On imagine sans peine que ce sol bombardé de couleurs chatoyantes, que nous aurions toutes les peine du monde à traverser sans en changer l’agencement, est bien un terrain miné. Personne n’a remarqué mon absence, ni cette déflagration proche. J’écoute, j’entends du silence et c’est en dessous l’image versée de la nuit. À un moment, ce n’est plus soi, ce n’est plus l’autre. Les os se détachent un à un. Je ne veux plus être sensible qu’aux douleurs. C’est comme une panne de son, un arrêt sur image, un arrêt de (...)