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Au jour le jour #13

XIII

3 trains sur 5 ce dimanche. Nous sommes invités à déjeuner à Combs-la-Ville chez mes parents. Lecture d’Images de pensée de Walter Benjamin pendant le trajet. Nous arrivons sous la pluie. Marche rapide. Carbonnade et frites de patate douce. Île flottante à la rhubarbe. Bière blonde et Gigondas.

Difficulté à me concentrer aujourd’hui. Je commence le montage de mon journal vidéo. Zoom à l’invitation de François Bon pour parler de L’esprit d’escalier, mon livre numérique publié par La Marelle et sa version jeu de cartes, et plus globalement de mon rapport au numérique, de mes projets de podcast, de journal vidéo.

Rêve : Caroline descend en riant dans un grand escalier en colimaçon pendant que je la filme en la poursuivant à grande vitesse, mes pas pressés sur les marches de l’escalier donnent l’impression que je glisse le long de la rampe. Cela nous fait beaucoup rire. Bilan des réseaux sociaux avec les collègues de la bibliothèque. Retours positifs. Préparation en extérieur de l’itinéraire pour une randonnée lecture qui aura lieu en juin dans le quartier avec Les Livreurs. Des personnes entrent dans la bibliothèque pour acheter des livres.

Soudaine montée des températures. Dix degrés de différence avec hier. Sortir manger dehors après avoir posté un de mes jeux de carte. Du monde à La Poste. Le printemps est là. Dans une semaine ou deux les arbres retrouveront leurs feuilles. Les bourgeons parsèment leurs branches encore nues d’un duvet anis. Citron hallucinogène. C’est un truc qui traînait dans ma tête, nous confie un collègue.

Plaisir sans cesse renouvelé du journal vidéo, dont l’écriture vient creuser ce qui se révèle au fil des jours derrière la caméra. Je suis de plus en plus sensible à la nature qui m’entoure, les changements de saisons, les variations de température, le temps qui passe se ralentit dans l’observation de ces infimes oscillations de l’air, de la lumière, des couleurs du ciel. C’est comme observer attentivement les expressions du visage d’un inconnu. Il nous parle malgré lui.

L’écran de son ordinateur ne s’allume plus. Je fais des tests pour voir ce qui ne fonctionne pas. No signal s’affiche sur l’écran noir. Pas de connexion. Quelques minutes après ma collègue revient tremblotante. Elle ne se sent pas bien, elle va consulter un médecin. Soudain les deux événements me semblent liés. Sans raison. Lire la préface d’un livre n’a de sens qu’après la lecture de celui-ci. Mais il faut y revenir à la fin de sa lecture pour enfin en comprendre le sens.

Attente insupportable. Rien n’est possible dans ce laps de temps d’avant l’événement. Après, on ne touche plus terre. Chorale Geek Singers à la bibliothèque pour Numok, le festival des cultures numériques. Arrangements originaux de bandes-sons de jeux vidéo ou de films. Averse en sortant de la bibliothèque. Devant l’escalier de notre immeuble, je glisse sur le sol luisant et tombe par terre.

Au jour le jour : bloc-notes quotidien

Tokyo, le 30 mars 2010

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