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Soldes d’été
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Rue de Tokyo au Japon de nuit

Il y a des jours qui sont quand même pires que les autres. Le sentiment de perdre un repère. Peut-être seulement un mot, son absence. On parle beaucoup de violence, dans la monde d’aujourd’hui. Ce qui fascine en même temps que d’effrayer un peu. Mais il n’y a qu’un saisissement, d’angoisse ou d’émerveillement. Celui du risque que prend la vie pour sa propre couleur. Pour ma part je reste fidèle au bleu. À cette hauteur on est forcément détaché, semble-t-il. Ce qui m’intéresse cette fois, c’est de parler de ces émergences imprévisibles et contingentes. A chaque fois, il est question de reformuler ce que peut être un homme. Quelle bêtise de rassurer les gens, de les tenir, alors qu’il n’y a aucun danger. C’est vraiment le ton actuel. Une prise de conscience assez récente. Les mots restent au seuil. Mais l’événement lié au fait qu’il commence à dire je n’est pas moins important. Nous fabriquons du sacré au rabais. Et c’est toujours la loi du silence qui l’emporte. Aujourd’hui, ceux qui disent que tout va mal sont fêtés. Cela n’entre pas dans la course et l’immédiat des perceptions. Je suis voué à ne jamais quitter les territoires de l’obscur. Les fenêtres ont été peintes. Cela suffit à ma joie. Je passe vite, je file. J’écris plus souvent dans les nuages que sur papier. La scène finale n’en sera que plus douce, plus douce et plus poignante. Un peu d’éternité est soudain venu féconder le temps. Un geste de départ.

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Rue de Tokyo au Japon de nuit

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