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6 octobre 2009, par Pierre Ménard
L’horizon hasardeux du sensible. C’est peut-être ça, notre désert, me disais-je. Une course de vitesse, un emmêlant d’événements, une captation de l’atomisation du temps. Les mots ne sont pas des signes inoffensifs. Ne pas admettre le temps ou s’effaceront toutes mes traces, ou, plus exactement, où ces traces ne seront plus en rien référées à moi. Un ciel changeant rafraîchi par les nuages, sous une timide chaleur. Un souvenir ressassé qu’on a oublié ou des détails grossis d’une photographie ou un accord de (...)


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