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Au jour le jour #25

XXV

Lecture. Relecture. Le vent se lève. Nuages gris teintés d’orange et de rose. Les oiseaux se cachent. La pluie commence à tomber. Le vent souffle par rafales. Les Lèvres rouges, film fantastique d’Harry Kümel avec Delphine Seyrig. Son magnétisme, sa bouche écarlate, son murmure sensuel. Et la musique de François de Roubaix.

Réunion très positive de l’association L’aiR Nu dont je suis président depuis plusieurs années. Nous nous sommes réunis au calme dans le bureau de Mini labo. De beaux projets à venir pour septembre. De quoi relancer la dynamique du groupe.

Je croise Magali en sortant de la maison. Elle baille dans la rue. Un pansement au bras droit. Je plaisante avec elle. Réunion codéveloppement pour un collègue du réseau en difficulté. Une réunion qui permet d’échanger pour résoudre collectivement le problème d’un collègue du réseau dans sa pratique professionnelle. On en discute à midi avec Alice, cela lui rappelle ses GAP (Groupe d’analyse des pratiques). La touffeur moite du bureau est telle que je vais travailler deux heures dans la salle rafraîchie dédiée au public. Temps gris, orageux.

L’esprit de la fête de la musique. Orage et bruits. Traversée de la ville qui rappelle ces instants où l’on cherchait une musique qui nous plaisait sur les chaines de radio en faisant tourner le bouton de la radio, avançant au hasard. Les bribes de sons, les bruits et grésillements entre les stations. Progression par à-coups. L’amour moderne.

Rideau de pluie. Le ciel est blanc. Humidité dans l’air. Fenêtres ouvertes pour faire entrer la fraîcheur. Dès qu’on ferme cette sensation de chaud qui revient aussitôt. Retrouver le plaisir de la lecture. Étrange de lire L’âge de détruire, de Pauline Peyrade avant Les guerrières de Monique Wittig. Retrouver Caroline et Marie-Pierre pour la projection de Terrazzo d’Arnold et de deux films de Frank Smith au Centre Pompidou. Salle climatisée. Trop froid. Revoir Géraldine Gomez (programmatrice de la projection) avec qui j’ai travaillé à Beaubourg il y a plus de trente ans. Pas osé lui parler. Jean-Luc Mélenchon en terrasse d’un café du 10ème, entouré de jeunes femmes.

Départ de Caroline pour dix jours en Corse. Le bruit des ventilateurs. Le cliquetis des claviers d’ordinateurs. Cris dans la rue. Bruits de circulation. Le téléphone sonne. Elle dit : Tu me mens je trouve ça vulgaire !

Levé tôt. Un rêve est un souvenir oublié. Sentiment étrange de travailler, de suivre la rando lecture dans le quartier de la Grange aux Belles avec Les Livreurs, sans savoir ce qui se passe en ce moment en Russie. Lignes de contact. Zones de tensions. L’impression d’un tournant sans que rien de précis encore ne vienne le confirmer. En fin de journée, nouveau retournement de situation. Quand on mange on ne pense pas à mentir.

Au jour le jour : bloc-notes quotidien

Paris, le 23 juin 2019

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