<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.liminaire.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>LIMINAIRE</title>
	<link>https://liminaire.fr/</link>
	<description>Une palpitation, un mouvement encore immobile, un espace de sursis dans la dissolution.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.liminaire.fr/spip.php?id_mot=46&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>LIMINAIRE</title>
		<url>https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-5d367.jpg?1739520154</url>
		<link>https://liminaire.fr/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>De la lumi&#232;re et des bruits</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/de-la-lumiere-et-des-bruits</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/de-la-lumiere-et-des-bruits</guid>
		<dc:date>2026-05-17T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Contacts successifs</dc:subject>
		<dc:subject>Anne Savelli</dc:subject>
		<dc:subject>L'espace d'un instant</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce recel dans l'&#233;paisseur des mots [[Ces nouveaux mots entrent dans les nouvelles &#233;ditions 2027 des dictionnaires Le Robert et Larousse : &lt;br class='autobr' /&gt;
Aquafaba : Eau de cuisson des l&#233;gumineuses, utilis&#233;e en cuisine comme substitut au blanc d'&#339;uf. &lt;br class='autobr' /&gt;
Assertivit&#233; : Capacit&#233; &#224; s'affirmer dans le respect d'autrui. &lt;br class='autobr' /&gt;
Banger : Chanson qui met tout le monde d'accord d&#232;s les premi&#232;res notes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bouilloire thermique :Logement qui devient invivable en p&#233;riode de fortes chaleurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bouiner : Passer son temps &#224; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/information" rel="tag"&gt;Information&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/langage" rel="tag"&gt;Langage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/anne-savelli" rel="tag"&gt;Anne Savelli&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/l-espace-d-un-instant" rel="tag"&gt;L'espace d'un instant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sensation" rel="tag"&gt;Sensation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/contacts_succcessifs_6_1_-408f9.png?1779001337' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce recel dans l'&#233;paisseur des mots&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces nouveaux mots entrent dans les nouvelles &#233;ditions 2027 des dictionnaires (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une bouilloire thermique du Sud-Ouest o&#249; il fait gav&#233; chaud, un instavid&#233;aste neuroatypique passe ses journ&#233;es &#224; bouiner devant son proxy profitant de la d&#233;couvrabilit&#233; des contenus en ligne. Il prompte des intelligences artificielles g&#233;n&#233;ratives capables de matrixer n'importe qui jusqu'au suicide forc&#233;. Son dernier crush ? Une femme qui a d&#233;cid&#233; de marrainer une association d'&#233;quith&#233;rapie prot&#233;geant une esp&#232;ce parapluie menac&#233;e par la fast-fashion. Chaque soir, il pr&#233;pare un bibimbap accompagn&#233; d'onigiris et d'une mousse mont&#233;e &#224; l'aquafaba, pendant qu'un banger tourne en boucle dans son appartement devenu une v&#233;ritable dinguerie climatique. Son voisin, un charo miskine persuad&#233; d'&#234;tre victime du syst&#232;me comme tous les incels, parce qu'on l'accuse de pornodivulgation, passe son temps &#224; publier des vid&#233;os confuses sur la guerre hybride, avec une assertivit&#233; aussi fragile qu'une pistole oubli&#233;e au soleil.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8761 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55257073383_a486877d0a_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55257073383_a486877d0a_k-d3fb2.jpg?1779001337' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&#206;le Panchout, Bords de l'Yerres, Yerres, Essonne, 8 mai 2026&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espace qui a perdu l'empreinte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;veil en sursaut, en plein milieu d'un r&#234;ve. Je mets du temps &#224; &#233;merger, ce qui m'arrive rarement. Pas l'habitude de sortir le lundi. Il pleut. J'ai regard&#233; la veille l'itin&#233;raire sur une carte pour pr&#233;parer le rendez-vous &#224; venir, un lieu que je connais cependant, o&#249; je suis d&#233;j&#224; venu plusieurs fois. En sortant du m&#233;tro, mes rep&#232;res sont troubl&#233;s. Je me pr&#233;cipite dans une direction qui n'est pas la bonne. J'anticipe sur le rendez-vous suivant. La rue Saint-Sabin forme un arc de cercle. Je sens bien que je m'&#233;loigne du but &#224; atteindre, mais je ne vois pas comment revenir sur mes pas. Tout me semble invers&#233; comme si je regardais le plan se refl&#233;ter sur un miroir. J'ai beau regarder sur mon smartphone, rien n'y fait. Ma g&#233;olocalisation me joue des tours et me d&#233;place &#224; sa guise. Ce n'est plus un rep&#232;re, c'est un leurre qui me perd. Le temps presse, je ne veux pas arriver trop en retard. Anne envoie un message auquel je ne r&#233;ponds pas, concentr&#233; sur mon plan. Je suis si peu souvent d&#233;boussol&#233; &#224; ce point, moi qui me targue d'avoir un excellent sens de l'orientation. En revenant vers le boulevard Richard-Lenoir, j'aper&#231;ois une silhouette famili&#232;re. Je souris. Anne cherche son chemin elle aussi. Je partage avec elle mon d&#233;sarroi, avant de r&#233;aliser que nous allons tous deux &#224; contre-courant du chemin &#224; emprunter. Nous finissons par rejoindre Eric qui nous attend au caf&#233; de l'Industrie. Ce caf&#233; est lui-m&#234;me assez trompeur avec ses deux entr&#233;es, dans deux rues parall&#232;les. Bien s&#251;r, avec Anne, nous entrons par la porte &#224; l'oppos&#233;e de la salle principale. Apr&#232;s ce rendez-vous, je mets plusieurs heures &#224; retrouver mes esprits, &#224; sentir mes pieds &#224; nouveau toucher le sol. Ce n'est pas li&#233; &#224; ce que nous nous sommes dits au caf&#233;, bien au contraire. La conversation a &#233;t&#233; plaisante et tr&#232;s constructive. Mais, depuis mon r&#233;veil pr&#233;cipit&#233; ce matin, j'ai la t&#234;te &#224; l'envers. Apr&#232;s avoir mang&#233; avec Caroline et Alice et avoir visit&#233; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://100ecs.fr/exposition-curiosite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'exposition &lt;i&gt;Curiosit&#233;&lt;/i&gt; au Cent&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, je d&#233;cide de rentrer &#224; pied &#224; la maison. Le temps s'est lev&#233;, quelques belles &#233;claircies. La sensation de fatigue &#224; l'arriv&#233;e me fait oublier les absences du matin. Comme si, t&#234;te en l'air, il m'avait fallu m'&#233;puiser &#224; marcher, traverser la ville d'un pas soutenu, et cette activit&#233; physique pour me remettre dans le bon sens, la t&#234;te &#224; l'endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pouvoir argentique des mots&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Savelli m'a fait remarquer qu'il y avait dans plusieurs de mes textes, et dans le dernier tout particuli&#232;rement, de la suspension, l&#224; o&#249; elle, de son c&#244;t&#233;, travaille plut&#244;t la tension. Qu'est-ce qui me fascine tant, m'attire &#224; ce point dans cette situation momentan&#233;e, cette interruption ? Dans ce qui ne dure qu'un moment, qui est &#233;ph&#233;m&#232;re. J'ai toujours &#233;t&#233; proche de l'image dans l'&#233;criture, de ce qui se fixe en un instant, mais reste fragile, &#233;vanescent, dans cette technique de la photographie que je pratique au quotidien, parall&#232;lement &#224; l'&#233;criture. Pour expliquer &#224; Anne ce qui se jouait pour moi dans la fugacit&#233; de chaque sc&#232;ne situ&#233;e au m&#234;me instant dans diff&#233;rents endroits du monde, j'ai utilis&#233; l'image d'une allumette qu'on craque dans l'obscurit&#233;. Le temps qu'elle reste allum&#233;e, on peut percevoir tout ce qui nous entoure. Ce qui nous oblige, dans ce temps r&#233;duit, &#224; nous concentrer pour enregistrer le plus de d&#233;tails possibles, avec l'ensemble de nos sens. Avant que la p&#233;nombre recouvre tout &#224; nouveau et qu'on ne voie plus rien d'autre que ce qu'il nous en reste en m&#233;moire. Cela se r&#233;p&#232;te plus de 400 fois en fonction du nombre de lieux et de sc&#232;nes dans le livre. Bien s&#251;r, en choisissant cette image de l'allumette, je me suis souvenu des s&#233;ances de d&#233;veloppement photo avec mon ami Damien. J'en garde un souvenir puissant, initiatique, celui du bain r&#233;v&#233;lateur. Nous attendions tous deux, f&#233;brilement, dans l'espace confin&#233; de la pi&#232;ce, que l'image surgisse &#224; la surface du papier blanc qu'il agitait dans le bac, avant de l'extirper pour la faire s&#233;cher. Chaque d&#233;tail de l'image photographi&#233;e apparaissait lentement, dans ce laps de temps o&#249; tout devient possible. Le dispositif d'&#233;criture de ce texte explique ce processus proche de la r&#233;v&#233;lation photographique. Ce que Servanne Monjour d&#233;crit tr&#232;s justement dans son texte &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://phlit.org/press/?post_type=articlerevue&amp;p=2872&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;v&#233;lation : arch&#233;ologie d'une m&#233;taphore photolitt&#233;raire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Au d&#233;part de chaque texte du livre, il y a une photographie. C'est ce que l'on peut retrouver dans la premi&#232;re version du texte, dans le projet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/projets/article/rien-ne-ressemble-a-ce-dont-je-ne-me-souviens-pas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'espace d'un instant&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. L'appropriation iconique se trouve au c&#339;ur de mon dispositif d'&#233;criture, selon Corentin Lahouste, qui insiste sur la fa&#231;on dont &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/elfe/7210&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les d&#233;placements qui sont inh&#233;rents &#224; ce geste d'appropriation font &#233;clore de singuli&#232;res exp&#233;rienciations verbo-visuelles&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Cette photographie n'existe pas. C'est un arr&#234;t sur image. La capture d'une image anim&#233;e, en provenance d'un film. Pour ce livre, j'ai repris l'ensemble des sc&#232;nes initiales, pour les r&#233;&#233;crire, sans avoir l'image sous les yeux. En les convoquant dans ma m&#233;moire, comme avec l'allumette. Le texte d&#233;crit souvent ce qui se passe &#224; un endroit, mais il peut aussi bien raconter ce qui se passe avant ou apr&#232;s, et parfois m&#234;me dans l'envers de ce lieu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/9242010380_35f4ee3e02_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/9242010380_35f4ee3e02_k-61624.jpg?1779001337' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Passage Lhomme, Paris 11&#232;me, 8 juillet 2013&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pluie d'&#233;clats est sans issue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pleut sur les boulevards, les vitrines, les balcons charg&#233;s de g&#233;raniums, les auvents des caf&#233;s, les scooters b&#226;ch&#233;s, les grilles des jardins publics, les platanes, les bancs mouill&#233;s du boulevard de la Villette, les statues, les palissades des chantiers, les journaux abandonn&#233;s par terre, les caniveaux o&#249; tournent des p&#233;tales d&#233;tremp&#233;s, les chaussures blanches d&#233;j&#224; tach&#233;es, les parapluies retourn&#233;s par le vent, les trottinettes, les feux rouges, les fa&#231;ades haussmanniennes grises sous l'averse, les chiens qui s'&#233;bouent, les livreurs press&#233;s, les colonnes Morris couvertes d'affiches bariol&#233;es, les goutti&#232;res qui d&#233;bordent, les pav&#233;s luisants, les ponts, les p&#233;niches, les cadenas, les silhouettes qui courent d'un abri &#224; l'autre, les fen&#234;tres malencontreusement rest&#233;es ouvertes, les m&#233;gots coll&#233;s au sol, les serveurs qui empilent les chaises en catastrophe, les taxis, les bus embu&#233;, les parkings souterrains, les bo&#238;tes aux lettres, les toits d'ardoise luisants, les verri&#232;res des passages couverts, les cours int&#233;rieures o&#249; l'eau tombe en cascade le long des descentes de zinc, les pigeons immobiles sous les corniches, les joggeurs du canal qui pressent l'allure, t&#234;te basse, les couples serr&#233;s sous un m&#234;me parapluie, les fils &#233;lectriques, les gyrophares de la police dans la circulation ralentie, les fontaines, les terrains de basket vides, les squares d&#233;sert&#233;s, les sir&#232;nes lointaines, les halls d'immeubles o&#249; l'on attend que &#231;a passe, les cheveux qui frisent sous l'humidit&#233;, fluffy, les flaques o&#249; le ciel se renverse, puis soudain les nuages se d&#233;chirent, les premi&#232;res ombres r&#233;apparaissent sur les murs, le sol, la vapeur monte du bitume, les oiseaux traversent le ciel, les enfants sautent de joie dans les flaques, les gouttes suspendues aux feuilles des arbres, les odeurs de pierre et de bitume ti&#232;des, les reflets bleus sur les vitres, dans la lumi&#232;re revenue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces nouveaux mots entrent dans les nouvelles &#233;ditions 2027 des dictionnaires Le Robert et Larousse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aquafaba : Eau de cuisson des l&#233;gumineuses, utilis&#233;e en cuisine comme substitut au blanc d'&#339;uf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assertivit&#233; : Capacit&#233; &#224; s'affirmer dans le respect d'autrui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Banger : Chanson qui met tout le monde d'accord d&#232;s les premi&#232;res notes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouilloire thermique :Logement qui devient invivable en p&#233;riode de fortes chaleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouiner : Passer son temps &#224; de vagues occupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibimbap : Plat cor&#233;en &#224; base de riz, de l&#233;gumes saut&#233;s, d'un &#339;uf et de viande marin&#233;e, relev&#233; de p&#226;te de piment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charo : Homme &#224; la recherche de multiples aventures amoureuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crush : Penchant amoureux soudain pour quelqu'un ; coup de c&#339;ur pour quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvrabilit&#233; : Capacit&#233; &#224; rendre une information ou un service facilement accessible sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dinguerie : Action ou parole insens&#233;e, extravagante, loufoquerie. Chose extraordinaire, grandiose, propre &#224; susciter l'&#233;merveillement, l'admiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Equith&#233;rapie&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;rapie utilisant le cheval comme m&#233;diateur pour soigner, appartenant aux zooth&#233;rapies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#232;ce parapluie : Esp&#232;ce dont la protection assure celle des autres esp&#232;ces d'un m&#234;me &#233;cosyst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fast-fashion : Mod&#232;le &#233;conomique du pr&#234;t-&#224;-porter qui consiste &#224; proposer un renouvellement rapide de collections &#224; petit prix et de moindre qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gav&#233; : Tr&#232;s usit&#233; dans le Sud-Ouest et qui signifie &#171; beaucoup de, plein de &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guerre hybride : Conflit combinant des modes d'action militaires et non militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incel : Mouvance masculiniste compos&#233;e d'hommes c&#233;libataires qui se pr&#233;tendent rejet&#233;s par les femmes, qu'ils jugent responsables de leur c&#233;libat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Instavid&#233;aste : Personne qui diffuse un flux vid&#233;o en direct sur internet, g&#233;n&#233;ralement en interaction avec sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marrainer : Accorder son soutien moral &#224; un projet, une cause, en parlant d'une femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matrixer : manipuler ou conditionner. &#171; Faire une impression profonde et durable sur (quelqu'un) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miskine : Qui inspire de la piti&#233; ; faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Narchomicide : Meurtre li&#233; au trafic de drogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neuroatypique, neurodivergent : Se dit d'une personne dont le fonctionnement neurologique diff&#232;re de celui du plus grand nombre et, sp&#233;cialement, qui pr&#233;sente un trouble du neurod&#233;veloppement (TSA, TDAH, DYS, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Onigiri : Mot japonais, boulette de riz assaisonn&#233;e et recouverte d'une algue nori.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pistole : Pastille de chocolat plate, ronde ou ovale utilis&#233;e en p&#226;tisserie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pornodivulgation : Divulgation de photos ou de vid&#233;os &#224; caract&#232;re sexuel sans le consentement de la personne expos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prompter : Envoyer un prompt, une instruction &#224; un algorithme d'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative pour obtenir une r&#233;ponse cibl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proxy : Dispositif informatique servant d'interm&#233;diaire entre les ordinateurs d'un r&#233;seau priv&#233; et Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suicide forc&#233; : Le geste fatal r&#233;sultant du harc&#232;lement moral exerc&#233; par un conjoint ou ex-conjoint.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marginalia Woolf, de Christine Jeanney</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/marginalia-woolf-de-christine-jeanney</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/marginalia-woolf-de-christine-jeanney</guid>
		<dc:date>2026-05-08T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Portrait</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Londres</dc:subject>
		<dc:subject>En lisant en &#233;crivant</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Mort</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Traductrice de l'&#339;uvre de Virginia Woolf (Les vagues, Des fant&#244;mes dans les arbres), Christine Jeanney propose dans ce texte &#224; la forme in&#233;dite, &#224; l'architecture visuelle et textuelle hybride, une d&#233;construction de la structure classique du r&#233;cit biographique. L'ouvrage est en effet compos&#233; de blocs de texte spatialement organis&#233;s sur la page pour cr&#233;er un dialogue constant entre plusieurs voix. Les paroles et les &#233;crits de Virginia Woolf. Les t&#233;moignages et les impressions de ceux qui l'ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/creation/radio-marelle/" rel="directory"&gt;Radio Marelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/information" rel="tag"&gt;Information&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/langage" rel="tag"&gt;Langage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/portrait" rel="tag"&gt;Portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/londres" rel="tag"&gt;Londres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/en-lisant-en-ecrivant" rel="tag"&gt;En lisant en &#233;crivant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/memoire" rel="tag"&gt;M&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/mort" rel="tag"&gt;Mort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sensation" rel="tag"&gt;Sensation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/en_lisant_en_e_crivant_1_-c19f6.png?1778223624' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8734 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L89xH120/capture_d_e_cran_2026-04-20_a_10.37_23-d5e55.png?1777020379' width='89' height='120' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Traductrice de l'&#339;uvre de Virginia Woolf (&lt;i&gt;Les vagues&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Des fant&#244;mes dans les arbres&lt;/i&gt;), Christine Jeanney propose dans ce texte &#224; la forme in&#233;dite, &#224; l'architecture visuelle et textuelle hybride, une d&#233;construction de la structure classique du r&#233;cit biographique. L'ouvrage est en effet compos&#233; de blocs de texte spatialement organis&#233;s sur la page pour cr&#233;er un dialogue constant entre plusieurs voix. Les paroles et les &#233;crits de Virginia Woolf. Les t&#233;moignages et les impressions de ceux qui l'ont c&#244;toy&#233;. Les r&#233;flexions de Christine Jeanney sur l'autrice et sur l'&#233;criture. Cette accumulation de fragments permet de s'approcher au plus pr&#232;s de Virginia Woolf &#171; et de la voir en papillon qui refuse de rester &#233;pingl&#233; dans sa boite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://abrupt.cc/c-jeanney/marginalia-woolf/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Marginalia Woolf&lt;/i&gt;, Christine Jeanney, Abr&#252;pt, 2026.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_8745 spip_document spip_documents spip_document_video&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;video-intrinsic-wrapper&#034; style='height:0;width:640px;max-width:100%;padding-bottom:56.25%;position:relative;'&gt; &lt;div class=&#034;video-wrapper&#034; style=&#034;position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt; &lt;video class=&#034;mejs mejs-8745&#034; data-id=&#034;70824915577912b76191c48b42316c95&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;pluginPath&#034;:&#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/&#034;,&#034;loop&#034;:false,&#034;videoWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;videoHeight&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:852}' width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; poster=&#034;local/cache-vignettes/L640xH360/en_lisant_en_e_crivant-22-88006.png?1778223624&#034; controls=&#034;controls&#034; preload=&#034;none&#034; &gt; &lt;source type=&#034;video/mp4&#034; src=&#034;IMG/mp4/en_lisant_marginalia_woolf_christine_jeanney.mp4&#034; /&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/en_lisant_en_e_crivant-22-88006-6ce50.png?1778223625' width='500' height='281' alt='Impossible de lire la video' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript4798886576a2bd7329ffc31.63176760&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyNzk1ODQwJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI3OTU4NDAnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://open.spotify.com/episode/7jknCvDgBJdsdqsLbLXGPy?si=ZhLbWo1ZQY680IUcOqv7Dg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait du texte &#224; &#233;couter sur Spotify&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://open.spotify.com/episode/7jknCvDgBJdsdqsLbLXGPy?si=ZhLbWo1ZQY680IUcOqv7Dg&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L35xH35/anchor-52133.png?1739520156' width='35' height='35' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8744 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.47_12.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH430/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.47_12-92d79.png?1778223625' width='500' height='430' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8739 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10_43.00.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH396/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10_43.00-d02d0.png?1778223625' width='500' height='396' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8740 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_12.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH380/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_12-5e61c.png?1778223626' width='500' height='380' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8741 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_25.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH435/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_25-28fc0.png?1778223626' width='500' height='435' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8742 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_40.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH417/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_40-4d6fd.png?1778223626' width='500' height='417' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8743 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_51.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH370/capture_d_e_cran_2026-04-24_a_10.43_51-17637.png?1778223626' width='500' height='370' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://abrupt.cc/c-jeanney/marginalia-woolf/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Marginalia Woolf&lt;/i&gt;, Christine Jeanney, Abr&#252;pt, 2026.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pouvez suivre le podcast de ces lectures versatiles sur les diff&#233;rents points d'acc&#232;s ci-dessous : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://anchor.fm/s/24d0b3d4/podcast/rss&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;RSS&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://podcasts.apple.com/fr/podcast/en-lisant-en-%C3%A9crivant/id1517222611&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Apple Podcast&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/c/PierreM%C3%A9nard/podcasts&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Youtube&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.deezer.com/fr/show/1001542221&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deezer&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://open.spotify.com/episode/5ItGd0Gb92KVQOcyRpsVtj&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Spotify&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le silence n'est pas un lieu</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/le-silence-n-est-pas-un-lieu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/le-silence-n-est-pas-un-lieu</guid>
		<dc:date>2026-05-03T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Portrait</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Gare</dc:subject>
		<dc:subject>Contacts successifs</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre M&#233;nard</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Biblioth&#232;que</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rien d'autre que vivre et voir vivre &lt;br class='autobr' /&gt;
Embrouille entre plusieurs hommes dans le RER B. Un homme noir, tr&#232;s grand, monte, passablement &#233;nerv&#233; &#224; la station Les Halles, il invective deux autres hommes qui lui tiennent t&#234;te. Le ton monte tr&#232;s vite. Ne me touche pas, r&#233;p&#232;te l'homme qui a l'air d'avoir vu quelque chose en montant, que les deux autres d&#233;mentent avoir fait. Ils le provoquent pour d&#233;tourner l'attention des voyageurs. Je mets du temps &#224; comprendre ce qui les oppose, la raison de leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/portrait" rel="tag"&gt;Portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/gare" rel="tag"&gt;Gare&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/pierre-menard" rel="tag"&gt;Pierre M&#233;nard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nature" rel="tag"&gt;Nature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;Biblioth&#232;que&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/contacts_succcessifs_4_1_-28a0f.png?1777792293' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rien d'autre que vivre et voir vivre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Embrouille entre plusieurs hommes dans le RER B. Un homme noir, tr&#232;s grand, monte, passablement &#233;nerv&#233; &#224; la station Les Halles, il invective deux autres hommes qui lui tiennent t&#234;te. Le ton monte tr&#232;s vite. Ne me touche pas, r&#233;p&#232;te l'homme qui a l'air d'avoir vu quelque chose en montant, que les deux autres d&#233;mentent avoir fait. Ils le provoquent pour d&#233;tourner l'attention des voyageurs. Je mets du temps &#224; comprendre ce qui les oppose, la raison de leur dispute. Au milieu d'eux, un jeune homme d'origine asiatique, tient son sac &#224; doc en cuir contre sa poitrine, son portable &#224; la main. Il est question d'un portefeuille que l'homme soup&#231;onne l'un des deux autres hommes d'avoir tent&#233; de d&#233;rober &#224; une femme en montant dans le wagon. Tout va tr&#232;s vite. Les mots mena&#231;ant tournent en boucle, se r&#233;p&#232;tent. Joute verbale. Tu veux te battre. Descend, on va r&#233;gler &#231;a sur le quai ! Le RER entre en gare &#224; Saint-Michel, les deux hommes cherchent &#224; faire descendre l'homme noir qui leur r&#233;siste. Il veut bien se battre avec eux mais pas ici, il travaille, qu'ils viennent donc &#224; Denfert, et l&#224; ils verront, ils pourront s'expliquer. Les deux hommes descendent sur le quai, alors que le signal de la fermeture des portes retentit, cherchent une derni&#232;re fois &#224; faire descendre l'homme qui leur r&#233;siste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8749 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55231420136_3426314756_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55231420136_3426314756_k-3b3ba.jpg?1777792293' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;La coul&#233;e verte, Gometz-le-Ch&#226;tel, Essonne, 26 avril 2026&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui n'a jamais &#233;t&#233; dit &lt;i&gt;ainsi&lt;/i&gt; n'a jamais &#233;t&#233; dit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je garde un excellent souvenir de l'entretien r&#233;alis&#233; avec Christophe Robert, responsable de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://villa-arson.fr/bibliotheque/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;biblioth&#232;que de la Villa Arson&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, o&#249; Nina a fait ses &#233;tudes d'art. Il avait pr&#233;vu une trame de questions &#224; me poser. Je me sentais en confiance dans ce cadre. Je n'avais rien pr&#233;par&#233; et c'&#233;tait mieux ainsi. Nous avons progress&#233; ensemble, entre question et r&#233;ponse, discutant comme si nous marchions dans le d&#233;dale des all&#233;es de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://villa-arson.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Villa Arson&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et de son jardin, passant en revue mon travail d'auteur, de biblioth&#233;caire et d'animateurs d'ateliers d'&#233;criture. Dans cet entretien, j'insiste sur une id&#233;e centrale : &#233;crire n'est pas un acte exceptionnel, mais une pratique quotidienne et exp&#233;rimentale. J'y d&#233;fends une vision d&#233;sacralis&#233;e de la litt&#233;rature. L'&#233;crivain n'est pas un g&#233;nie isol&#233;, mais quelqu'un qui travaille, teste, recommence. L'&#233;criture est faite de protocoles, de contraintes, de tentatives, souvent inachev&#233;es. Cette approche rejoint mon int&#233;r&#234;t pour les formes fragmentaires et les dispositifs. J'y reviens en pr&#233;sentant rapidement diff&#233;rents projets, des &lt;i&gt;lignes de d&#233;sir&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;Laisse venir&lt;/i&gt;, co&#233;crit avec Anne Savelli, en passant par &lt;i&gt;L'esprit d'escalier&lt;/i&gt;, ces deux textes ayant &#233;t&#233; &#233;dit&#233;s par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.la-marelle.org/productions/editions-la-marelle.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Marelle &#233;ditions&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. J'accorde une place centrale aux ateliers d'&#233;criture, espace essentiel pour l'exp&#233;rimentation. On y &#233;crit sans chercher imm&#233;diatement &#224; produire une &#339;uvre, mais pour explorer des gestes, des formes, des possibles. Je reviens sur le r&#244;le du num&#233;rique dans mon travail. Mon site et mes projets en ligne sont des lieux d'&#233;criture &#224; part enti&#232;re, o&#249; texte, image et son se croisent et dialoguent. L'&#233;criture n'est plus seulement li&#233;e au livre, mais &#224; des formes hybrides. Cette qu&#234;te de la forme s'ach&#232;ve dans la transmission collective. Dans les ateliers d'&#233;criture, notamment. Pour terminer notre &#233;change, je pr&#233;sente un livre, &#224; la demande de mon interlocuteur. Il s'agit de &lt;i&gt;La photo me regardait&lt;/i&gt; de Katia Petrovskaya, qui interroge les hors-champs de l'image et dresse un portrait d'elle en creux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En avant marge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PNJ est l'abr&#233;viation de Personnage non-joueur ou Personnage non-jouable, dans les jeux vid&#233;o. Il d&#233;signe &#233;galement tout protagoniste avec lequel le joueur est amen&#233; &#224; interagir pour r&#233;soudre une intrigue dans un jeu de r&#244;le ou un jeu d'aventures. Dans la vie courante, et plus particuli&#232;rement sur les r&#233;seaux sociaux (comme TikTok), le sigle PNJ est souvent employ&#233; de mani&#232;re p&#233;jorative par les adolescents. Un&#183;e random, un&#183;e nobody, un&#183;e figurant&#183;e, un&#183;e boloss, un&#183;e fragile, quelqu'un de cringe, g&#234;nant, has been, en un mot : invisible. Une personne sans int&#233;r&#234;t, ingrate, discr&#232;te trop discr&#232;te, par essence secondaire, inutile, sans r&#244;le pr&#233;cis, qui doit rester dans l'ombre. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://editionsjou.net/produit/pnj/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dans son nouveau livre, PNJ, &#201;ric Arlix&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dresse une galerie de dix PNJ, portraits de personnes qui cherchent &#224; entrer dans un jeu qu'ils maitrisent mal, qui les d&#233;passe, dont ils se sentent exclus, chass&#233;s, expuls&#233;s. En marge. Avec humour et justesse, l'auteur d&#233;crit des sc&#232;nes de leur vie en acc&#233;l&#233;r&#233; (travail, politique, corps, sant&#233;, loisirs, voyages, rencontres) avec une m&#234;me vell&#233;it&#233; de ces personnages &#224; se confronter au r&#233;el et &#224; trouver leur place dans une soci&#233;t&#233; n&#233;olib&#233;rale et capitaliste qui repose sur la comp&#233;tition g&#233;n&#233;ralis&#233;e et l'individualisme, transformant les biens et les relations en marchandises, affaiblissant chaque jour un peu plus le sens du collectif ainsi que l'engagement politique. Ce livre tr&#232;s court, par sa concision et sa forme po&#233;tique d'&#233;num&#233;rations scand&#233;es, nous ouvre les yeux sur ces laiss&#233;s pour compte qu'on invisibilise, &#224; nos c&#244;t&#233;s pourtant, quand nous ne nous reconnaissons pas en eux, comme l'auteur lui-m&#234;me avec beaucoup d'auto-d&#233;rision, et soudain on ne voit plus qu'eux et ce qu'ils repr&#233;sentent, une issue, une alternative, un possible et salutaire renversement de perspective sur le monde actuel.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8750 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/9284178424_46da538e06_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/9284178424_46da538e06_k-f8639.jpg?1777792293' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Maruyama-koen Park, Kyoto, Japon, 23 f&#233;vrier 2011&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rien d'imagination suffit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ce qu'on pr&#233;voit de faire et ce qui nous emporte presque malgr&#233; nous au-del&#224; de ce qu'on avait en t&#234;te. Le chemin qu'on imagine suivre sur la carte et l'itin&#233;raire qu'on emprunte r&#233;ellement. Nous longeons le Grand Morin, remontant son cours d'eau &#224; contresens. Nous h&#233;sitons &#224; rebrousser chemin au beau milieu des champs pour revenir sur nos pas. Toutefois, nous changeons d'avis en croisant un couple qui revient du sommet de la colline qui nous toise depuis la sortie du village. La femme avec un l&#233;ger accent belge s'enthousiasme &#224; propos de la tr&#232;s belle vue sur l'ensemble de la vall&#233;e qu'on a de l&#224;-haut. Son all&#233;gresse nous ravit et nous d&#233;cidons sans plus attendre de faire le m&#234;me parcours que le leur, mais en sens inverse. La journ&#233;e s'inscrit ainsi, sans pr&#233;m&#233;ditation mais assur&#233;ment, dans un mouvement g&#233;n&#233;ral qui avance &#224; contre-courant. &#192; notre arriv&#233;e en gare de l'Est, nous marchons sur le quai en sens inverse de la foule de voyageurs. Notre sortie s'effectue en effet en bout des quais, au niveau de la station Ch&#226;teau-Landon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Journal du regard : Mars 2026</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mars-2026</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mars-2026</guid>
		<dc:date>2026-04-01T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Sons</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Journal du regard</dc:subject>
		<dc:subject>L'espace d'un instant</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Voyage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque mois, un film regroupant l'ensemble des images prises au fil des jours, le mois pr&#233;c&#233;dent, et le texte qui s'&#233;crit en creux. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transpara&#238;tre les traces - t&#233;nues mais non d&#233;chiffrables - de l'&#233;criture &#8220;pr&#233;alable&#8221; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jorge Luis Borges, Fictions &lt;br class='autobr' /&gt; Rien que les heures, mon livre qui para&#238;t aux &#233;ditions JOU en mai prochain, est un r&#233;cit qui se d&#233;roule sur une journ&#233;e, du jour au lendemain. Chaque heure de cette journ&#233;e, de 00h24 &#224; 23h53, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/journal/" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sons" rel="tag"&gt;Sons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal-du-regard" rel="tag"&gt;Journal du regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/l-espace-d-un-instant" rel="tag"&gt;L'espace d'un instant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voyage" rel="tag"&gt;Voyage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/capture_d_e_cran_2026-03-30_a_00.04_14-0e6de.png?1775026977' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chaque mois, un film regroupant l'ensemble des images prises au fil des jours, le mois pr&#233;c&#233;dent, et le texte qui s'&#233;crit en creux.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transpara&#238;tre les traces - t&#233;nues mais non d&#233;chiffrables - de l'&#233;criture &#8220;pr&#233;alable&#8221; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jorge Luis Borges, &lt;i&gt;Fictions&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;660&#034; height=&#034;415&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/fKnTZ2gwD2M&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;a href=&#034;https://editionsjou.net/produit/rien-que-les-heures/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rien que les heures&lt;/i&gt;, mon livre qui para&#238;t aux &#233;ditions JOU&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en mai prochain, est un r&#233;cit qui se d&#233;roule sur une journ&#233;e, du jour au lendemain. Chaque heure de cette journ&#233;e, de 00h24 &#224; 23h53, correspond &#224; un lieu &#224; Paris &#224; une heure pr&#233;cise. Cet endroit est situ&#233; sur une ligne qui traverse Paris du nord au sud, en longeant le m&#233;ridien de Paris. Ce m&#233;ridien a &#233;t&#233; d&#233;fini pour la premi&#232;re fois le 21 juin 1667, jour du solstice d'&#233;t&#233;. Il traverse la France de Dunkerque &#224; Perpignan. L'emplacement de l'Observatoire de Paris, dans le 14&#7497; arrondissement, a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; &#224; cette date et de fa&#231;on &#224; ce que cette ligne imaginaire le traverse. C'est &#224; partir du m&#233;ridien de Paris que le syst&#232;me m&#233;trique a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;. Le m&#232;tre est la 1/10 000 000&#7497; partie de la moiti&#233; du m&#233;ridien. Il a ensuite &#233;t&#233; abandonn&#233; au profit du m&#233;ridien de Greenwich en 1884. Le r&#233;cit est divis&#233; en soixante chapitres, des &#233;tapes sur ces lieux qui ne sont d&#233;sign&#233;s tout d'abord que par leurs coordonn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es (on trouve cependant &#224; la fin du livre leurs adresses pr&#233;cises, dans un index complet). &#192; chaque &#233;tape du parcours, en fonction de l'heure qu'il est &#224; Paris, on peut lire sept r&#233;cits se d&#233;roulant au m&#234;me moment dans sept lieux diff&#233;rents r&#233;partis dans le monde entier, mais &#224; une heure alternative selon le fuseau horaire de l'histoire racont&#233;e. Pour ce projet sur l'espace et le temps, j'ai choisi le nombre d'&#233;tapes, en r&#233;f&#233;rence au nombre de secondes dans une minute et de minutes dans une heure. Je souhaitais &#233;galement que le chiffre des minutes de chaque &#233;tape soit diff&#233;rent, et contenu entre 1 et 60. J'ai choisi le chiffre sept pour le nombre de lieux en r&#233;f&#233;rence au nombre de jours dans une semaine, sans penser aux bottes de sept lieux du &lt;i&gt;Petit Poucet&lt;/i&gt; de Charles Perrault, dont les bottes magiques permettent de parcourir, comme dans mon livre, de tr&#232;s grandes distances en tr&#232;s peu de temps. Pour accompagner la sortie du livre, je pr&#233;pare une webfiction en ligne, qui permettra de d&#233;couvrir le r&#233;cit, accompagn&#233; de courtes vid&#233;os film&#233;es dans les soixante lieux parisiens, des photographies qui sont &#224; l'origine des textes, qu'on a pu d&#233;couvrir sur mon site, entre janvier 2021 et f&#233;vrier 2022, sous la forme d'un r&#233;cit par fragments et d'un podcast, intitul&#233;s &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/projets/article/rien-ne-ressemble-a-ce-dont-je-ne-me-souviens-pas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'espace d'un instant&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. et des textes qu'on pourra lire et &#233;couter, dans la nouvelle version du r&#233;cit. Pour pr&#233;parer le tournage de ces vid&#233;os au printemps, j'ai fait quelques rep&#233;rages sur les lieux o&#249; je vais filmer. Il y a de nombreuses s&#233;quences qui se d&#233;rouleront dans le jardin du Luxembourg, et autour de l'Observatoire de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus avertis s'en rendront compte en regardant les images de ce journal, il y a quelque chose de chang&#233; dans la prise de vue. La cam&#233;ra DJI Osmo Pocket que j'utilisais depuis 2019 ne fonctionne plus. Le bouton d'enregistrement s'est brusquement bloqu&#233; alors que nous d&#233;ambulions en famille dans le parc Montsouris. La prise en main d'un nouvel outil prend toujours un peu de temps. La cam&#233;ra de la m&#234;me marque que la pr&#233;c&#233;dente que j'ai achet&#233;e est un peu plus encombrante, plus lourde &#233;galement, elle poss&#232;de un &#233;cran qui m'a un peu d&#233;stabilis&#233; au d&#233;part pour le cadrage, mais question mise au point et stabilit&#233; de l'image, elle est encore plus efficace que la pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pensais pas revenir &#224; la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://villa-arson.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Villa Arson &#224; Nice&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Nina a termin&#233; en fin d'ann&#233;e derni&#232;re ses cinq ans d'&#233;tudes sup&#233;rieures, et m&#234;me si Caroline et moi nous avons une amie qui vit d&#233;sormais &#224; Nice, je n'envisageais pas d'y revenir et de revoir l'&#233;cole. Comme ma fille y avait laiss&#233; des affaires au moment de partir vivre &#224; Marseille, et qu'elle n'avait pas r&#233;ussi &#224; y retourner depuis son d&#233;part, je lui ai propos&#233; de l'y accompagner &#224; l'occasion de notre bref s&#233;jour &#224; Marseille. En effet, avec Caroline, nous sommes venus travailler une semaine sur notre projet d'&#233;criture &lt;i&gt;Autour&lt;/i&gt; (devenu &lt;i&gt;Nostos&lt;/i&gt;) pour lequel nous avions &#233;t&#233; accueillis l'&#233;t&#233; dernier &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.la-marelle.org/en-creation/residences/1593-pierre-menard-et-caroline-diaz-a-la-ciotat.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en r&#233;sidence &#224; La Ciotat &#224; l'invitation de La Marelle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &#192; chaque fois que j'ai eu l'occasion de me rendre &#224; la Villa Arson, j'ai film&#233; quelques s&#233;quences sur place, car c'est un lieu de cr&#233;ation magnifique situ&#233; sur les hauteurs de Nice, &#224; la fois &#233;cole d'art et espace d'exposition, avec son architecture en b&#233;ton et galets, son jardin aux arbres centenaires qui offre une vue incroyable sur toute la ville. &#192; chaque fois que je postais des images de mon passage, le responsable de la biblioth&#232;que me disait que j'aurais d&#251; lui dire que je passais, nous aurions pu r&#233;aliser ensemble un entretien sous forme de podcast. Cette fois-ci, j'ai finalement devanc&#233; sa proposition, et nous avons enregistr&#233; un entretien autour de mon parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on arrive &#224; Marseille en train, on a l'impression que la gare tourne le dos &#224; certains quartiers au profit d'une unique ouverture sur le centre-ville. La Belle de Mai est un ancien quartier ouvrier qui para&#238;t abandonn&#233; depuis de longues ann&#233;es, m&#234;me si les choses changent peu &#224; peu. La veille, de retour de Nice, Caroline, Nina et moi, nous avions travers&#233; rapidement les ruelles &#233;troites du quartier, &#224; bord d'un taxi, pour rapporter les affaires de Nina dans son appartement du boulevard Ricard. Dans notre trajet nocturne, nous avons &#233;t&#233; surpris par le nombre de personnes dehors &#224; cette heure, marchant sur les trottoirs, traversant la route en pressant le pas, mangeant et buvant debout devant les caf&#233;s. C'&#233;tait l'heure de la rupture du je&#251;ne, la fin du ramadan toute proche. Le lendemain nous sommes repass&#233;s dans le quartier, marchant &#224; travers les m&#234;mes rues, cette fois presque d&#233;sertes. Nina nous a conseill&#233; d'emprunter la rue Levat. Au milieu de cette ruelle &#233;troite qui serpente entre murets, maisons de ville et petits immeubles, un portail ouvre sur un ancien couvent reconverti depuis peu en lieu de cr&#233;ation, de rencontres et de diffusion. On entre &#224; l'int&#233;rieur, le jardin est immense. C'est une parenth&#232;se dans la ville. Un moment suspendu. Une respiration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ici n'est d&#233;j&#224; plus</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/ici-n-est-deja-plus</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/ici-n-est-deja-plus</guid>
		<dc:date>2026-03-29T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>Danse</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Contacts successifs</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'enfance de l'art &lt;br class='autobr' /&gt;
J'anime samedi prochain un atelier de broderie sur photographie &#224; la biblioth&#232;que. Je n'avais jamais brod&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent, mais j'ai pens&#233; que cela me plairait d'apprendre cette technique. Ce qui m'a motiv&#233; pour proposer cet atelier, c'&#233;tait que la broderie permet une approche in&#233;dite de la photographie. Ce qui m'int&#233;resse, c'est de proposer aux participantes &#224; l'atelier de travailler &#224; partir d'un mat&#233;riau pr&#233;existant, une photographie personnelle, des images (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/danse" rel="tag"&gt;Danse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;Biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/corps" rel="tag"&gt;Corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sensation" rel="tag"&gt;Sensation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/traces" rel="tag"&gt;Traces&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/contacts_succcessifs_65_1_-60208.png?1774767988' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enfance de l'art&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'anime samedi prochain un atelier de broderie sur photographie &#224; la biblioth&#232;que. Je n'avais jamais brod&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent, mais j'ai pens&#233; que cela me plairait d'apprendre cette technique. Ce qui m'a motiv&#233; pour proposer cet atelier, c'&#233;tait que la broderie permet une approche in&#233;dite de la photographie. Ce qui m'int&#233;resse, c'est de proposer aux participantes &#224; l'atelier de travailler &#224; partir d'un mat&#233;riau pr&#233;existant, une photographie personnelle, des images d'archives ou des cartes postales anciennes. L'enjeu est de mettre en valeur certains &#233;l&#233;ments de l'image, d'ajouter des textures, des motifs, du texte, de structurer certaines lignes de forces, de souligner certains d&#233;tails, bref de cr&#233;er un effet visuel surprenant par rapport &#224; l'original. Gr&#226;ce &#224; la combinaison de l'image et des fils, chaque cr&#233;ation devient unique. Aujourd'hui, j'ai r&#233;alis&#233; ma premi&#232;re broderie, &#224; partir d'une de mes photographies, deux sculptures de mains stylis&#233;es derri&#232;re une vitrine. J'ai soulign&#233; le contour des deux mains pour les rendre plus apparentes. Puis, entre ces deux mains l'une &#224; c&#244;t&#233; de l'autre, j'ai tir&#233; de faux fils pour &#233;voquer le jeu de la ficelle &#224; doigts qu'on pratique dans l'enfance. Pendant que je m'exer&#231;ais &#224; enfiler les trois brins de fil &#224; broder dans le minuscule chas de l'aiguille, puis &#224; broder en suivant le point de tige avec des fils de diff&#233;rentes couleurs, je n'ai pas vu le temps passer, absorb&#233; par la r&#233;p&#233;tition de mes gestes, concentr&#233; pour maintenir une r&#233;gularit&#233; des points, sans abimer la photo.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8712 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55158695180_ffa0bc7879_k_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55158695180_ffa0bc7879_k_1_-cb382.jpg?1774767989' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Jardins du Couvent, rue Levat, Marseille 3&#232;me, 20 mars 2026&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette &#233;paisseur diffuse o&#249; rien ne se montre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En t&#233;l&#233;travail &#224; la maison, je r&#233;alise deux montages pour la biblioth&#232;que, l'un &#224; partir d'extraits de films sur les robots et l'IA, dans le cadre d'une pr&#233;sentation vid&#233;o qui aura lieu le samedi 18 avril, et le second sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/ecriture/au-lieu-de-se-souvenir/article/journal-du-combat-9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le chantier de la place du Colonel Fabien que j'ai suivi pendant un an&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Pour ce montage, j'avais plus de deux heures de rushs tourn&#233;s entre janvier 2025 et mars 2026. et je souhaitais r&#233;aliser une vid&#233;o de moins de quinze minutes. Cela supposait d'enlever de nombreux plans, de couper dans la mati&#232;re des images. Aux premiers visionnages, on h&#233;site souvent &#224; trop en enlever, puis progressivement on se lib&#232;re, on se l&#226;che, on ne doit garder que l'essentiel, et c'est &#224; force de visionnages et de d&#233;coupages que l'essentiel se r&#233;v&#232;le, cela devient &#233;vident en &#233;vidant. Mais ce qu'on enl&#232;ve n'est pas perdu, c'est m&#234;me ce qu'on enl&#232;ve qui nous permet d'en enlever encore, de clarifier ce qu'on va garder, qui s'&#233;claire et se pr&#233;cise dans la r&#233;p&#233;tition de ces coupes. La derni&#232;re fois que nous nous sommes vus avec Anne, elle &#233;voquait les milliers de mots qu'elle avait d&#251; supprimer avant la publication de son livre &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/creation/livre-lecture/article/f-comme-fugue-polyphonie-de-voix-au-milieu-du-fracas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bruits&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Je sentais une pointe de regret dans sa remarque, comme si ces pages existaient encore pour elle, alors m&#234;me que le livre est publi&#233; et clos sur lui-m&#234;me. Ce qu'on a supprim&#233; des versions pr&#233;c&#233;dentes n'a plus lieu d'&#234;tre selon moi, malgr&#233; le temps pass&#233; &#224; y travailler, et l'int&#233;r&#234;t de ce travail. La disparition de ces fragments est au c&#339;ur de la r&#233;ussite du projet, de l'&#339;uvre, puisqu'elle d&#233;termine sa coh&#233;sion g&#233;n&#233;rale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour te r&#233;pondre sur ce qu'on enl&#232;ve et regrette, l'autre soir, j'entends (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au loin le cr&#233;puscule&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commencer quelque chose en sachant qu'on sera interrompu, mais le faire quand m&#234;me. Sentir que tout arrive trop vite alors que rien d'important ne s'est encore produit. Continuer &#224; r&#233;fl&#233;chir alors que la r&#233;ponse ne changera plus rien. Ne pas r&#233;pondre tout de suite, attendre que l'&#233;motion retombe. Savoir ce qu'on va faire, mais repousser de quelques secondes le moment de le faire. Ressentir une faute minuscule que personne n'a vue et vouloir quand m&#234;me la r&#233;parer. Rester immobile dans une pi&#232;ce en esp&#233;rant qu'un bruit donne une direction au moment qu'on traverse. Participer &#224; une conversation tout en observant en secret autre chose. Regarder des visages au hasard comme si l'un d'eux allait soudain compter. Avoir une certitude sans se rappeler ce qui l'a provoqu&#233;e. Imaginer tr&#232;s clairement ce qui aurait pu arriver et ressentir cependant une forme de satisfaction que cela n'arrive pas. Ne pas choisir vraiment, mais accepter ce qui arrive comme si c'&#233;tait volontaire. Ranger un objet &#224; sa place tout en sachant qu'on va le reprendre dans deux minutes. R&#233;aliser apr&#232;s coup qu'on aurait voulu rester un peu plus longtemps sur place. Ne rien dire parce que ce silence-l&#224; se suffit &#224; lui seul. Entendre les mots mais les comprendre seulement quelques minutes apr&#232;s. Interrompre son geste et rester l&#224; quelques secondes, sans bouger, comme si le monde avait chang&#233; de direction. Se sentir plus lent sans comprendre &#224; quel moment cela a commenc&#233;. Rester quelque part simplement pour voir comment la lumi&#232;re peut changer. &#202;tre perdu dans ses pens&#233;es en regardant au loin le cr&#233;puscule.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8711 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55161022670_9c4968e149_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55161022670_9c4968e149_k-3b6b8.jpg?1774767989' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Rue Germaine Tailleferre, Paris 19&#232;me, 18 juillet 2020&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce ciel et le ciel suivant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai vu les arbres se couvrir de feuilles en quelques jours, alors qu'il restait encore sur certaines branches des feuilles mortes de l'automne. J'ai vu des lumi&#232;res si changeantes, fluctuant en fonction des vents qui soufflaient si forts ce jour-l&#224;, que tout le paysage passait de l'ombre &#224; la lumi&#232;re dans un mouvement ondulatoire rappelant les murmurations d'oiseaux. J'ai vu des femmes chinoises improviser une danse sur une musique r&#233;p&#233;titive au milieu d'une place pav&#233;e tremp&#233;e par la pluie de la nuit pr&#233;c&#233;dente, leurs gestes d&#233;butant une chor&#233;graphie tout en persuadant de nouvelles arrivantes du bien-fond&#233; de ce lieu pour danser. J'ai vu des corneilles se poser sur les branches d'un bouleau en fleurs, puis arracher des brindilles afin de fabriquer leur nid, &#224; chacun de leurs mouvements, les chatons des bouleaux lib&#233;raient un nuage de pollen dor&#233; dans l'air. J'ai vu un d&#233;fil&#233; d'animaux fantastiques, dragons, licornes, salamandres, se d&#233;ployant dans la forme &#233;vanescente des nuages. J'ai vu des averses de pluie et de gr&#234;le si soudaines qu'elles formaient sur la route des flaques dont les reflets s'agrandissaient en paraissant aspirer toute la ville &#224; leur surfacer. J'ai vu des cerisiers en fleurs qui perdaient leur iconicit&#233; dans le gris d'un ciel sombre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour te r&#233;pondre sur ce qu'on enl&#232;ve et regrette, l'autre soir, j'entends parler d'un incendie dont le d&#233;part de feu s'est produit dans un faux plafond et soudain je me dis : &#034;Merde, merde, merde, c'&#233;tait dans &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; !&#034; comme si on m'avait enlev&#233; quelque chose. D'une part, il y a tant de choses dans ce livre qu'il s'y trouve peut-&#234;tre encore (je n'ai pas v&#233;rifi&#233;). D'autre part, suivant de pr&#232;s ce regret (non pas que le passage ne soit plus dans le livre, mais qu'il n'existe plus tout court), je me suis souvenue que j'avais l'intention d'&#233;crire un autre livre dans lequel ce paragraphe, ou cette page, pourraient revenir. Ainsi, &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; est-il meilleur d'avoir perdu, en tout, 200.000 signes (ce qui corrobore ce que tu dis). Ainsi, &#233;galement, cette perte m'offre-t-elle la possibilit&#233; de commencer un autre livre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nietzsche au piano, de Fr&#233;d&#233;ric Pajak</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/nietzsche-au-piano-de-frederic-pajak</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/nietzsche-au-piano-de-frederic-pajak</guid>
		<dc:date>2026-02-27T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Portrait</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>En lisant en &#233;crivant</dc:subject>
		<dc:subject>Solitude</dc:subject>
		<dc:subject>Sens</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Jeu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric Pajak explore la relation fusionnelle et tourment&#233;e de Friedrich Nietzsche avec la musique. Le philosophe la consid&#233;rait comme l'essence m&#234;me de sa pens&#233;e. Nietzsche s'est per&#231;u toute sa vie comme un compositeur, s'adonnant au piano et &#224; la cr&#233;ation d'&#339;uvres souvent jug&#233;es maladroites par ses pairs. Le texte retrace son amiti&#233; passionn&#233;e puis sa rupture fracassante avec Richard Wagner, un d&#233;chirement n&#233; de divergences esth&#233;tiques et id&#233;ologiques profondes. Le philosophe a fini par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/creation/radio-marelle/" rel="directory"&gt;Radio Marelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/langage" rel="tag"&gt;Langage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/portrait" rel="tag"&gt;Portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/en-lisant-en-ecrivant" rel="tag"&gt;En lisant en &#233;crivant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/solitude" rel="tag"&gt;Solitude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sens" rel="tag"&gt;Sens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/jeu" rel="tag"&gt;Jeu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/en_lisant_en_e_crivant_33_1_-87b92.png?1772179268' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8643 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L79xH120/9782386960475_1_-ee588.jpg?1768855051' width='79' height='120' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric Pajak explore la relation fusionnelle et tourment&#233;e de Friedrich Nietzsche avec la musique. Le philosophe la consid&#233;rait comme l'essence m&#234;me de sa pens&#233;e. Nietzsche s'est per&#231;u toute sa vie comme un compositeur, s'adonnant au piano et &#224; la cr&#233;ation d'&#339;uvres souvent jug&#233;es maladroites par ses pairs. Le texte retrace son amiti&#233; passionn&#233;e puis sa rupture fracassante avec Richard Wagner, un d&#233;chirement n&#233; de divergences esth&#233;tiques et id&#233;ologiques profondes. Le philosophe a fini par rejeter le romantisme allemand au profit d'une musique &#171; m&#233;diterran&#233;enne &#187;, plus solaire et l&#233;g&#232;re. &#192; travers ce prisme, la vie de Nietzsche appara&#238;t comme une qu&#234;te de r&#233;demption esth&#233;tique face &#224; la solitude et &#224; la maladie. Cette biographie illustr&#233;e d&#233;montre finalement que, pour lui, chaque phrase &#233;crite poss&#233;dait sa propre rythmique symphonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editionslibretto.fr/catalogue/nietzsche-au-piano/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Nietzsche au piano&lt;/i&gt;, Fr&#233;d&#233;ric Pajak, &#201;ditions Libretto, 2026.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_8662 spip_document spip_documents spip_document_video&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;video-intrinsic-wrapper&#034; style='height:0;width:640px;max-width:100%;padding-bottom:56.25%;position:relative;'&gt; &lt;div class=&#034;video-wrapper&#034; style=&#034;position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt; &lt;video class=&#034;mejs mejs-8662&#034; data-id=&#034;e321fcb55cf094ef050a74bf437e0450&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;pluginPath&#034;:&#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/&#034;,&#034;loop&#034;:false,&#034;videoWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;videoHeight&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:819}' width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; poster=&#034;local/cache-vignettes/L640xH360/en_lisant_en_e_crivant_33_-2f536.png?1770029484&#034; controls=&#034;controls&#034; preload=&#034;none&#034; &gt; &lt;source type=&#034;video/mp4&#034; src=&#034;IMG/mp4/en_lisant_nietzsche_au_piano_frederic_pajak.mp4&#034; /&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/en_lisant_en_e_crivant_33_-2f536-afb22.png?1772179268' width='500' height='281' alt='Impossible de lire la video' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript4798886576a2bd7329ffc31.63176760&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyNzk1ODQwJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI3OTU4NDAnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://open.spotify.com/episode/46YLfpgQBS1arEPt0tAAof?si=2U61rPxISHmW_Iwp1Ae8Wg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Extrait du texte &#224; &#233;couter sur Spotify&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://open.spotify.com/episode/46YLfpgQBS1arEPt0tAAof?si=2U61rPxISHmW_Iwp1Ae8Wg&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L35xH35/anchor-52133.png?1739520156' width='35' height='35' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Un an plus tard, &#224; l'&#233;t&#233; 1877, Nietzsche reprend une composition commenc&#233;e en f&#233;vrier 1875 et intitul&#233;e &lt;i&gt;Hymne &#224; la solitude&lt;/i&gt;, dans laquelle il veut &#171; saisir celle-ci dans toute sa terrible beaut&#233; &#187;. La solitude ? Elle l'&#233;trangle, comme un lacet lui serrant le cou. Elle est pour lui &#224; la fois une souffrance et un salut. Sa solitude est la condition m&#234;me de son m&#233;tier de philosophe. Il se tient seul, debout &#224; la proue d'un vaisseau imaginaire. Le voil&#224; filant vers l'avenir, sur des flots froiss&#233;s par la temp&#234;te qui s'annonce, tandis que la c&#244;te dispara&#238;t, laissant derri&#232;re lui un pass&#233; toujours plus lointain. Mais, avenir et pass&#233; ne font qu'un, vus depuis le milieu de la mer ; ils forment une m&#234;me cicatrice sur le ventre et le dos de l'horizon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nietzsche r&#233;p&#232;te maintes fois cette musique, la chante de pr&#233;f&#233;rence &#224; tue-t&#234;te, sinon au fond de lui-m&#234;me, mais il n'en &#233;tablit pas la partition, comme de nombreux morceaux qu'il &#233;bauche avec passion, sans les retranscrire. Ainsi, son r&#234;ve d'une musique dionysiaque reste pour nous un myst&#232;re. &#192; quoi devait-elle ressembler ? Nul ne le sait. Peut-&#234;tre &#224; du free-jazz.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il renonce d&#233;finitivement &#224; l'enseignement scolaire. Il donnera encore des cours &#224; l'universit&#233;, jusqu'&#224; sa d&#233;mission, le 14 juin 1879. Professeur de langue et de civilisation grecques depuis l'&#226;ge de vingt-cinq ans, il aura enseign&#233; dix ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sormais, il ne supporte plus &lt;i&gt;physiquement&lt;/i&gt; la musique de Wagner ; elle lui d&#233;truit les nerfs. Il rejette &#233;galement la musique romantique allemande, Brahms en t&#234;te : &#171; En v&#233;rit&#233;, toute bonne musique doit pouvoir se siffler ; mais les Allemands n'ont jamais su chanter et tra&#238;nent toujours leur piano derri&#232;re eux d'o&#249; leur passion pour l'harmonie. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
La rupture avec Wagner est pour lui, sans conteste, l'&#233;v&#233;nement le plus douloureux de sa vie d'adulte. Dans une lettre &#224; K&#246;selitz, il confesse : &#171; Que de fois je r&#234;ve encore de lui, et toujours dans le style de notre confiante intimit&#233; d'autrefois ! Jamais une parole m&#233;chante n'a &#233;t&#233; &#233;chang&#233;e entre nous, pas m&#234;me dans mes r&#234;ves, pour combien de paroles r&#233;jouissantes et encourageantes ! Jamais, peut-&#234;tre, n'ai-je autant ri qu'en compagnie de Wagner. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; sa s&#339;ur, il &#233;crit : &#171; J'ai &#233;t&#233; indescriptiblement heureux le jour o&#249; j'ai rencontr&#233; Wagner ! J'avais si longtemps cherch&#233; l'homme qui f&#251;t plus haut que moi, et me domin&#226;t vraiment ! Je croyais l'avoir trouv&#233; en lui. C'&#233;tait une erreur. Maintenant je ne peux m&#234;me plus me comparer &#224; lui &#8211; je suis d'un autre rang. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien plus tard, il ajoutera : &#171; Je l'ai aim&#233;, et n'ai aim&#233; que lui. C'&#233;tait un homme selon mon c&#339;ur, si immoral, si ath&#233;e, si antinomique..... &#187; Le &#171; vieux sorcier &#187;, tel qu'il le surnommait, l'a s&#233;duit plus que quiconque. Il l'a ensorcel&#233;. Et il l'admirait, il le v&#233;n&#233;rait, ne sachant comment le qualifier : po&#232;te, artiste plastique ou musicien &#187; ? Que d'&#233;loge dans ces mots : &#171; Faire de son &#339;uvre [...] un d&#233;p&#244;t sacr&#233;, faire du v&#233;ritable fruit de son existence la propri&#233;t&#233; de l'humanit&#233;, d&#233;pos&#233;e pour une post&#233;rit&#233; au jugement meilleur : tel fut le but qu'il poursuivit, celui qui passe &lt;i&gt;avant tous les autres&lt;/i&gt;, et pour lequel il porte la couronne d'&#233;pines qui se changera un jour en couronne de lauriers. &#187; Combien fut dure cette s&#233;paration, apr&#232;s six ans de complicit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; pr&#233;sent, il r&#234;ve d'une musique l&#233;g&#232;re, m&#233;lodique. Son v&#339;u est exauc&#233; : par hasard, le 27 novembre 1881, au th&#233;&#226;tre Politeama de G&#234;nes, il assiste &#224; une repr&#233;sentation de &lt;i&gt;Carmen&lt;/i&gt;, l'op&#233;ra de Bizet il avait &#233;t&#233; tr&#232;s attrist&#233; &#224; l'annonce de la mort du musicien, en 1875, &#224; l'&#226;ge de trente-six ans. Cette musique est pour lui une &#171; antith&#232;se ironique &#187; &#224; celle de Wagner : elle fait appel ouvertement &#224; la passion. Malgr&#233; les effets pittoresques, c'est une musique m&#233;ridionale, un v&#233;ritable voyage dans le pays et les m&#339;urs de l'Espagne : S&#233;ville, ses cigari&#232;res, ses rivaux amoureux, brigadier et tor&#233;ador... Quelques jours plus tard, il &#233;crit &#224; K&#246;selitz : &#171; Hier me croiriez-vous ? &#8211; j'ai entendu pour la vingti&#232;me fois le chef-d'&#339;uvre de Bizet. &#187; Il y discerne nettement la coloration de chaque instrument, d&#233;licatement orchestr&#233;, &#224; l'inverse de cette &#171; stimulation obscure et souterraine des instincts &#187;, propre &#224; Wagner.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un an plus tard, il &#233;crira &#224; sa m&#232;re : &#171; Puis la musique de &lt;i&gt;Carmen&lt;/i&gt; a commenc&#233; et j'ai succomb&#233; pendant une demi-heure aux larmes et aux battements de mon c&#339;ur. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; K&#246;selitz, il confie redouter de perdre la raison. Il a connu r&#233;cemment une tr&#232;s longue fi&#232;vre nerveuse, pr&#233;figurant de fa&#231;on alarmante une crise de folie. Cette m&#234;me folie, il l'&#233;prouve parfois en improvisant ses chants dionysiaques, dans lesquels il prend la libert&#233; d'exprimer quelque chose d'&#171; effroyable et risible &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fin 1882, Nietzsche est en proie &#224; de terribles insomnies ; son humeur est &#224; la d&#233;pression. Il consomme de fortes doses de chloral et d'opium, se confie &#224; Lou Salom&#233; et Paul R&#233;e : &#171; M&#234;me si quelque &#233;tat d'&#226;me devait &#224; l'occasion me pousser &#224; m'&#244;ter la vie, il n'y aurait pas grand-chose &#224; regretter. Que vous importent mes chim&#232;res ! (M&#234;me mes &#034;v&#233;rit&#233;s&#034; ne vous ont pas import&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent.) Surtout dites-vous bien tous les deux que je suis finalement un homme &#224; moiti&#233; fou qui souffre de la t&#234;te et que la solitude a d&#233;finitivement &#233;gar&#233;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 14 f&#233;vrier 1883, il est &#224; G&#234;nes ; il apprend par le journal la mort de Richard Wagner. Il est en larmes, &#224; tel point choqu&#233; qu'il tombe gravement malade et reste alit&#233; plusieurs jours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'assister &#224; chacun des op&#233;ras du &#171; vieux sorcier &#187;, Nietzsche s'&#233;tait procur&#233; la partition de sa r&#233;duction pour piano et l'avait jou&#233;e scrupuleusement. Il connaissait cette musique par c&#339;ur et, avec sa politesse excessive, ne manquait pas de faire part de son admiration au maestro, qui ne put qu'en &#234;tre flatt&#233;. De son propre aveu, il avait glorifi&#233; &lt;i&gt;Parsifal&lt;/i&gt;, notamment son pr&#233;lude. Il y avait trouv&#233; l'expression la plus vive d'un christianisme qu'il aurait r&#234;v&#233; de mettre lui-m&#234;me en sc&#232;ne, lorsqu'il &#233;tait enfant. &#171; J'admire cette &#339;uvre, &#233;crira-t-il dans &lt;i&gt;Le Cas Wagner&lt;/i&gt;. Je voudrais l'avoir faite. &#192; d&#233;faut, je la comprends. &#187; Quant &#224; &lt;i&gt;Tristan&lt;/i&gt;, il n'en voit pas d'&#233;quivalent. Aucune &#339;uvre n'a exerc&#233; sur lui pareille fascination, qu'il qualifie d'&#171; effrayante et suave infinitude &#187;. Il avoue : &#171; Tout bien consid&#233;r&#233;, ma jeunesse n'aurait pas &#233;t&#233; supportable sans la musique de Wagner. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il se reprendra bient&#244;t : &#171; Apr&#232;s le crime de &lt;i&gt;Parsifal&lt;/i&gt;, Wagner n'aurait pas d&#251; mourir &#224; Venise, mais au bagne. &#187; Ou : &#171; Wagner est-il un &#234;tre humain ? N'est-il pas plut&#244;t une maladie ? Il rend malade tout ce qu'il touche, &#8211; &lt;i&gt;il a rendu la musique malade.&lt;/i&gt; &#187; Ou encore : &#171; Wagner est une n&#233;vrose. &#187; Cette musique, il l'a aim&#233;e, pourrait-on dire, jusqu'&#224; la naus&#233;e. Il y voit &#224; pr&#233;sent quelque chose de narcotique et se d&#233;sole de ce que les jeunes gens soient condamn&#233;s &#224; d&#233;p&#233;rir sous son influence : &#171; Ils s'oublient, ils se d&#233;barrassent d'eux-m&#234;mes pendant un instant... Que dis-je ! &lt;i&gt;pendant cinq &#224; six heures ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Nietzsche emm&#232;ne Lou Salom&#233; &#224; Tribschen, en une sorte de p&#232;lerinage. Elle se souvient : &#171; Longtemps, longtemps, il resta assis en silence au bord du lac, plong&#233; dans de lourds souvenirs ; puis, dessinant du bout de sa canne dans le sable humide, il me parla, d'une voix sourde, de ces temps r&#233;volus. Et quand il leva les yeux, je vis qu'il pleurait. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Lib&#233;r&#233; de Wagner, Nietzsche ressent soudain l'avenir de musique avec effroi ; dans une soci&#233;t&#233; o&#249; le christianisme et la bi&#232;re sont les deux grandes drogues du peuple, celle-ci n'a plus pour mission que d'exciter les nerfs fatigu&#233;s ou de d&#233;tendre le spectateur paresseux. L'esclavage, aux yeux du philosophe, a &#233;t&#233; aboli pour mieux se g&#233;n&#233;raliser. La musique ne requiert plus la moindre exigence l'&#232;re du binaire n'est pas loin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8647 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/capture_d_e_cran_2026-01-19_a_23.10_22-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH696/capture_d_e_cran_2026-01-19_a_23.10_22-2-d0970.jpg?1772179268' width='500' height='696' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elle se met au service du plus grand nombre pour ne devenir qu'un divertissement, une recherche du plaisir pour le plaisir, au m&#234;me titre que les voyages touristiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, lui qui ne fr&#233;quente gu&#232;re les gens du peuple n'est pas un ennemi du peuple. Il voit en lui l'&#226;me profonde de l'art, d'o&#249; surgissent des &#339;uvres qui s'en retournent &#224; lui. Il avait acclam&#233; Wagner lorsque celui-ci d&#233;signait l'unique artiste existant : &#171; le peuple po&#233;tiquement cr&#233;ateur &#187;. L'artiste individuel n'est jamais qu'une &#233;manation du peuple - ce que pensait &#233;galement Ernest Renan, qui voyait dans la peinture et la sculpture italiennes l'&#339;uvre du peuple lui-m&#234;me. Mais Nietzsche se d&#233;sole de ce que le peuple soit r&#233;duit &#224; ne s'accomplir que dans le labeur du travailleur moderne, toujours plus soumis, plus pauvre, plus &#233;tranger &#224; soi-m&#234;me. C'est pourtant lui le &#171; vrai et unique artiste &#187;, qui prodigue g&#233;n&#233;reusement &#171; ses m&#233;lodies, ses danses, son bonheur d'expression &#187;, afin d'&#233;chapper un peu &#224; l'accablement et &#224; la r&#233;p&#233;tition des gestes du travail manuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'artiste individuel, le &#171; professionnel &#187;, recherche dans le peuple un &#234;tre id&#233;al avec qui partager une m&#234;me d&#233;tresse et une volont&#233; de cr&#233;er un art commun, fond&#233; sur le mythe. Mais le monde moderne bafoue les mythes ; il les rel&#232;gue &#224; l'&#233;tat de contes pour enfants. Wagner a retrouv&#233; certains mythes et les a fait chanter dans ses op&#233;ras, il les a d&#233;livr&#233;s. Plus tard, Nietzsche, toujours &#224; la recherche d'un cr&#233;ateur id&#233;al &#8211; le dramaturge dithyrambique - s'en d&#233;solera, &#233;pouvant&#233; par les l&#233;gendes et les h&#233;ros de son propre pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sormais, il va s'en prendre &#224; la musique elle-m&#234;me. Il ne compose plus. Il ne fait qu'&#233;crire ses livres, et toujours plus brillamment. Ses phrases virevoltent, sautillent ; il s'est d&#233;barrass&#233; des lourdeurs de la pens&#233;e allemande : il aime Leopardi, Stendhal, Dosto&#239;evski, Chamfort, Voltaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il aime l'aphorisme, qui surgit comme l'on d&#233;coche une fl&#232;che. Par ailleurs, il ne cesse et ne cessera jamais d'&#234;tre po&#232;te, accumulant vers rim&#233;s et vers libres. Toutefois, il reproche aux po&#232;tes ce qu'il reproche &#224; la religion : &#171; Ils donnent des apaisements provisoires &#187;, et, &#171; parce qu'ils all&#232;gent la vie, ils d&#233;tournent leurs regards du pr&#233;sent ou le font appara&#238;tre dans une lumi&#232;re chatoyante &#187;. Nietzsche se d&#233;fie de tout ce qui &#233;tourdit sous couvert de vouloir gu&#233;rir : non seulement les stup&#233;fiants de toutes sortes, mais encore la religion et l'art qui s'apparentent aux stup&#233;fiants. Ces derniers sont des &#233;chappatoires destin&#233;es &#224; consoler ou gu&#233;rir les douleurs morales. Il per&#231;oit tr&#232;s lucidement o&#249; va l'art de son temps, qui sert &#224; &#233;tourdir, &#224; enivrer, &#224; anesth&#233;sier, &#224; &#171; amener la conscience, d'une mani&#232;re ou d'une autre, &#224; l'inconscience ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editionslibretto.fr/catalogue/nietzsche-au-piano/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Nietzsche au piano&lt;/i&gt;, Fr&#233;d&#233;ric Pajak, &#201;ditions Libretto, 2026.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pouvez suivre le podcast de ces lectures versatiles sur les diff&#233;rents points d'acc&#232;s ci-dessous : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://anchor.fm/s/24d0b3d4/podcast/rss&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;RSS&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://podcasts.apple.com/fr/podcast/en-lisant-en-%C3%A9crivant/id1517222611&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Apple Podcast&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/c/PierreM%C3%A9nard/podcasts&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Youtube&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.deezer.com/fr/show/1001542221&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deezer&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; | &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://open.spotify.com/show/5VkBfdpna4Cg8lkfrP5Crp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Spotify&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Journal du regard : Janvier 2026</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-janvier-2026</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-janvier-2026</guid>
		<dc:date>2026-02-02T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Atelier</dc:subject>
		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Sons</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Journal du regard</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Nuit</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Silence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque mois, un film regroupant l'ensemble des images prises au fil des jours, le mois pr&#233;c&#233;dent, et le texte qui s'&#233;crit en creux. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transpara&#238;tre les traces - t&#233;nues mais non d&#233;chiffrables - de l'&#233;criture &#8220;pr&#233;alable&#8221; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jorge Luis Borges, Fictions &lt;br class='autobr' /&gt;
Marcher sur la neige, c'est entrer dans une danse lente. R&#233; mi, mi fa, des pas prudents qui avancent au ralenti, comme les doigts s'enfoncent dans le manteau blanc des touches du piano. La ville (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/journal/" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/atelier" rel="tag"&gt;Atelier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sons" rel="tag"&gt;Sons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;Biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal-du-regard" rel="tag"&gt;Journal du regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nuit" rel="tag"&gt;Nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nature" rel="tag"&gt;Nature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/silence" rel="tag"&gt;Silence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/capture_d_e_cran_2026-02-01_a_15.01_50-4b0c6.png?1770019209' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chaque mois, un film regroupant l'ensemble des images prises au fil des jours, le mois pr&#233;c&#233;dent, et le texte qui s'&#233;crit en creux.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transpara&#238;tre les traces - t&#233;nues mais non d&#233;chiffrables - de l'&#233;criture &#8220;pr&#233;alable&#8221; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jorge Luis Borges, &lt;i&gt;Fictions&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;660&#034; height=&#034;415&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/f__4HgDhW4w&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Marcher sur la neige, c'est entrer dans une danse lente. R&#233; mi, mi fa, des pas prudents qui avancent au ralenti, comme les doigts s'enfoncent dans le manteau blanc des touches du piano. La ville dans un silence feutr&#233;. Le motif musical de Debussy, dans son pr&#233;lude &lt;i&gt;Des pas sur la neige&lt;/i&gt; laisse derri&#232;re lui ces empreintes d&#233;licates, des grappes d'accords enveloppants. Chaque note devient m&#233;ditation, &#224; peine troubl&#233;e par une gamme par tons qui fait perdre l'orientation. R&#233; mi, mi fa. Les pas reviennent en &#233;cho, expressifs. Les accords glissent comme des blocs de glace, et soudain, dans les aigus, un carillon &#233;claire la fin. Un tendre regret, la trace laiss&#233;e par quelqu'un, un &#234;tre cher, que la neige et la musique retiennent encore un instant. Celui que l'on &#233;tait lorsqu'enfant nos pas s'enfon&#231;aient sur la neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;cents &#233;changes avec Anh Mat, pour nos &lt;i&gt;vases communicants&lt;/i&gt;, j'ai r&#233;alis&#233; que ce qui m'importait dans l'&#233;criture vid&#233;o, ce que certains appellent &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://ateliers.sens-public.org/qu-est-ce-que-la-litteratube/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la litt&#233;ratube&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ce n'&#233;tait pas le texte. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; m'a dit plusieurs fois en commentaires de ce journal vid&#233;o qu'il aimerait pouvoir le lire dans son int&#233;gralit&#233;. Pour moi, l'int&#233;r&#234;t du texte tient uniquement dans le dialogue qui s'instaure avec les images, en d&#233;calage parfois avec ce que l'on voit ou au contraire en accord direct avec elles. Dans l'alternance des sons et de la musique. Je le con&#231;ois comme l'un des &#233;l&#233;ments, mais il n'est pas central, il joue son r&#244;le au m&#234;me titre que les autres. Filmer au quotidien me permet d'&#233;crire plus facilement, de creuser des sujets que je n'aborde pas dans le journal hebdomadaire de mes &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/mot/contacts-successifs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, dans lequel je d&#233;cris ma semaine par le biais de textes qui forment des blocs autonomes, d&#233;cal&#233;s, accompagn&#233;s par deux photographies, l'une prise la semaine pr&#233;c&#233;dant la publication sur mon site et la seconde, qui porte le m&#234;me nom de fichier que la premi&#232;re, et montre un autre lieu &#224; une date ant&#233;rieure, parfois plusieurs ann&#233;es auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, j'ai souhait&#233; animer plus d'ateliers artistiques que d'ateliers num&#233;riques, m&#234;me si par ailleurs je continue d'en proposer tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement &#224; la biblioth&#232;que Fran&#231;ois Villon. En privil&#233;giant la cr&#233;ation manuelle, je voulais utiliser d'autres outils, apprendre de nouvelles techniques, changer de perspective, avoir une approche plus directe, plus physique, cr&#233;ant un rapport au temps diff&#233;rent, sp&#233;cifique au travail manuel. Pour mettre au point ces ateliers de cr&#233;ation, il a d'abord fallu que je r&#233;fl&#233;chisse &#224; leur mise en place pratique (le mat&#233;riel, les outils), avant de pouvoir enfin, convoquer les propositions d'&#233;criture qui s'y int&#233;greraient au mieux. Je vais ainsi animer &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/QUEFAIRE/104941/atelier-broderie-sur-photographie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un atelier broderie sur photographie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et un atelier leporello po&#233;tique en cyanotype. J'ai propos&#233; &#233;galement un atelier de lecture &#224; voix haute, un atelier d'&#233;criture po&#233;tique et cr&#233;ation d'un carnet reli&#233; avec la technique de reliure japonaise que je reproposerai en juin. Dans ces ateliers, c'est le temps d'ex&#233;cution qui change par rapport aux ateliers d'&#233;criture. Il faut que je l'int&#232;gre peu &#224; peu. Et c'est r&#233;jouissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours &#233;tonn&#233; de d&#233;couvrir, presque par hasard, au d&#233;tour d'un chemin, pour ne pas emprunter encore une fois l'itin&#233;raire que j'ai pris des dizaines de fois, dans un quartier que je connais tr&#232;s bien, que j'arpente r&#233;guli&#232;rement, en effectuant un pas de c&#244;t&#233; qui permet de me d&#233;porter &#224; l'&#233;cart de la route habituelle et d'atteindre un endroit inconnu de la ville, comme si celle-ci s'&#233;tait agrandie soudainement. Ici, c'est un chantier ouvert derri&#232;re l'&#233;glise Saint-Georges de la Villette, du c&#244;t&#233; de la rue Henri Murger, &#224; l'endroit de l'ancien centre communautaire et culturel du juda&#239;sme de l'Est parisien, avec sa synagogue et le b&#226;timent attenant, une &#233;cole de cr&#233;ation de bijoux, qui ont &#233;t&#233; enti&#232;rement ras&#233;s il y a deux ans. Le panneau &lt;i&gt;D&#233;viation&lt;/i&gt; dispos&#233; &#224; l'entr&#233;e du chantier rappelle l'importance des bifurcations, qui se transforme alors en mot d'ordre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Toute trace du temps s'efface</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/toute-trace-du-temps-s-efface</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/toute-trace-du-temps-s-efface</guid>
		<dc:date>2026-02-01T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Gare</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Contacts successifs</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>R&#234;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Nuit</dc:subject>
		<dc:subject>Peinture</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Abandonner n'est jamais facile &lt;br class='autobr' /&gt;
Un r&#234;ve : Dans le train qui file &#224; vive allure. Dans la mauvaise direction. L&#224; o&#249; d'habitude le train traverse des paysages de campagne, la rame fonce droit sur d'immenses b&#226;timents, de vastes entrep&#244;ts, dans une impressionnante friche industrielle, puis longe la Seine pour arriver finalement &#224; Marmottan. Je vois nettement le panneau, en m'interrogeant sur son emplacement &#224; cet endroit. Mais tout va vite, je n'ai pas le temps de ralentir. Nous arrivons en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/gare" rel="tag"&gt;Gare&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/reve" rel="tag"&gt;R&#234;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nuit" rel="tag"&gt;Nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/peinture" rel="tag"&gt;Peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sensation" rel="tag"&gt;Sensation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/traces" rel="tag"&gt;Traces&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/violence" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/contacts_succcessifs_57_1_-82639.png?1769933379' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abandonner n'est jamais facile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#234;ve : Dans le train qui file &#224; vive allure. Dans la mauvaise direction. L&#224; o&#249; d'habitude le train traverse des paysages de campagne, la rame fonce droit sur d'immenses b&#226;timents, de vastes entrep&#244;ts, dans une impressionnante friche industrielle, puis longe la Seine pour arriver finalement &#224; Marmottan. Je vois nettement le panneau, en m'interrogeant sur son emplacement &#224; cet endroit. Mais tout va vite, je n'ai pas le temps de ralentir. Nous arrivons en gare. C'est une sorte de gare de triage. De tr&#232;s nombreuses lignes les unes &#224; c&#244;t&#233; des autres. Sur chaque ligne, des trains de couleurs diff&#233;rentes restent &#224; quai. Chaque ligne est la propri&#233;t&#233; d'une soci&#233;t&#233; diff&#233;rente ; quand je passe d'un quai &#224; l'autre, la foule m'emp&#234;che de monter dans les wagons. Les trains sont tous bond&#233;s, &#224; l'arr&#234;t. C'est la gr&#232;ve, aucun train ne peut partir. La foule court sur les quais bond&#233;s, mais ce n'est pas &#224; cause de la gr&#232;ve. Parmi les gens dans la cohue de la gare, certains vivent depuis longtemps dans les couloirs de la gare, ils portent des v&#234;tements &#233;lim&#233;s, repris&#233;s et sales, ils errent dans la gare o&#249; ils vivent comme des fant&#244;mes, ces personnes sont contamin&#233;es, contagieuses. Tout le monde les &#233;vite au dernier moment. J'erre &#224; mon tour, sans savoir comment sortir de cet enfer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8652 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55048232964_db80cf3fb0_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55048232964_db80cf3fb0_k-3076e.jpg?1769933379' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Rue Georges Lardennois, Butte Bergeyre, Paris 19&#232;me, 18 janvier 2026&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la lenteur et l'&#233;paisseur du temps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je viens enfin de terminer la lecture des corrections de &lt;i&gt;Rien que les heures&lt;/i&gt;, &#224; partir du travail pointilleux effectu&#233; par No&#235;lle Rollet sur le texte. Les nombreuses anacoluthes, quelques passages &#224; expliciter, des accords &#224; justifier, une ponctuation pas assez claire parfois. L'int&#233;gralit&#233; des noms de ville et de pays &#224; uniformiser, par rapport aux noms d'origine ou &#224; leur version fran&#231;aise. Aucune faute d'orthographe, juste quelques accords &#224; pr&#233;ciser, avec le sens de la phrase telle qu'elle se construit dans chaque s&#233;quence du texte. Je m'am&#233;liore. En fait, j'utilise de bons outils de correction. Le plus difficile dans ces relectures, c'est de parvenir peu &#224; peu &#224; se d&#233;tacher du texte. Apprendre &#224; s'en s&#233;parer. Pour y parvenir, il faut tout relire une derni&#232;re fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout s'inverse, tout se confond&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je marche dans la rue, dans la nuit, ce n'est pas si souvent, et j'aper&#231;ois, avenue de la R&#233;publique, une toile dispos&#233;e contre un mur, un rebut sur lequel quelqu'un a &#233;crit ces mots : &lt;i&gt;Demain, qui pour penser, qui pour &#233;crire ?&lt;/i&gt; La phrase est l&#224;, elle me questionne au passage. Je reviens sur mes pas. Combien sont ceux qui la lisent vraiment ? Elle a un impact pourtant cette phrase, en ce lieu, demain fait pression, qui pour penser quand &#231;a continue, qui pour &#233;crire quand &#231;a br&#251;le. C'est sign&#233; &lt;i&gt;fmr&lt;/i&gt;, trois lettres, un surnom. Un signe. Penser &#224; la place, &#233;crire &#224; la place. Je photographie l'objet &#224; l'abandon, puis je poursuis mon chemin, j'ai rendez-vous, mais la phrase me suit, elle creuse son chemin en moi, elle insiste, elle n'est pas achev&#233;e, elle travaille encore longtemps en moi, me questionne, me taraude. Plus tard, plus loin, dans la nuit, je rentre &#224; la maison, repensant aux conversations enjou&#233;es de la soir&#233;e, entre vieux amis, souvenirs et projets, et ce sont encore des mots, sur une surface, une fa&#231;ade, celle de l'h&#244;pital Saint-Louis, le b&#226;timent des grands br&#251;l&#233;s, et l&#224;, ces mots : &lt;i&gt;Embrasser les risques&lt;/i&gt;. C'est &#233;crit, inclin&#233;, dans le mouvement du geste de l'&#233;criture, l'empressement pour ne pas &#234;tre pris en train d'&#233;crire, sur le vif. Embrasser comme on serre, comme on colle, embrasser ce qui peut faire mal, ce qui peut laisser une trace. Ici &#231;a r&#233;sonne, &#231;a frappe, les mots savent o&#249; ils sont, ils savent ce qu'ils font. Les deux phrases se parlent &#224; distance, se font &#233;cho, demain qui pour penser, embrasser les risques, penser c'est d&#233;j&#224; risquer, &#233;crire c'est d&#233;j&#224; se br&#251;ler les doigts, les tags ne d&#233;corent pas, ils d&#233;placent la pens&#233;e dans la rue, ils la mettent &#224; hauteur de pas, &#224; hauteur de corps, ils ne promettent rien, ils n'expliquent pas. Ils me travaillent au corps, ils continuent &#224; penser en moi pendant que je m'&#233;loigne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8653 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/13971887714_6935042721_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/13971887714_6935042721_k-8721a.jpg?1769933379' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Parc Arch&#233;ologique de Pomp&#233;i, Italie, 22 avril 2014&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mesure du temps restant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, j'avais commenc&#233; &#224; travailler &#224; un projet pour la revue TINA, autour de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://thebulletin.org/doomsday-clock/2026-statement/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'horloge de la fin du monde&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Je souhaitais &#233;crire un diptyque, mettant en tension deux r&#233;gimes d'&#233;criture, un versant documentaire condens&#233; (r&#233;sumant le contexte historique, les d&#233;cisions depuis la cr&#233;ation du &lt;i&gt;Bulletin of the Atomic Scientists&lt;/i&gt; depuis 1947, les raisons de l'avanc&#233;e ou du recul des aiguilles) et un versant po&#233;tique transposant la mesure du temps restant en exp&#233;rience sensible. Certains textes &#233;taient ancr&#233;s dans le corps (sensorialit&#233; imm&#233;diate), d'autres dans la m&#233;moire (fragment&#233;e, circulaire), d'autres dans le vivant (nature, monde partag&#233;), d'autres enfin dans le symbolique (fin, attente, m&#233;tamorphose). Je n'ai finalement pas &#233;t&#233; au bout de mon projet malgr&#233; les nombreuses heures pass&#233;es &#224; y travailler et les dizaines de textes produits pour pr&#233;parer la s&#233;rie. Je trouvais cela trop d&#233;primant. J'y repense aujourd'hui, car jamais &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://thebulletin.org/doomsday-clock/2026-statement/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'horloge de la fin du monde&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; n'a &#233;t&#233; aussi proche de la catastrophe. Un an apr&#232;s avoir averti de l'urgence absolue, les scientifiques constatent que les grandes puissances ont choisi l'affrontement plut&#244;t que la coop&#233;ration. Les &#201;tats-Unis, la Russie, la Chine, mais aussi d'autres &#201;tats, ont durci leurs positions, ravivant une logique nationaliste et comp&#233;titive qui fragilise les rares accords patiemment construits depuis des d&#233;cennies. La diplomatie recule, la m&#233;fiance progresse, et avec elle les risques d'an&#233;antissement nucl&#233;aire, d'effondrement climatique et de d&#233;rives technologiques. L'ann&#233;e &#233;coul&#233;e a vu s'intensifier plusieurs conflits impliquant des puissances nucl&#233;aires. En Ukraine, la guerre s'est accompagn&#233;e de menaces explicites li&#233;es &#224; l'arme atomique. En Asie du Sud, les tensions entre l'Inde et le Pakistan ont d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en frappes transfrontali&#232;res. Au Moyen-Orient, des attaques contre des sites nucl&#233;aires iraniens ont raviv&#233; le spectre d'une prolif&#233;ration clandestine. Pendant ce temps, une nouvelle course aux armements s'installe : augmentation des arsenaux, modernisation des syst&#232;mes de frappe, projets de d&#233;fense antimissile spatialis&#233;e. Sur le front climatique, les indicateurs virent au rouge. Le dioxyde de carbone atteint un niveau in&#233;dit, les temp&#233;ratures battent des records, les mers montent, les cycles de l'eau deviennent erratiques. S&#233;cheresses, inondations et vagues de chaleur d&#233;placent des millions de personnes et provoquent des dizaines de milliers de morts. Les r&#233;ponses politiques, loin d'&#234;tre &#224; la hauteur, s'av&#232;rent parfois ouvertement destructrices, notamment par le recul des politiques climatiques et des &#233;nergies renouvelables. &#192; ces menaces s'ajoutent celles issues des sciences du vivant et de l'intelligence artificielle. La possibilit&#233; de cr&#233;er des formes de vie synth&#233;tiques incontr&#244;lables, l'usage de l'IA pour concevoir de nouveaux agents pathog&#232;nes, l'affaiblissement des syst&#232;mes de sant&#233; publique et la militarisation acc&#233;l&#233;r&#233;e de l'IA dessinent un paysage instable. L'expansion des r&#233;gimes autoritaires, enfin, entrave toute r&#233;ponse collective. Pourtant, des issues existent : dialogue, d&#233;sarmement, coop&#233;ration scientifique, transition &#233;nerg&#233;tique. Mais le temps se resserre. Nous avons perdu 4 secondes cette ann&#233;e. Il ne nous reste plus que 85 secondes avant minuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sur la carte du ciel</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/sur-la-carte-du-ciel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/sur-la-carte-du-ciel</guid>
		<dc:date>2026-01-18T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Contacts successifs</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au coin de la rue l&#224;-bas &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me rends compte que je parle beaucoup ce matin, malgr&#233; l'effort, au rythme soutenu de notre marche rapide, alors que nous pressons le pas avec Caroline &#224; cause du froid, &#224; peine ralentis par quelques images prises au vol, de rares plans film&#233;s dans la rue, dans la mont&#233;e, par strates successives, en direction de Montmartre. Je m'entends m&#234;me le dire &#224; haute voix. Je ne peux pas m'en emp&#234;cher. Bien s&#251;r nous parlons de notre projet Autour. J'ai vu bri&#232;vement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;Biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sensation" rel="tag"&gt;Sensation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/contacts_succcessifs_55_1_-a04a9.png?1768723618' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au coin de la rue l&#224;-bas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rends compte que je parle beaucoup ce matin, malgr&#233; l'effort, au rythme soutenu de notre marche rapide, alors que nous pressons le pas avec Caroline &#224; cause du froid, &#224; peine ralentis par quelques images prises au vol, de rares plans film&#233;s dans la rue, dans la mont&#233;e, par strates successives, en direction de Montmartre. Je m'entends m&#234;me le dire &#224; haute voix. Je ne peux pas m'en emp&#234;cher. Bien s&#251;r nous parlons de notre projet &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.la-marelle.org/en-creation/residences/1593-pierre-menard-et-caroline-diaz-a-la-ciotat.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Autour&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. J'ai vu bri&#232;vement C&#233;cile Portier quelques jours plus t&#244;t &#224; la biblioth&#232;que. Elle m'a demand&#233; des nouvelles du projet. Alors que j'allais lui annoncer qu'il &#233;tait au point mort, une personne est venue se renseigner &#224; l'accueil et notre conversation s'est interrompue brusquement. Assis en terrasse d'un caf&#233; pour boire notre premier caf&#233; de la journ&#233;e, nous convenons avec Caroline d'y travailler en mars prochain &#224; l'occasion d'un bref s&#233;jour d'une semaine &#224; Marseille qui sera enti&#232;rement consacr&#233; &#224; cela. Avant, il nous faudra &#233;tablir un &#233;ch&#233;ancier pour relire nos textes, les annoter, afin de pr&#233;parer au mieux cette prochaine &#233;tape du travail en commun. En remontant la rue Labat, Caroline se met &#224; chanter les paroles de &lt;i&gt;L'accord&#233;oniste&lt;/i&gt;, d'&#201;dith Piaf. &#171; La fille de joie est belle / Au coin d' la rue Labat / Elle a un' client&#232;le / Qui lui remplit son bas. / Quand son boulot s'ach&#232;ve, / Elle s'en va &#224; son tour / Chercher un peu de r&#234;ve : Dans un bal du faubourg. / Son homme est un artiste, / C'est un dr&#244;le de p'tit gars, / Un accord&#233;oniste qui sait jouer la java... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8627 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55029774510_661106311d_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55029774510_661106311d_k-1a64b.jpg?1768723618' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Rue Georg Friedrich Haendel, Paris 10&#232;me, 6 janvier 2026&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En commun&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me reproche parfois au travail ma difficult&#233; &#224; travailler avec les autres, plus exactement, &#224; ne pas parvenir &#224; communiquer avec mes coll&#232;gues sur ce que je fais. &#192; pr&#233;f&#233;rer travailler seul. M&#234;me s'il y a une part de vrai, je tiens &#224; mon ind&#233;pendance et je crois qu'on travaille mieux seul qu'&#224; plusieurs, je ne crois pas me couper des autres, bien au contraire, je sais qu'il est n&#233;cessaire d'avoir des retours sur ce qu'on fait comme sur ce qu'on &#233;crit, simplement, pour que ce temps puisse &#234;tre utile, il ne peut intervenir qu'apr&#232;s un premier travail en solitaire. En dehors du travail professionnel, je pourrais tr&#232;s bien privil&#233;gier l'isolement, &#224; priori le travail d'&#233;crivain est avant tout solitaire, mais j'aime me confronter aux autres. Je participe ainsi &#224; deux collectifs, &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lairnu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'AiR Nu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et au comit&#233; &#233;ditorial de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://editionsjou.net/accueil-de-la-revue-tina/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue TINA&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. J'ai aim&#233; travailler avec l'&#233;quipe de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.publie.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Publie.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; il y a quelques ann&#233;es. Cela demande des efforts d'ajustements, d'&#233;coute, de synth&#232;se, il faut chercher le consensus, accepter les compromis, ce n'est pas toujours &#233;vident, mais ce travail avec les autres permet de sortir de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre l'absence de tout et le trop de pr&#233;sence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'arr&#234;ter n'est pas renoncer, c'est reprendre pied. Il y a dans le geste de s'interrompre quelque chose de souvent n&#233;cessaire, une d&#233;c&#233;l&#233;ration indispensable, d&#233;cisive. Arr&#234;ter ce qu'on est en train de faire, poser les outils qu'on utilise, fermer les yeux un instant, laisser retomber le bruit autour de soi. Faire le vide, non pour fuir le monde, mais pour cesser de s'y diss&#233;miner. Chaque jour r&#233;clame cette pause salutaire comme un seuil &#224; ne pas d&#233;passer, un retrait passager, un endroit o&#249; l'on rassemble ce qui s'est &#233;parpill&#233;. Quand je ne m'arr&#234;te pas, tout s'acc&#233;l&#232;re et me d&#233;passe, mes pens&#233;es s'entrechoquent, mes gestes deviennent automatiques, les phrases se mettent &#224; tourner en rond. Alors je m'arr&#234;te. Je prends une large respiration. Je laisse passer ce qui veut passer. Je regarde ce qui m'entoure d'un air d&#233;tach&#233;. Ce temps suspendu n'est pas inutile. Il op&#232;re sur moi comme une chambre d'&#233;cho. C'est l&#224; que les id&#233;es cessent de m'&#234;tre impos&#233;es, qu'elles redeviennent miennes. S'arr&#234;ter, c'est retrouver la nettet&#233;, la justesse, la possibilit&#233; de choisir, de r&#233;fl&#233;chir &#224; nouveau. C'est refuser la simulation permanente pour lui pr&#233;f&#233;rer la stimulation d'une simple pr&#233;sence. &#202;tre l&#224;, pleinement, sans distraction. Dans ce bref repli, je ne me retire pas du monde, je m'y r&#233;inscris autrement. Et l'&#233;criture revient avec la lecture. Elle recommence son lent travail en moi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8628 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/49945069991_f23bdc3d79_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/49945069991_f23bdc3d79_k-240fb.jpg?1768723618' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Rue du 4 septembre, Paris 2&#232;me, 28 mai 2020&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cri du bleu dans la lumi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne devait pas faire beau aujourd'hui, mais ce matin, le ciel &#233;tait uniform&#233;ment bleu. Nous tardons &#224; sortir. Une fois dehors, dans l'apr&#232;s-midi, le ciel s'est finalement voil&#233;. Bas, gris. En arrivant pr&#232;s de la Seine, tous les monuments sont recouverts d'un voile terne qui alt&#232;re leurs contours et leurs formes (l'&#233;glise Saint-Germain-l'Auxerrois, le Louvre, le pont des Arts, la coupole de l'Institut). La lumi&#232;re s'est &#233;vanouie. On dirait que la nuit va tomber plus t&#244;t que pr&#233;vu. Nous entrons dans une boutique de papiers dominot&#233;s, dans la devanture de laquelle une maison miniature est expos&#233;e. Au moment de sortir, une lumi&#232;re dor&#233;e mod&#232;le par surprise toutes les surfaces des b&#226;timents de la rue, d&#233;coupe les angles de ses murs, de ses parois, modifie leurs couleurs, par contraste. Nous retournons voir la Seine. Les murs du Louvre attirent la lumi&#232;re pour raviver le prestige ancien de ses d&#233;corations. Les lumi&#232;res, qui se refl&#232;tent dans les vitres du mus&#233;e, dansent en cercles concentriques &#224; la surface du fleuve. C'est la foule des grands jours dans la rue. Traverser &#224; deux reprises les m&#234;mes endroits, les trouver si dissemblables qu'on peine &#224; les reconna&#238;tre. Certains jours, on est comme cet endroit, sous une lumi&#232;re changeante, ni tout &#224; fait le m&#234;me, ni tout &#224; fait un autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Journal du Combat #8</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/ecriture/au-lieu-de-se-souvenir/article/journal-du-combat-8</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/ecriture/au-lieu-de-se-souvenir/article/journal-du-combat-8</guid>
		<dc:date>2025-12-30T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Journal</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les travaux se sont acc&#233;l&#233;r&#233;s ces deux derniers mois pour se concentrer essentiellement du c&#244;t&#233; du Generator et du centre de la place du Colonel-Fabien. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. C'est &#224; la fin novembre que les premiers arbres ont &#233;t&#233; plant&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Leur arriv&#233;e, apr&#232;s un an de chantier, est un r&#233;el tournant du chantier. Il faut reconna&#238;tre que les voir enfin appara&#238;tre rassure sur le projet de cr&#233;ation d'une for&#234;t urbaine. Pour le moment, la premi&#232;re phase du chantier (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/au-lieu-de-se-souvenir/" rel="directory"&gt;Au lieu de se souvenir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/information" rel="tag"&gt;Information&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nature" rel="tag"&gt;Nature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/travail" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/traces" rel="tag"&gt;Traces&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/54968934785_00bb326f82_z-a958e.jpg?1767081703' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/54980882717_1a1257c34b_z.jpg?1766439445&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travaux se sont acc&#233;l&#233;r&#233;s ces deux derniers mois pour se concentrer essentiellement du c&#244;t&#233; du Generator et du centre de la place du Colonel-Fabien.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8596 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/54910766900_8438ca5cdb_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/54910766900_8438ca5cdb_k-b8fa3.jpg?1767081703' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. C'est &#224; la fin novembre que les premiers arbres ont &#233;t&#233; plant&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur arriv&#233;e, apr&#232;s un an de chantier, est un r&#233;el tournant du chantier. Il faut reconna&#238;tre que les voir enfin appara&#238;tre rassure sur le projet de cr&#233;ation d'une for&#234;t urbaine. Pour le moment, la premi&#232;re phase du chantier s'est concentr&#233;e sur la pr&#233;paration des sols pour les plantations, l'am&#233;lioration des r&#233;seaux souterrains et la modernisation de l'&#233;clairage. L'ensemble des abords de la place a &#233;t&#233; r&#233;am&#233;nag&#233;, les trottoirs ont &#233;t&#233; pav&#233;s, de nouvelles pistes cyclables ont &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;es et des espaces v&#233;g&#233;talis&#233;s cr&#233;&#233;s le long des pourtours de la place, du c&#244;t&#233; du si&#232;ge du Parti communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pelouse devant le si&#232;ge du Parti communiste a elle aussi &#233;t&#233; l'objet d'un chantier &#224; l'automne. Un chemin sinueux a &#233;t&#233; construit, creus&#233; en pente douce, pour permettre aux personnes handicap&#233;es d'entrer du c&#244;t&#233; du boulevard de la Villette. La cl&#244;ture m&#233;tallique qui emp&#234;chait l'acc&#232;s au monument, contrairement &#224; l'intention initiale d'Oscar Niemeyer qui souhaitait offrir aux passants un acc&#232;s ouvert depuis la place sur le b&#226;timent, a &#233;t&#233; perc&#233;e pour installer un portail.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8597 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/54910709414_008618a902_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/54910709414_008618a902_k-bf10b.jpg?1767081703' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La circulation est d&#233;sormais totalement interdite du c&#244;t&#233; du Generator. Les pav&#233;s ont &#233;t&#233; enlev&#233;s en un jour, avant que de la terre soit apport&#233;e par camions et d&#233;vers&#233;e dans cette partie de la place. La route qui passait de ce c&#244;t&#233; a &#233;t&#233; supprim&#233;e. Quelques semaines plus t&#244;t, le passage de la rue Goerg-Friedrich-Haendel &#224; la rue Albert-Camus, qui croise la place Robert-Desnos, a &#233;t&#233; transform&#233; en voie r&#233;serv&#233;e aux pompiers, ce qui indique bien que c'est la seule issue leur permettant d'atteindre cette partie de la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines zones restent encore prot&#233;g&#233;es par des barri&#232;res de s&#233;curit&#233;, d&#233;tournant la circulation des pi&#233;tons et des cyclistes, la plupart du temps &#224; cause des derniers travaux sur les feux de signalisation. &#192; ces endroits, il reste encore des zones en attente d'&#234;tre goudronn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rue Claude-Vellefaux, la station du bus 46 est termin&#233;e depuis plusieurs mois, les publicit&#233;s sont chang&#233;es r&#233;guli&#232;rement, mais le bus qui passe &#224; sa hauteur ne marque pas encore l'arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8598 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/54937696779_1e06d7cc30_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/54937696779_1e06d7cc30_k-9d063.jpg?1767081703' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir laiss&#233; pousser des fleurs sauvages sur les monticules du c&#244;t&#233; de la rue de Meaux et de l'avenue Mathurin-Moreau, celles-ci ont &#233;t&#233; enlev&#233;es &#224; l'automne, avant d'&#234;tre remplac&#233;es par la plantation de jeunes arbustes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un important tas de terre, culminant &#224; un m&#232;tre environ, a &#233;t&#233; dispos&#233; devant l'auberge de jeunesse. Au sommet de ce tas, une rang&#233;e d'arbustes et d'arbres a &#233;t&#233; plant&#233;e. &#192; leurs pieds, des plantes rampantes recouvrent la terre meuble.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8599 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/54927908034_43a442d021_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/54927908034_43a442d021_k-a8c05.jpg?1767081704' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au centre de la place, sur une superficie assez proche du terre-plein central qui existait auparavant et sur lequel d'anciens habitu&#233;s jouaient depuis les ann&#233;es 70 &#224; la p&#233;tanque sur le sol ensabl&#233;, les ouvriers ont coul&#233; une large chape de b&#233;ton dont la couleur rappelle le sable d'antan.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8600 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/54999177932_b6aa6fa0d5_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/54999177932_b6aa6fa0d5_k-356b7.jpg?1767081704' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi r&#233;server au centre de la place une importance aussi grande &#224; un sol min&#233;ral, alors que les r&#233;am&#233;nagements du pourtour de la place, qui agrandissent certes la circulation des pi&#233;tons en agrandissant les trottoirs, empi&#232;tent d&#233;j&#224; beaucoup sur la v&#233;g&#233;talisation de l'ensemble du lieu ? N'aurait-il pas &#233;t&#233; plus judicieux de limiter la place des circulations qui vont se croiser au centre de la place en les entourant de pelouse ? Sans doute le passage de la ligne du m&#233;tro quelques m&#232;tres en dessous emp&#234;chait-il de creuser suffisamment pour planter de nouveaux arbres dans cette partie centrale, mais on aurait tr&#232;s bien pu cr&#233;er d'autres buttes sur lesquelles les planter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aura des assises &#224; l'ombre, d'ailleurs des bancs en arrondi ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; apport&#233;s sur place mais ils ne sont pas encore install&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photographies du chantier (de novembre &#224; d&#233;cembre 2025) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 460px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72177720331082058/player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Le chantier du r&#233;am&#233;nagement de la place doit se terminer en f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vid&#233;o du chantier (de novembre &#224; d&#233;cembre 2025) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;395&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/TpMOouhZhm8&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
