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	<title>LIMINAIRE</title>
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	<description>Une palpitation, un mouvement encore immobile, un espace de sursis dans la dissolution.</description>
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		<title>LIMINAIRE</title>
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		<title>Contenus pour temps suspendu</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Solitude</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Les jours passent, je ne suis pas encore sorti depuis l'annonce du confinement. Le ciel se d&#233;gage aujourd'hui, les nuages laissent passer la lumi&#232;re, l'envie de me promener tout en sachant que c'est contr&#244;l&#233;, r&#233;glement&#233;. Il y a des motifs valables pour sortir et d'autres non. Une attestation est exig&#233;e. La ville s'est vid&#233;e depuis quelques jours, au ralenti les rues changent d'aspect, ce qui transforme aussi la motivation de ce qui nous pousserait &#224; sortir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je reste toute la journ&#233;e chez (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/palimpseste/" rel="directory"&gt;Palimpseste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/anne-marie-garat" rel="tag"&gt;Anne-Marie Garat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2149-892a2.png?1766020749' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les jours passent, je ne suis pas encore sorti depuis l'annonce du confinement. Le ciel se d&#233;gage aujourd'hui, les nuages laissent passer la lumi&#232;re, l'envie de me promener tout en sachant que c'est contr&#244;l&#233;, r&#233;glement&#233;. Il y a des motifs valables pour sortir et d'autres non. Une attestation est exig&#233;e. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/journal/article/assigne-a-resilience&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ville s'est vid&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; depuis quelques jours, au ralenti les rues changent d'aspect, ce qui transforme aussi la motivation de ce qui nous pousserait &#224; sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste toute la journ&#233;e chez moi, en famille. Je travaille &#224; distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://arnoldpasquier.com/work&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnold&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; vient de nous envoyer un film r&#233;alis&#233; &#224; la maison, un jour o&#249; tu &#233;tais venu nous voir avec les filles toutes jeunes et tes petits-enfants. Nous le regardons le soir m&#234;me en famille. Comme toujours dans ces moments l&#224;, les filles sont soud&#233;es, &#233;mues, de se voir ainsi, si jeunes. Je regrette toujours de ne pas avoir continu&#233; &#224; les filmer, &#224; enregistrer leurs jeux, leurs regards, leurs fous-rires, leur sommeil, comme je l'ai fait lorsqu'elles &#233;taient enfants. Heureusement j'ai pu les prendre en photo, m&#234;me si &#224; une &#233;poque elles n'ont plus accept&#233; que je le fasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le son de la vid&#233;o &#233;tait d&#233;synchronis&#233;, ce qui donnait au film une &#233;tonnante &#233;tranget&#233;. Je l'ai repris au montage pour corriger ce l&#233;ger d&#233;calage.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/tQ0g0sKHiXs&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Sur cette vid&#233;o, un go&#251;ter, un dimanche apr&#232;s-midi &#224; la maison avec nos deux filles Alice et Nina. Nous te recevons &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.anne-marie-garat.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anne-Marie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, accompagn&#233;e de tes deux filles Agn&#232;s et Marie-Pierre et de leurs deux gar&#231;ons, Marius et Raoul. Deux de nos amies que nous connaissons elles aussi depuis le lyc&#233;e, Nathalie et Anne, sont &#233;galement invit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je revois ces images en lisant ton message re&#231;u ce matin. Ta voix me manque soudain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu nous &#233;cris :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En ces temps de r&#233;clusion, on pense davantage aux &#234;tres chers dont on est priv&#233;, chacun assign&#233; &#224; r&#233;sidence, et &#224; r&#233;silience, mais le plus dur est de n'avoir plus de vrai contact, le temps o&#249; nous le pouvions semble d'une autre plan&#232;te&#8230; Heureusement nous restent encore mails, t&#233;l&#233;phone et internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;trange vacance de temps o&#249; il nous faut r&#233;&#233;valuer du moindre de ses petits gestes jusqu'aux questions existentielles &#8211; ce qui nous rappelle combien il est stup&#233;fiant, quasi miraculeux, qu'une soci&#233;t&#233; fonctionne &#224; peu pr&#232;s en temps ordinaire, et quel privil&#232;ge c'est d'avoir pour recours la culture, la lecture, un certain confort pour vivre le confinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque soir, jaillissement de lumi&#232;res et d'applaudissements aux balcons de mon immeuble &#224; 20h : je m'y joins, assez &#233;mue par cet &#233;lan de fraternisation, derri&#232;re lequel se sent certaine f&#233;brilit&#233; d'angoisse quand m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impression d'un bouleversement majeur de notre monde, o&#249; tout ce qui nous &#233;tait oppos&#233; comme impossible devient possible, la diminution spectaculaire des pollutions, l'arr&#234;t des vols exponentiels, de la surconsommation, le suspens des dictats financiers qui ont mis des pays entiers &#224; genoux, des sommes colossales pour privil&#233;gier l'humain au lieu du profit&#8230; Je n'arrive pas &#224; croire qu'il n'en restera pas quelque chose dans les mentalit&#233;s, qu'une fois sortis du pic pand&#233;mique tout reviendra &#171; comme avant &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ces moments d'enfermement, je laisse divaguer mon regard sur les murs de l'appartement, les bibelots sur les &#233;tag&#232;res de nos biblioth&#232;ques, tous ces livres entass&#233;s avec le temps, ces disques, ces photographies accumul&#233;es, conserv&#233;es, fen&#234;tres sur un monde &#224; soi, je remarque la poussi&#232;re sur tous ces objets. Il faudrait que je fasse le m&#233;nage. Je me dis que c'est la premi&#232;re fois que nous vivons tous les quatre ensemble au quotidien si longtemps (en dehors des vacances), mais ce ne sont pas de vacances, c'est un temps suspendu, contenu, sans doute est-ce &#233;galement la derni&#232;re fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Portrait sonore de la ville, par Arnold Pasquier</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/portrait-sonore-de-la-ville-par-arnold-pasquier</link>
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		<dc:date>2020-02-27T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
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		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Arnold Pasquier</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du projet de Constellations sonores lanc&#233; par les biblioth&#232;ques de Paris et r&#233;unissant six d'entre-elles autour des sons de la ville, &#224; l'occasion de leur festival num&#233;rique Numok qui aura lieu du 28 mars au 18 avril 2020, je r&#233;alise pour la Biblioth&#232;que Fran&#231;ois Villon une s&#233;rie de portraits sonores qui seront int&#233;gr&#233;s et diffus&#233;s dans l'application Listeners cr&#233;&#233;e par le musicien Eddie Ladoire et sa soci&#233;t&#233; Unendliche studio. &lt;br class='autobr' /&gt;
La troisi&#232;me personnalit&#233; &#224; qui j'ai demand&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sons" rel="tag"&gt;Sons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/portrait" rel="tag"&gt;Portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2139-1ad92.jpg?1766020749' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du projet de &lt;i&gt;Constellations sonores&lt;/i&gt; lanc&#233; par les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bibliotheques.paris.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;biblioth&#232;ques de Paris&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et r&#233;unissant six d'entre-elles autour des sons de la ville, &#224; l'occasion de leur festival num&#233;rique &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bibliotheques.paris.fr/numok/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Numok&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui aura lieu du 28 mars au 18 avril 2020, je r&#233;alise pour la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/bibliotheque.francois.villon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biblioth&#232;que Fran&#231;ois Villon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; une s&#233;rie de portraits sonores qui seront int&#233;gr&#233;s et diffus&#233;s dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://unendliche-studio.com/listeners/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'application &lt;i&gt;Listeners&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; cr&#233;&#233;e par le musicien Eddie Ladoire et sa soci&#233;t&#233; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://unendliche-studio.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Unendliche studio&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me personnalit&#233; &#224; qui j'ai demand&#233; de nous parler de son rapport aux sons de la ville, est r&#233;alisateur, il habite Paris dans le 11&#232;me, il est enseignant vid&#233;o &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.paris-belleville.archi.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'&#201;cole Nationale Sup&#233;rieure d'Architecture Paris-Belleville&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, sous la forme d'ateliers qui font se croiser les questions relatives &#224; la grammaire du cin&#233;ma et celle de l'architecture, c'est un vieil ami, il s'agit d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://arnoldpasquier.com/work&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Pasquier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est l'auteur de plus de 70 films. Il partage son activit&#233; entre projets personnels, enseignement et collaborations en tant que chef-op&#233;rateur et monteur. Son travail s'&#233;tablit dans la rencontre et le croisement des disciplines, le m&#233;lange des genres. Documentaires et fictions, danse contemporaine et installations multim&#233;dias, radio ; les formes sont exp&#233;riment&#233;es au profit d'une &#339;uvre dont chaque pi&#232;ce constitue la partie d'une recherche sensible o&#249; l'&#234;tre humain est accompagn&#233; avec attention et sentiment. Le travail d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/ArnoldPasquier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; est r&#233;guli&#232;rement pr&#233;sent&#233; dans des festivals de cin&#233;ma, dans des circuits de diffusion d'art vid&#233;o et sur les ondes de &lt;strong&gt;France Culture&lt;/strong&gt;. Locarno Film festival, Vid&#233;odanse au Centre Georges Pompidou, Festival C&#244;t&#233; Court, Pantin, Biennale de Busan, Cor&#233;e, les Rencontres Internationales Paris Berlin Madrid, etc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2909 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;172&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/49587752706_aadc35fbe1_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/49587752706_aadc35fbe1_k-555e0.jpg?1766020749' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Arnold Pasquier &#224; l'&#201;cole Nationale d'Architecture de Paris-Belleville dans le cadre de son atelier &#034;Faire le fant&#244;me&#034; en partenariat avec la Biblioth&#232;que Fran&#231;ois Villon
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Arnold Pasquier : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_2910 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_left spip_document_left&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-2910 &#034; data-id=&#034;046f60f42bbb141dc80aa5f53d36300c&#034; src=&#034;IMG/mp3/portrait_arnold_pasquier_re_alisateur.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;p&gt;&lt;br&gt;
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		<title>Une pens&#233;e en &#233;pisodes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<dc:subject>Anne-Marie Garat</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Le go&#251;t, c'est le d&#233;go&#251;t du go&#251;t des autres. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; D'abord le corps. Non. D'abord le lieu. Non. D'abord les deux. Tant&#244;t l'un ou l'autre. Tant&#244;t l'autre ou l'un. D&#233;go&#251;t&#233; de l'un essayer l'autre. D&#233;go&#251;t&#233; de l'autre retour au d&#233;go&#251;t de l'un. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cap au pire, Samuel Beckett &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui je suis all&#233; pour la premi&#232;re fois de ma vie chez le coiffeur. Ce qui est pour tous une pratique r&#233;guli&#232;re, habituelle, avec ses rituels, ses d&#233;sagr&#233;ments et ses avantages, est insolite pour moi, in&#233;dite. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/journal/" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2004-3a3f2.jpg?1766020749' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2004.jpg?1517702463&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le go&#251;t, c'est le d&#233;go&#251;t du go&#251;t des autres. &#187;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#171; D'abord le corps. Non. D'abord le lieu. Non. D'abord les deux. Tant&#244;t l'un ou l'autre. Tant&#244;t l'autre ou l'un. D&#233;go&#251;t&#233; de l'un essayer l'autre. D&#233;go&#251;t&#233; de l'autre retour au d&#233;go&#251;t de l'un. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cap au pire&lt;/i&gt;, Samuel Beckett&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui je suis all&#233; pour la premi&#232;re fois de ma vie chez le coiffeur. Ce qui est pour tous une pratique r&#233;guli&#232;re, habituelle, avec ses rituels, ses d&#233;sagr&#233;ments et ses avantages, est insolite pour moi, in&#233;dite. J'ai 49 ans. Je dis avouer que je ne suis jamais all&#233; chez un coiffeur, ni enfant, ni adolescent, ni adulte, car ma m&#232;re est coiffeuse. Depuis 49 ans c'est elle qui me coiffe lorsque nous nous voyons. C'est une habitude qui remonte &#224; ma naissance. Plusieurs fois je me suis dit qu'il &#233;tait temps d'aller me faire couper les cheveux sans passer par elle. Mais j'ai repouss&#233; l'&#233;ch&#233;ance &#224; chaque fois, sans savoir vraiment pourquoi. C'&#233;tait donc un &#233;v&#233;nement pour moi ce matin de pousser la porte du coiffeur pakistanais de mon quartier et de lui demander une coupe. Je suis entr&#233; dans la boutique &#233;troite, deux hommes &#233;taient juch&#233;s sur les larges fauteuils en cuir, en train de se faire coiffer. Deux autres attendaient, et j'ai attendu avec eux, en silence, dans la boutique surchauff&#233;e. J'ai eu le temps d'observer les attitudes de chacun de ces hommes venant se faire coiffer ou couper la barbe pour une somme modique. Passer entre les mains de ces hommes aimables, experts dans le maniement de leur outils de coupes, ciseaux comme tondeuses ou rasoirs. C'&#233;tait une impression &#233;trange, &#224; la fois lib&#233;ratrice et nostalgique. Je repensais &#224; ma m&#232;re, &#224; toutes ces s&#233;ances de coupe de cheveux, en toutes saisons, en tous lieux, dans la maison familiale en banlieue ou chez moi &#224; Paris, en vacances parfois. C'est une particularit&#233; un peu surprenante, cette d&#233;pendance capillaire de longue date. En sortant de ce banal salon de coiffure, j'&#233;tais un homme diff&#233;rent, cheveux courts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me faut &#234;tre pr&#233;sent. Ne commettons pas d'erreurs. Toujours planait une menace. Son regard disait : inutile, tu le sais bien toi aussi. Un reste de r&#233;flexe de lutte ne servait qu'&#224; doucement me faire frissonner. Tremblant, troublant rapprochement. Regardons ailleurs. Je ne peux plus ajouter de lumi&#232;re. Aga&#231;ante cette impression de superposition. Le rythme que j'invente pour me ralentir. La m&#233;lodie des paroles. Une pens&#233;e en &#233;pisodes. Une peur d&#233;mentielle, &#224; quoi on ne peut plus &#233;chapper. Dans l'ab&#238;me d'autrui. La distraction, ennemie de l'infini, est partout.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende lcenter' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/cri_000000001624-1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH396/cri_000000001624-1-bae81.jpg?1766020749' width='500' height='396' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Anonyme - Couple Holding Daguerr&#233;otype, 1850
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un homme, une femme : une photographie. Photographie d'une photographie. Un daguerr&#233;otype anonyme. Nous ne savons rien de ce couple. Un homme et sa femme ? Un p&#232;re et sa fille ? Un fr&#232;re et une s&#339;ur ? L'homme porte un collier de barbe &#224; la mode &#224; cette &#233;poque l&#224;, dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. La femme qui se tient &#224; ses c&#244;t&#233;s est tr&#232;s jeune, mais ses traits sont marqu&#233;s, le regard dur. L'homme tient la photographie comme un pr&#233;sent, une image pr&#233;cieuse qui repose sur un pi&#233;destal improvis&#233; recouvert d'un tissu brod&#233;, le bord du cadre tout pr&#232;s de son visage, son front repose tendrement contre le bord m&#233;tallique, il para&#238;t se reposer sur elle, l'air m&#233;lancolique, penser aux personnes qui figurent sur l'image, le regard ailleurs, fuyant. Le couple est en deuil. Dans la douleur de cette perte. De ce temps pass&#233;, ce temps perdu. Sur cette photographie, une image ancienne, plus ancienne que celle que nous regardons, une vieille femme et ses quatre petits-enfants. La m&#232;re de l'homme ? Sa femme et ses enfants ? Le dernier n&#233; assis sur ses genoux. La jeune femme nous regarde droit dans les yeux. Ses yeux noir nous d&#233;visagent. Ses cheveux liss&#233;s en arri&#232;re accentuent son air d&#233;j&#224; grave. Triste et s&#233;v&#232;re. Sa main droite maintient le cadre sur le haut, seul le bout de ses doigts appara&#238;t par-dessus. Sa main gauche, poing serr&#233;. Les liens qui unissent ces deux personnes &#224; l'image renforcent le myst&#232;re et l'ambigu&#239;t&#233; d&#233;j&#224; pr&#233;sents dans l'image. Nous ne savons rien de ce couple et de leur histoire. Mais cette photographie nous en raconte pourtant l'histoire en creux. Les pistes &#224; suivre pour en approcher le sens. Nous ne sommes pas s&#251;rs de ce qui est en jeu dans cette image, de ce qu'elle nous montre et de ce qu'on y voit. Cet &#233;cart de sens. Mais c'est la m&#233;canique m&#234;me de cette photographie, qui nous r&#233;v&#232;le ce qui appara&#238;t dans l'entre deux : entre cet homme et cette femme, entre ce couple et l'image qu'ils exposent &#224; notre regard, &#224; notre souvenir, entre la famille sur la photographie et les liens qui les unissent, et g&#233;n&#233;ralement dans toutes photographies, entre le temps de ces images, entre le fant&#244;me d'hier et le mirage d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; R&#233;fl&#233;chissez bien : il ne peut y avoir de pl&#233;onasme en photo, car une photographie, quelle qu'elle soit, parle d&#233;j&#224; deux fois du temps, une pour dire qu'elle s'en saisit et une autre pour dire qu'il est pass&#233; ; et il ne peut y avoir non plus en elle de trompe-l'&#339;il. Elle est et sera toujours la mise en ab&#238;me par excellence ; elle est l'esprit qui regard l'abime, elle est une morceau de l'abime tranche net, avec quatre angles droits terriblement coupants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Roche, &lt;i&gt;Le bo&#238;tier de m&#233;lancolie&lt;/i&gt;, Hazan, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler tout en regardant un film. Lire tout en travaillant. &#201;crire une fiction o&#249; le r&#234;ve et le quotidien se m&#234;lent indistinctement. R&#234;ver de p&#233;rip&#233;ties qui, au matin, paraissent &#233;crire le texte qu'on avait en t&#234;te. Avec l'impression physique de les avoir v&#233;cues. Devant son ordinateur, au travail, en mode veille, voir d&#233;filer toutes les images de ce film impossible, de cette vie qui s'&#233;chappe, de ce livre &#224; &#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Caroline, un repas chez nos amis, Arnold et Nicola&#239;, en compagnie d'Anne-Marie. Se rendre compte, &#224; l'issue de la soir&#233;e, du voyage effectu&#233;, les villes travers&#233;es au fil de la conversation : Mantoue, Bergame, Marseille, Bordeaux, Palerme, Agrigente, S&#233;linonte, Noto, Johannesbourg, Le Cap, Londres, New York, Chicago, Kyoto, Tokyo, Florence, Rome, Venise, Turin, Milan, Padoue, Rimini, Bergame, Ravenne, Lisbonne, Bruxelles, P&#233;rigueux, Blaye, Yukon, Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sensation vraie</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/journal/article/sensation-vraie</link>
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		<dc:date>2017-01-05T22:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Voyage</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Arnold Pasquier</dc:subject>
		<dc:subject>Solitude</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Peter Handke</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;cile Portier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je t'ai vu en ville aujourd'hui, dit l'&#233;crivain lentement claquant de la langue pour go&#251;ter le vin qu'il venait de boire. Tu avais chang&#233;. Quand je te rencontrais, de temps en temps les autres fois, tu &#233;tais toujours pareil et pourtant je te voyais chaque fois autrement &#8212; c'&#233;tait bien. Mais aujourd'hui tu avais chang&#233; parce que tu essayais d&#233;sesp&#233;r&#233;ment d'avoir le m&#234;me air que toujours. Tu t'appliquais avec tant de z&#232;le &#224; rester inchang&#233; que j'en ai &#233;t&#233; rempli d'effroi comme face &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/journal/" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voyage" rel="tag"&gt;Voyage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/politique" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/arnold-pasquier" rel="tag"&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/peter-handke" rel="tag"&gt;Peter Handke&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/cecile-portier" rel="tag"&gt;C&#233;cile Portier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1927-9cfcb.jpg?1753763736' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je t'ai vu en ville aujourd'hui, dit l'&#233;crivain lentement claquant de la langue pour go&#251;ter le vin qu'il venait de boire. Tu avais chang&#233;. Quand je te rencontrais, de temps en temps les autres fois, tu &#233;tais toujours pareil et pourtant je te voyais chaque fois autrement &#8212; c'&#233;tait bien. Mais aujourd'hui tu avais chang&#233; parce que tu essayais d&#233;sesp&#233;r&#233;ment d'avoir le m&#234;me air que toujours. Tu t'appliquais avec tant de z&#232;le &#224; rester inchang&#233; que j'en ai &#233;t&#233; rempli d'effroi comme face &#224; quelqu'un de mort dont on voit tout &#224; coup le sosie dans la rue. Tu &#233;tais &#224; ce point pareil que je ne t'ai reconnu qu'&#224; ton costume. D'ailleurs &#231;a n'a pas pas de sens que tu fasses expr&#232;s maintenant de me regarder dans les yeux : tu ne peux plus me tromper de cette mani&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'heure de la sensation vraie&lt;/i&gt;, Peter Handke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines mon ami &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Pasquier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est en rep&#233;rage pour tourner un film au Br&#233;sil et notamment &#224; S&#227;o Paulo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photographies du b&#226;timent en pleine r&#233;novation : &lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;object width=&#034;600&#034; height=&#034;500&#034;&gt; &lt;param name=&#034;flashvars&#034; value=&#034;offsite=true&amp;lang=en-us&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fliminaire%2Fsets%2F72157674927632964%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fliminaire%2Fsets%2F72157674927632964%2F&amp;set_id=72157674927632964&amp;jump_to=&#034;&gt; &lt;/param&gt; &lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=124984&#034;&gt; &lt;/param&gt; &lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt; &lt;/param&gt; &lt;embed type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; src=&#034;http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=124984&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; flashvars=&#034;offsite=true&amp;lang=en-us&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fliminaire%2Fsets%2F72157674927632964%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fliminaire%2Fsets%2F72157674927632964%2F&amp;set_id=72157674927632964&amp;jump_to=&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;500&#034;&gt; &lt;/embed&gt; &lt;/object&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9morial_de_l'Am%C3%A9rique_Latine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;morial de l'Am&#233;rique Latine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, dans le quartier de Barra Funda a &#233;t&#233; inaugur&#233; par son architecte, Oscar Niemeyer, en 1989. Le m&#233;morial est situ&#233; au nord-ouest de la ville dans un quartier industriel o&#249; le trafic est tr&#232;s dense (nombreuses routes, lignes de bus et de trains).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfilade de trois toitures vo&#251;t&#233;es parall&#232;les est support&#233;e par des poutres. Niemeyer qualifiait ce type d'architecture &#171; r&#233;duite &#224; deux ou trois &#233;l&#233;ments ; claire, simple et diff&#233;rente. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre d'un article sur Internet attire mon attention : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.midilibre.fr/2016/12/28/loger-les-sdf-couterait-moins-cher-que-de-les-laisser-dans-la-rue,1446176.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loger les SDF co&#251;terait moins cher que de les laisser dans la rue&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Quelques jours plus tard, je d&#233;couvre un site d&#233;tournant la forme et le fonctionnement de la plateforme de r&#233;servation de logements &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.airbnb.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Airbnb&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.notfairbnb.be/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;NotFairBnb&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a &#233;t&#233; &#233;alis&#233; par l'association &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.solidaritegrandfroid.be/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Solidarit&#233; Grands Froids&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui r&#233;colte des fonds au profit des sans-abris de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/mot/bruxelles&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bruxelles&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; gr&#226;ce aux r&#233;servations virtuelles.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/dL2T3ZsE2Y8&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Un &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.numerama.com/tech/219809-decouvrez-elevate-lapp-qui-archive-vos-meilleurs-souvenirs-sans-like-ni-partage.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article de Gabriele Porrometo paru dans &lt;i&gt;Num&#233;rama&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur l'application &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://itunes.apple.com/gb/app/elevate-celebrate-small-wins/id1182993617?mt=8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Elevate&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui permet &#224; ses utilisateurs de composer un journal intime num&#233;rique, sans l'aspect communautaire qui peut devenir rapidement envahissant : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.numerama.com/tech/219809-decouvrez-elevate-lapp-qui-archive-vos-meilleurs-souvenirs-sans-like-ni-partage.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contre la m&#233;lancolie, Elevate archive vos meilleurs souvenirs sans like ni partage&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le journaliste, l'application se pr&#233;senterait comme un moyen de combattre la m&#233;lancolie, sympt&#244;me de la d&#233;pression, gr&#226;ce &#224; l'affichage de moments quotidiens simples, mais agr&#233;ables. Watts affirme : &#171; Je pense vraiment qu'un simple journal intime visuel de petits moments de bonheur, facilement ignor&#233;s, pourra aider quelqu'un &#224; relativiser et mettre les choses en perspective quand la vie s'av&#232;re difficile. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je conseillerais plut&#244;t de lire plut&#244;t le dernier livre de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://petiteracine.net/wordpress/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;C&#233;cile Portier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.publie.net/livre/les-longs-silences-cecile-portier/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les longs silences&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &#171; De nos vies nous ne voyons que les m&#233;canismes &#187;. C&#233;cile Portier enregistre au plus ras de ce qui se passe, du temps qui ne passe pas. Et toujours, ce refus de se laisser enfermer, jusque dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/livre-lecture/article/les-longs-silences-de-cecile&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce qu'on attend d'elle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &#233;galement le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-grange.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;journal de Karl Dubost&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Le 3 janvier dernier par exemple, dans son billet &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-grange.net/2017/01/03/lune&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pointer du doigt le ciel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, il &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces rencontres de la vie mat&#233;rielle sont des m&#233;tamorphoses. Il suffit de pointer du doigt le ciel, de prendre le kinkan abandonn&#233; au sol que l'on aper&#231;oit par la cl&#244;ture et nous devenons cet instant de l&#233;g&#232;ret&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;61&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/1626-fruits-294a0-3575a.jpg?1739528982' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Tsujido, Japon, 3 janvier 2017, photographie de Karl Dubost
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un jour il avait travers&#233; tout Paris en m&#233;tro par la ligne 9, rien que pour savoir ce que repr&#233;sentaient au juste les placards publicitaires pour DUBONNET dans les tunnels obscurs du m&#233;tro, &#224; intervalles r&#233;guliers entre les stations. La rame allait si vite qu'il ne voyait jamais que le m&#234;me petit fragment de la publicit&#233;, jamais le tout et sans que ce fragment ne le renseigne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'heure de la sensation vraie&lt;/i&gt;, Peter Handke.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#233;motion de cin&#233;ma</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/une-emotion-de-cinema</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/une-emotion-de-cinema</guid>
		<dc:date>2014-05-14T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>
		<dc:subject>Danse</dc:subject>
		<dc:subject>Anne-Marie Garat</dc:subject>
		<dc:subject>Arnold Pasquier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour son dernier num&#233;ro, le num&#233;ro 700 des Cahiers du cin&#233;ma, la revue a invit&#233; des r&#233;alisateurs, des auteurs, des acteurs, et leur a demand&#233; de raconter une &#233;motion de cin&#233;ma, un moment qui les hante, afin que ce n&#176; 700 ressemble &#224; un cahier d'&#233;motions intimes, comme une grande tapisserie ou une bande d'images, un film r&#234;v&#233;. Hier, sur Facebook, Martin Rass, de l'universit&#233; de Poitiers &#224; post&#233; la vid&#233;o de Dancing in the dark (extrait de Tous en sc&#232;ne) en &#233;voquant le bel article &#233;crit par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/corps" rel="tag"&gt;Corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/enfance" rel="tag"&gt;Enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/bonheur" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/danse" rel="tag"&gt;Danse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/anne-marie-garat" rel="tag"&gt;Anne-Marie Garat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/arnold-pasquier" rel="tag"&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH112/arton1699-89003.jpg?1766020750' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour son dernier num&#233;ro, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cahiersducinema.com/mai-2014-no700,2071.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le num&#233;ro 700 des Cahiers du cin&#233;ma&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, la revue a invit&#233; des r&#233;alisateurs, des auteurs, des acteurs, et leur a demand&#233; de raconter une &#233;motion de cin&#233;ma, un moment qui les hante, afin que ce n&#176; 700 &lt;i&gt;ressemble &#224; un cahier d'&#233;motions intimes, comme une grande tapisserie ou une bande d'images, un film r&#234;v&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier, sur Facebook, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://ll.univ-poitiers.fr/masterlivre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Martin Rass, de l'universit&#233; de Poitiers&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#224; post&#233; la vid&#233;o de &lt;i&gt;Dancing in the dark&lt;/i&gt; (extrait de &lt;i&gt;Tous en sc&#232;ne&lt;/i&gt;) en &#233;voquant le bel article &#233;crit par Jean-Luc Nancy qui ouvre d'ailleurs ce num&#233;ro :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne me lasse pas de regarder cette sc&#232;ne - cet infime moment o&#249; sans pr&#233;venir une jambe se met &#224; danser : c'est elle qui prend l'initiative et qui entra&#238;ne toute la danseuse. Je me prends &#224; penser au calcul minutieux des pas et des distances, &#224; la fa&#231;on dont sont r&#233;gl&#233;s les pas qui pr&#233;c&#232;dent l'irruption de la danse et &#224; l'art extraordinaire, &#224; la finesse qu'il a fallu pour obtenir la simultan&#233;it&#233; d'une rupture - soudain, c'est un pas de danse - et d'une continuit&#233; - c'est toujours la promenade, c'est le m&#234;me balancement qui s'est amplifi&#233; et pourtant c'est tout autre. &#187; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_1297 spip_document spip_documents spip_document_video&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;video-intrinsic-wrapper&#034; style='height:0;width:685px;max-width:100%;padding-bottom:67.15%;position:relative;'&gt; &lt;div class=&#034;video-wrapper&#034; style=&#034;position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt; &lt;video class=&#034;mejs mejs-1297&#034; data-id=&#034;1854db7c4a4acceb6c7cff32d6b62eea&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;pluginPath&#034;:&#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/&#034;,&#034;loop&#034;:false,&#034;videoWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;videoHeight&#034;:&#034;100%&#034;}' width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; poster=&#034;local/cache-vignettes/L640xH481/thebandwagen33-4a884.png?1739528799&#034; controls=&#034;controls&#034; preload=&#034;none&#034; &gt; &lt;source type=&#034;video/mp4&#034; src=&#034;IMG/mp4/the_bandwagon_disc1_t1_1_.mp4&#034; /&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH376/thebandwagen33-4a884-0a0a0.png?1766020750' width='500' height='376' alt='Impossible de lire la video' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/3FoBdwjh__s&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Revoir cette s&#233;quence m'a saisi et &#233;mu, j'ai voulu &#233;crire &#224; mon tour un texte, non pas sur ce film ou cette danse, mais sur ce qu'il ravive en moi, cette &#233;motion de cin&#233;ma qui me hante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film &lt;i&gt;Tous en sc&#232;ne&lt;/i&gt; peut &#234;tre vu comme l'apoth&#233;ose d'un genre, la com&#233;die musicale. Vincente Minnelli y fait l'apologie du spectacle en tant que divertissement (&lt;i&gt;That's entertainment&lt;/i&gt; : &#171; Le monde est une sc&#232;ne, la sc&#232;ne est un monde de divertissement &#187;). Le film reprend le titre et les morceaux d'une com&#233;die musicale de Broadway datant de 1931, dans laquelle jouait d&#233;j&#224; Fred Astaire. Vincente Minnelli y ajoute une histoire, celle du montage d'un spectacle qui, trop pr&#233;tentieux, sera d'abord un &#233;chec cuisant, avant de revenir &#224; plus de simplicit&#233; pour rencontrer enfin le succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus beau ballet, le plus &#233;mouvant du film, c'est &lt;i&gt;Dancing in the dark&lt;/i&gt;, Cyd Charisse et Fred Astaire, tous deux v&#234;tus de blanc, marchent dans &lt;i&gt;Central Park&lt;/i&gt; &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/mot/new-york&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;New York&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ; d'abord assez distants, ils esquissent quelques pas de danse qui &#233;voluent en une gracieuse chor&#233;graphie toute empreinte de complicit&#233;, dans un de ces instants magiques proprement cin&#233;matographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a longtemps, tr&#232;s longtemps, Caroline et moi fr&#233;quentions le m&#234;me lyc&#233;e, dans notre classe un de nos amis, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://arnoldpasquier.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnold Pasquier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, jouait certains week-end le caissier occasionnel dans un cin&#233;ma de banlieue, aujourd'hui d&#233;truit, &lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt; &#224; Brunoy. Arnold &#233;tait comme nous, passionn&#233; de cin&#233;ma, sans doute plus que nous puisqu'il est aujourd'hui &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.arnoldpasquier.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un cin&#233;aste pour lequel la danse tient une place importante&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Il connaissait l'exploitante du cin&#233;ma, une amie &#224; lui et il &#233;tait tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement pr&#233;pos&#233; &#224; la billetterie du cin&#233;ma. Nous venions lui parler, lui tenir compagnie, le cin&#233;ma, et bien s&#251;r voir les films que la salle de cin&#233;ma diffusait.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4420 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L302xH264/result-4-2973b-3dc04.jpg?1739526240' width='302' height='264' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cin&#233;ma Le Palace &#224; Brunoy avant sa destruction
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt; portait bien son nom. &#192; la fin de son exploitation, ce fut difficile bien entendu, le chauffage ne fonctionnait plus vraiment, on apportait nos couvertures pour voir les films, les tentures des rideaux de sc&#232;ne &#233;taient hideusement recouvertes de publicit&#233;s pour des commerces locaux, mais nous fermions les yeux sur ces horreurs, impatients que la lumi&#232;re s'&#233;teigne, que le noir se fasse autour de nous, pour plonger enfin avec d&#233;lice dans la projection du film, et que le spectacle commence !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent Arnold nous faisait entrer gratuitement, et si nous d&#233;cidions de ne pas entrer finalement, nous nous amusions &#224; couvrir le livre d'or, mis &#224; disposition du public sur la table &#224; l'entr&#233;e, de nos &#233;critures un peu pompeuses de l'&#233;poque, &#171; on n'est pas s&#233;rieux, quand on a 17 ans &#187;, pleines de clins d'&#339;il et de sous-entendus, de r&#233;f&#233;rences cin&#233;matographies et litt&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce cin&#233;ma &#233;galement que nous avons tourn&#233;, sous sa direction fi&#233;vreuse et passionn&#233;e, nos premi&#232;res sc&#232;nes en Super 8. Et l'id&#233;e que ce lieu nous appartenaient compl&#232;tement certains jours, que nous en &#233;tions seuls occupants et ma&#238;tres &#224; bord, un peu chez nous dans cette salle hant&#233;e par tous les personnages des films que nous y avions vus, pleins d'ombres et de lumi&#232;res, de bruit et de fureur, nous enivraient de bonheur et aujourd'hui, au moment de raviver le souvenir d'une &#233;motion de cin&#233;ma, ce n'est pas aux films que j'y ai vu que je pense, ils seraient trop nombreux, mais &#224; ce cin&#233;ma de banlieue disparu, oubli&#233;, ce lieu de projection et de r&#234;ve (souvenirs troubles de la projection int&#233;grale des 410 minutes du &lt;i&gt;Soulier de Satin&lt;/i&gt; de Manoel de Oliveira), qui fut aussi et surtout un lieu de rencontres et d'exp&#233;riences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je continue bien s&#251;r d'aller au cin&#233;ma (beaucoup moins souvent qu'&#224; cette &#233;poque, c'est certain), mais je vois surtout beaucoup de films sur l'&#233;cran de mon t&#233;l&#233;viseur, en DVD. Les salles de cin&#233;ma que je fr&#233;quente d&#233;sormais n'ont plus rien &#224; voir avec celle-l&#224;, le cin&#233;ma non plus. Je ne regrette rien, je constate simplement. Et je me souviens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249; nous apprenions le cin&#233;ma avec l'&#233;quipe des auteurs de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.detambel.com/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=1536&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Petite Fabrique de l'image&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Jean-Claude Fozza, Fran&#231;oise Parfait et Anne-Marie Garat (l'&#233;criture du sc&#233;nario, la r&#233;alisation, le montage) et quelques ann&#233;es plus tard nous sommes tous revenus dans notre lyc&#233;e pour participer &#224; un atelier vid&#233;o-danse. C'est &#224; cette occasion que j'ai tent&#233; un nouveau pas de deux avec Caroline et que la &lt;i&gt;nouvelle vague&lt;/i&gt; s'est secr&#232;tement transform&#233;e pour nous en une tentative de rapprochement, de retrouvailles intimes, apr&#232;s &#234;tre rest&#233; un temps loin l'un de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les couloirs d&#233;serts du lyc&#233;e, ferm&#233; ce jour l&#224;, un peu &#224; l'&#233;cart du groupe qui continuait &#224; danser et filmer, dans le silence assourdissant de cet espace isol&#233; que nous ne connaissions que dans l'habituel bruit des va-et-vient des &#233;l&#232;ves, je l'ai prise dans mes bras en plein jour, la lumi&#232;re des fen&#234;tres du couloir nous enrobait de ses rayons dor&#233;s, la poussi&#232;re volait autour de nous comme un firmament d'&#233;toiles minuscules, pirouettant et protecteur. Nous nous sommes &#233;treints en silence longuement, puis nous nous sommes mis &#224; bouger, un peu timidement, gauches, &#224; danser aux sons d'une musique que nous &#233;tions seuls &#224; entendre, quelques accords un peu tra&#238;nants que nous reconnaissions ais&#233;ment, et quand je revois cette sc&#232;ne de &lt;i&gt;Tous en sc&#232;ne&lt;/i&gt;, je sais que c'est la musique de cette s&#233;quence qui nous ber&#231;ait alors, qui accompagnait tendrement nos pas h&#233;sitants de plus en plus pr&#233;cis cependant, alertes : amoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promesse d'un bonheur &#224; inventer chaque jour avec la gr&#226;ce d'un mouvement, d'un balancement constant, appel d'air &#224; chaque mouvement r&#233;volu, dans l'effort du d&#233;sir tendu : &#171; la simultan&#233;it&#233; d'une rupture - soudain, c'est un pas de danse - et d'une continuit&#233;... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les corps s'animent et parlent ; les mots ne servent plus &#224; rien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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