-colbert-maison-belhomme</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pension Belhomme &#233;tait un ensemble de b&#226;timents situ&#233; au 157-163, rue de Charonne, &#224; Paris 11&#232;me, d'abord utilis&#233; par Jacques Belhomme comme maison de sant&#233; pour les d&#233;ments, les vieillards et tous ceux que des familles fortun&#233;es souhaitaient confier &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Philippe Pinel, pr&#233;curseur de la psychiatrie, y fera d'ailleurs ses premi&#232;res armes dans le traitement des malades mentaux. Belhomme, &#171; suspect de concussion et d'incivisme &#187; est incarc&#233;r&#233; dans une maison de sant&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/information" rel="tag"&gt;Information&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2170-0ac0b.jpg?1739550274' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pension_Belhomme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La pension Belhomme&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#233;tait un ensemble de b&#226;timents situ&#233; au 157-163, rue de Charonne, &#224; Paris 11&#232;me, d'abord utilis&#233; par Jacques Belhomme comme maison de sant&#233; pour les d&#233;ments, les vieillards et tous ceux que des familles fortun&#233;es souhaitaient confier &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Philippe Pinel, pr&#233;curseur de la psychiatrie, y fera d'ailleurs ses premi&#232;res armes dans le traitement des malades mentaux. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.paris-a-nu.fr/la-maison-de-sante-du-docteur-belhomme/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Belhomme&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#171; suspect de concussion et d'incivisme &#187; est incarc&#233;r&#233; dans une maison de sant&#233; rivale tenue par un de ses confr&#232;res ind&#233;licat au &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/photographie/article/le-cimetiere-historique-de-picpus&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;35 rue de Picpus&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pension est transform&#233;e en prison &#224; la R&#233;volution. Les b&#226;timents sont d&#233;truits en 1972 pour laisser place &#224; la construction d'un immeuble moderne.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/CzMp9ioD1WM?si=IXWM6LqReoABkW9p&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Le parc de la pension subsiste sous forme de jardin public, &#224; l'arri&#232;re duquel un pavillon n&#233;oclassique flanqu&#233; de deux ailes est utilis&#233; aujourd'hui par la Ville de Paris comme centre communal d'action sociale destin&#233; aux s&#233;niors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le square h&#233;berge le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://jardinons-ensemble.org/spip.php?article183&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jardin Marcotte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, jardin solidaire anim&#233; par l'association &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.culturesenherbes.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cultures en Herbes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui propose des ateliers libres et gratuits destin&#233;s aux adultes (exp&#233;rimentations jardini&#232;res, biodiversit&#233;, usages des plantes&#8230; ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le square Colbert est dissimul&#233; derri&#232;re un ensemble compact d'immeubles qui l'entourent et l'isolent du reste de la ville, ce qui fait partie de son charme. Pour acc&#233;der au pavillon Colbert et &#224; l'ancien jardin de la pension, il suffit de pousser l'imposante grille verte peu engageante de l'entr&#233;e de l'immeuble du n&#176;159 de la rue de Charonne, puis de traverser le square.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript56726070069eae013d63465.32781685&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHQiPi8qPCFbQ0RBVEFbKi8KJChkb2N1bWVudCkucmVhZHkoZnVuY3Rpb24oKSB7CgkgCgkJJCgnLmluZm9idWxsZScpLnRvb2x0aXAoewoJCQlib2R5SGFuZGxlcjogZnVuY3Rpb24oKSB7CgkJCQlyZXR1cm4gJCgkKHRoaXMpLmNoaWxkcmVuKCIudGV4dGluZm9idWxsZSIpKS5odG1sKCk7CgkJCX0sCgkJCXRyYWNrOiB0cnVlLAoJCQlkZWxheTogMCwKCQkJc2hvd1VSTDogZmFsc2UsCgkJCW9wYWNpdHk6IDEsCgkJCWZpeFBORzogdHJ1ZSwKCQkJZXh0cmFDbGFzczogInByZXR0eSIsCgkJCXRvcDogLTE1LAoJCQlsZWZ0OiA1CgkJfSk7CgkKCSAKCQkkKCJhLmZvdXZ1cWl0IikubWVkaWFib3goYm94X3NldHRpbmdzKTsKCQp9KTsKLypdXT4qLzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cycle-slideshow&#034; style=&#034;background-color:#000000; max-width:640px;	&#034; data-cycle-slides=&#034;div.infobulle&#034; data-cycle-speed=&#034;1000&#034; data-cycle-timeout=&#034;4000&#034; data-cycle-delay=&#034;200&#034; data-cycle-fx=&#034;fade&#034; &gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/img_5989.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;fouvuqit&#034; rel=&#034;fouvuqit&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/1f/6d167d6c7223c64fd7998d0e5b4df7.jpg?1739529712' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/img_5990.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;fouvuqit&#034; rel=&#034;fouvuqit&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/e5/22d83b748cdfa93a7b7c21a5447470.jpg?1739529713' alt=&#034;&#034; 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class=&#034;fouvuqit&#034; rel=&#034;fouvuqit&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/d8/a90101846ab61cea9727a430871627.jpg?1739529718' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/img_5999.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;fouvuqit&#034; rel=&#034;fouvuqit&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/d6/699618e407d48c89cf26014a4baf65.jpg?1739529719' alt=&#034;&#034; 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		<title>Navire &#224; la d&#233;rive</title>
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		<dc:date>2020-05-24T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Zoo Project</dc:subject>
		<dc:subject>Voyage</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
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		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
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		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Po&#233;sie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur le navire, tu marches sans savoir o&#249; tu vas, tu avances au hasard, le chemin que tu empruntes est toujours le m&#234;me, malgr&#233; toi, tu suis aveuglement ce qui est &#233;crit, le plan dessin&#233; que tu d&#233;chiffres non sans mal. Sur le navire, tu poursuis ton chemin. Les murs qui t'entourent sont trop hauts pour te permettre de voir au loin, l'horizon est invisible et tu avances le nez dans ton plan, la carte ne t'est d'aucune aide, elle t'emp&#234;che m&#234;me de savoir o&#249; tu es, o&#249; tu vas et si tu n'es pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/zoo-project" rel="tag"&gt;Zoo Project&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voyage" rel="tag"&gt;Voyage&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ciel" rel="tag"&gt;Ciel&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sons" rel="tag"&gt;Sons&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/poesie" rel="tag"&gt;Po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH81/arton2158-72687.png?1739550274' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le navire, tu marches sans savoir o&#249; tu vas, tu avances au hasard, le chemin que tu empruntes est toujours le m&#234;me, malgr&#233; toi, tu suis aveuglement ce qui est &#233;crit, le plan dessin&#233; que tu d&#233;chiffres non sans mal. Sur le navire, tu poursuis ton chemin. Les murs qui t'entourent sont trop hauts pour te permettre de voir au loin, l'horizon est invisible et tu avances le nez dans ton plan, la carte ne t'est d'aucune aide, elle t'emp&#234;che m&#234;me de savoir o&#249; tu es, o&#249; tu vas et si tu n'es pas totalement perdu. Ton chemin est un labyrinthe dont rien n'indique la sortie, la voie &#224; suivre est &#224; trouver en toi, mais tu ne le sais pas encore, tu ne peux pas t'en rendre compte, le comprendre, il faudrait lever les yeux de cette carte, ce plan que tu suis &#224; la lettre. Il faudrait ouvrir les yeux pour voir enfin o&#249; tu te trouves, perdu au milieu d'un labyrinthe de murs qui se dressent en toi. Sur le navire... Tu es perdu, d&#233;boussol&#233;, tu tournes en rond comme une souris de laboratoire. Tu repasses plusieurs fois par le m&#234;me itin&#233;raire sans m&#234;me t'en douter, tu crois que l'important c'est d'avancer, que tu finiras par trouver ta voie, le chemin au bout de ce couloir, entre ses murs, mais ces murs t'emprisonnent, fa&#231;onnent ton parcours par avance trac&#233;, boucle qui se boucle sur elle-m&#234;me, qui n'a aucune issue et dont tu ne soup&#231;onnes pas la vacuit&#233;, l'infini r&#233;p&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3029 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH332/capture_d_e_cran_2020-05-23_a_11.36.38-41481.png?1739550275' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Zoo Project sur un navire &#233;chou&#233; au bord d'une mer d'Aral en partie ass&#233;ch&#233;e&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_3028 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_left spip_document_left&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-3028 &#034; data-id=&#034;47298a0be596aebc258f9789026c116b&#034; src=&#034;IMG/mp3/navire_a_la_de_rive.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Il existe dans la R&#233;publique du Karakalpakistan en Ouzb&#233;kistan, une ville fant&#244;me dont le port de p&#234;che a disparu. Moynaq, c'est le nom de cette ville, &#233;tait le second embarcad&#232;re de la mer d'Aral. Les deux fleuves qui se jetaient dans cette mer, le Syr-Daria et l'Amou-Daria, furent d&#233;tourn&#233;s afin d'irriguer les champs des plaines arides de cette r&#233;gion. La culture intensive du coton a progressivement ass&#233;ch&#233; la mer. Aujourd'hui, seuls quelques habitants sont rest&#233;s sur place, ainsi qu'une douzaine de carcasses de bateaux, squelettes rouill&#233;s, livr&#233;s au vent du d&#233;sert, vestiges d'un temps ancien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le navire, je te sens perdu, prisonnier comme je le suis moi-m&#234;me. Et j'ai mal &#224; la t&#234;te &#224; force d'avancer ainsi dans le vide, et d'entendre r&#233;sonner en moi tes pas r&#233;p&#233;t&#233;s, sans plus savoir si ce que j'entends ce sont mes pas dans le labyrinthe du navire o&#249; je me suis perdu ou si ce sont les tiens que j'entends, et qui ne cesseront jamais tant que je n'aurai pas d&#233;truit les murs de ce labyrinthe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3030 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/160914_hc30t_aral-bateau-rouille_sn1250.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/160914_hc30t_aral-bateau-rouille_sn1250-a67e8.jpg?1739550275' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;La renaissance de la mer d'Aral&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Je revois tous les visages des marins que tu as peints sur les montants rouill&#233;s des navires abandonn&#233;s dans le d&#233;sert de l'ancienne Mer d'Aral. Chaque visage est un voyage &#224; travers une image d'un lieu travers&#233; par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu as vu une lune timide chercher compagnie dans un ciel vide. Tu as r&#234;v&#233; de lieux lointains. Tu as beaucoup voyag&#233;. Tu n'&#233;tais pas toujours seul, mais tu voulais t'&#233;loigner de toi. Chaque fois tu voulais aller plus loin, te d&#233;passer, passer les fronti&#232;res, envisager l'ailleurs. Tu as vu dans les for&#234;ts du Nord de la Su&#232;de les pinceaux de phares de voitures trouer la nuit et balayer les arbres. Tu t'es rendu jusqu'&#224; la fronti&#232;re d'une ville coup&#233;e du monde par l'&#233;tendue silencieuse des steppes o&#249; l'horizon semble n'avoir plus de fin. Tu as vu sur le sol enneig&#233; se glisser des bourrasques de flocons comme des serpents de neige invincibles semblables &#224; des chim&#232;res fantastiques. Tu as vu le visage que la terre avait au commencement du monde et qu'elle conserve dans certaines r&#233;gions isol&#233;es. Tu as contempl&#233; un ciel de cristal st&#233;rile et pur dans l'hiver Sib&#233;rien. Tu as suivi un cours d'eau profond et glac&#233;, tranquille et lisse comme du verre en fusion. Tu as vu de ch&#233;tives ou prosp&#232;res orties poussant, n'importe o&#249;, devant un mur de parpaings sans usage d&#233;fini. Tu as vu une grande roue allum&#233;e la nuit au-dessus de la ville (tu l'as vu dans la plupart des villes que tu travers&#233;es). Tu as vu des cong&#232;res salies bordant une route avec, au lointain et en contrebas, un groupe de maisons d'o&#249; montaient des fum&#233;es. Tu as crois&#233; des chevaux immobiles dans une prairie qui descendaient en pente douce vers une rivi&#232;re dont tu avais lu le nom peu avant sur une carte et que tu devinais sans les voir. Tu as vu un petit lac de montagne s'offrant en miroir &#224; la dilatation d'un ciel rapide et mena&#231;ant. Tu t'es confront&#233; au vertige horizontal du voyageur dans la steppe. Tu as vu comment l'hiver, la nuit polaire enveloppe tout, les aurores bor&#233;ales enflamment le ciel de rouge profond, de vert tendre, de blanc laiteux. Tu t'es assis sous l'abri d'un arr&#234;t de car en rase campagne o&#249; une affiche de cirque avec des trap&#233;zistes en maillot color&#233; qui faisaient la voltige achevait de se d&#233;coller. Tu as vu les maisons grises et pauvres d'un faubourg ouvrier travers&#233; par des camions. Une passerelle qui tremble et o&#249; se sont accroch&#233;es des milliers de toiles d'araign&#233;es qu'une ligne de n&#233;on plac&#233;e sous elles rend lumineuses. Tu as vu les saules aux branches fines qui formaient une broussaille frileuse le long du rivage noy&#233;e sous la neige. Tu as vu la surface de la mer dont le vent soulevait les &#233;cailles dor&#233;es des reflets du soleil qui scintillaient comme les &#233;cailles des poissons. Tu as imagin&#233; la toundra se transformer en mar&#233;cages. Tu as vu des &#233;paves de bateaux rouill&#233;es &#224; l'abandon sur l'ancien fond marin dans la zone ass&#233;ch&#233;e de la mer d'Aral. Et c'est alors seulement que tu t'es rendu compte que le mot navire &#233;tait l'anagramme d'avenir. Un navire &#224; la d&#233;rive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'ind&#233;cise absence</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/article/l-indecise-absence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/article/l-indecise-absence</guid>
		<dc:date>2020-03-15T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Absence</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Solitude</dc:subject>
		<dc:subject>Fant&#244;me</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Amour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tant de fois tu avais imagin&#233;, et secr&#232;tement esp&#233;r&#233;, cette curieuse situation sans t'y confronter r&#233;ellement, tu r&#234;vais parfois de lieux vides dans lesquels tu pourrais marcher librement, mais sans ressentir ce que tu percevais d&#233;sormais, maintenant que tu traversais effectivement la ville d&#233;serte, &#224; l'abandon, sans croiser un seul passant, dans l'inqui&#233;tude tenace et grandissante de ces circonstances incompr&#233;hensibles. Avancer seul dans une ville vide, c'&#233;tait un peu comme s'endormir au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH85/arton2143-dc97b.jpg?1739550275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tant de fois tu avais imagin&#233;, et secr&#232;tement esp&#233;r&#233;, cette curieuse situation sans t'y confronter r&#233;ellement, tu r&#234;vais parfois de lieux vides dans lesquels tu pourrais marcher librement, mais sans ressentir ce que tu percevais d&#233;sormais, maintenant que tu traversais effectivement la ville d&#233;serte, &#224; l'abandon, sans croiser un seul passant, dans l'inqui&#233;tude tenace et grandissante de ces circonstances incompr&#233;hensibles. Avancer seul dans une ville vide, c'&#233;tait un peu comme s'endormir au cin&#233;ma pendant la projection d'un film, dans le confort moelleux des fauteuils, le calme de l'endroit, berc&#233; par la musique, dans la p&#233;nombre, les bruits de pas sourds, le souffle des respirations, les paroles devenues douces et monotones, pas de cris, le r&#233;cit avan&#231;ant lentement. Pas d'images, pas le temps de r&#234;ver, mais cette parenth&#232;se sans image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas ce que tu avais pr&#233;vu, la ville calme, blanche, silencieuse, magnifique. Ce paysage ne semblait pas r&#233;el, comme s'il avait &#233;t&#233; g&#233;n&#233;r&#233; en trois dimensions avec un ordinateur. Tout ce que tu voyais paraissait en effet dessin&#233; par quelqu'un. Tu pouvais quasiment percevoir la brise l&#233;g&#232;re et le doux rayon de ce soleil p&#226;le qui se coucherait bient&#244;t de l'autre c&#244;t&#233; de l'avenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rues &#233;taient lentes et calmes. Dans l'&#233;troite bande de silence qui se plaquait aux murs, un chat &#233;gar&#233;, fuyant comme une ombre. Les rues ne menaient nulle part puisque plus personne ne les empruntait. Tu allais d'un trottoir &#224; l'autre, de fen&#234;tre en fen&#234;tre pour scruter un ciel sans nuage. Tu &#233;tais l&#224; sans personne autour de toi et c'&#233;tait la premi&#232;re fois que cela t'arrivait. Ton c&#339;ur continuait de battre le rythme, la mesure. Tu y pensais par surcro&#238;t de pr&#233;sence au rien. Dans les rues interminables que tu remontais sans autre but que celui d'une rencontre de plus en plus improbable, tu te rendais compte soudain qu'il &#233;tait temps de vivre autrement, en portant un regard in&#233;dit sur ton environnement, ce qui t'entourait. Tu avais envie de poser ta paume ouverte sur le dessus de sa main, dans une l&#233;g&#232;re caresse, un contact apaisant, un regard complice, une &#233;coute attentive, une attention, un &#233;change discret mais r&#233;el. Tu ressentais le besoin urgent d'entendre sa voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ton esprit ne pouvait s'emp&#234;cher de combler l'absence, les manques, en marchant dans la rue d&#233;serte, tu voyais tout ce qui n'y &#233;tait plus, qui avait disparu, et sa trace fant&#244;me. Dans l'entre-deux de la ville d&#233;serte, l'ind&#233;cise absence. Les bruits assourdissants de la circulation en centre-ville. Les conversations enjou&#233;es sur les trottoirs. Des adolescents pris de fou rire &#224; la sortie du lyc&#233;e. Un homme qui attend l'air agac&#233; que son chien finisse de pisser &#224; l'autre bout de la laisse. La musique de Mingus qui s'&#233;chappe de la fen&#234;tre d'un immeuble envo&#251;tant la rue, invitant &#224; la danse, &#224; la secousse tr&#233;pidante. La file d'attente devant la boulangerie pour acheter le pain, les impatients qui se faufilent en douce. Le brouhaha des brasseries, le tumulte en terrasse, tout avait disparu, mais le jour s'obstinait dans sa violence incantatoire &#224; nous les rappeler malgr&#233; leur absence. Comme un membre fant&#244;me vient nous harceler de sa douleur invisible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Odeur du goudron, de poussi&#232;re, une solitude qu'il te fallait envisager avec la sensation de n'&#234;tre plus rien. Dans un square isol&#233;, quatre chaises vides semblaient poursuivre une conversation secr&#232;te. Un peu en retrait, une cinqui&#232;me chaise, renvers&#233;e, paraissait en dehors de leur conversation. Elle n'&#233;coutait pas, distraite. La ville &#233;tait l&#224;, sous tes yeux, gomm&#233;e par l'&#233;vidence, et dans ses plis une insondable menace, indicible inqui&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu avais march&#233; longtemps et perdu ton chemin. Ce qui t'intriguait c'&#233;tait ce qui avait disparu soudain alors que tu continuais de percevoir le p&#233;piement des oiseaux nich&#233;s dans le arbres comme si, discrets, ils s'y cachaient pour ne pas trop attirer l'attention. Mais tu n'entendais qu'eux. Le l&#233;ger souffle de vent qui s'&#233;tait lev&#233; depuis que tu &#233;tais sorti venait troubler lui aussi cette impression d'abandon. Le vent &#233;largissait les rues et leurs perspectives, soulignait les carrefours, renversait les impasses. Un volet claquait dans l'assourdissant silence et son &#233;cho r&#233;p&#233;t&#233; m&#233;caniquement dans la cours d&#233;cuplait son vacarme initial. Un sac en plastique froiss&#233; de couleur rose se m&#238;t &#224; tournoyer en ellipse ascensionnelle, sa forme semblait plus l&#233;g&#232;re ou flottante, sans qualit&#233; ni valeur et comme inalt&#233;rable, figure du mouvement, en boucle virevoltante dans sa r&#233;p&#233;tition sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu te sentais seul, repli&#233; sur toi-m&#234;me. En bout de course, ne sachant plus o&#249; aller, sans personne crois&#233;e sur ta route. Depuis quelques temps d&#233;j&#224; tu ne faisais plus rien, flottant pendant des heures, te retournant sur toi-m&#234;me, oubliant jusqu'au sens de certaines expressions comme perdre la face. Tu ne faisais plus face depuis longtemps d&#233;j&#224;. Les mois, les ann&#233;es s'&#233;coulaient sans toi. Tu avais perdu la notion du temps. L'abandon o&#249; tu te trouvais &#233;tait si grand que par moments la sensation de solitude s'intensifiait, pour s'imposer, tenace, et prendre toute la place, &#224; travers toi passaient comme des effluves, si bien que tu en venais &#224; te dire que personne, probablement personne s'&#233;tant d&#233;port&#233; si loin n'en &#233;tait revenu, ce que se disaient sans doute les mourants, puisque personne n'en &#233;tait revenu et n'avait jamais pu raconter une telle exp&#233;rience, cette &#233;preuve in&#233;dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu &#233;tais dans un &#233;tat de torpeur et d'indiff&#233;rence lasse. Tu aurais voulu que tout recommence, couler de nouveau pour ensuite te laisser flotter sans sombrer, repli&#233; sur toi-m&#234;me et attendre que ton corps remonte naturellement &#224; la surface, flotter &#224; l'air libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu entendis la sonnerie lointaine d'un t&#233;l&#233;phone sans parvenir &#224; trouver sa provenance. Personne ne r&#233;pondait, personne pour d&#233;crocher le combin&#233;. Tu &#233;tais seul, qui d'autres pourrait le faire ? Mais en m&#234;me temps il y avait bien quelqu'un qui t&#233;l&#233;phonait. Dans cette ville en apparence d&#233;serte. Tu mis du temps &#224; comprendre ce que cela signifiait, c'&#233;tait pourtant &#233;vident. Quelqu'un t'appelait. Tu n'&#233;tais pas seul. Et tu ne pouvais t'emp&#234;cher de penser que cet appel t'&#233;tait destin&#233;. Tu avais l'impression que cette sonnerie &#233;tait un message qu'on t'envoyait &#224; travers la ville abandonn&#233;e, quelqu'un cherchait &#224; te joindre, &#224; entrer en contact avec toi. Un signe de vie. Un appel au secours. Tu ne trouvais pas d'o&#249; provenait le son de cet appel, et m&#234;me lorsqu'il arr&#234;ta soudain de sonner dans le vide, tu continuas &#224; en chercher la provenance fant&#244;me. Une fen&#234;tre ou une porte laiss&#233;e ouverte, o&#249; le son du t&#233;l&#233;phone aurait pu s'&#233;chapper. Mais tu ne trouvas rien. Tu pensas qu'il &#233;tait temps de rentrer chez toi. Tu avais le pressentiment qu'elle t'attendait &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque tu p&#233;n&#233;tras dans ton immeuble, tu avais encore en t&#234;te ce coup de fil entendu &#224; l'autre bout de la ville d&#233;serte, m&#233;moris&#233; en toi, l'impression de l'entendre encore en poussant la porte d'entr&#233;e vitr&#233;e de ton immeuble qui se referma bruyamment derri&#232;re toi. Et dans le silence retrouv&#233; du hall tu l'entendis clairement r&#233;sonner dans l'espace. Il sonnait dans le vide. Tu grimpas &#224; la h&#226;te les deux &#233;tages jusqu'&#224; ton appartement. Tu parvins &#224; ouvrir non sans mal la porte de ton domicile, entrant essouffl&#233; pour te jeter sur le t&#233;l&#233;phone et d&#233;crocher pr&#233;cipitamment le combin&#233;. Ta respiration rauque et le bruit que fit ton corps en s'asseyant lourdement sur la chaise de l'entr&#233;e, t'emp&#234;cha d'entendre les premiers mots de la voix au bout du fil. &lt;i&gt;Allo ? Allo, c'est toi ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu n'&#233;tais pas s&#251;r qu'elle &#233;tait bien &#224; l'autre bout de la ligne. Tu pensais : ce moment o&#249; elle va me r&#233;pondre, ce sera elle devant moi, elle me sourira &#224; distance. Tu oublieras tout ce temps pass&#233; loin d'elle, &#224; l'attendre seul, &#224; la maison ou &#224; tra&#238;ner dans les rues, parti &#224; sa recherche, arpentant tous les endroits o&#249; vous &#233;tiez all&#233;s, tous les lieux que vous aimiez, sans chercher &#224; lui poser de questions, &#224; comprendre pourquoi elle s'&#233;tait ainsi absent&#233;e si longtemps, sans raison, sans explication, juste le bonheur de l'entendre et l'espoir de tr&#232;s vite la revoir, lui sourire, la prendre dans ses bras, de sentir le parfum de son cou, la chaleur de son corps, et les larmes monter en lui. Tu n'entendais pas sa voix mais un souffle parasite, un gr&#233;sillement m&#233;tallique persistant. Cette situation paraissait irr&#233;elle. &lt;i&gt;Tu me manques.&lt;/i&gt; Elle avait prononc&#233; ces mots dans un souffle. Leur &#233;cho distanci&#233; dans le combin&#233; t'avait troubl&#233; au point de te laisser penser qu'elle t'avait r&#233;pondu, qu'elle &#233;tait bien l&#224;, &#224; l'autre bout du fil. Tu avais r&#233;pondu : Moi aussi. &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://lesheurescreuses.net/2020/03/15/une-aubaine-pour-les-oiseaux/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tu me manques.&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2916 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/49658478418_8e6b1700f6_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH282/49658478418_8e6b1700f6_k-86942.jpg?1739550275' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Image du monde flottant</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Pendant quinze jours, nous avons travers&#233; le Japon, passant par Osaka, Hiroshima, Miyajima, Okayama, Nara, Himeji, Kobe, pour terminer notre p&#233;riple &#224; Tokyo. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas la premi&#232;re que nous nous rendons au Japon, c'est la huiti&#232;me fois pour Caroline, la quatri&#232;me pour moi, mais ce s&#233;jour repr&#233;sente un tournant dans notre approche du Japon, avec l'envie d'y passer un temps plus long que ces brefs mais passionnants s&#233;jours. C'est aussi la premi&#232;re fois o&#249; nous parvenons &#224; cr&#233;er ensemble un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/inventaire" rel="tag"&gt;Inventaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voyage" rel="tag"&gt;Voyage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2121-a7095.jpg?1739550275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant quinze jours, nous avons travers&#233; le Japon, passant par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/Osaka&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Osaka&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/hiroshima&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hiroshima&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/miyajima&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Miyajima&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/okayama&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Okayama&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/nara&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nara&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/himeji&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Himeji&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/kobe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kobe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, pour terminer notre p&#233;riple &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/Tokyo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tokyo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re que nous nous rendons au Japon, c'est la huiti&#232;me fois pour Caroline, la quatri&#232;me pour moi, mais ce s&#233;jour repr&#233;sente un tournant dans notre approche du Japon, avec l'envie d'y passer un temps plus long que ces brefs mais passionnants s&#233;jours. C'est aussi la premi&#232;re fois o&#249; nous parvenons &#224; cr&#233;er ensemble un carnet de voyage pendant notre s&#233;jour sur place : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://imagedumondeflottant.tumblr.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Image du monde flottant&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'occasion, nous avions choisi de s&#233;lectionner chacun chaque jour quatre photos dans l'ensemble des photographies prises par l'autre et d'&#233;crire un texte accompagnant chacune de ces photos. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 460px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157711804256162/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Promenade sonore &#224; travers Osaka :&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-2841 &#034; data-id=&#034;50d7a72c4b6836409cdfca48325f7d75&#034; src=&#034;IMG/mp3/osakastyle.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Une direction &#224; prendre. Lever les yeux au ciel. Les fils se d&#233;ploient comme une toile d'araign&#233;e, un r&#233;seau &#224; ciel ouvert au dessus de nos t&#234;tes. On ne sait pas ce qui se construit, ou ce qui se r&#233;pare. Aucun vestige, aucune ruine ne peut supplanter l'image, invent&#233;e parfois, forg&#233;e en soi avec le temps, &#224; partir des histoires qu'on nous a racont&#233;, des livres lus et des images vues depuis notre enfance, qui est notre m&#233;moire intime d'un &#233;v&#233;nement qu'on n'a pas v&#233;cu. Tout se m&#234;le dans la confusion de la perspective. &#192; intervalles r&#233;guliers, une ouverture s'op&#232;re. Ne pas renoncer &#224; son d&#233;sir, et entrer dans le temps. On cesse soudain de voir le monde comme une juxtaposition de choses s&#233;par&#233;es, et l'on cherche &#224; relier ce qui est disjoint. Dans mon r&#234;ve une biche me salue. On entend les rires des enfants dans la cour. Partager l'horizon et la lumi&#232;re. S&#233;r&#233;nit&#233; et &#233;quilibre. Une suite d'&#233;motions, d'&#233;chos fugitifs, et de corps fuyants. Invitation au voyage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;sence fant&#244;me</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Cette nouvelle a &#233;t&#233; &#233;crite &#224; l'occasion de l'atelier recherches sur la nouvelle, men&#233; cet hiver par Fran&#231;ois Bon sur son site. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'avais jamais cru &#224; rien, ni au destin, ni aux signes, ni aux surprenantes co&#239;ncidences. Je ne croyais pas en grand-chose. Je venais d'avoir cinquante ans. L'&#226;ge &#231;a ne veut rien dire. Mon corps se souvenait &#224; chaque mouvement de la sensualit&#233; de sa jeunesse, ma silhouette &#224; la fois indolente et vibrante, mince, bien cambr&#233;e, seins parfaits, fesses rondes. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/absence" rel="tag"&gt;Absence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2073-f1eb1.jpg?1739550275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle a &#233;t&#233; &#233;crite &#224; l'occasion de l'atelier &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4787&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recherches sur la nouvelle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, men&#233; cet hiver par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/mot/francois-bon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son site&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2631 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/image1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH282/image1-2-74d54.jpg?1739550275' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Alfonso Albacete, &lt;i&gt;Las razones de la pintura&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je n'avais jamais cru &#224; rien, ni au destin, ni aux signes, ni aux surprenantes co&#239;ncidences. Je ne croyais pas en grand-chose. Je venais d'avoir cinquante ans. L'&#226;ge &#231;a ne veut rien dire. Mon corps se souvenait &#224; chaque mouvement de la sensualit&#233; de sa jeunesse, ma silhouette &#224; la fois indolente et vibrante, mince, bien cambr&#233;e, seins parfaits, fesses rondes. J'aimais les femmes mais pendant longtemps je n'&#233;tais sortie qu'avec des hommes plus jeunes. C'est ainsi que nous nous &#233;tions rencontr&#233;s. Il fallait que &#231;a change. Seuls mes yeux semblaient vivre et respirer. J'aurais voulu devenir journaliste. Je travaillais dans une agence de publicit&#233;. Une voix douce, mais sans trace de sensualit&#233;. J'accusais le coup quand on me vouvoyait. Je fumais, c'&#233;tait l&#224; mon seul plaisir et m&#234;me mon seul vice. J'avais souvent le regard &#233;gar&#233;, noy&#233; dans une inqui&#233;tante fixit&#233;, comme celui d'une petite fille perdue au seuil d'une incompr&#233;hensible histoire, regard &#233;trangement soumis qui jurait avec ce que d'apr&#232;s toi je pouvais d&#233;gager d'animal. J'avais v&#233;cue en ville avec toi, mais je r&#234;vais de campagne o&#249; je vivais seule d&#233;sormais. Mais pour fuir quoi ? Certains soirs j'esp&#233;rais tout de m&#234;me que tu me t&#233;l&#233;phones mais tu ne le faisais que tr&#232;s rarement. Je restais pr&#232;s du combin&#233; immobile. Un soir, contre toute attente tu m'avais appel&#233;, je n'avais pas pu r&#233;sister, j'avais d&#233;croch&#233;. Tu avais l'air troubl&#233;, perdu. Je t'avais &#233;cout&#233; me raconter l'histoire qui venait de t'arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un parc o&#249; tu te promenais r&#233;guli&#232;rement, apr&#232;s une longue marche en ville, fatigu&#233;, tu avais d&#233;cid&#233; d'aller t'asseoir un instant sur le banc un peu isol&#233;, dans un coin surplombant la ville, &#224; l'ombre du vieux platane. Tu aimais cet endroit car il offrait un large panorama de la ville sans &#234;tre g&#234;n&#233; par les passants. Je me souviens de cet endroit, nous y allions parfois ensemble. Personne ne venait s'asseoir sur ce banc car il &#233;tait situ&#233; sur une colline pentue, &#224; l'&#233;cart du passage. En t'approchant du banc, tu t'&#233;tais aper&#231;u qu'il &#233;tait jonch&#233; de v&#234;tements et d'objets incongrus jet&#233;s p&#234;le-m&#234;le en d&#233;sordre. Un peu d&#233;&#231;u, pour une fois que tu venais t'y asseoir, il &#233;tait encombr&#233; d'un fatras de tissus. Tu avais fait quelques pas avant de commencer &#224; voir plus clairement ce qui avait &#233;t&#233; abandonn&#233; l&#224;. Ton c&#339;ur s'&#233;tait mis &#224; battre en reconnaissant plusieurs de tes v&#234;tements. Un vieux pantalon de toile blanc que tu n'avais pas quitt&#233; tout l'&#233;t&#233;, deux chemises en lin bleu que tu avais longtemps port&#233;es, des chaussettes dont tu reconnaissais le motif tr&#232;s particulier, des sapins blancs sur fond noir, c'&#233;tait un cadeau que je t'avais fait mais dont tu n'avais pas per&#231;u l'ironie. Un pull-over gris en laine pos&#233; en vrac sur le dossier en bois, ainsi qu'un sac en toile avec le portrait de David Bowie imprim&#233; dessus &#224; la main par un artiste &#224; qui tu l'avais achet&#233; quelques ann&#233;es, au Mauerpark, dans le quartier de Prenzlauerberg, o&#249; nous avions s&#233;journ&#233; ensemble &#224; Berlin. Aucun doute, ces affaires sur ce banc t'appartenaient. Tu ne te souvenais pas cependant les avoir jet&#233;es ou les avoir donn&#233;es. Tu pensais qu'elles se trouvaient encore chez toi, au fond de tes placards. Tu &#233;tais d&#233;sempar&#233;. Tu ne comprenais pas ce qui se passait. Tu te sentais d&#233;poss&#233;d&#233;, perdu, honteux. Tu avais l'impression de ne plus savoir qui tu &#233;tais, o&#249; tu &#233;tais, qu'on t'observait en silence et qu'on se moquait de toi. Nu, mis &#224; nu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu &#233;tais boulevers&#233;, ta voix vibrante d'&#233;motion. J'essayais tant bien que mal de te rassurer, mais la distance rendait mon aide incertaine. Je compris rapidement que tu avais besoin de parler, que j'&#233;coute ton histoire sans intervenir trop ni couper ton r&#233;cit afin de te rassurer. La voix permet parfois de calmer nos douleurs, dans son rythme r&#233;gulier, sa m&#233;lodie apaisante, elle parvient &#224; nous rassurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu me disais que cette exp&#233;rience t'en rappelait une autre &#224; laquelle tu n'avais plus pens&#233; depuis longtemps, s'y promener &#224; sa guise, s'y sentir chez soi, le pr&#233;tendre sans vraiment y croire, pas dupe de l'&#233;ph&#233;m&#232;re et de la vanit&#233; de la situation, en intrus, en visiter chaque pi&#232;ce scrupuleusement, avec un regard aiguis&#233;, curieux, une approche d&#233;plac&#233;e, sans savoir pr&#233;cis&#233;ment ce qu'on y cherche, juste cette intention, cette tension, le corps qui fur&#232;te, le regard &#224; l'aff&#251;t, aff&#251;t&#233;, pour ne rien rater, ne manquer aucun d&#233;tail, enqu&#234;te sans but, non pour se donner une constance mais d'une certaine mani&#232;re pour habiter ce lieu, se l'approprier l'espace d'un instant, en essayant de n'y laisser aucune trace de notre passage d&#233;lictueux, pr&#233;sence illicite, et sans &#234;tre vu de l'ext&#233;rieur, pris sur le fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu m'avais racont&#233; ce que tu ressentais profond&#233;ment, j'avais re&#231;u cette confidence comme une marque de confiance. Lorsque nous vivions ensemble tu ne m'en avais jamais parl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu ne savais pas ce qui t'avais pris le jour o&#249;, pour la premi&#232;re fois, tu avais vu tra&#238;ner les cl&#233;s dans l'entr&#233;e de la maison de tes parents, tu avais su qu'ils te laissaient seul pour la soir&#233;e, et tu avais eu cette id&#233;e un peu folle d'explorer de nuit la maison de leurs amis. Cette maison tu la connaissais bien m&#234;me si tes parents et toi ne vous y rendiez plus tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement, n'y &#233;tant plus invit&#233;s aussi souvent qu'&#224; l'&#233;poque de leur franche amiti&#233;. Tu ne savais pas ce qui t'attirait tant dans cette maison vide, ce que tu essayais d'y retrouver apr&#232;s tout ce temps. Tu avais donc d&#233;cid&#233; d'emprunter le trousseau de cl&#233;s de la maison et t'y glisser &#224; l'insu de tous, en leur absence. Ils ne devaient rentrer de vacances qu'une semaine plus tard. Ton c&#339;ur battait fort en approchant de leur maison, tu regardais autour de toi, v&#233;rifiais qu'il n'y avait aucun voisin qui pourraient te voir et t'interroger sur ta pr&#233;sence insolite en ce lieu. Tu te rassurais tant bien que mal sur les plausibles pr&#233;textes que tu pourrais invoquer pour justifier cette intrusion. Tu ouvrais la porte &#224; la h&#226;te et la refermais vite derri&#232;re toi en essayant de faire le moins de bruit possible. Tu restais un instant dans la p&#233;nombre de l'entr&#233;e, pour reprendre ton souffle. L'odeur si particuli&#232;re de la maison te revenait en m&#233;moire, elle t'assaillait litt&#233;ralement, odeur animale o&#249; se m&#234;laient de tenaces relents de nourriture. Tu n'avais aucune id&#233;e pr&#233;cise en p&#233;n&#233;trant dans la maison sous un coup de t&#234;te, mais la vitesse &#224; laquelle ton c&#339;ur battait suffisait &#224; la concr&#233;tiser. L'&#233;motion de l'interdit. Tu avan&#231;ais masqu&#233;, en pr&#233;servant dans l'ensemble de la maison la p&#233;nombre dans laquelle elle &#233;tait plong&#233;e &#224; ton arriv&#233;e. Ta progression devenait ainsi plus difficile, il ne fallait renverser aucun objet, aucun meuble. Tu ne restais jamais tr&#232;s longtemps dans chaque pi&#232;ce pour ne pas &#233;veiller les soup&#231;ons sur les r&#233;elles raisons de ta pr&#233;sence illicite. Tu examinais ces lieux et les voyais tels que tu ne les avais jamais envisag&#233;s auparavant. Seul et sans objet. Il t'&#233;tait arriv&#233; de fouiller dans les placards, m'avais-tu avou&#233;. De consulter les livres de la biblioth&#232;que parentale en les feuilletant. De chercher des secrets introuvables alors que souvent les plus visibles n'&#233;taient pas cach&#233;s, mais &#224; ta disposition, tu ne pouvais simplement pas les voir ne les envisageant pas. Nous ne trouvons souvent que ce que nous cherchons. Cette phrase me troubla mais je ne t'interrompais pas de crainte de te faire perdre le fil de ton histoire. Tu reproduisais les sc&#232;nes de films vues au cin&#233;ma ou &#224; la t&#233;l&#233;vision lorsque le personnage p&#233;n&#232;tre par effraction, inspecte et fouille la pi&#232;ce &#224; la h&#226;te. Tu te souvenais du choc de la d&#233;couverte dans la chambre de ton ami. Elle ne ressemblait plus du tout &#224; celle que tu avais connue lorsque vous &#233;tiez enfants. Et ton ami non plus du reste. Il s'&#233;tait mis &#224; fumer, avait recouvert les murs de sa chambre avec ses paquets de cigarettes vides. Tu sentais que vous vous &#233;tiez perdus. Quelque chose de bris&#233; entre vous, qui venait de s'achever, que tu ne retrouverais plus. Tout en haut de son armoire, tu d&#233;nichais par hasard la collection de bandes dessin&#233;es des &lt;i&gt;Pieds Nickel&#233;s&lt;/i&gt; que tu lui avais pr&#234;t&#233;es plusieurs ann&#233;es auparavant. Tu t'&#233;tais senti soudain d&#233;poss&#233;d&#233;. Tu les avais oubli&#233;es ces albums. Tu les retrouvais mais tu ne pouvais pas les r&#233;cup&#233;rer. Pris au pi&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ce m&#234;me sentiment qui t'avait submerg&#233; devant les v&#234;tements abandonn&#233;s en tas sur le banc du parc o&#249; tu t'&#233;tais promen&#233; ce matin-l&#224;. Ce d&#233;sordre qui te rappelait tous ces souvenirs anciens venaient t'ent&#234;ter depuis, te faire douter et craindre le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu me fis le r&#233;cit d&#233;taill&#233; de ce que tu ressentais mais je savais qu'avec le temps ton histoire s'&#233;tait transform&#233;e avec toi, plus pr&#233;cis&#233;ment avec celui que tu &#233;tais devenu. Tu essayais de m'expliquer en effet ce qui te fascinait tant &#224; l'&#233;poque dans cette intrusion, et ce qui demeurait aujourd'hui de cette fascination, ce jeu qui pouvait expliquer le je de ton r&#233;cit t&#233;l&#233;phonique. Ce qui s'y jouait. Avancer sans savoir o&#249; tu allais. P&#233;n&#233;trer dans une maison famili&#232;re en y jetant un regard de biais, comme l'anamorphose nous montre une image dans l'image selon un angle de vue particulier. En biaisant l'image. L'inconnu. Cette fascination de l'inconnu. La d&#233;couverte. L'invention comme on dit. La peur du lin&#233;aire. Du continu, du r&#233;cit, &lt;i&gt;il &#233;tait une fois&lt;/i&gt;, qui suppose un d&#233;but, c'est bien, un milieu, pourquoi pas, et une fin, non, d&#233;cid&#233;ment, non. Dans le d&#233;sordre des temps que l'espace ravive en nous. L'espace qu'on arpente dans un entre-deux entre r&#233;el et fiction. Ce serait vivre un film, une fiction, dans la r&#233;alit&#233; mais projet&#233; dans un r&#233;el aux dimensions mentales, s'y d&#233;placer sans voir le r&#233;el autour de nous mais la projection d'un r&#233;el en nous. Dans un lieu vide, la m&#233;moire des autres. Le reflet de notre pr&#233;sence, ses traces infimes. &#202;tre l&#224; sans y &#234;tre. Absent. Ailleurs. Distrait. Il y avait quelque chose de l'ambivalence du mot curieux. Cette envie de d&#233;couverte, d'insolite, d'aventure, d'enqu&#234;te et ce que cela r&#233;v&#233;lait de toi, de ta personnalit&#233;, cette curiosit&#233; pour les autres. &lt;i&gt;La pr&#233;sence fant&#244;me&lt;/i&gt;, c'est ainsi que tu appelais cet attrait pour l'absence, la disparition, le fait d'&#234;tre l&#224; sans y &#234;tre, celui qui observe sans rien dire, qu'on ne remarque m&#234;me plus, qui se glisse dans une soir&#233;e ou traverse une pi&#232;ce sans qu'on le voit ou se souvienne de lui. Pr&#233;sence &#224; peine esquiss&#233;e. En partance. Mort vivant. Ce d&#233;sir inavouable d'assister &#224; sa propre disparition. Ce serait comme &#234;tre pr&#233;sent &#224; son propre enterrement, avais-tu admis. J'avais retenu un soupir en forme de sanglot. Cette vanit&#233;. Le rapport &#224; l'intimit&#233; de l'autre. Cette intrusion chez lui, en son absence, comme un regard d&#233;plac&#233;, secret, dissimul&#233;, tapi dans l'ombre, un regard de voyeur, sans rien &#224; voir, mais qui justement trouve sa satisfaction dans ce manque, cet &#233;cart, ce creux-l&#224;, cette faille invisible. Tout ce qu'il restait &#224; combler. Les cases vides &#224; remplir. Et d&#233;couvrir par hasard quelque chose qui nous appartenait mais qui d&#233;plac&#233; ne nous appartenait plus, dont nous &#233;tions soudain d&#233;poss&#233;d&#233;s. Pris au pi&#232;ge. Savoir mais ne pas pouvoir le dire. Devoir le garder pour soi, cette violente douleur du non-dit. Devoir se taire. Silence. Selon toi une biblioth&#232;que &#233;tait un endroit o&#249; se d&#233;placer entre les mots. Tout avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;crit. L'&#233;criture &#233;tait une question de lecture. Tu avais longtemps cru que c'&#233;tait du vol. Les mots des autres. Maintenant tu savais que les ouvrages qu'on y d&#233;posait apr&#232;s les avoir &#233;crits ne nous appartenaient pas plus que tous les autres. Un livre c'&#233;tait comme une amiti&#233;, nous pouvions toujours le relire, nous sentir reli&#233; &#224; lui, nous souvenir des moments pass&#233;s, nous les rappeler avec &#233;motion, tendresse, nostalgie parfois, mais lorsque nous le terminions, une fois la derni&#232;re page lue, le livre referm&#233;, m&#234;me si nous pouvions toujours revenir en arri&#232;re et avoir l'impression de parcourir &#224; nouveau le chemin avec lui, recommencer une nouvelle lecture, ce n'&#233;tait plus jamais le m&#234;me parcours, c'&#233;tait un souvenir de celui-ci, son retour nostalgique, en boucle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais l'impression que tu parlais de notre couple, de notre histoire. Ce qui te fascinait tant &#224; l'&#233;poque dans cette intrusion, que tu commen&#231;ais enfin &#224; percevoir en m'en parlant et ce que cela te rappelait de ta jeunesse, &#233;tait li&#233; au regard, au temps, &#224; la disparition, &#224; l'ellipse, &#224; l'origine, &#224; la m&#233;moire, &#224; l'intimit&#233;, &#224; tout ce qui te faisait &#233;crire et vivre, entrer en contact avec les autres, les vivants et les morts, tout en essayant de comprendre qui nous &#233;tions vraiment. Expliquer ton parcours, deviner mon visage. Cet ami d'enfance, tu lui avais emprunt&#233; son nom quand tu avais commenc&#233; &#224; &#233;crire sous pseudonyme. Il &#233;tait mort quelques ann&#233;es apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images &#233;taient nettes dans ton esprit. Tu te projetais dans un espace inconnu. Tu avan&#231;ais sans rien voir, plong&#233; dans le noir. Parfois une lumi&#232;re filante, fuyante comme un flash, venait &#233;clairer le lieu o&#249; tu &#233;tais et t'en faire d&#233;couvrir l'espace un temps r&#233;duit, vite disparu. Tu progressais ainsi dans l'inconnu. &#192; t&#226;tons. Un aveugle, imaginais-tu, doit ressentir ce que tu voyais dans ces circonstances, mais c'&#233;tait une erreur. Tu ne pouvais pas deviner ce qui maintenait le fil rouge, juste ces &#233;clairs, ces sensations plus vives mais br&#232;ves &#224; partir desquelles, petits points lumineux que tu reliais dans le noir, tu parvenais &#224; voir une image se profiler. Il fallait repousser l'id&#233;e du noir. Du plan sans image avec une voix qui te parlait, t'envahissait, t'enveloppait. Les mots de la bande son, cette voix chaude et grave qui les pronon&#231;ait en les articulant avec clart&#233; et pr&#233;cision. Une voix intense qui t'entra&#238;nait dans le r&#233;cit, qui te permettait de voir les images que, sans elle tu ne pourrais pas imaginer. Elle te guidait dans l'obscurit&#233;. Elle te plongeait dans un &#233;tat de confiance qui te permettait de la suivre. Pourtant les mots paraissaient t'arriver dans le d&#233;sordre, mais cette voix reliait tout et tout faisait sens avec elle car tout &#233;tait musique. Les mots entre eux et les images. Elle faisait lien. Elle ne mettait pas de l'ordre dans le d&#233;sordre. Elle te permettait de comprendre que l'ordre n'existait pas, c'&#233;tait un leurre, une illusion, une histoire &#224; dormir debout. La voix te conduisait dans un r&#233;cit fait d'images et de sons, d'&#233;chos et de correspondances. Tout en rythme. C'&#233;tait donc un film diff&#233;rent mais avec un assemblage d'images, une saturation d'images rythm&#233;es par les battements d'une musique proche de celle du c&#339;ur. Un rythme r&#233;gulier plus rapide cependant que celui qui te permettait de voir. Un plan tr&#232;s court. Un flash lumineux. C'&#233;tait dans l'accumulation de ces images que le regard devenait possible, envisageable, que le secret se r&#233;v&#233;lait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu t'&#233;tais &#233;loign&#233; un peu de ce banc sur lequel tra&#238;naient inertes tes affaires sans savoir comment elles avaient pu se retrouver l&#224;, lorsqu'un homme s'approcha discr&#232;tement et s'en empara sans h&#233;siter avant de s'&#233;loigner les v&#234;tements roul&#233;s en boule sous son bras. Tu avais eu l'impression de dispara&#238;tre dans ce geste inattendu, ce qui ressemblait &#224; un vol. C'&#233;tait ce qui te bouleversait le plus. Tu ne comprenais pas ce geste qui venait te d&#233;poss&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu ressentais &#224; cet instant ce qui t'arrivait lorsque tu ne te souvenais plus du passage d'un livre que tu citais souvent, une phrase que tu aimais rappeler, qui r&#233;sumait ton parcours, mais l&#224;, sans doute &#224; cause d'une fatigue passag&#232;re, tu ne parvenais pas &#224; t'en souvenir, il fallait que tu relises le texte pour retrouver la citation en question. Tu cherchais ce livre dans les rayonnages de la biblioth&#232;que pendant un long moment, tu savais qu'il &#233;tait rang&#233; l&#224;, avec les autres, tu ne l'avais jamais pr&#234;t&#233;, bien trop pr&#233;cieux, tu ne t'en s&#233;parais jamais, mais impossible de remettre la main dessus. O&#249; avais-tu bien pu le ranger ? Tu inspectais un &#224; un tous les ouvrages de la biblioth&#232;que. Au moment d'abandonner, d&#233;courag&#233;, tu finissais par le retrouver presque miraculeusement. Il &#233;tait l&#224;, bien en &#233;vidence, et tu ne le voyais pas. Tu l'ouvrais pour relire le passage recherch&#233;, feuilletais &#224; la h&#226;te les pages qui d&#233;filaient sous tes yeux, relisais en diagonale quelques lignes. Les phrases s'associaient &#233;trangement entre elles dans cette lecture rapide. Tu d&#233;chiffrais rapidement certains passages, tournais les pages sans le retrouver. Tu commen&#231;ais &#224; douter qu'il figurait bien dans cet ouvrage. Tu &#233;tais s&#251;r de toi pourtant. Tu ne savais pas ce qui se passait. Tu tournais les pages encore plus vite, crisp&#233;, impatient, jusqu'au moment o&#249; tu te rendais compte que certaines parties du livre semblaient s'effacer sous tes yeux. Tu revenais au d&#233;but du livre, les premi&#232;res pages en &#233;taient d&#233;sormais compl&#232;tement blanches, et les pages suivantes s'effa&#231;aient lentement, tu voyais l'encre se diluer dans la trame du papier de la page, les lettres dispara&#238;tre les unes apr&#232;s les autres, le noir lib&#233;rer inexorablement l'espace de la page blanche. L'angoisse te saisissait, te paralysait. Tu fermais le livre de peur de dispara&#238;tre avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme souvent dans ces cas-l&#224;, ne sachant pas comment r&#233;agir, tu avais d&#233;cid&#233; de suivre cet homme avec tes v&#234;tements roul&#233;s en boule comme s'il emportait ta t&#234;te sous son bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu n'avais aucune raison de surveiller des inconnus dans la rue, pourtant tu aimais les observer de loin et les suivre au hasard des rencontres, libre de les observer &#224; ta guise, la filature t'installant malgr&#233; toi dans la position instable et pernicieuse du suspect aux intentions douteuses. Tu apercevais la silhouette d'un homme ou d'une femme et sans raison apparente, sans id&#233;e pr&#233;con&#231;ue, tu t'engageais &#224; leur poursuite, glissant mes pas dans les leurs. Tu ne savais pas o&#249; ils allaient &#8212; comment pourrais-tu le savoir ? Tu marchais sans but quelques instants plus t&#244;t et ne savais m&#234;me pas o&#249; tu allais avant de les croiser et de te d&#233;cider &#224; les suivre, de traverser toute la ville &#224; leur suite, sans savoir &#224; quoi accorder plus d'attention &#8212; cela t'incitait &#224; ouvrir les yeux pour voir cette ville sous un angle in&#233;dit. Te laisser porter c'&#233;tait l'id&#233;e de d&#233;part, mais tu devais rester tr&#232;s concentr&#233; pour ne pas perdre de vue cette personne au fil de son p&#233;riple, qu'elle ne te s&#232;me pas, volontairement ou non, qu'elle ne te rep&#232;re pas non plus, et ne se rende pas compte de ta filature, de ta pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu m'avais pr&#233;cis&#233; comment cela s'&#233;tait pass&#233;. L'homme que tu suivais s'&#233;tait install&#233; dans l'entr&#233;e du caf&#233;, tu ne l'avais pas pr&#233;vu, tu t'&#233;tais gliss&#233; comme tu pouvais derri&#232;re lui, en essayant d'&#234;tre le plus discret possible, baissant la t&#234;te pour qu'il ne te voit pas. Tu t'&#233;tais install&#233; non loin pour continuer &#224; la surveiller, cach&#233; dans l'angle mort du comptoir. Un caf&#233; avait-il demand&#233; au serveur. Sa voix douce &#233;tait paisible. Avec un verre d'eau s'il vous pla&#238;t. &#192; la table &#224; c&#244;t&#233; de la tienne deux amis discutaient, complices. Et tu as vu ce qu'il a voulu faire ? Tu n'entendais pas ce que son vis-&#224;-vis lui avait r&#233;pondu. Passant devant toi pour aller aux toilettes un habitu&#233; avait hauss&#233; la voix. Bruits de pas qui r&#233;sonnaient dans l'escalier. Nuage de vapeur du percolateur. Une chaise dont on raclait les pieds en bois sur le sol carrel&#233;. Les conversations se m&#234;laient, difficile de les diff&#233;rencier lorsqu'on se focalisait sur un point pr&#233;cis de l'espace, qu'on r&#233;duisait son champ de vision et d'&#233;coute sur une personne en particulier. Ta concentration s'&#233;croulait illico, d&#233;concert&#233;. Un rire se faisait entendre &#224; l'autre bout du caf&#233;. Les bruits assourdissants du lieu te d&#233;stabilisaient, du mal &#224; te concentrer dans cette cohue. Le serveur avait apport&#233; son caf&#233; &#224; l'homme que tu suivais, il le remercia au moment m&#234;me o&#249; son smartphone s'&#233;tait mis &#224; sonner. Il attrapa son t&#233;l&#233;phone, porte l'&#233;cran &#224; son oreille, se d&#233;tourna l&#233;g&#232;rement vers moi pour &#233;viter le bruit en provenance de la rue, tenter de s'en prot&#233;ger. Un vieil homme au comptoir accaparait l'attention du patron qui essuyait machinalement les verres qu'il lavait au fur et &#224; mesure que le gar&#231;on de caf&#233; les lui rapportait. Tu ne parvenais pas &#224; entendre avec nettet&#233; la conversation de l'homme. Les discussions du comptoir l'emportaient sur la sienne. Tu essayais de lire &#224; distance sur les l&#232;vres de l'homme. Ce que je dis c'est qu'il faut r&#233;agir, &#231;a ne peut plus durer comme &#231;a. Pr&#232;s de la porte vitr&#233;e, &#224; l'entr&#233;e, le moniteur t&#233;l&#233; diffusait en silence les images en boucle d'une cha&#238;ne d'information en continu. Ces images s'encha&#238;naient rapidement sans lien direct avec le bandeau d'information qui d&#233;filait en bas de l'&#233;cran. Blanc sur fond rouge. L'une des plus graves tentatives d'attentat d&#233;jou&#233;e en Allemagne. 11 morts dans un attentat &#224; Bagdad. Les forces de l'ordre &#233;vacuent en ce moment un squat &#224; Aubervilliers (93). Tout allait tr&#232;s vite. Le camping &#224; l'ann&#233;e pour les &#233;tudiants en panne de logement. Moins de tu&#233;s mais plus de bless&#233;s sur les routes de France. Alerte au tsunami sur l'&#238;le de la R&#233;union. Le cancer est devenu la premi&#232;re cause de d&#233;c&#232;s en France. D&#233;rang&#233; par ces messages qui accaparaient l'attention par leurs gros titres tapageurs, le brouhaha du caf&#233; et les bruits de la ville, la circulation automobile, les passants empress&#233;s qui sortaient de la bouche de m&#233;tro, t&#234;tes baiss&#233;s, leurs airs s&#233;rieux et concentr&#233;s, certains se connaissaient et discutaient ensemble. Tu n'avais pas vu arriver cette jeune femme qui venait de rejoindre l'homme. Elle s'&#233;tait assise en face d'elle, lui sourit. Ils se connaissaient mais tu n'entendais pas ce qu'ils se disaient, quelques mots ou bribes de phrases, parvenaient cependant jusqu'&#224; toi, demain, voir les, sans attendre. Un camion avait pil&#233; au feu rouge dans un retentissant crissement de pneus et de freins sifflants. Quelques consommateurs relev&#232;rent bri&#232;vement la t&#234;te avant de retourner &#224; leurs occupations. L'un d'eux sortit quelques instants plus tard du caf&#233; sans retenir la porte derri&#232;re lui, dans le fracas des deux battants qui s'entrechoqu&#232;rent. Un autre client avait demand&#233; au patron qu'il monte le son de la t&#233;l&#233;. Soulag&#233;, le patron avait stopp&#233; nette la musique qui n'&#233;tait gu&#232;re &#224; son go&#251;t. Le gar&#231;on de caf&#233; faisait la moue mais prit une nouvelle commande dans la salle. Et pour vous monsieur ce sera ? Benazir Bhutto, dirigeante du PPP, principal parti d'opposition au Pakistan, avait &#233;t&#233; tu&#233;e lors d'un attentat. Les images d'une rue du centre-ville de Rawalpindi, pr&#232;s d'Islamabad, d&#233;vast&#233;e par l'explosion. Des corps jonchaient le sol, pr&#232;s de voitures calcin&#233;es, d'hommes bless&#233;s, d'autres en pleurs. Le bitume recouvert de d&#233;bris et de cendre. Le visage en surimpression de la Premi&#232;re ministre pakistanaise ajustant son voile blanc sur sa t&#234;te. Ton t&#233;l&#233;phone avait sonn&#233;, tu l'avais senti vibrer en m&#234;me temps dans ta poche. Tu avais h&#233;sit&#233; &#224; r&#233;pondre, &#224; d&#233;crocher. D&#233;contenanc&#233;. Tu ne savais pas quoi faire. Tu avais finalement r&#233;pondu au moment m&#234;me o&#249; l'homme et son amie s'&#233;taient lev&#233;s pour sortir du caf&#233;. 11 jours seulement avant les &#233;lections. Tu ne pouvais pas les suivre. Le pays &#233;tait au bord du chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis un moment je ne comprenais plus ce que tu me disais, j'entendais encore ta voix au bout du fil, mais je m'&#233;tais perdue dans les m&#233;andres de ton r&#233;cit tortueux, bavard, ta peur &#233;clatait soudain comme une &#233;vidence. Je me retrouvais dans une de ces soir&#233;es arros&#233;es, ambiance tamis&#233;e mais musique &#224; faire trembler les murs, bruits de conversation &#224; peine audible, et quelqu'un qui s'adresse &#224; vous, impossible de savoir si c'est le bruit dans la pi&#232;ce ou la fatigue, peut-&#234;tre l'alcool, mais vous avez l'impression qu'il vous parle dans une langue que vous ne comprenez pas. &lt;i&gt;Dans la mal&#232;re volude aux palisses nir&#233;es, ses longs calices sambres et soric&#233;s, braque au pipare pap&#233; d&#233;chiffr&#233; que la peulade som&#232;re clematur&#233;ment.&lt;/i&gt; Une langue &#233;trang&#232;re que vous ne connaissez pas. Existe-t'elle seulement ? Tu lui fis r&#233;p&#233;ter les premiers mots pour &#234;tre bien s&#251;r, mais cela ne s'arrangea pas, il continuait &#224; te raconter l'histoire telle qu'il l'avait commenc&#233;e. &lt;i&gt;Leurs lavules salivemment s&#233;din&#233;es par la mur&#232;le chiffre des pademlaires dans la lire matrique, les m&#233;rules mysturantes qu'elles pustilent au carefond, lubares assomatiques qui se fil&#232;chent et culbarent lorsque les cariboles, aux pharises rubicondes, fouichent en niolames, et s'y probutent.&lt;/i&gt; Et tu l'&#233;coutais sans comprendre son r&#233;cit, faisant semblant d'en saisir le sens en hochant vaguement la t&#234;te, souriant dans le vague, &#233;puis&#233;, esp&#233;rant que l'histoire se termine vite et que tu puisses t'&#233;chapper sans avoir &#224; t'expliquer. &lt;i&gt;Comme si c'&#233;tait la d&#233;lif&#232;le farine, &#224; l'embarouge d'un verso persil&#232;re, ou si, par gamme, on y d&#233;ambulait les clos penauds, en tentant de bargoudir l'am&#233;rule &#224; l'envai, &#224; l'avenure.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu avais donc poursuivi ta filature comme tu continuais &#224; me parler sans te rendre compte que je ne t'&#233;coutais plus depuis bien longtemps, l'attention distraite, ailleurs. Avec la fatigue, poursuivais-tu de ta voix f&#233;brile, ma vigilance s'amenuisait, je ne parvenais plus &#224; deviner son itin&#233;raire pour mieux l'anticiper, &#224; pr&#233;voir ses gestes ou d&#233;celer ses moindres r&#233;actions, lire en lui comme dans une carte, je risquais de le perdre de vue &#224; tout instant, mais il aurait pu &#233;galement me prendre &#224; revers, me d&#233;masquer, j'imaginais un instant la sc&#232;ne, mais je me ressaisis et revins aussi vite &#224; moi : Il avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu avais l'impression de jouer au chat et &#224; la souris avec lui. Je souriais en moi-m&#234;me, l'impression partag&#233;e d'un jeu &#224; sens unique. Je ne savais pas pourquoi tu me racontais cette histoire de filature, o&#249; tu voulais en venir, mais comme &#224; chaque fois que tu m'appelais depuis notre s&#233;paration, je t'&#233;coutais me parler de toi avant de raccrocher. Nous ne pouvions plus vivre ensemble mais je t'aimais toujours. J'&#233;tais toujours touch&#233;e par tout ce que tu avais toujours aim&#233;. La lumi&#232;re du matin. Herbie Hancock. La bu&#233;e sur la paroi de la douche. Les pas sur la neige. Bruno Ganz. Un miroir sans reflet sur un mur nu. Orph&#233;e et Eurydice de Gluck. Le journal du matin. Les premi&#232;res fleurs du printemps. Les souvenirs d'enfance. Les pulls &#224; col roul&#233;. Le papier calque. La craie. Les signes de couleur &#233;crits au sol. Les amours en cage. La poussi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de raccrocher tu avais prononc&#233; ces derniers mots : Je ne le voyais plus soudain, il avait suffi d'un instant pour qu'il sorte enti&#232;rement de mon champ de vision. Tu avais press&#233; le pas pour rejoindre l'angle de la rue o&#249; il avait d&#251; s'engouffrer et tenter de le rejoindre avant qu'il ne soit trop tard, trop loin. Ton c&#339;ur s'emballait, le souffle court, les joues rouges, tu parvenais au bout de la rue lorsqu'il surgit sans crier gare, l&#224; juste devant toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un paysage de campagne dans la brume du matin. Les ch&#226;taignes. Les fraises des bois. &lt;i&gt;La r&#232;gle du jeu&lt;/i&gt;, de Jean Renoir. La peinture de Paul S&#233;rusier, &lt;i&gt;Le Talisman&lt;/i&gt;, peint en 1888. Les livres de Richard Brautigan. Jouer le jeu. Les routes d&#233;partementales. Les terrains vagues. Le bord de la mer. Les avions dans le ciel et leur tra&#238;n&#233;e blanche. Les fourmis. La sensation de tomber dans un gouffre. Le vertige. Les draps froiss&#233;s par une nuit de sommeil. Le reflet d'un visage dans un miroir. Capri. Le go&#251;t du caf&#233;. La bi&#232;re rousse. Les tatouages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'&#233;tait toi que tu voyais, conc&#233;dais-tu d'une voix implorante, j'imaginais parfaitement la sc&#232;ne, tu te tenais droit, mains sur les hanches, mena&#231;ant, faisant vainement barrage avec ton corps pour emp&#234;cher son passage ou sa fuite, les traits de ton visage s&#233;v&#232;re et r&#233;probateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vestes en cuir. Le dictionnaire. Les fleurs des champs. Les lumi&#232;res de la ville se refl&#233;tant sur le bitume apr&#232;s la pluie. Les orages d'&#233;t&#233;. Les caresses. Les baisers dans le cou. Nager. Lire. Dormir. Le bruit d'une machine &#224; &#233;crire. Les enfants tristes. Les fous rires. Les Paris-Brest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu &#233;tais devenu cet homme que tu avais suivi d&#233;sesp&#233;r&#233;ment toute la journ&#233;e, devenant l'ombre de toi-m&#234;me, et tu en avais peur, c'&#233;tait toi que tu voyais face &#224; toi &#8212; les yeux noirs. Et je ne pouvais plus rien pour toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier soir. Marcher dans la rue au hasard. La sensation de vivre un v&#233;ritable impr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2632 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/image2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH282/image2-68c2d.jpg?1739550275' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Alfonso Albacete, &lt;i&gt;Las razones de la pintura&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire d'un souvenir d'enfance</title>
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		<dc:date>2019-02-17T09:07:33Z</dc:date>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Absence</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Il y a quelques mois, mes filles m'ont demand&#233; si je me souvenais d'un film que nous avions vu en famille lorsqu'elles &#233;taient enfants. Elles m'ont d&#233;crit avec pr&#233;cision les derni&#232;res images du film. Sur une plage d&#233;serte, au moment du coucher de soleil, un homme s'avance seul vers la mer sans s'arr&#234;ter et dispara&#238;t dans les vagues. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette image les obs&#233;dait toutes les deux depuis longtemps. Elles ne parvenaient pas &#224; retrouver le film dans laquelle elle figurait. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai pas une tr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH109/arton2067-35b0a.png?1739550275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques mois, mes filles m'ont demand&#233; si je me souvenais d'un film que nous avions vu en famille lorsqu'elles &#233;taient enfants. Elles m'ont d&#233;crit avec pr&#233;cision les derni&#232;res images du film. Sur une plage d&#233;serte, au moment du coucher de soleil, un homme s'avance seul vers la mer sans s'arr&#234;ter et dispara&#238;t dans les vagues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette image les obs&#233;dait toutes les deux depuis longtemps. Elles ne parvenaient pas &#224; retrouver le film dans laquelle elle figurait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas une tr&#232;s bonne m&#233;moire et je n'ai pas r&#233;ussi &#224; retrouver le titre de ce film, &#224; me souvenir de ces images que nous avions vues ensemble. C'&#233;tait devenu entre nous l'occasion de discussions r&#233;guli&#232;res sur le myst&#232;re de ce film oubli&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Alice qui, dans le cadre de ses &#233;tudes de cin&#233;ma, a finalement retrouv&#233; il y a peu le titre du film : &lt;i&gt;A Star is Born&lt;/i&gt; (Une &#233;toile est n&#233;e). Mais voil&#224;, il existe de tr&#232;s nombreuses versions de cette histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_%C3%A9toile_est_n%C3%A9e_(film,_1937)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une &#233;toile est n&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est &#224; l'origine un film de William A. Wellman sorti en 1937. Il a depuis &#233;t&#233; adapt&#233; trois fois, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_%C3%A9toile_est_n%C3%A9e_(film,_1954)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par George Cukor en 1954&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_%C3%A9toile_est_n%C3%A9e_(film,_1976)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Frank Pierson en 1976&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et, tout derni&#232;rement, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/A_Star_Is_Born_(film,_2018)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par Bradley Cooper en 2018&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/y-LYD3tR6yI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Mes filles avaient vu les deux premi&#232;res versions mais elles &#233;taient incapables de reconna&#238;tre lequel des deux &#233;tait &#224; l'origine de leur fascination pour cette s&#233;quence qui n'existait que dans leur m&#233;moire d'enfant. Elles s'&#233;tonnaient de leur fascination commune pour cette image de disparition au bord de la mer dont elles se souvenaient avec pr&#233;cision mais dont elles ne parvenaient pas &#224; retrouver l'origine, ni l'explication de cette fascination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le temps, les souvenirs des deux films se sont confondus, il faut dire que leur d&#233;coupage est assez proche m&#234;me si le jeu des acteurs, les lieux de tournages et la photographie des films diff&#232;rent d'une version &#224; l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Image et territoire</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/article/image-et-territoire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/article/image-et-territoire</guid>
		<dc:date>2019-02-14T08:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Portrait</dc:subject>
		<dc:subject>Inventaire</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Atelier</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;LE BAL, plateforme d'exposition, d'&#233;dition, de r&#233;flexion et de p&#233;dagogie, d&#233;di&#233;e &#224; l'image sous toutes ses formes : photographies, cin&#233;ma, vid&#233;o, nouveaux m&#233;dias, proposait les 21 et 22 janvier 2019 une formation inter-professionnelle en partenariat avec la DRAC &#206;le-de-France sur la th&#233;matique image et territoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon &#171; qui parle &#187; et &#171; d'o&#249; l'on parle &#187;, le territoire prend des sens diff&#233;rents. Le territoire n'est pas une donn&#233;e g&#233;ographique pr&#233;alable. Il est constitu&#233; et habit&#233; par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/portrait" rel="tag"&gt;Portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/inventaire" rel="tag"&gt;Inventaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/atelier" rel="tag"&gt;Atelier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2066-a493c.jpg?1739550275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.le-bal.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LE BAL&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, plateforme d'exposition, d'&#233;dition, de r&#233;flexion et de p&#233;dagogie, d&#233;di&#233;e &#224; l'image sous toutes ses formes : photographies, cin&#233;ma, vid&#233;o, nouveaux m&#233;dias, proposait les 21 et 22 janvier 2019 une formation inter-professionnelle en partenariat avec la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Ile-de-France&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;DRAC &#206;le-de-France&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur la th&#233;matique &lt;i&gt;image et territoire&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon &#171; qui parle &#187; et &#171; d'o&#249; l'on parle &#187;, le territoire prend des sens diff&#233;rents. Le territoire n'est pas une donn&#233;e g&#233;ographique pr&#233;alable. Il est constitu&#233; et habit&#233; par les hommes. Lieu de partage, c'est aussi un espace critique et subversif en perp&#233;tuel mouvement. Comment le lire, le comprendre et en retour mieux nous conna&#238;tre ? Comment par l'image donner &#224; voir ses potentiels ? Comment s'investir &#224; l'&#233;chelle d'un territoire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cette formation inter-professionnelle &#224; destination des acteurs du champ &#233;ducatif, social et culturel, &#224; laquelle j'ai particip&#233; pour la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://bit.ly/bibVillon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;biblioth&#232;que Fran&#231;ois Villon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et le projet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://bit.ly/cartevillon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ville &#224; l'&#339;uvre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/au-lieu-de-se-souvenir/article/la-ville-a-l-oeuvre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une carte du quartier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; que j'y ai lanc&#233; et que j'anime depuis deux ans, &#233;tait d'aborder la notion de territoire au travers des images et de leurs enjeux, en participant &#224; un workshop de cr&#233;ation avec deux photographes, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://studio.aurelienbambagioni.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Aur&#233;lien Bambagioni&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://guillaumelebrun.eu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guillaume Lebrun&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, afin de pouvoir monter ensuite de mani&#232;re autonome des ateliers culturels et artistiques avec des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2413 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/46339019284_95391af797_b.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/46339019284_95391af797_b-a6b0b.jpg?1739550275' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Un X marque l'emplacement&lt;/i&gt;, atelier anim&#233; par Aur&#233;lien Bambagioni
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'atelier auquel j'ai particip&#233; &#233;tait propos&#233; par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://studio.aurelienbambagioni.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Aur&#233;lien Bambagioni&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Un X marque l'emplacement&lt;/i&gt;. Le photographe nous a propos&#233; six parcours au choix dans le quartier du BAL, pour chacun d'entre-eux une s&#233;rie de dix adresses g&#233;olocalis&#233;es. Une fois choisi le parcours, il fallait nous rendre sur place en bin&#244;me et photographier ce que nous retenions &#224; cet endroit, ce qui attirait notre regard, notre attention. Le parcours &#233;tait constitu&#233; de deux axes qui se croisaient en X. La derni&#232;re photo du parcours devait &#234;tre prise &#224; la crois&#233;e des deux axes et constituait en quelque sorte le tr&#233;sor que nous avions trouv&#233; &#224; cet endroit, comme souvent le X sur une carte marque l'endroit d'un tr&#233;sor.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/47034564002_c6ffe9ae58_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/47034564002_c6ffe9ae58_k-63045.jpg?1739550275' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Participants &#224; l'atelier en plein d&#233;coupage
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au retour de notre p&#233;riple, chaque bin&#244;me avait r&#233;alis&#233; une s&#233;rie de photographies. Apr&#232;s s&#233;lection de dix images correspondant aux points pr&#233;cis du parcours, chacun a coll&#233; ensuite ces photographies qui avaient &#233;t&#233; imprim&#233;es par l'&#233;quipe du Bal sur des feuilles autocollantes, sur une feuille A3 sur laquelle Aur&#233;lien Bambagioni avait pr&#233;alablement dispos&#233; selon un assemblage permettant de plier la feuille pour obtenir une carte alternant images imprim&#233;es des lieux capt&#233;s sur &lt;i&gt;Google Earth&lt;/i&gt; et zones blanches o&#249; placer nos photographies en provenance de chaque lieu.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157706726623314/player&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parcours X4.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec S&#233;bastien Boutin (mon bin&#244;me dans cette exp&#233;rience) nous avons suivi les indications g&#233;olocalis&#233;es d'Aur&#233;lien Bambagioni reproduites ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'59.4%22N+2%C2%B019'36.0%22E/@48.8800094,2.3252315,347a,35y,39.37t/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.883159!4d2.3266745&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8831590, 2.326674&lt;/a&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
2 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'56.5%22N+2%C2%B019'33.3%22E/@48.8823538,2.3237304,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8823503!4d2.3259191&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8823503, 2.3259191&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
3 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'53.9%22N+2%C2%B019'32.2%22E/@48.8816525,2.3234169,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.881649!4d2.3256056&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8816490, 2.3256056&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
4 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'52.6%22N+2%C2%B019'30.4%22E/@48.8812913,2.3229341,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8812878!4d2.3251228&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8812878, 2.3251228&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
5 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'47.8%22N+2%C2%B019'26.5%22E/@48.8799468,2.3218354,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8799433!4d2.3240241&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8799433, 2.3240241&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
6 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'44.4%22N+2%C2%B019'24.2%22E/@48.8790084,2.321189,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8790049!4d2.3233777&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8790049, 2.3233777&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
7 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'53.4%22N+2%C2%B019'24.1%22E/@48.8814987,2.3211822,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8814952!4d2.3233709&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8814952, 2.3233709&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
8 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'49.5%22N+2%C2%B019'31.0%22E/@48.8804286,2.3231014,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8804251!4d2.3252901&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8804251, 2.3252901&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
9 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'48.2%22N+2%C2%B019'33.6%22E/@48.8800643,2.3238176,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8800608!4d2.3260063&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8800608, 2.3260063&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
X4 - &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B052'50.6%22N+2%C2%B019'29.2%22E/@48.8807174,2.3225801,592m/data=!3m2!1e3!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.8807139!4d2.3247688&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48.8807139, 2.3247688&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici nos dix photographies, r&#233;alis&#233;es en concertation, plusieurs photographies &#233;taient prises &#224; l'emplacement indiqu&#233; sur la carte, puis nous discutions ensemble pour savoir qu'elle &#233;tait selon nous la plus int&#233;ressante. Au fil du parcours un point de vue s'est dessin&#233;, entre signes de la ville (enseigne, art et mobilier urbain) et rencontres fortuites (&#224; un endroit sans grand int&#233;r&#234;t, le portrait d'une habitante, nos visages dans un reflet, ou au centre du X. notre tr&#233;sor : un vieux v&#233;lo &#224; l'abandon).&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157676422833897/player&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'atelier de Guillaume Lebrun se concentrait pour sa part &#224; un endroit pr&#233;cis du quartier, en l'occurrence la place de Clichy. Le photographe a demand&#233; &#224; l'ensemble des participants d'aller &#224; la rencontre des passants, des habitants, des touristes, qui fr&#233;quentent et transitent par la place, afin de faire leur portrait en leur demandant de poser pour eux, tout en prenant des photographies du cadre dans lequel ils avaient install&#233;s leur studio de prises de vues improvis&#233; en ext&#233;rieur : des fragments de graffitis, d'affiches lac&#233;r&#233;es, de d&#233;tails architecturaux, du sol, des murs de la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revenant de cette prise de vue, ils avaient pris plus de deux cents photographies, il leur a fallu s&#233;lectionner avec l'aide de Guillaume Lebrun, les photographies qu'ils retiendraient pour la mise en forme d'un carnet photographique. &#192; partir d'une maquette pr&#233;&#233;tablie par le photographe au format A5 une fois pli&#233;e, et dans laquelle devait imp&#233;rativement figurer une photo choisie par l'artiste comme base commune. Chaque participant a s&#233;lectionn&#233; les photographies qu'il voulait garder et mettre en page dans ce carnet, en les collant, puis en intervenant dessus avec des feutres directement sur les pages et les photographies. Le r&#233;sultat de leur carnet est un portrait vivant de la ville, de visages crois&#233;s dans leur environnement, corps s'inscrivant le temps d'une image dans son territoire.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157689491735833/player&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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