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	<title>LIMINAIRE</title>
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	<description>Une palpitation, un mouvement encore immobile, un espace de sursis dans la dissolution.</description>
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		<title>LIMINAIRE</title>
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		<title>Le r&#234;ve dans son cheminement</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Les sacrifices et les rituels d'aujourd'hui &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me souviens de l'apparition du jeu vid&#233;o mobile Pok&#233;mon GO qui utilisait la localisation et la r&#233;alit&#233; augment&#233;e. J'ai essay&#233; d'y jouer &#224; l'&#233;poque, alors que nous &#233;tions en vacances &#224; Lyon, pendant l'&#233;t&#233; 2016, mais mon t&#233;l&#233;phone rendait difficile l'exp&#233;rience. Je garde en m&#233;moire les attroupements de curieux qui marchaient, le t&#233;l&#233;phone devant eux, le tournant en l'air comme une boussole, &#224; la recherche de cr&#233;atures invisibles. Leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;Biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/contacts-successifs" rel="tag"&gt;Contacts successifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/quotidien" rel="tag"&gt;Quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voyage" rel="tag"&gt;Voyage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nature" rel="tag"&gt;Nature&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/contacts_succcessifs_64_1_-faf7d.png?1774166746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sacrifices et les rituels d'aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de l'apparition du jeu vid&#233;o mobile &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://pokemongo.com/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pok&#233;mon GO&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui utilisait la localisation et la r&#233;alit&#233; augment&#233;e. J'ai essay&#233; d'y jouer &#224; l'&#233;poque, alors que nous &#233;tions en vacances &#224; Lyon, pendant l'&#233;t&#233; 2016, mais mon t&#233;l&#233;phone rendait difficile l'exp&#233;rience. Je garde en m&#233;moire les attroupements de curieux qui marchaient, le t&#233;l&#233;phone devant eux, le tournant en l'air comme une boussole, &#224; la recherche de cr&#233;atures invisibles. Leur d&#233;placement &#233;tait cocasse. Je me disais qu'ils jouaient &#224; un jeu qu'ils &#233;taient les seuls &#224; voir. En fait, ils &#233;taient tr&#232;s nombreux &#224; jouer, puisque ce jeu en ligne massivement multijoueur permettait &#224; un grand nombre de personnes d'interagir simultan&#233;ment dans un monde virtuel tout en &#233;voluant sur une carte des environs utilisant la g&#233;olocalisation du joueur. D'une certaine mani&#232;re, ils cartographiaient &#233;galement. &#192; l'&#233;poque, je travaillais avec Ulrich Fischer au prototype de l'application de mon r&#233;cit &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, proposant &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/projets/article/l-experience-d-un-recit-en-marche&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'exp&#233;rience d'un livre en marche&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. J'enviais l'approche ludique utilis&#233;e pour faire d&#233;placer tous ces gens dans l'espace public. Sans le savoir, ces personnes produisaient une masse d'images, de trajectoires, de regards. Une ville enregistr&#233;e en marchant, dans la r&#233;p&#233;tition des pas. Une ville v&#233;cue, fragment&#233;e, recompos&#233;e. On d&#233;couvre aujourd'hui que Niantic Spatial, la filiale d'intelligence artificielle fond&#233;e il y a un an par le cr&#233;ateur du jeu, exploite les donn&#233;es collaboratives compos&#233;es d'images de rep&#232;res urbains g&#233;olocalis&#233;es collect&#233;es via le jeu pour construire &#171; un syst&#232;me de positionnement visuel, une technologie qui d&#233;termine votre position &#224; partir de ce que vous voyez. &#187; Autrement dit, ces 30 milliards d'images, photographies de b&#226;timents ou rep&#232;res visibles, issus de l'exp&#233;rience des joueurs, ont contribu&#233; &#224; l'&#233;laboration d'une immense cartographie visuelle du monde, qui va permettre de guider des robots de livraison afin qu'ils s'orientent dans l'espace avec une pr&#233;cision beaucoup plus grande. Ce qui relevait de l'exp&#233;rience devient infrastructure. Ce qui appartenait &#224; l'errance devient syst&#232;me. Il y a l&#224; une forme de d&#233;l&#233;gation silencieuse. Un d&#233;tournement mercantile du jeu. Mais ce n'est pas nouveau. Depuis longtemps, les reCAPTCHA de Google, tests con&#231;us initialement pour d&#233;terminer si un utilisateur en ligne est vraiment un humain, et non un bot, d&#233;tournent cet usage et profitent du travail des utilisateurs afin d'am&#233;liorer son programme de reconnaissance optique de caract&#232;res (ROC). Les clics, les likes, toutes nos recherches nourrissent des mod&#232;les pr&#233;dictifs. Nos conversations elles-m&#234;mes servent &#224; affiner des intelligences artificielles. Nous croyons utiliser des outils, mais en retour ce sont eux qui nous utilisent. &lt;i&gt;Quand c'est gratuit, c'est toi le produit.&lt;/i&gt; On conna&#238;t bien la formule qui r&#233;sume notre relation ambigu&#235; au num&#233;rique. Les entreprises technologiques mettent l'attention au centre d'une pratique qu'on a trop longtemps voulu croire gratuite. Mais, marcher, c'est autre chose. C'est produire une carte qui n'appartient qu'&#224; soi. Une carte intime, &#233;volutive, faite de d&#233;tours, d'habitudes, de raccourcis, de souvenirs. Elle ne se voit pas. Elle se superpose &#224; la carte commune sans jamais s'y r&#233;duire. Chaque trajet invente une ville l&#233;g&#232;rement diff&#233;rente qui n'appartient qu'&#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8707 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/55134817702_39b9b445bb_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/55134817702_39b9b445bb_k-9c567.jpg?1774166746' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Lac du Parc Montsouris, Paris 14&#232;me, 8 mars 2026&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui emp&#234;che et oblige &#224; la fois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se sentir chez soi dans un appartement qu'on loue, qui n'est pas un ersatz de la chambre d'h&#244;tel, un v&#233;ritable endroit o&#249; vivre, mais qui ne nous est pas pr&#234;t&#233;, comme cela m'est d&#233;j&#224; arriv&#233;. Je me souviens notamment avoir &#233;t&#233; h&#233;berg&#233; par Enrico Agostini Marchese qui m'avait amicalement accueilli dans son appartement &#224; Montr&#233;al, pendant une semaine, alors que d'habitude on me r&#233;servait une chambre d'h&#244;tel pour la p&#233;riode du colloque pour lequel on m'invitait, prolongeant de quelques jours pour profiter de la ville. Je m'&#233;tais senti vraiment chez moi. Je retrouve la m&#234;me impression de familiarit&#233; et de bien-&#234;tre dans l'appartement que nous louons Caroline et moi &#224; Marseille, dans le quartier Longchamp. C'est un appartement spacieux, lumineux et calme. Un appartement vivant, avec des plantes vertes, des &#339;uvres d'art accroch&#233;es au mur, de beaux bibelots, et des piles de livres. Dans la cuisine, tout est &#224; disposition pour cuisiner. Dans ces conditions, difficile de ne pas r&#233;ussir &#224; travailler sur notre projet. Nous avan&#231;ons bien, consacrant une grande partie de la journ&#233;e et de la soir&#233;e &#224; l'&#233;criture (lecture, r&#233;&#233;criture des textes, discussions), le reste du temps &#233;tant consacr&#233; aux promenades en ville. J'en profite pour filmer tout en approvoisant ma nouvelle cam&#233;ra. Si je ne rencontre plus du tout de souci de focus au d&#233;but des plans, la mobilt&#233; de la nacelle me perturbe encore un peu. Mais c'est un outil incroyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; C'&#233;tait la Terre qui envoyait des signes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques semaines, &#224; l'&#233;t&#233; 1831, une &#233;ruption volcanique sous-marine a lieu en M&#233;diterran&#233;e, dans le canal de Sicile, en face de la Tunisie. Elle provoque l'&#233;mersion d'une &#238;le &#233;ph&#233;m&#232;re qui dispara&#238;t sous les flots six mois plus tard seulement. Ce nouveau territoire &#233;veille la curiosit&#233; des scientifiques et la convoitise des puissances europ&#233;ennes, le Royaume des Deux-Siciles, la France et l'Angleterre, en pleine expansion coloniale. Chacun de ces trois pays entre en comp&#233;tition pour revendiquer cette &#238;le &#224; la position strat&#233;gique. Elle devient &lt;i&gt;Ferdinandea&lt;/i&gt; pour le Royaume des Deux-Siciles, en l'honneur du roi Ferdinand II de Bourbon, &lt;i&gt;Julia&lt;/i&gt;, pour les Fran&#231;ais en r&#233;f&#233;rence &#224; la monarchie de Juillet, &lt;i&gt;Graham Island&lt;/i&gt;, pour les Anglais, d'apr&#232;s Sir James Graham, premier seigneur de l'amiraut&#233;, et enfin &lt;i&gt;Nerita&lt;/i&gt;, pour les populations locales. L'artiste &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://clementcogitore.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cl&#233;ment Cogitore&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; s'appuit sur cet &#233;v&#233;nement historique comme point de d&#233;part de son &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://mucem.org/expositions/clement-cogitore/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;exposition au Mucem&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qu'il d&#233;veloppe en un r&#233;cit multiforme m&#234;lant documentaire, r&#233;cit historique et fiction sp&#233;culative, narration et contemplation. &#192; travers un ensemble de diff&#233;rentes pi&#232;ces aux formats et supports vari&#233;s (documents d'archives, relev&#233;s scientifiques, croyances populaires, photographies sous verre grav&#233;, installation filmique en 16 mm, reportage scientifique, et film de fiction), il analyse les m&#233;canismes de revendication territoriale et la gestion des fronti&#232;res, tente de substituer une logique de possession par une volont&#233; de construire un espace commun. &#171; Entre utopie et dystopie, si une terre qui n'appartient &#224; personne r&#233;apparaissait aujourd'hui, quel usage commun pourrait-on en faire ? Quel nom lui donnerait-on ? Et quelles langues y parlerait-on ? &#187; se demande l'artiste, dans le film &lt;i&gt;Ferdinandea : Incertitudes&lt;/i&gt;, la vid&#233;o qui constitue le c&#339;ur de l'exposition, projet&#233;e dans un espace d&#233;di&#233;, au centre de la salle. Dans un contexte contemporain marqu&#233; par des crises migratoires et climatiques, le dispositif artistique de Cl&#233;ment Cogitore interroge la capacit&#233; des &#201;tats &#224; envisager la M&#233;diterran&#233;e comme un espace de coop&#233;ration plut&#244;t que comme une zone de conqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8708 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/52121422936_0d73dc631f_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/52121422936_0d73dc631f_k-bff0d.jpg?1774166746' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Parc Clichy Batignolles Martin Luther King, Paris 17&#232;me, 4 juin 2022&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'envie de partir ne d&#233;livre pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je marche pour tenir debout. Ici n'est d&#233;j&#224; plus. La ville ne m'accueille pas, elle me traverse. Dedans, je m'&#233;gare plus vite que dehors. L'espace s'ouvre devant moi. Alors j'avance. Chaque pas efface le pr&#233;c&#233;dent. Le sol accepte tout. M&#234;me l'espace a besoin d'&#234;tre contenu. Les rues ne bougent pas, mais je les transforme en les traversant. Je ferme les yeux un instant et le bruit me suffit. La rumeur remplace la direction. J'aime entendre le bruit de la ville. Le mouvement fabrique un passage. Une travers&#233;e. D'un trottoir &#224; l'autre, d'une lumi&#232;re &#224; une autre. Rien ne relie vraiment ces points, sauf le mouvement. Je ne sais plus si je pars ou si je reviens. L'espace est satur&#233; de signes. Voyager c'est rester au m&#234;me endroit et sentir le monde glisser en soi. Les lieux r&#233;sistent, mais le corps insiste. Il avance malgr&#233; tout, comme s'il cherchait un seuil invisible. Chacun place son horizon o&#249; il peut. Je marche encore. Dans l'air, des appuis, des attentes. S'arr&#234;ter serait admettre que rien ne m&#232;ne nulle part. Et pourtant, quelque chose r&#233;pond toujours, un signe, un souffle, une direction possible. Tout d&#233;part a son arriv&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les lignes de d&#233;sir : dans le sens de la marche</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/creation/livre-lecture/article/les-lignes-de-desir-dans-le-sens-de-la-marche</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Les lignes de d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Argenteuil</dc:subject>
		<dc:subject>Joachim S&#233;n&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour f&#234;ter la fin de nos r&#233;sidences respectives &#224; Argenteuil, Fran&#231;ois Bon et moi avons propos&#233; &#224; la M&#233;diath&#232;que d'Argenteuil, le samedi 20 octobre de 15h &#224; 19h, 3 sets de lectures-performance avec Marin Fouqu&#233;, H&#233;l&#232;ne Gaudy, Xavier Mussat, Charles Robinson, Joachim S&#233;n&#233;, Pierre M&#233;nard, Fran&#231;ois Bon et Laura Vazquez. Performances et lectures ont altern&#233; avec &#233;changes et rencontres. &lt;br class='autobr' /&gt; Montage vid&#233;o et lecture d'un extrait de la fiction po&#233;tique Les lignes de d&#233;sir, dispositif interactif en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/creation/livre-lecture/" rel="directory"&gt;Livre &amp; lecture&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/francois-bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;Biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/argenteuil" rel="tag"&gt;Argenteuil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/joachim-sene" rel="tag"&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH81/arton2049-1df38.png?1752752573' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour f&#234;ter la fin de nos r&#233;sidences respectives &#224; Argenteuil, Fran&#231;ois Bon et moi avons propos&#233; &#224; la M&#233;diath&#232;que d'Argenteuil, le samedi 20 octobre de 15h &#224; 19h, 3 sets de lectures-performance avec Marin Fouqu&#233;, H&#233;l&#232;ne Gaudy, Xavier Mussat, Charles Robinson, Joachim S&#233;n&#233;, Pierre M&#233;nard, Fran&#231;ois Bon et Laura Vazquez. Performances et lectures ont altern&#233; avec &#233;changes et rencontres.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/SSIB3YVCdaA&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Montage vid&#233;o et lecture d'un extrait de la fiction po&#233;tique &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, dispositif interactif en cours de cr&#233;ation.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/iQRXR1ncz0c&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1771 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/fbargenteuil-c343c.jpg?1739529130' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Photographie de Fran&#231;ois Bon
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
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&lt;strong&gt;Extraits du texte lu &#224; Argenteuil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les jours le m&#234;me trajet, m&#234;me heure, m&#234;me place et les voisins de compartiment identiques &#224; la veille. On enl&#232;ve son manteau, on s'assoit dans le sens de la marche. Et le train d&#233;marre. Le paysage d&#233;file, toujours le m&#234;me et jamais tout &#224; fait pareil. Le regard se laisse aller &#224; r&#234;ver et glisser &#224; la vitesse du train, des endroits que l'on conna&#238;t toujours sous le m&#234;me angle. Il suffit qu'un jour, le train rencontre un probl&#232;me technique, une avarie, un accident, et tout s'arr&#234;te, se transforme radicalement. La perspective ainsi modifi&#233;e nous d&#233;stabilise. On ne sait plus o&#249; l'on est, pourtant le train s'est juste arr&#234;t&#233; dans une gare du parcours, il a fallu descendre, sortir du cocon chaleureux du compartiment pour rejoindre la gare, plus aucun train ne pouvant circuler suite &#224; un accident mat&#233;riel. On se retrouve devant la gare, sur le trottoir et l'on regarde la foule des voyageurs perdus, sortis d'eux-m&#234;mes et de leur tranquille habitude, mis en dangers, litt&#233;ralement ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le Pont Saint-Louis, une jeune femme accoud&#233;e sur le rebord du parapet para&#238;t attendre quelqu'un. Elle ne le conna&#238;t pas, ils ne sont jamais rencontr&#233;s. L'impression d'un rendez-vous auquel il se rend sans m&#234;me y avoir &#233;t&#233; invit&#233;. Mais cette image l&#224; de la jeune femme &#224; cet endroit pr&#233;cis du pont, sous cette lumi&#232;re, dans cette position, bras gauche repli&#233; contre sa poitrine, pos&#233; sur le dessus du parapet m&#233;tallique du pont, bras droit relev&#233;, main dans les cheveux, le geste de se recoiffer brusquement arr&#234;t&#233; dans son mouvement, la joue au creux de sa paume, dans l'attente, c'est une image qu'il gardera toujours en t&#234;te, incapable d'en saisir l'origine, s'il l'invente ou la fantasme, cette image s'imprime dans son &#339;il d'abord, dans son esprit ensuite. Il ne devine pas ce qui le fascine, ce qu'il voit de l'image fixe dans son mouvement. Quand il s'approche d'elle, au moment o&#249; il pourrait la toucher, &#224; port&#233;e de main, elle va se relever, se tourner l&#233;g&#232;rement vers lui, et lui sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire sur le corps de l'autre, celui que l'on conna&#238;t comme l'&#233;tranger. Tatouage &#233;ph&#233;m&#232;re. Le corps des mots expose le corps pris dans les mots, son corps &#224; corps avec les mots. Dans le mouvement et le d&#233;placement continuels, l'alliance entre l'&#233;criture et le corps. La musique envahit la pi&#232;ce de ses rythmes &#233;tourdissants. Il faut agir vite, tu le sais, tu saisis son bras comme le fait l'infirmi&#232;re, avec pr&#233;venance, vous &#233;changez quelques mots, pas le temps de parler longuement, au risque de rompre le charme de cet instant. Et tu te lances, le feutre dans la main droite tu commences &#224; tracer les mots directement sur la peau en dessinant les lettres avec attention, une graphie &#233;labor&#233;e, soign&#233;e. Pench&#233;e sur le bras, la jeune femme ne voit pas ce que tu &#233;cris, elle le d&#233;couvre progressivement. La limite entre le corps et le corpus devient alors insaisissable. Lettre &#224; lettre. En &#233;cho avec la musique, partition tatou&#233;e sur l'&#233;piderme. Dans cette circulation enchev&#234;tr&#233;e de sons et de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut n&#233;cessairement de la lumi&#232;re pour vivre. Le pr&#233;sent est notre endroit, notre domicile. Nous avons besoin d'espaces pour vivre. Nous cherchons un lieu mouvant pour nous fixer, habiter ce qui nous r&#233;unit et ce qui nous divise. Notre chemin se dessine entre l'ombre et la lumi&#232;re. Il faut du contraste, un minimum de contraste. De l'obscure autant que du lumineux. L'ombre se projette, s'imprime sur le tronc de l'arbre avec une pr&#233;cision et une finesse de dentelle. Une fraction de seconde. L'&#233;corce est une peau, l'ombre l'habille de son tissus a&#233;rien. Aux limites de la p&#233;nombre et de l'obscure. Je me souviens de cette photographie des ombres d'un homme et de son &#233;chelle &#224; Hiroshima, rest&#233;es imprim&#233;es sur un mur de la ville, &#224; cause de la chaleur d&#233;gag&#233;e par l'explosion nucl&#233;aire. Ce qui faillit dans le monde, ce qui fuit, dispara&#238;t, entrecroise absence et pr&#233;sence. Poussi&#232;re des choses d&#233;truites. Rendre vivant le rapport &#224; la m&#233;moire, l'instant du danger. Et soudain c'&#233;tait trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;teste les histoires, puisque les histoires font croire qu'il s'est pass&#233; quelque chose. Or, il ne se passe rien. Les effets de r&#233;verb&#233;rations indiquent une pr&#233;sence omnipotente, c&#233;leste. Les &#233;chos d&#233;multiplient, d&#233;composent, encore l'espace et le vide glacial. Mais personne ne semble r&#233;pondre aux &#233;chos, personne ne semble vivre ici. On fuit une situation pour une autre. Et, si nous tendons l'oreille, aucun pas ne se fait m&#234;me entendre, aucun bruit. Tous sont l&#224;, fantomatiques. Id&#233;e forte de mise en son d'un vide b&#233;ant pr&#234;t &#224; avaler tout le monde, &#224; l'image des perspectives vertigineuses. De nos jours, il n'y a que des situations, toutes les histoires sont d&#233;pass&#233;es, elles sont devenues lieux communs, elles sont dissoutes en elles-m&#234;mes. Il ne reste que le temps. La seule chose qui soit r&#233;elle, c'est probablement le temps. Un monde du silence o&#249; il n'y a pas exactement de silence mais une infinit&#233; de bruits et dans lequel chacun cr&#233;e son monde. Fluidit&#233; d'une coul&#233;e sonore continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui marche en ville, qu'il fl&#226;ne ou qu'il se rende d'un pas press&#233; &#224; sa destination, compose une partition qui lui est propre. Ces voies toutes trac&#233;es, ces chemins d&#233;limit&#233;s qu'il emprunte imp&#233;rativement, voies qu'il suit sans possibilit&#233; de raccourcis, d'issues de secours ou d'&#233;chapp&#233;es belles. Dans la porosit&#233; des espaces publics, le degr&#233; de connectivit&#233; des rues, tous ces itin&#233;raires contraignant que l'habitude nous fait suivre sans r&#233;fl&#233;chir, certains s'en affranchissent avec leurs pratiques impr&#233;vues, en coupant court &#224; travers le lieu de tous les passages pass&#233;s, en trouvant l'acc&#232;s le plus direct possible, d&#233;limitant &#224; leur tour une nouvelle voie &#224; suivre qui parfois rencontre l'assentiment de tous. Ces chemins de traverse qui se dessinent progressivement, sous la charge de leurs pas, l'usure de leurs pieds, revenant sans arr&#234;t dessus, nouveaux chemins emprunt&#233;s par le plus grand nombre. Spatialit&#233;s et temporalit&#233;s mouvantes qui nous font ainsi sortir des sentiers battus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le provisoire est le propre de la ville. La m&#233;tamorphose son quotidien. Quand j'ai des doutes, quand je ne parviens plus &#224; r&#233;fl&#233;chir, que je me sens oppress&#233; et ne comprends plus rien, je me l&#232;ve et je sors marcher. Pas besoin de but, de direction, je me mets juste en route, en mouvement. La r&#233;ponse vient en marchant. Il suffit de se promener pour comprendre enfin, y voir clair. C'est comme si le rythme de nos pas, la d&#233;pense et l'&#233;chauffement de nos muscles, la circulation du sang battant nos tempes, et le souffle court qui retrouve sa vitesse de croisi&#232;re, nous ramenait &#224; nous, nous ranimait, nous faisant remonter &#224; la surface, ce que le quotidien, le travail et son ali&#233;nante r&#233;p&#233;tition, nous font oublier avec le temps. Ce qui se transforme en ville, tous les chantiers, les instructions ou les d&#233;molitions, laisse ses traces mais accepte qu'on les ignore. Question de temps et de dimensions. La r&#233;ponse vient en marchant et c'est la ville qui nous r&#233;pond. C'est elle qui a le dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mur qui fait office de miroir, une glace sans tain. Je veux que tu m'&#233;coutes, j'ai besoin de parler. Ta voix ne me quitte plus depuis que tu n'es plus &#224; mes c&#244;t&#233;s, elle m'ent&#234;te, l'impression de t'entendre tout le temps, tes paroles s'entrem&#234;lent dans le tumulte de mes pens&#233;es, ce que l'on me dit ou ce que j'entends, les bruits environnants. Je te demande de ne pas m'interrompre et tu ob&#233;is sans me reprendre, presque soulag&#233;e mais tu te mets &#224; me poser des questions, comme si tu pensais que c'&#233;tait n&#233;cessaire pour me lancer. J'ai besoin de silence surtout. Je te tourne le dos, assis contre la paroi du miroir et je te parle dans le combin&#233; de t&#233;l&#233;phone pr&#233;vu &#224; cet effet. Tu r&#233;agis &#224; ce que tu apprends sur moi, ton visage se transforme dans le miroir, mon image se r&#233;v&#232;le, c'est au moment o&#249; tu t'approches de la glace, le nez contre la vitre, les mains au-dessus de ton front pour &#233;viter que la lumi&#232;re ne t'&#233;blouisse et ne t'emp&#234;che de m'apercevoir dans la p&#233;nombre, que tu me vois enfin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voyais partout en ville des signes de ta pr&#233;sence, pendant des ann&#233;es je les avais soigneusement pr&#233;par&#233;s, fa&#231;onn&#233;s, aujourd'hui j'en payais le prix fort, je te voyais &#224; chaque coin de rue, les traits de ton visage dans celui de toutes les femmes que je croisais, et m&#234;me parfois dans ceux des hommes, la d&#233;tresse et la m&#233;lancolie s'&#233;taient empar&#233;es de moi. Je te voyais partout. Dans les couloirs du m&#233;tro. Dans la rue, je suivais des inconnues qui ne te ressemblaient pas vraiment, mais je voulais croire que c'&#233;tait toi. Tout m'&#233;chappait. Ton absence envahissait mes r&#234;ves et mes jours. Des signes. Un regard, un sourire, le plissement de la commissure de tes l&#232;vres, l'index caressant nonchalamment le dessus du sourcil, distraite, ailleurs. La mani&#232;re de relever tes cheveux, de mordiller l'ongle de ton pouce en r&#233;fl&#233;chissant avant de r&#233;pondre &#224; une question, de soupirer quand il faisait un peu chaud. De fermer les yeux quand je t'embrassais en pr&#233;textant vouloir garder l'image int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les murs s'effritent avec le temps, et ce qui a &#233;t&#233; &#233;crit dessus, lointaine revendication, s'efface parfois ou perd son sens plus vite que ces publicit&#233;s qui envahissent nos villes. Ici, c'est l'absurdit&#233; du syst&#232;me s&#233;curitaire, un temps d&#233;nonc&#233; sur ce mur gris et nu qu'une cam&#233;ra de surveillance cadrait on se demande bien pourquoi, peut-&#234;tre pour surprendre ceux qui venaient peindre leurs graffitis interdits. La cam&#233;ra ne fonctionne plus depuis longtemps, pendant &#224; son c&#226;ble &#233;lectrique, inutile. Un jeune gar&#231;on s'est empar&#233; de l'endroit pour y jouer au ballon, le bruit des rebonds l'amuse, lui emplit la t&#234;te. Adroit, il jongle avec sa balle de football qu'il ne quitte pas des yeux, elle tournoie au-dessus de sa t&#234;te, &#224; chaque fois qu'il tape dedans, la balle monte un peu plus haut, toujours plus haut, et la voil&#224; soudain qui s'immobilise en l'air, et se fige, comme ces &#233;toiles qui, la nuit, nous fascinent tant, car elles nous racontent avec leur lumi&#232;re, l'histoire de leur disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'imagine un miroir qui garde en m&#233;moire l'ensemble des visages qu'il a vus, crois&#233;s, au fil de son histoire. Et chaque fois qu'on s'en approche, ce n'est pas notre visage qui appara&#238;t mais l'assemblage hybride de l'ensemble des visages enregistr&#233;s depuis sa mise en place. Je sais que ton image y figure en bonne place, et je me r&#233;jouis de pouvoir ainsi t'y retrouver selon mon d&#233;sir, convoquer ton souvenir dans nos portraits m&#234;l&#233;s, notre visage commun, celui de notre couple agr&#233;ment&#233; de tous nos amis s'&#233;tant un jour regard&#233; furtivement dans ce miroir. Mais je me rends compte &#233;galement de la cruaut&#233; de ce projet, fig&#233; &#224; te contempler r&#234;veusement dans l'assemblage h&#233;t&#233;rog&#232;ne de cette image, ton visage commen&#231;ant &#224; s'estomper, &#224; s'effacer peu &#224; peu, au d&#233;triment du mien qui vient se superposer au tien. Mais je n'ai pas besoin d'un miroir, c'est le souvenir de ton image que je veux garder pour toujours. Ce miroir se souvient encore de toi, de ton visage mais il t'efface quand je m'y refl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avancer dans la rue, s'y projeter, regard &#224; l'aff&#251;t, enregistrant mentalement tout ce que je vois, ce qui attire mon attention. Le geste d'une femme r&#233;ajustant &#224; la h&#226;te sa coiffure. Le jeu d'ombres des feuilles des arbres dans lequel le soleil tisse sa r&#233;sille. Un enfant saute de joie en voulant attraper un pigeon. Un couple s'embrasse, l'homme de dos coll&#233; contre le mur recouvert de graffitis. Le photographe ne travaille pas dans le pr&#233;sent mais dans le futur ant&#233;rieur. Je d&#233;couvre plus tard ce que j&#700;ai vu, une fois l&#700;image r&#233;v&#233;l&#233;e. Vivre le pr&#233;sent de son exp&#233;rience comme le pass&#233; d&#700;un futur. Mais ne garder que l'essentiel, sur le moment m&#234;me du trajet, se limitant &#224; deux photos, selon le principe des contacts successifs. L&#224; o&#249; d'habitude nous aurions pris des centaines de clich&#233;s, se limiter &#224; ces quatre photographies. Ce que l'on retient, des captures d'instants dont la juxtaposition raconte les co&#239;ncidences et les rencontres, notre cheminement dans la ville.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1774 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2018-10-22_a_16.42.11.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH278/capture_d_e_cran_2018-10-22_a_16.42.11-c1031.png?1752752573' width='500' height='278' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Photographie : Ville d'Argenteuil
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
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&lt;strong&gt;Vid&#233;os de l'apr&#232;s-midi film&#233;e par Fran&#231;ois Bon : &lt;/strong&gt;
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&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/lO9veuKrgns&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Quelques photographies de cette apr&#232;s-midi performance et lecture &#224; Argenteuil : &lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
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		<title>Le lieu de tous les passages</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le jeu de la pr&#233;sence de soi au monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le mus&#233;e, ce moment de fatigue passag&#232;re o&#249; plus rien ne parvient plus &#224; te toucher, o&#249; le besoin se fait sentir de regarder ailleurs, ou de fermer les yeux. Les fen&#234;tres nous attirent et notre regard porte au loin, sans rien voir de pr&#233;cis, juste pour se distraire des peintures et des sculptures splendides qui nous entourent. Pour se donner une contenance, sourire dans le vide. Dans l'ombre, l'homme s'approche lentement, tu le sens dans ton dos. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/ecriture/palimpseste/" rel="directory"&gt;Palimpseste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/absence" rel="tag"&gt;Absence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musee" rel="tag"&gt;Mus&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1785-3bf07.jpg?1752752573' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le jeu de la pr&#233;sence de soi au monde.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1227 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/10408117_10153050188903535_40521802102347050_n-2-abc37.jpg?1752752574' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e du Louvre, Paris 1er
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le mus&#233;e, ce moment de fatigue passag&#232;re o&#249; plus rien ne parvient plus &#224; te toucher, o&#249; le besoin se fait sentir de regarder ailleurs, ou de fermer les yeux. Les fen&#234;tres nous attirent et notre regard porte au loin, sans rien voir de pr&#233;cis, juste pour se distraire des peintures et des sculptures splendides qui nous entourent. Pour se donner une contenance, sourire dans le vide. Dans l'ombre, l'homme s'approche lentement, tu le sens dans ton dos. Tu vises et te prot&#232;ges en m&#234;me temps, avec ce geste pla&#231;ant l'objectif de l'appareil photo du t&#233;l&#233;phone portable devant le visage, comme pour te prot&#233;ger, &#224; la fois bouclier, et t'y projeter, miroir et jumelle. C'est le scintillement &#233;blouissant des jeux de t'attire, les rayons du soleil se r&#233;fl&#233;chissent sur les nombreuses vitres du mus&#233;e, se diffractant en ricochets iris&#233;s sur la paroi de l'aile oppos&#233;e du mus&#233;e, dans l'ombre &#224; cette heure du jour d&#233;clinant. C'est l'id&#233;e d'une perfection, ce scintillement. Un point de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La disparition : une surface de projection. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1228 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/10441295_10153052955753535_1183793955249084100_n-2-28b7c.jpg?1752752574' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;21 rue Beauregard, Paris 2&#232;me
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je n'arrive pas &#224; me faire &#224; l'id&#233;e de cette disparition. Ces v&#234;tements et ces objets abandonn&#233;s l&#224; en pleine rue, dans un d&#233;sordre soigneusement agenc&#233;, pour faire croire &#224; une disparition, leurs couleurs choisies, dans ce recoin gris. Restes d'une vie expos&#233;e aux yeux de tous. Intimit&#233; mise &#224; nu. Voir des v&#234;tements abandonn&#233;s dans la rue, c'est comme perdre ses rep&#232;res, entre ext&#233;rieur et int&#233;rieur, plus de limites, fronti&#232;res floues. Ind&#233;cence de se trouver nu dehors. D&#233;plac&#233;. Un indice, l&#224; o&#249; tous les passants, indiff&#233;rents et press&#233;s, ne voient dans cette accumulation, cet amas informe, que des immondices. L'image, je la d&#233;couvre avec cette l&#233;gende, je ne peux pas la lire autrement que l&#233;gend&#233;e, et ce texte sous l'image fabrique une autre image, comme en surimpression de la premi&#232;re qui ne m'aide pas &#224; la comprendre, le texte la rend complexe, confuse, et dispara&#238;t sous elle jusqu'&#224; la transformer et me la rendre invisible. Plus le temps passe plus je trouve le quotidien fascinant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nous imprimerons le rythme &#233;clat&#233; de nos trajectoires inverses.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/10471110_10153055788208535_7637044712354222197_n-3-9ae56.jpg?1752752574' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;L'&#238;le aux Cygnes, All&#233;e des Cygnes, Paris 15&#232;me
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lire sur l'&#233;paule d'une autre personne, dans les transports en commun, une ligne ou deux, et chercher &#224; s'en souvenir le plus longtemps possible pour la noter sur une feuille en rentrant chez soi. La phrase se perd en chemin. Si nous lisons le m&#234;me livre &#224; deux, chacun son tour, &#224; son rythme, ou en m&#234;me temps, nous avan&#231;ons ensemble, dans ce qui ressemble &#224; une promenade. Ce &#224; quoi chacun pense, dans les marges du livre, peut-il se retrouver dans l'esprit de l'autre ? Une id&#233;e partag&#233;e dans ce mouvement de la marche qui est si proche de celui de la lecture. Ce qui nous meut, nous &#233;meut, nous transporte. La r&#233;alit&#233; tangible du corps lisant, et la formidable machine &#224; &#233;chos qu'est la lecture, l'insoup&#231;onnable solitude de la lecture, solitude toute relative puisqu'elle permet la renaissance d'un peuple de fant&#244;mes que rien ne parvient &#224; abolir. Telle une lanterne magique qui projette dans l'espace de la page les corps flottants des lecteurs que la lecture des livres impr&#232;gne en profondeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chemin de traverses.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/10298952_10153057899993535_4110844158258669046_n-2-dbab3.jpg?1752752574' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Parc Georges Brassens, Paris 15&#232;me
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Celui qui marche en ville, qu'il fl&#226;ne ou qu'il se rende d'un pas press&#233; &#224; sa destination, compose une partition qui lui est propre. Ces voies toutes trac&#233;es, ces chemins d&#233;limit&#233;s qu'il emprunte imp&#233;rativement, voies qu'il suit sans possibilit&#233; de raccourcis, d'issues de secours ou d'&#233;chapp&#233;es belles. Dans la porosit&#233; des espaces publics, le degr&#233; de connectivit&#233; des rues, tous ces itin&#233;raires contraignant que l'habitude nous fait suivre sans r&#233;fl&#233;chir, certains s'en affranchissent avec leurs pratiques impr&#233;vues, en coupant court &#224; travers le lieu de tous les passages pass&#233;s, en trouvant l'acc&#232;s le plus direct possible, d&#233;limitant &#224; leur tour une nouvelle voie &#224; suivre qui parfois rencontre l'assentiment de tous. Ces chemins de traverse qui se dessinent progressivement, sous la charge de leurs pas, l'usure de leurs pieds, revenant sans arr&#234;t dessus, nouveaux chemins emprunt&#233;s par le plus grand nombre. Spatialit&#233;s et temporalit&#233;s mouvantes qui nous font ainsi sortir des sentiers battus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reflets de nos visages sur les vitres de la ville. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/10982493_10153060456973535_2342927131088924606_n-2-32236.jpg?1752752574' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De suite savoir que tout est l&#224; sous nos yeux, il suffit de regarder, c'est comme si l'on construisait d'un regard ce qui est l&#224; sous nos yeux, cette japonaise en train de manger seule dans ce restaurant d&#233;sert, le reflet des immeubles qui s'imprime avec la complicit&#233; ravie du soleil matinal rasant les murs, et ce n'est que beaucoup plus tard qu'on verra enfin ce qui, au-del&#224; de la composition, de la couleur, du cadre de cette photo, nous retenait vraiment, attirait notre regard, pour qu'on fixe cet instant, ce lieu en une photographie : le visage de ce couple qui s'embrasse, quelque chose de familier dans ce baiser. Le reflet d'un immeuble qui fait appara&#238;tre l'affiche qui d&#233;core cet &#233;tablissement. Ce geste de photographier un regard qui embrasse tout ce qui l'entoure, &#233;pouse le moindre d&#233;tail, dans le repli des choses derri&#232;re leur fa&#231;ade lisse comme une anamorphose, ce qui faute d'avoir &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233; &#224; sa juste valeur et au bon moment, confirme que le diable se cache dans les d&#233;tails.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/91/56a8783b3ef885b8a3ea82e5f6a618.jpg?1741645931' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;21 rue Beauregard, Paris 2&#232;me&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;p&gt;21 rue Beauregard, Paris 2&#232;me&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/10471110_10153055788208535_7637044712354222197_n-3.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;vuisiach&#034; rel=&#034;vuisiach&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;L'&#238;le aux Cygnes, All&#233;e des Cygnes, Paris 15&#232;me&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/97/df201f98108605799d46924d8add86.jpg?1741645931' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;L'&#238;le aux Cygnes, All&#233;e des Cygnes, Paris 15&#232;me&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;p&gt;L'&#238;le aux Cygnes, All&#233;e des Cygnes, Paris 15&#232;me&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/10298952_10153057899993535_4110844158258669046_n-2.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;vuisiach&#034; rel=&#034;vuisiach&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;Parc Georges Brassens, Paris 15&#232;me&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/c3/0f1bfbeea628615d3014eb8c6a4057.jpg?1741645931' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;Parc Georges Brassens, Paris 15&#232;me&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;p&gt;Parc Georges Brassens, Paris 15&#232;me&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/10982493_10153060456973535_2342927131088924606_n-2.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;vuisiach&#034; rel=&#034;vuisiach&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://www.liminaire.fr/local/cache-gd2/e7/be6c95bccbf98b7dd2c73f908674e8.jpg?1741645931' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;style type=&#034;text/css&#034; scoped&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;!-- .cycle-slideshow --&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Celle qui &#233;crit et celui qui lit</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/celle-qui-ecrit-et-celui-qui-lit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/celle-qui-ecrit-et-celui-qui-lit</guid>
		<dc:date>2018-03-23T17:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Les lignes de d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est le lieu que j'ai d'abord remarqu&#233;, eux je ne les ai vus qu'ensuite, le couple qu'ils formaient de part et d'autre de la colonne. Cet endroit c'est la premi&#232;re fois que j'y viens, longtemps que je ne passe plus par l&#224;, que je ne travaille plus dans ce quartier. Ce jour-l&#224;, les grandes portes &#224; battants verts &#233;taient ouvertes. Au milieu de la cour une guide &#224; chignon expliquait &#224; un ar&#233;opage de touristes disciplin&#233;s l'Histoire de ce lieu, d&#233;crivait en d&#233;tail les particularit&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH112/arton1421-2c58a.jpg?1752752574' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le lieu que j'ai d'abord remarqu&#233;, eux je ne les ai vus qu'ensuite, le couple qu'ils formaient de part et d'autre de la colonne. Cet endroit c'est la premi&#232;re fois que j'y viens, longtemps que je ne passe plus par l&#224;, que je ne travaille plus dans ce quartier. Ce jour-l&#224;, les grandes portes &#224; battants verts &#233;taient ouvertes. Au milieu de la cour une guide &#224; chignon expliquait &#224; un ar&#233;opage de touristes disciplin&#233;s l'Histoire de ce lieu, d&#233;crivait en d&#233;tail les particularit&#233;s architecturales de la fa&#231;ade des Archives. Adoss&#233; &#224; la colonne, la t&#234;te &#224; l'ombre, jambes crois&#233;es, pieds au soleil, un jeune homme brun est allong&#233; et lit, d&#233;contract&#233;, un gros livre qu'il annote avec gourmandise, le stylo &#224; la bouche, pr&#234;t &#224; noircir les marges de l'ouvrage, un essai sans doute, il n'en est qu'au d&#233;but. Pos&#233; &#224; m&#234;me le sol, l'emballage plastique triangulaire d'un sandwich de pain de mie, indique qu'il a termin&#233;, il y a peu, son repas frugal et b&#226;cl&#233;, et qu'il privil&#233;gie sa lecture &#224; son repas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7951 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/9124777687_a81a7f927e_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/9124777687_a81a7f927e_k-ad60e.jpg?1752752574' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La jeune femme blonde &#224; lunettes noires &#233;tait cach&#233;e par le large sout&#232;nement de la colonne, je ne l'ai vue qu'au dernier moment, passant &#224; sa hauteur et n'ai pas eu le temps de bien l'observer &#224; ma guise, assise en plein soleil, un sac pos&#233; sur le rebord de la marche pour ne pas salir sa jupe noire. Quand je suis revenu vers elle, elle venait d'&#244;ter son pull et de se remettre &#224; &#233;crire avec d&#233;termination sur son large cahier. Elle &#233;crivait et de l'autre c&#244;t&#233; de la colonne, son pendant, le jeune homme brun lisait, avec la m&#234;me implication, le m&#234;me empressement. Je n'ai pas r&#233;ussi, sur le moment, &#224; les faire tenir dans le cadre de ma photographie, les r&#233;unir dans une m&#234;me image, mais en les regardant je n'arr&#234;tais pas de penser qu'ils &#233;taient, l'un l'autre, pareils aux deux faces compl&#233;mentaires du processus de cr&#233;ation d'un texte, d'un c&#244;t&#233; celle qui &#233;crit et de l'autre son r&#233;pondant, son &#233;cho, celui qui lit. L'un &#224; la marge de l'autre, sans parvenir &#224; les d&#233;partager sur la photographie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/9124774895_f632461dc4_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/9124774895_f632461dc4_k-026d4.jpg?1752752574' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liminaire.fr/spip.php?article1140&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est un &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/spip.php?article484&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;projet &#233;ditorial &#224; dimension prot&#233;iforme&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, autour d'un &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/spip.php?article1339&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;cit &#224; lecture non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, un entrelacs d'histoires, de promenades sonores et musicales, cartographie po&#233;tique de fl&#226;neries anciennes, d&#233;ambulations quotidiennes ou voyages exploratoires, r&#233;cits de d&#233;rives aux creux desquels se dessinent les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les lignes de d&#233;sir sur France Culture</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/projets/article/les-lignes-de-desir-sur-france-culture</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/projets/article/les-lignes-de-desir-sur-france-culture</guid>
		<dc:date>2018-03-22T12:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Sons</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Les lignes de d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>Nuit</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Absence</dc:subject>
		<dc:subject>Solitude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du lundi 31 mai au jeudi 3 juin 2010, &#224; partir de 23h., dans l'&#233;mission de Thomas Baumgartner, s&#233;quence 2 voix 5 minutes, diffusion du texte Les lignes de d&#233;sir de Pierre M&#233;nard, en quatre &#233;pisodes. R&#233;alisation d'Anne-Pascale Desvignes, avec Rebecca Stella et Olivier Claverie (com&#233;diens). &lt;br class='autobr' /&gt; De quoi &#231;a parle, Les Passagers de la Nuit ? De l'extraordinaire au quotidien. Du monde &#224; hauteur d'homme, qui n'est jamais plus beau et passionnant que dans ses replis, dans ses coins cach&#233;s, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sons" rel="tag"&gt;Sons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/nuit" rel="tag"&gt;Nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/absence" rel="tag"&gt;Absence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/solitude" rel="tag"&gt;Solitude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH116/arton606-c94f9.jpg?1752752574' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff606.jpg?1507535207&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du lundi 31 mai au jeudi 3 juin 2010&lt;/strong&gt;, &#224; partir de 23h., dans l'&#233;mission de Thomas Baumgartner, s&#233;quence &lt;strong&gt; &lt;i&gt;2 voix 5 minutes,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; diffusion du texte &lt;strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; de Pierre M&#233;nard&lt;/strong&gt;, en quatre &#233;pisodes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;alisation d'Anne-Pascale Desvignes, avec Rebecca Stella et Olivier Claverie (com&#233;diens).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8071 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/400x400_les-passagers-de-la-nuit-32b6b.jpg?1740320378' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De quoi &#231;a parle, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.franceculture.com/emission-les-passagers-de-la-nuit.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Passagers de la Nuit&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ? De l'extraordinaire au quotidien. Du monde &#224; hauteur d'homme, qui n'est jamais plus beau et passionnant que dans ses replis, dans ses coins cach&#233;s, dans des r&#233;cits personnels&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/i&gt;, c'est quoi au juste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre devient un autre livre &#224; chaque fois que nous le lisons. Une ville c'est pareille invention, voyage &#224; travers le temps, chaque parcours la transforme. Marcher dans les rues, c'est entrer dans les pages d'un livre. En garder une trace. Avec cet &#233;tonnement de voir, au fil du temps, se dessiner un chemin qui n'existait pas au moment o&#249; on le parcourait. Ce dialogue n'est pas celui d'un voyage, mais d'un parcours. Un ressassement de mots en mouvement dans le sens d'une marche en avant, dans le bruissement, la rumeur de la ville, son quotidien et la juxtaposition ou l'entrelacement de nos &lt;i&gt;lignes de d&#233;sir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les lignes de d&#233;sir #1&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_5350 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_left spip_document_left&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-5350 &#034; data-id=&#034;9a7ce43b0a2640cd6e30b0a303f84986&#034; src=&#034;IMG/mp3/lpdlnlldd1.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:365}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les lignes de d&#233;sir #2&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;LUI : Je sors dans la rue et m'y prom&#232;ne comme on ouvre un livre au hasard, je tire au sort pour savoir o&#249; je vais, dans quelle direction, toujours aucun but pr&#233;cis, &#224; ville ouverte. Je lis la page qui me tombe sous les yeux et c'est l&#224; ce qui m'int&#233;resse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE : Un homme avance dans les rues de la ville, il marche vers un but dont on ne devine que peu &#224; peu ce qu'il est, un rendez-vous avec une femme. De cette femme on ne sait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LUI : Parfois, dans une rue, vous entendez un bruit lointain. Ce que l'on ne raconte pas &#224; sa femme ni &#224; son ami, il faut le raconter &#224; un &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE : Les mots tournoient dans sa t&#234;te au rythme de ses pas. Ce qu'il observe en marchant, ce qu'il veut dire &#224; cette femme qu'il rejoint, ce qu'il a sur le c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LUI : Ce vide, voil&#224; ma r&#233;ponse. C'est la chance des rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE : Il avance en se parlant &#224; voix haute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LUI : Je veux tourner la page.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE : En &#233;cho &#224; cette voix une autre voix se fait entendre. Il dit je et la seconde voix le vouvoie et lui r&#233;pond, comme une image aper&#231;ue fugitivement en chasse une autre, et se surimprime au rythme des pas, en fonction de la marche de la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LUI : Nous nous souvenons d'une chose et pour nous la rem&#233;morer nous empruntons diff&#233;rents chemins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE : Sans autre certitude que le fil du pr&#233;sent, les rues o&#249; nous avan&#231;ons en &#233;quilibre, fixant un point, une image invisible de la ville devant nous. Une voix dans la t&#234;te qui nous dit avance. Une autre nous r&#233;pond.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Litt&#233;rature et dispositifs m&#233;diatiques : pratiques d'&#233;criture et de lecture en contexte num&#233;rique</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/projets/article/litterature-et-dispositifs-mediatiques-pratiques-d-ecriture-et-de-lecture-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/projets/article/litterature-et-dispositifs-mediatiques-pratiques-d-ecriture-et-de-lecture-en</guid>
		<dc:date>2017-05-14T16:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre M&#233;nard</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Les lignes de d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'invitation au colloque international Litt&#233;rature et dispositifs m&#233;diatiques : pratiques d'&#233;criture et de lecture en contexte num&#233;rique, &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al, les 25 et 26 mai 2017, est l'occasion pour moi de faire le point sur le travail des d&#233;veloppeurs avec lesquels nous abordons la deuxi&#232;me version du prototype de l'application mobile des Lignes de d&#233;sir avant la r&#233;sidence au 104 qui aura lieu du 6 au 18 juin et qui sera l'occasion de finaliser celle-ci, en vue du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/projets/" rel="directory"&gt;Projets&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/langage" rel="tag"&gt;Langage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/pierre-menard" rel="tag"&gt;Pierre M&#233;nard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/traces" rel="tag"&gt;Traces&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/montreal" rel="tag"&gt;Montr&#233;al&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH89/arton1954-6c8d2.jpg?1752752512' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'invitation au colloque international &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://nt2.uqam.ca/fr/actualites/colloque-litterature-et-dispositifs-mediatiques-pratiques-decriture-et-de-lecture-en&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Litt&#233;rature et dispositifs m&#233;diatiques : pratiques d'&#233;criture et de lecture en contexte num&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://uqam.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, les 25 et 26 mai 2017, est l'occasion pour moi de faire le point sur le travail des d&#233;veloppeurs avec lesquels nous abordons la deuxi&#232;me version du prototype de l'application mobile des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; avant la r&#233;sidence au &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.104.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;104&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui aura lieu du 6 au 18 juin et qui sera l'occasion de finaliser celle-ci, en vue du d&#233;veloppement de la version d&#233;finitive du dispositif interactif que j'esp&#232;re pouvoir rendre publique en octobre prochain, &#224; l'occasion de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://quefaire.paris.fr/nuitblanche&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nuit blanche&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;65&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH313/capture_d_e_cran_2017-05-14_a_00-56-26-a7a2a-7c001.png?1739537802' width='500' height='313' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Interface de la base de donn&#233;es des &lt;i&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/i&gt;sur Airtable
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce colloque qui chercher &#224; identifier l'impact des modifications des supports de l'&#233;crit sur les pratiques litt&#233;raires, tant du point de vue de l'&#233;criture que de la lecture, est un moment important pour prendre du recul sur le contexte num&#233;rique actuel dans lequel s'inscrit ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la question pos&#233;e par ce colloque est avant tout celle des pratiques et non celle des d&#233;veloppements technologiques. Elle entre en r&#233;sonances avec la r&#233;flexion men&#233;e dans le cadre du dispositif interactif des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : Comment les &#233;crivains se servent-ils des nouveaux m&#233;dias et dispositifs num&#233;riques ? Comment les conduire &#224; se servir des dispositifs num&#233;riques pour &#233;crire, proposer des textes, les diffuser et rejoindre leurs lecteurs ? De la m&#234;me fa&#231;on, comment se servir des dispositifs num&#233;riques comme tremplins pour discuter de litt&#233;rature, la mettre en sc&#232;ne et en jeu, imaginer de nouvelles formes litt&#233;raires ? Il ne suffit pas qu'il y ait des technologies pour que des pratiques naissent, il faut des milieux pour les encadrer. J'ajouterai qu'il faut &#233;galement que les artistes parviennent &#224; les d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le programme de ces deux jours &#224; Montr&#233;al :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://nt2.uqam.ca/fr/actualites/colloque-litterature-et-dispositifs-mediatiques-pratiques-decriture-et-de-lecture-en&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Litt&#233;rature et dispositifs m&#233;diatiques : pratiques d'&#233;criture et de lecture en contexte num&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH282/yp2-bf418-e2994.jpg?1739537802' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Daijiro Hama
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de mes deux interventions :&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Jeudi 25 mai 2017, &#224; 14h30 : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Narrer des flux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La narration combinatoire : l'&#233;criture en mouvement &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature doit sortir des limites du livre pour inventer de nouvelles formes et produire des textes qui entrent en r&#233;sonance avec le monde dans lequel nous vivons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La narration connect&#233;e c'est la fa&#231;on la plus classique de raconter une histoire. Elle est pr&#233;d&#233;finie, ma&#238;tris&#233;e mais ferm&#233;e et peu &#233;volutive, tandis que la narration combinatoire est li&#233;e &#224; un flux de donn&#233;es. Elle est vivante, ouverte et &#233;volutive. Un parcours &#224; travers un ensemble structur&#233; de contenus qui se combinent dynamiquement les uns aux autres pour g&#233;n&#233;rer un r&#233;cit in&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La narration combinatoire produit autant d'histoires qu'il y a de parcours, ce qui permet de faire raconter des choses diff&#233;rentes &#224; un m&#234;me contenu. Le lecteur y prend une place plus active, devenant co-auteur. La narration combinatoire permet la contextualisation des contenus en fonction des usages, les contenus s'adaptant &#224; l'utilisateur et non le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pistes d&#233;velopp&#233;es ici s'appuient sur le projet des Lignes de d&#233;sir qui propose d'explorer un r&#233;cit interactif sous forme de narration combinatoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les lignes de d&#233;sir est un dispositif interactif sous la forme d'une application qui permet aux utilisateurs une &#233;coute mobile de l'histoire d'un homme qui traverse Paris &#224; la recherche de la femme qu'il aime et qui a myst&#233;rieusement disparu, dans les lieux qu'ils fr&#233;quentaient, &#224; travers une d&#233;ambulation libre dans l'espace du r&#233;cit (l'&#238;le Saint-Louis), afin d'&#233;crire le texte en marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de sa ballade chaque participant pourra &#233;diter de mani&#232;re ludique et originale, en fonction de son itin&#233;raire et de ses mouvements (rythme des pas, sens de circulation, dur&#233;e du parcours effectu&#233;), un r&#233;cit po&#233;tique in&#233;dit sous la forme d'un livre audio ou celle d'un livre num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre devient un autre livre &#224; chaque fois que nous le lisons. Une ville c'est pareille invention, chaque parcours la transforme. Marcher dans les rues comme entre les pages d'un livre, en garder une trace et voir, au fil du temps, se dessiner un chemin qui n'existait pas au moment de notre trajet.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH379/tumblr_n30nfty48v1qflqh6o1_1280-ce855-56a23.jpg?1739537802' width='500' height='379' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Ici et ailleurs, Jean-Luc Godard
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 26 mai 2017, de 16h00 &#224; 17h30 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Table ronde : Mobiliser les formes narratives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pas de marche pas d'&#339;uvre&lt;/i&gt; : espace &#224; explorer, parcours de lecture et imaginaire mobilis&#233;.&#8232;&lt;/strong&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un espace hybride o&#249; les fronti&#232;res entre r&#233;el et num&#233;rique sont devenues poreuses, les &#339;uvres d'art et de litt&#233;rature num&#233;riques modifient nos structures perceptives et configurent notre sens du r&#233;el. Elles transforment sensiblement nos mani&#232;res d'&#233;crire, de lire, et changent notre rapport au monde. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de navigation appliqu&#233;e &#224; la connaissance, c'est une invitation &#224; prendre le large. Mais ce qui compte en premier lieu ce n'est pas tant l'inventaire du savoir, c'est la marche, le mouvement de la connaissance. C'est cette m&#234;me id&#233;e d'ouverture, de l'action de l'usager comme constructeur de ses propres connaissances, que l'on retrouve dans la substitution de &#171; navigation &#187; &#224; &#171; lecture &#187; pour d&#233;signer l'exploration num&#233;rique. Mais si la navigation s'applique bien au savoir, la &#171; d&#233;ambulation &#187; para&#238;t plus adapt&#233;e aujourd'hui &#224; ce qui est en jeu avec la litt&#233;rature num&#233;rique qui transforme la question litt&#233;raire et la &#171; d&#233;place &#187; sur des probl&#233;matiques qui lui &#233;taient traditionnellement ext&#233;rieures ou marginales. Une mani&#232;re d'avancer dans la lecture, de mettre le texte en marche. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme la plus r&#233;pandue et la plus populaire du texte est le roman. Le r&#233;cit interactif est &#233;clat&#233;, il remet en question la lin&#233;arit&#233; traditionnelle du texte. Le passage du livre &#224; diff&#233;rentes formes d'interfaces num&#233;riques, offre en effet au lecteur comme &#224; l'auteur, qui deviennent acteurs, agissants non comme des machines, mais de mani&#232;re libre et autonome, d'in&#233;dites et singuli&#232;res approches du r&#233;cit et de lectures du monde. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parcours invisibles que chacun dessine quand il marche en ville, dans les paysages qu'il traverse, dans ses d&#233;placements, ses errements comme son cheminement, s'apparentent &#224; un labyrinthe de textes &lt;i&gt;aux sentiers qui bifurquent&lt;/i&gt;, &#224; l'int&#233;rieur desquels le lecteur doit s'&#233;garer selon sa fantaisie, retourner sur ses pas, refaire le m&#234;me trajet en sens inverse, en inventer d'autres parfois, pour s'approprier l'espace num&#233;rique, le parcourir plus librement et participer ainsi de fa&#231;on active &#224; une cr&#233;ation toujours recommenc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il ne s'agit pas de repr&#233;senter l'espace, mais de le produire en lui donnant un sens. On retrouve &#233;galement ces cheminements dans la pratique artistique de la mobilit&#233;. Dans ces mouvements, les lieux se transforment, les images se succ&#232;dent. La mobilit&#233; de l'esprit qui divague en cours de route le rend apte &#224; la r&#233;flexion, sensible &#224; l'imaginaire et &#224; son environnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Interm&#233;dia et transm&#233;dia &#224; partir des &#339;uvres de Marguerite Duras</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/intermedia-et-transmedia-a-partir-des-oeuvres-de-marguerite-duras</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/intermedia-et-transmedia-a-partir-des-oeuvres-de-marguerite-duras</guid>
		<dc:date>2017-04-04T17:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Marguerite Duras</dc:subject>
		<dc:subject>Les lignes de d&#233;sir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans Le message narratif Claude Bremond &#233;voque les travaux de Vladimir Propp sur les contes et note que &#171; toute esp&#232;ce de message narratif, quel que soit le proc&#233;d&#233; d'expression qu'il emploie, rel&#232;ve de la m&#234;me approche &#224; ce m&#234;me niveau. Il faut et il suffit qu'il raconte une histoire. La structure de celle-ci est ind&#233;pendante des techniques qui la prennent en charge. Elle se laisse transposer de l'une &#224; l'autre sans rien perdre de ses propri&#233;t&#233;s essentielles : le sujet d'un conte peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/" rel="directory"&gt;Entre les lignes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/langage" rel="tag"&gt;Langage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;Livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/information" rel="tag"&gt;Information&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/marguerite-duras" rel="tag"&gt;Marguerite Duras&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH99/arton1948-ec9f8.png?1752752575' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Le message narratif&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Bremond, Le message narratif&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Claude Bremond &#233;voque &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Morphologie_du_conte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les travaux de Vladimir Propp sur les contes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et note que &#171; toute esp&#232;ce de message narratif, quel que soit le proc&#233;d&#233; d'expression qu'il emploie, rel&#232;ve de la m&#234;me approche &#224; ce m&#234;me niveau. Il faut et il suffit qu'il raconte une histoire. La structure de celle-ci est ind&#233;pendante des techniques qui la prennent en charge. Elle se laisse transposer de l'une &#224; l'autre sans rien perdre de ses propri&#233;t&#233;s essentielles : le sujet d'un conte peut servir d'argument pour un ballet, celui d'un roman peut &#234;tre port&#233; &#224; la sc&#232;ne ou &#224; l'&#233;cran, on peut raconter un film &#224; ceux qui ne l'ont pas vu. Ce sont des mots qu'on lit, ce sont des images qu'on voit, ce sont des gestes qu'on d&#233;chiffre, mais &#224; travers eux, c'est une histoire qu'on suit ; et ce peut &#234;tre la m&#234;me histoire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En travaillant sur mon projet des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, fiction po&#233;tique non-lin&#233;raire, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/liminaire/article/dispositif-intermedia-pour-recit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;narration combinatoire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#233;crite sous la forme d'un dispositif interactif bient&#244;t accessible depuis une application qui s'inscrit dans un vaste projet &#233;ditorial &#224; dimension prot&#233;iforme, transm&#233;dia, dont les diff&#233;rents supports de publication en transformeront la structure et la r&#233;ception, il fallait aborder et clarifier les notions de transm&#233;dia, de crossm&#233;dia et d'interm&#233;dia qui participent des logiques culturelles contemporaines mais qui restent souvent trop vagues, ind&#233;finies, et voir comment elles influencent les histoires que nous tentons d'&#233;crire et de raconter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le crossm&#233;dia est, selon la d&#233;finition qu'en donne Benjamin Lesson&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; (Hi)story telling : vers un nouveau partage du sensible &#187;, Terminal, 112 | (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; un ensemble de produits d&#233;riv&#233;s autour d'une &#339;uvre. Par exemple des adaptations, en bandes dessin&#233;es, d'un film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transm&#233;dia s'en distingue sur un point crucial : il ne s'agit pas d'offrir des objets et &#339;uvres d&#233;riv&#233;es autour d'une &#339;uvre ma&#238;tresse, mais de proposer un ensemble d'&#339;uvres semi-autonomes. L'int&#233;r&#234;t du transm&#233;dia r&#233;side dans la d&#233;couverte progressive d'un univers di&#233;g&#233;tique, &#224; travers des exp&#233;riences esth&#233;tiques distinctes (cin&#233;ma, jeux vid&#233;os, etc.). Dans un cas, il y a toujours une pi&#232;ce ma&#238;tresse ; dans l'autre, elle est moins n&#233;cessaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit en effet de deux approches de l'existence et de deux conceptions narratologiques. D'un c&#244;t&#233; (le transm&#233;dia et le crossm&#233;dia), c'est-&#224;-dire une fiction classique et de l'autre c&#244;t&#233; l'interm&#233;dia, &lt;i&gt;un destin contemporain de la fiction qui prend en compte ses propres conditions de possibilit&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter d'&#233;claircir ces notions actuelles, le parcours d'une artiste d'exception, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Duras&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marguerite Duras&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#224; la fois &#233;crivaine, dramaturge, sc&#233;nariste et r&#233;alisatrice, et certaines de ses &#339;uvres &#224; la crois&#233;e des arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1957, Ren&#233; Cl&#233;ment entreprend une adaptation d'&lt;i&gt;Un barrage contre le Pacifique&lt;/i&gt;, de Marguerite Duras publi&#233; sept ans plus t&#244;t. Dans cette adaptation, tout comme dans celle de &lt;i&gt;L'Amant&lt;/i&gt; par Jean-Jacques Annaud trente-cinq ans plus tard, c'est le grand spectacle assez clinquant de l'exotisme surann&#233;e que ces metteurs en sc&#232;ne mettent en avant, la mise en spectacle de la mati&#232;re narrative des livres de l'auteur, et la musicalit&#233; et la sensibilit&#233; particuli&#232;re de l'&#233;criture de Marguerite Duras y est totalement absente : &#171; Pour moi, dit-elle du film de Cl&#233;ment, de cette idiotie-l&#224;, je ne suis jamais revenue. Alors j'ai fait du cin&#233;ma. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs exp&#233;riences cin&#233;matographiques, elle signe le script et les dialogues du film &lt;i&gt;Hiroshima mon amour&lt;/i&gt; d'Alain Resnais (1959), premier film qui la satisfait pleinement. Mais sa d&#233;cision de passer &#224; la mise en sc&#232;ne trouve son origine quelques ann&#233;es plus tard dans les paroles du metteur en sc&#232;ne, dans une interview au magazine &lt;i&gt;Arts&lt;/i&gt; : &#171; Pourquoi demander des scripts &#224; des &#233;crivains et ne pas leur demander leur vision du monde ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, Marguerite Duras se lance en effet dans la r&#233;alisation de son premier film, une adaptation de sa pi&#232;ce &lt;i&gt;La Musica&lt;/i&gt;. L'id&#233;e du cin&#233;ma s'impose d&#233;j&#224; dans la pi&#232;ce. La premi&#232;re didascalie y fait en effet r&#233;f&#233;rence et anticipe sur des proc&#233;d&#233;s qu'elle reprendra dans ses films : &#171; La mise en sc&#232;ne devrait &#234;tre cin&#233;matographique. &#201;clairage violent des visages qui &#233;quivaudraient aux plans rapproch&#233;s et plong&#233;e de ces visages dans le noir, parfois. &#187; Elle fait appel au chef op&#233;rateur de Resnais, Sacha Vierny et &#224; Delphine Seyrig, qui vient de tourner dans &lt;i&gt;Marienbad&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Muriel&lt;/i&gt;. &#171; Je veux faire un film th&#233;&#226;tral, dit-elle. Du th&#233;&#226;tre cin&#233;matographique si vous pr&#233;f&#233;rez. Plus d'Hiroshima. Un anti-Hiroshima, aust&#232;re, sans objet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marguerite Duras para&#238;t r&#233;&#233;crire sans cesse les m&#234;mes histoires o&#249; plusieurs figures obs&#233;dantes vont se rencontrer (Anne-Marie Stretter, le vice-consul, la mendiante, l'amant chinois&#8230;). Elle se lance alors dans une mise &#224; l'&#233;preuve du cin&#233;ma, dans une op&#233;ration de d&#233;membrement. &lt;br&gt;
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&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/Zpfim4KCxec?si=afRlTJ4DIrW58R7r&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
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Elle tourne &lt;i&gt;India Song&lt;/i&gt; (1974), dans le Palais Rothschild &#224; Boulogne sur la musique de Carlos d'Alessio. Dans le film le r&#233;cit est menac&#233; de dispara&#238;tre. Dans &lt;i&gt;Son nom de Venise dans Calcutta d&#233;sert&lt;/i&gt; (1976) &#8211; qui r&#233;utilise la bande-son d&lt;i&gt;'India Song&lt;/i&gt;, appliqu&#233;e &#224; des plans de d&#233;cors d&#233;saffect&#233;s, il ne reste &#224; la fin que des pierres. Le film reprend les figures de ses romans &lt;i&gt;Le Ravissement de Lol V. Stein&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Vice-Consul&lt;/i&gt; et organise leur circulation dans l'espace fantomatique du ch&#226;teau Rothschild, transform&#233;e en ambassade de France &#224; Calcutta. Les fragments d'intrigue sont rapport&#233;s sur la bande-son par des observateurs qui ne figurent pas &#224; l'image. Les corps d&#233;filent en silence &#224; l'image, dans un rapport d'indiff&#233;rence opaque &#224; une fiction essentiellement d&#233;l&#233;gu&#233;e aux voix. Marguerite Duras explique dans &lt;i&gt;MD tourne un film&lt;/i&gt; qu'elle a fait ce film pour &#171; faire cesser le livre &#187;, pour &#171; sortir le livre dehors. &#187; Elle aurait donc &#233;t&#233; oblig&#233;e de le d&#233;truire, le film n'&#233;tant pas une adaptation du roman mais une interpr&#233;tation filmique de plusieurs moments du roman.
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&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/_YAG-wJU0l0?si=qMq0A59VQHvp0Qg-&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
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Marguerite Duras tourne ensuite &lt;i&gt;Nathalie Granger&lt;/i&gt; (1972), dans sa maison de Neauphle-le-Ch&#226;teau. Ne parvenant pas &#224; &#233;crire le livre qu'elle a en t&#234;te, elle a la vision du film, et s'est donc mis &#224; &#233;crire le sc&#233;nario, puis a tourn&#233; le film et une fois le montage termin&#233;, a &#233;crit le livre d'apr&#232;s le script.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La femme du Gange&lt;/i&gt; (1973) est compos&#233; de plans fixes. Les sc&#233;narios de ces deux films donneront lieu &#224; la publication en 1973 chez Gallimard d'un double &lt;i&gt;cin&#233;-roman&lt;/i&gt;. C'est ce dernier film qui brise l'unit&#233; du cin&#233;ma en se proclamant &#171; deux films : parall&#232;lement au film qui se d&#233;roule en images, se d&#233;roule un film purement vocal, non accompagn&#233; d'images. &#187; Deux plans et deux forces que d&#233;sormais tous ses films continueront &#224; s&#233;parer pour casser l'&#233;vidence quotidienne de leur rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle r&#233;alise un film d'apr&#232;s un de ses livres, le film lui permet de mieux &#171; voir le livre &#187;. L'&#233;criture est du c&#244;t&#233; de l'obscurit&#233;, le film serait alors une mise en lumi&#232;re du livre. Faire du cin&#233;ma, c'est toujours &#233;crire : &#171; Quand je fais du cin&#233;ma, j'&#233;cris, j'&#233;cris sur l'image, sur ce qu'elle devrait repr&#233;senter, sur mes doutes quant &#224; sa nature. J'&#233;cris sur le sens qu'elle devrait avoir. Les choix de l'image qui se fait ensuite, c'est une cons&#233;quence de cet &#233;crit. L'&#233;crit du film &#8211; pour moi &#8211; c'est le cin&#233;ma. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marguerite Duras, Les Yeux verts, p. 76.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
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&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/4f_K2y7_uI4?si=TGfPt6buHMNYvNmX&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://philitt.fr/2014/04/23/comment-marguerite-duras-a-deconstruit-le-roman-traditionnel-francais/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La destruction est un th&#232;me r&#233;current du cin&#233;ma de Marguerite Duras&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Son nom de Venise dans Calcutta d&#233;sert&lt;/i&gt; (1976) est film&#233; dans les ruines d&#233;sertes du palais Rothschild en reprenant la bande son d'&lt;i&gt;India Song&lt;/i&gt;. Comme si la cin&#233;aste voulait d&#233;truire ou finir le film pr&#233;c&#233;dent. Elle dira d'ailleurs ne pas avoir &#233;t&#233; jusqu'au bout de son projet de destruction, puisqu'il aurait alors fallu qu'elle se tue elle-m&#234;me&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut en effet rappeler que la destruction est un principe de cr&#233;ation dans ses livres et dans son &#339;uvre en g&#233;n&#233;ral, &#233;crit Laure Defiolle dans son article &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://nyufresearch.wordpress.com/2005/12/01/marguerite-duras-pourquoi-le-cinema-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marguerite Duras : pourquoi le cin&#233;ma ?&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans sa mani&#232;re de malmener la langue, la grammaire, les mots pour d&#233;truire le sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#233;galement dans la fa&#231;on qu'elle a de reprendre et d'accommoder ses textes, de les &#233;puiser, les recomposer jusqu'&#224; la disparition du mat&#233;riau d'origine (figure de &lt;i&gt;l'Amant&lt;/i&gt; par exemple), de donner des formes successives &#224; ce qu'elle fait. Il en va de m&#234;me pour les liens qu'elle tisse entre ses livres, ses films et ses pi&#232;ces. On ne peut pas dire qu'il y ait de passage logique du livre au film chez Duras. &#187;
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&lt;center&gt; &lt;div style=&#034;padding-bottom: 56.25%; position: relative;&#034;&gt;&lt;iframe style=&#034;position: absolute; top: 0px; left: 0px; width: 100%; height: 100%;&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; src=&#034;https://www.dailymotion.com/embed/video/x8ogy?queue-autoplay-next=0&amp;ui-logo=0&amp;ui-theme=light&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; fullscreen&#034; &gt;&lt;small&gt;Powered by &lt;a href=&#034;https://embed.tube/embed-code-generator/dailymotion/&#034;&gt;dailymotion embed video&lt;/a&gt; generator&lt;/small&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
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Dans &lt;i&gt;Les Mains n&#233;gatives&lt;/i&gt; l'auteur lit son texte comme un appel les traces des mains peintes il y a trente mille ans sur les parois de certaines grottes du nord-ouest de l'Espagne. Le texte passe de la troisi&#232;me personne (&#171; L'homme est venu seul dans la grotte, face &#224; l'oc&#233;an &#187;), &#224; la premi&#232;re (&#171; Je suis quelqu'un, je suis celui qui appelait, qui criait dans cette lumi&#232;re blanche &#187;). Le film est constitu&#233;e d'une s&#233;rie de longs travellings fluides dans Paris quasi-d&#233;sert au lever du soleil, de la place de la Bastille aux Champs-&#201;lys&#233;es, en passant par les grands boulevards et de l'Op&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Mains n&#233;gatives&lt;/i&gt; sont des courts m&#233;trages con&#231;us &#224; partir des chutes du &lt;i&gt;Navire Night&lt;/i&gt; (une &#171; histoire sans images, de l'image noire, de l'histoire de l'image noire &#187;.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La limite extr&#234;me est atteinte dans &lt;i&gt;L'Homme atlantique&lt;/i&gt;, avec sa voix sur une image compl&#232;tement noire pendant trente minutes sur quarante. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/IxvjJCOfxHA?si=nizCBoqNXBypD489&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Apr&#232;s un voyage en Isra&#235;l, en 1978, elle r&#233;alise &lt;i&gt;C&#233;sar&#233;e&lt;/i&gt;, o&#249; elle &#233;voque la ville antique sur des images de Paris, l'ob&#233;lisque de la Concorde, le jardin des Tuileries et ses statues de Maillol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans son travail pour le th&#233;&#226;tre, elle r&#233;alise des &#339;uvres exp&#233;rimentales. Par le d&#233;calage entre l'image et le texte &#233;crit, elle veut montrer que le cin&#233;ma n'est pas forc&#233;ment narratif. Faire du cin&#233;ma est une mani&#232;re d'&#233;crire, de retrouver l'&#233;crit. Ses films sont &#233;galement des livres publi&#233;s et ces textes des films en puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par la question de l'adaptation et de l'incompr&#233;hension des films r&#233;alis&#233;s &lt;i&gt;&#224; partir de&lt;/i&gt; ses textes que Marguerite Duras explique son envie de faire du cin&#233;ma : une sorte de &#171; ras le bol &#187; des mauvaises adaptations et l'impression qu'on s'est appropri&#233; son imaginaire impun&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si je devais transposer &#224; l'&#233;cran un autre de mes romans, je crois que je le ferai bien, je pourrais prendre &#224; l'&#233;gard de mon livre des libert&#233;s que les adaptateurs n'osent pas prendre. Je crois qu'en fin de compte, les adaptateurs sont trop fid&#232;les. Je pourrais r&#233;&#233;crire telle ou telle sc&#232;ne pour le cin&#233;ma, dans le m&#234;me esprit, sans qu'elle ait rien &#224; voir avec le livre. L'essentiel, si l'on veut &#234;tre fid&#232;le, c'est de conserver le ton &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien dans L'Express, 8 mai 1958&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artiste, po&#232;te, &#233;crivain, th&#233;oricien et &#233;diteur am&#233;ricain, Dick Higgins est le cofondateur de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=fluxus&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fluxus&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, instigateur des premiers happenings dans les ann&#233;es 1950. Auteur de po&#232;mes, de pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, de compositions musicales, Higgins signe &#233;galement un certain nombre de textes th&#233;oriques importants sur l'activit&#233; artistique dont il est acteur et t&#233;moin, comme l'essai &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2196&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Intermedia&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pendant les dix derni&#232;res ann&#233;es, ou &#224; peu pr&#232;s, les artistes ont chang&#233; leurs m&#233;dia pour convenir &#224; cette situation, au point que ces m&#233;dia se sont d&#233;truits dans leurs formes traditionnelles, n'&#233;tant plus que des &#233;l&#233;ments puristes de r&#233;f&#233;rences. L'id&#233;e a surgi, comme une combustion spontan&#233;e partout dans le monde, que ces &#233;l&#233;ments &#233;taient arbitraires et seulement utiles comme outils critiques pour &#233;noncer que tel ou tel travail &#233;tait essentiellement musical, mais aussi en mati&#232;re de po&#233;sie. C'est l'approche des interm&#233;dia, pour mettre l'accent sur la dialectique entre les m&#233;dias. &#192; moins qu'un compositeur ne compose pour tous les m&#233;dia et pour le monde dans lequel il vit, il est mort. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;claration sur l'Interm&#233;dia, Dick Higgins, traduit par Louise Desrenards&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.artpool.hu/Fluxus/Higgins/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dick Higgins&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; met en &#233;vidence que &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.larevuedesressources.org/declaration-sur-l-intermedia-l-hypothese-sociale-des-arts-par-dick-higgins-fluxus,1825.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'intermedia est une ouverture de la pens&#233;e cr&#233;atrice en dehors de toute restriction &#224; un seul domaine de l'art&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. En ce sens, ce concept lui sert de levier critique contre l'enfermement des artistes dans des cat&#233;gories essentialistes, li&#233;es &#224; des m&#233;diums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marguerite Duras a r&#233;alis&#233; dix-neuf films entre 1967 (La Musica) et 1985 (Les Enfants). La force de son &#339;uvre hybride est sa dimension interm&#233;dia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparition de la narration transm&#233;dia r&#233;sulte du ph&#233;nom&#232;ne de convergence m&#233;diatique, initialis&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999, les fr&#232;res Andy et Larry Wachowski r&#233;alisent le premier &#233;pisode de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Matrix&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Matrix&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, franchise r&#233;alis&#233;e et pens&#233;e autour d'une narration transm&#233;dia : films, s&#233;rie anim&#233;e (Animatrix), jeux vid&#233;o (&lt;i&gt;Enter the Matrix, The Matrix : Path of Neo, The Matrix Online&lt;/i&gt;), roman graphique (&lt;i&gt;The Art of The Matrix&lt;/i&gt;) et comics (&lt;i&gt;The Matrix Comics&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux supports m&#233;diatiques num&#233;riques apparaissent gr&#226;ce aux &#233;volutions technologiques. L'apparition de ces nouveaux supports ouvre de nouvelles perspectives et modifie litt&#233;ralement le r&#244;le des consommateurs. Ils peuvent participer aux contenus qui leur sont offerts, les commenter, les modifier et m&#234;me cr&#233;er du contenu. Les &#339;uvres transm&#233;dia se basent sur cette expansion du r&#244;le du consommateur de contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les notions interm&#233;dia et transm&#233;dia sont parfois confondues par manque de rigueur. L&#224; o&#249; la notion d'art interm&#233;diatique, th&#233;oris&#233;e par Dick Higgins, d&#233;signait un vaste ensemble d'exp&#233;rimentations artistiques transgressant la pens&#233;e moderniste de la sp&#233;cificit&#233; du support d'expression, le transm&#233;dia joue au contraire avec la compl&#233;mentarit&#233; de ces m&#233;diums et les associant pour d&#233;velopper le champs des possibles artistiques et toucher un plus large public, l&#224; o&#249; il se trouve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que d&#233;crit tr&#232;s justement l'artiste num&#233;rique &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://chatonsky.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gr&#233;gory Chatonsky&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dans son article &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://chatonsky.net/flux/?p=2380&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Transm&#233;dia et interm&#233;dia&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le transm&#233;dia pense qu'il est non seulement souhaitable mais encore simplement possible de combler la lacune de l'exp&#233;rience, de raturer le n&#233;ant, de totaliser la perception. Le transm&#233;dia est du c&#244;t&#233; de la fusion esth&#233;tique, de l'Un retrouv&#233;, de la consolation, tandis que l'interm&#233;dia est du c&#244;t&#233; du paradoxe du sens intime, de la perception comme d&#233;doublement perceptif et du montage dialectique (W. Benjamin). Tandis que le transm&#233;dia place des m&#233;dias sur plusieurs supports selon un plan d'ensemble pr&#233;d&#233;termin&#233; &#224; la mani&#232;re d'une chasse au tr&#233;sor, l'interm&#233;dia abandonne des m&#233;dias sans vision panoptique. Les visiteurs n'ont pas &#224; retrouver le plan divin originaire, &#224; refaire le plan de l'auteur, la seule n&#233;cessit&#233; devient la contingence. Ainsi, lorsque Jean-Pierre Balpe diss&#233;mine au fil de ses diff&#233;rents projets sur le r&#233;seau des fragments sans les lier de fa&#231;on explicite (m&#234;me si les relations sont nombreuses de texte en texte), il produit une solitude de la fiction elle-m&#234;me. Les histoires peuplent le r&#233;seau par leurs solitudes car on sait que certains &#233;l&#233;ments resteront inaccessibles et ce reste, le savoir impliqu&#233; par la conscience de ce reste est plus r&#233;el, plus vivant, plus vibrant que l'ontologie na&#239;ve impliqu&#233;e par le transm&#233;dia. Avec l'interm&#233;dia, le monde de la fiction est plus grand que notre perception. Cette absence de plan, c'est-&#224;-dire de loi, me semble &#234;tre la condition d'une g&#233;ographie (Guattari). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transm&#233;dia, au-del&#224; des fragments d'histoires dispers&#233;s sur plusieurs supports, cherche une unit&#233; qui les d&#233;passe, un ordre logique, une forme id&#233;ale. La fiction interm&#233;dia insiste plut&#244;t sur ce qu'il y a entre, cet espacement entre les m&#233;dias d'un dispositif, les supports, les fragments d'une histoire ou d'un r&#233;cit d&#233;cousu, tout ce qui pr&#233;serve le caract&#232;re fragmentaire, parcellaire, incomplet de chaque &#233;l&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux conceptions oppos&#233;es de la fiction, de la mani&#232;re de raconter une histoire. Le transm&#233;dia est narratif par nature, la narration &#233;tant justement cet ordre sup&#233;rieur qui vient organiser les parties en une totalit&#233; unifi&#233;e. La fiction est plut&#244;t de l'ordre du contingent et la narration de celui de la n&#233;cessit&#233;. Il y a d'un c&#244;t&#233; l'imagination qui multiplie et de l'autre l'autorit&#233; qui unifie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin Lesson analyse la sp&#233;cificit&#233; du transm&#233;dia et de l'interm&#233;dia dans la culture visuelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; (Hi)story telling : vers un nouveau partage du sensible &#187;, Terminal, 112 | (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces deux formes comme compl&#233;mentaires : l'une comme l'autre, veille &#224; insister sur le travail de synth&#232;se du parcours de l'usager. Le transm&#233;dia l'offre de mani&#232;re manifeste &#8211; par des rapports diff&#233;renci&#233;s &#8211;, et l'interm&#233;dialit&#233; le propose implicitement, dans le travail r&#233;flexif de l'usager. Le premier le manifeste en projetant l'usager dans plusieurs exp&#233;riences m&#233;diatiques ; le second invite son spectateur &#224; sp&#233;culer sur (les projections qu'il fait sur) les repr&#233;sentations. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le confirme &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://chatonsky.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gr&#233;gory Chatonsky&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &#171; On voit aussi deux pens&#233;es de l'existence et de l'ontologie s'&#233;laborer par ces deux conceptions narratologiques. Une pens&#233;e de l'absolu int&#233;gral et de l'unit&#233; retrouv&#233;e, une pens&#233;e de l'infinitude (la finitude comme non finie) et du fragment originaire. Le transm&#233;dia et l'interm&#233;dia nous parlent de deux mondes : un monde d&#233;j&#224; donn&#233;, un monde possible. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Bremond, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://narratologie.revues.org/7077&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le message narratif&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://terminal.revues.org/461#article-461&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; (Hi)story telling : vers un nouveau partage du sensible &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Terminal, 112 | 2013, 29-41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marguerite Duras, &lt;i&gt;Les Yeux verts&lt;/i&gt;, p. 76.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 8 mai 1958&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.larevuedesressources.org/declaration-sur-l-intermedia-l-hypothese-sociale-des-arts-par-dick-higgins-fluxus,1825.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;D&#233;claration sur l'Interm&#233;dia&lt;/i&gt;, Dick Higgins, traduit par Louise Desrenards&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://terminal.revues.org/461#article-461&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; (Hi)story telling : vers un nouveau partage du sensible &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Terminal, 112 | 2013, 29-41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une histoire du monde avec des rebondissements dedans</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/chronique/journal/article/une-histoire-du-monde-avec-des-rebondissements-dedans</link>
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		<dc:date>2016-12-24T09:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Sons</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
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		<dc:subject>Journal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Revenir &#224; une &#233;criture plus directe, mobile, au quotidien, reprendre le journal laiss&#233; (trop longtemps) &#224; l'abandon. Y &#233;voquer des choses vues (aussi bien dans la rue qu'en vid&#233;o), extraits de livres que je lis, extraits de musique que j'&#233;coute, de vid&#233;o que je consulte, et tout ce que je lis sur Internet o&#249; je passe le plus clair de mon temps, pour mon travail. Non pas tant une revue de presse qu'un passage en revue de ce qui nous touche, risque de se perdre dans le flot des informations, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/chronique/journal/" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/memoire" rel="tag"&gt;M&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/sons" rel="tag"&gt;Sons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/musique" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/journal" rel="tag"&gt;Journal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1924-c2f7e.jpg?1752752575' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Revenir &#224; une &#233;criture plus directe, mobile, au quotidien, reprendre le journal laiss&#233; (trop longtemps) &#224; l'abandon. Y &#233;voquer des choses vues (aussi bien dans la rue qu'en vid&#233;o), extraits de livres que je lis, extraits de musique que j'&#233;coute, de vid&#233;o que je consulte, et tout ce que je lis sur Internet o&#249; je passe le plus clair de mon temps, pour mon travail. Non pas tant une revue de presse qu'un passage en revue de ce qui nous touche, risque de se perdre dans le flot des informations, les heures du jour et de la nuit. Se rendre compte qu'on avait imagin&#233; un dispositif identique il y a tout juste un an, l'approche de la fin d'ann&#233;e toujours propice en projets de ce type qu'on finit par abandonner, parfois m&#234;me avant de les avoir men&#233;s. Ou comme ici, qu'il faut un an &#224; faire murir, &#224; traduire. Celui-ci s'appelait &lt;i&gt;vide-poche&lt;/i&gt;. Ce sera finalement un &lt;i&gt;journal versatile&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La difficult&#233; de tenir dans le temps, tout est l&#224;. Avec tous les projets &#224; mener de front, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (dossiers de subvention, dialogue avec les d&#233;veloppeurs, tests et r&#233;flexion sur l'application &#224; venir), &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/liminaire/article/d-ici-d-ailleurs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la r&#233;sidence &#224; Argenteuil&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, les ateliers d'&#233;criture et de cr&#233;ation &#224; mener avec les &#233;l&#232;ves allophones et le webdocumentaire &#224; cr&#233;er avec eux, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/au-lieu-de-se-souvenir-16/article/inventer-la-ville-vous-etes-ici&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les ateliers d'&#233;criture &#224; Sciences Po&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour le prochain semestre. Penser cet espace comme une respiration, une parenth&#232;se et non une entrave suppl&#233;mentaire, une mani&#232;re d'arr&#234;ter le temps, de fixer quelques id&#233;es, plut&#244;t que les voir filer dans le flux de la lecture sur le net ou les entrep&#244;ts (du type &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://getpocket.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pocket&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, peut-&#234;tre de l&#224; que venait le titre du journal oubli&#233; &lt;i&gt;vide-poche&lt;/i&gt;) dans lesquels on les enferme sans jamais y revenir. Et voir ce qui fait lien avec le temps, entre ces &#233;l&#233;ments et comment ils permettent d'interroger et d'&#233;clairer mes projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, je dois travailler avec un clavier externe car celui de mon ordinateur ne fonctionne plus. Cela a commenc&#233; par le T le U, puis le E, le R, bient&#244;t toute la ligne AZERTYUIOP &#233;tait touch&#233;e, impossible de continuer &#224; &#233;crire, j'ai tent&#233; de les remplacer mais en vain. Je suis pass&#233; au clavier sans fil, mais pour un portable ce n'&#233;tait pas du tout confortable. Je viens de m'acheter un nouveau &lt;i&gt;Mac Book Air&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, j'ai &#233;cout&#233; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://melaniedebiasio.bandcamp.com/album/blackened-cities&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blackened Cities&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://melaniedebiasio.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Melanie De Basio&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;border: 0; width: 100%; height: 120px;&#034; src=&#034;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2889418853/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/&#034; seamless&gt; &lt;a href=&#034;http://melaniedebiasio.bandcamp.com/album/blackened-cities&#034;&gt;
&lt;p&gt; Blackened Cities by Melanie De Biasio&lt;/p&gt;
&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans toutes les villes, il y a une &lt;i&gt;Blackened City&lt;/i&gt;, d&#233;clare Melanie De Biasio. Dans toutes les villes, j'ai trouv&#233; des endroits noircis, sombres, peut-&#234;tre d&#233;laiss&#233;s, mais quelque part qui ne demandaient qu'&#224; &#234;tre embrass&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Projet ambitieux et fascinant, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/X7W9jE-iIRQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blackened Cities&lt;/p&gt;
&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt; est une pi&#232;ce musicale qui d&#233;roule une narration atypique, comme un film sonore de 25 minutes, une vague longue, haute et infinie, sur laquelle la voix de la chanteuse se d&#233;tend, se replie, se cambre, bref offre une large palette formelle. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; J'ai suivi ce que la musique m'a dit, comme une demande visc&#233;rale, avoue la musicienne. Un lien qui ensuite, s'est r&#233;v&#233;l&#233; attach&#233; aux villes post-industrielles, ces lieux o&#249; l'on red&#233;couvre maintenant les termes d'un espoir inattendu. Manchester, Detroit, Bilbao ou Charleroi, la ville o&#249; j'ai pass&#233; mes dix-huit premi&#232;res ann&#233;es. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zupagrafika.com/works_parisbrut.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une collection de reproductions cr&#233;&#233;e par Zupagrafika&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en papier repr&#233;sentant les principaux monuments de l'architecture brutaliste de Paris &#224; partir de la fin des ann&#233;es 1950-1970 : &lt;i&gt;Paris Brut&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/parisbrut_citecurial4_zupagrafika.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH363/parisbrut_citecurial4_zupagrafika-21c9e.jpg?1752752575' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Paris Brut par Zupagrafika&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie pr&#233;sente des &#233;difices &#233;parpill&#233;s dans les arrondissements de Paris, ainsi que de la banlieue parisienne : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zupagrafika.com/parisbrut_planvoisin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Plan Voisin imagin&#233; par Le Corbusier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour le centre de Paris, la dalle en b&#233;ton de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zupagrafika.com/parisbrut_citedes4000.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la Cit&#233; des 4000&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, les tours rondes des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zupagrafika.com/parisbrut_chouxdecreteil.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Choux de Cr&#233;teil&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zupagrafika.com/parisbrut_citecurial.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cit&#233; Curial&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, les tours des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zupagrafika.com/parisbrut_orguesdeflandre.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Orgues de Flandre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;Centre National de la Danse, &#224; Pantin&lt;/strong&gt;. La collection est constitu&#233;e de six mod&#232;les illustr&#233;s &#224; assembler, accompagn&#233;s par une courte note technique sur les architectes, l'ann&#233;e de construction et l'emplacement exact de chaque b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail m'a rappel&#233; la photographie des blocs de b&#233;ton pris dans la friche des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://lesgrandsvoisins.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Grands Voisins&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/31240523346_20c990c8be_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/31240523346_20c990c8be_k-08c90.jpg?1752752575' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir et pourtant : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://samuelrochery.srwebworks.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Samuel Rochery&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; fait son &lt;i&gt;coming out&lt;/i&gt; sur son compte &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user35035307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vim&#233;o&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : j'&#233;cris des romans avec des rebondissements dedans. Un film muet qui raconte une histoire du monde &#224; l'arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/196633526&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Ma fille a&#238;n&#233;e Alice regarde en ce moment la s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e britannique &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Sherlock_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sherlock&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et me parle &#233;voque les &#171; palais de m&#233;moire &#187; qui servent au d&#233;tective anglais pour r&#233;soudre ses enqu&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui r&#233;ponds que j'&#233;voque &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/derives/article/au-petit-bonheur-la-chance&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'art de la m&#233;moire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dans les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La marche &#224; pied est un &#171; art de m&#233;moire &#187;, au sens que l'on donnait &#224; cette expression dans l'Antiquit&#233; : une m&#233;thode des lieux. La rue principale de l'&#238;le est appel&#233;e rue Saint-Louis-en-l'&#206;le. Avec ses inscriptions, le temps s'y projette dans l'espace, le pass&#233; devient un territoire qu'il a arpent&#233; et marqu&#233;, comme certains animaux marquent le leur. Elle est bord&#233;e de boutiques et de magasins sp&#233;cialis&#233;s, comprenant un magasin de jouets, un atelier de marionnettes faites &#224; la main, chocolateries, boulangeries, fromageries, boutiques de souvenirs, galeries d'art, et un certain nombre de restaurants. En se territorialisant, le temps perd tout caract&#232;re lin&#233;aire : il est dispers&#233;. L'auteur n'effectue pas trajet concert&#233;, mais un parcours en partie al&#233;atoire o&#249; il r&#233;vise et rumine en permanence sa vie r&#233;cente en marchant sans fin les quais. L&#700;&#206;le Saint-Louis est ainsi comme un grand cahier avec des tas de pages blanches, qui n&#700;a ni d&#233;but ni fin, et qu&#700;on peut ouvrir n&#700;importe o&#249;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/mZ3StdNl2gU?si=Frjn4O5uJFV6inNg&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Revoir dix ans apr&#232;s un film et retrouver la m&#234;me impression, intacte. &#201;tonn&#233; par la qualit&#233; du film d'Olivier Assayas qui dans cette &lt;i&gt;Nuit am&#233;ricaine&lt;/i&gt; revisit&#233;e parvient &#224; montrer avec justesse les coulisses d&#233;brid&#233;es du tournage d'un remake des &lt;i&gt;Vampires&lt;/i&gt; de Louis Feuillade avec Maggie Cheung. Et la m&#234;me d&#233;ception de la fin b&#226;cl&#233;e par le cin&#233;aste. Le lendemain soir, reprendre le feuilleton de mes 13 heures de visionnage d'&lt;i&gt;Out1&lt;/i&gt; de Jacques Rivette et retrouver deux des acteurs du film d'Assayas : Jean-Pierre L&#233;aud et Bulle Ogier. Coline : Vous parlez maintenant ? Colin : Si vous m'entendez c'est que je parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le destin parall&#232;le de deux individus dans un Paris m&#233;tamorphos&#233; en champ de devinettes : Colin et Fr&#233;d&#233;rique. Fr&#233;d&#233;rique, c'est Juliet Berto. Elle aborde les hommes dans les caf&#233;s, invente pour eux des histoires rocambolesques et parvient presque toujours &#224; leur subtiliser de l'argent. Jean-Pierre L&#233;aud, avec sa gr&#226;ce funambule, son &#233;l&#233;gance in&#233;gal&#233;e, est Colin, Colin Maillard qui avance &#224; l'aveugle, en mendiant dans les caf&#233;s en se faisant passer pour sourd-muet et en jouant par &#224;-coups bruts un peu d'harmonica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mendiant farfelu et la voleuse enj&#244;leuse traversent les m&#234;mes lieux de Paris, rencontrent les m&#234;mes personnes, mais ne se sont jamais vus, mais ils se confrontent et se mesurent aux m&#234;mes &#233;nigmes. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai peu de souvenirs&#8230; Je ne me rappelais plus que le film se terminait par ces sc&#232;nes o&#249; je m'effondre sur une plage &#187;, confie Michael Lonsdale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est li&#233; &#224; la m&#233;thode de fabrication d'&lt;i&gt;Out 1&lt;/i&gt;, commente Bulle Ogier. Ce qui fixe le souvenir d'un film dans la m&#233;moire d'un acteur, c'est de l'avoir d'abord d&#233;couvert en lisant le sc&#233;nario, se l'&#234;tre repr&#233;sent&#233; &#224; l'avance, avoir appris les dialogues. Pour &lt;i&gt;Out 1&lt;/i&gt;, il n'y avait aucun sc&#233;nario, tous les dialogues &#233;taient &#224; inventer par les com&#233;diens au moment du tournage. Ce type d'exp&#233;rience, o&#249; tout doit &#234;tre trouv&#233; au pr&#233;sent, laisse des traces tr&#232;s volatiles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marquer d'une pierre blanche, autrefois c'&#233;tait un caillou. Le blanc, son &#233;clat, sa lumi&#232;re. Dans l'antiquit&#233;, les jur&#233;s disposaient de deux cailloux, un blanc et un noir, le blanc innocentait l'accus&#233;. &#192; la m&#234;me &#233;poque, lors des banquets, un caillou blanc grav&#233; au nom de l'invit&#233; faisait office de carton d'invitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passionnant dossier &#224; lire dans la revue web &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://sens-public.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sens Public&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://sens-public.org/article1229.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ouvrir le livre et voir l'&#233;cran : pratiques litt&#233;raires et pratiques num&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, l'article de Servanne Monjour, Marcello Vitali Rosati et G&#233;rard Wormser sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://sens-public.org/article1224.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fait litt&#233;raire au temps du num&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Ils d&#233;montrent comment la litt&#233;rature participe aujourd'hui &#224; l'&#233;ditorialisation du monde, enterrant ainsi d&#233;finitivement le dualisme imaginaire-r&#233;el pour lui pr&#233;f&#233;rer une structure anamorphique, &#224; travers deux exemples litt&#233;raires &#8211; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://petiteracine.net/traquetraces/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Traque Traces&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://petiteracine.net/wordpress/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;C&#233;cile Portier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-marelle.org/anne-savelli-pierre-menard-a-lair-livre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Laisse venir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#233;crit avec la complicit&#233; d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fenetresopenspace.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anne Savelli&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &lt;i&gt;journal versatile&lt;/i&gt; pour indiquer qu'il y a l&#224; quelque chose d'important &#224; ne pas pas confondre avec le reste : &#224; ne pas oublier. Laisser la place pour inscrire un message, &#233;crire un mot, sans le faire pourtant, remettant cela &#224; plus tard, laisser une trace, une place, pour ce que l'on voudrait dire. Une page blanche. Les cailloux pour retrouver son chemin sont dans toutes les t&#234;tes. Tout le monde y pense. Suivre la ligne ainsi compos&#233;e, selon les pointill&#233;s...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'angle du hasard</title>
		<link>https://www.liminaire.fr/ecriture/derives/article/l-angle-du-hasard</link>
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		<dc:date>2016-12-18T09:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
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		<dc:subject>Paris</dc:subject>
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		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pont Saint-Louis Paysage ouvert, accueillant, semblable &#224; une main montrant de son index un but ou un exemple. Vent sifflotant entre les &#233;troits barreaux du pont m&#233;tallique. Harpe improvis&#233;, malhabile. Cheveux en bataille. Robe volante et frisson dans le cou, le col relev&#233;. Veston, manteau, suivant la saison, bien remont&#233;s. Le froid gla&#231;ant dans ce couloir, ce courant d'air. Les jours de beau temps, le vent enfin en berne. La main devant les yeux, vaine protection, doigts roses. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/derive" rel="tag"&gt;D&#233;rive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25" rel="tag"&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/francois-bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/visage" rel="tag"&gt;Visage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1922-324d0.jpg?1752752575' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pont Saint-Louis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paysage ouvert, accueillant, semblable &#224; une main montrant de son index un but ou un exemple. Vent sifflotant entre les &#233;troits barreaux du pont m&#233;tallique. Harpe improvis&#233;, malhabile. Cheveux en bataille. Robe volante et frisson dans le cou, le col relev&#233;. Veston, manteau, suivant la saison, bien remont&#233;s. Le froid gla&#231;ant dans ce couloir, ce courant d'air. Les jours de beau temps, le vent enfin en berne. La main devant les yeux, vaine protection, doigts roses. Les musiciens et les spectacles improvis&#233;s en tous genres, magiciens, gymnastes ambulants, artistes d&#233;butants. Pas tr&#232;s difficile &#224; satisfaire le public des touristes loin de chez lui. Le charme surann&#233; des souvenirs. Sc&#232;ne &#224; ciel ouvert, plus beaucoup d'autres espaces ainsi, la ville abandonn&#233;e &#224; la voiture et &#224; la surveillance g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Tentation d'ailleurs. Le pas au ralenti. Le loisir un peu naus&#233;eux de la contemplation des vagues. L'endroit de notre rencontre. Lieu de rendez-vous id&#233;al, ouvert et l'autre visible de loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ton visage, ton regard, ton sourire. Pas de voiture, de lourdes chaines en interdisant la circulation de part et d'autre du pont. Un heureux entre-deux. Temps suspendu, trait d'union entre les deux &#238;les. Fragile rappel de la forme primitive de l'&#238;le. Vestige et vertige. Ici l'espace &#233;largi au-dessus du fleuve. Ses &#233;chos clapotants. P&#233;niches filant au ralenti, alanguis par l'air et l'appel des lointains. Les cris des mouettes, les hurlements du vent, les rafales de pluie, les grondements des moteurs dans la rue. Et nous voil&#224; ailleurs un temps transport&#233;. Entr&#233;e dans l'&#238;le comme dans notre histoire, entre ses vagues comme entre nos draps. Un r&#233;el clandestin, ce temps sans signature &#224; perte de contours. Point de d&#233;part. Le chemin ouvert devant soi en trois pistes diff&#233;rentes, un choix impossible de toutes mani&#232;res, chemin invariable plus fort que nous, question d'habitude, d'inclination (d'inclinaison aussi d'ailleurs). Ce trou &#224; pr&#233;sent dans la rumeur, trouble du manque, les yeux ferm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville s'avan&#231;ant dans la chaleur de l'&#233;t&#233; comme dans la rudesse de l'hiver. Le murmure de ton absence, ce trouble du manque. A gauche, la place Louis Aragon, la pointe de l'&#238;le, une fin pas un d&#233;but. Une r&#233;serve inconnue d'elle-m&#234;me. En face, la route ouverte en deux, l'h&#233;sitation plus forte encore comme un faux dilemme, coinc&#233;e entre deux caf&#233;s, la Brasserie de l'Isle Saint-Louis et le caf&#233; Saint R&#233;gis. La rue Jean du Bellay et la perspective du pont Louis-Philippe perdue au loin. Et dans l'ombre volumineuse de cet espace de fr&#244;lements, de frottements, la rue Saint-Louis-en-l'&#206;le. La voie retenue, la seule, l'unique, celle qui descend l&#233;g&#232;rement en longeant le quai d'Orl&#233;ans, sous le soleil, dans la lumi&#232;re atone les jours de temps gris. Dans l'&#233;paisseur du gris. L'&#238;le comme un paysage en pleine lumi&#232;re. Ouverte, offerte. Passage d'une &#238;le &#224; l'autre. Souvenirs fant&#244;mes. Un lien t&#233;nu, fragile, le fer contre la pierre, pas le poids. Non seulement une ombre mais deux. Entre toi et moi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1288 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/26894629424_18129c4e23_k-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/26894629424_18129c4e23_k-2-38fd4.jpg?1752752575' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Place Louis Aragon, &#206;le Saint-Louis, Paris 4&#232;me
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quai d'Orl&#233;ans&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lent arrachement d'un &#233;tat vers un autre &#233;tat, d'un endroit &#224; son envers, toujours par un interm&#233;diaire instable. En pente douce. Mouvement de glissement laissant derri&#232;re lui une tra&#238;n&#233;e de flaques sombres. Dans les t&#233;n&#232;bres cach&#233;es par le bleu du ciel. Trajectoire trac&#233;e, d&#233;placement lat&#233;ral, doux doucement, &#224; pas lents, le long du fleuve, l'insomnie d'un tr&#232;s long chemin courb&#233;, d'un dessin proph&#233;tique. Une d&#233;chirure dans les nuages. Sur les vitres du caf&#233; les reflets qui ruissellent. Touffes de laine dans le ciel, les yeux d&#233;tourn&#233;s. Quelques centaines de m&#232;tres de conversation, encore plus loin, bribes esquiss&#233;es vite effac&#233;es derri&#232;re soi. En pleine lumi&#232;re, murs des immeubles &#224; la blancheur aveuglante. Les enfilades d'h&#244;tels particuliers aux fa&#231;ades factices, b&#226;tisses monotonement &#233;l&#233;gantes avec leurs fen&#234;tres et balcons altern&#233;s. Regards d&#233;tourn&#233;s et de l'autre c&#244;t&#233; la rive, contrejour parfait de frise. Le Panth&#233;on et sa coupole. La ville et ses toits irr&#233;guliers, ses chemin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvert d'un c&#244;t&#233; sur le fleuve et la rive oppos&#233;e. Vers un horizon tout jeune et fragile. Sans regard pour le passant aux yeux baiss&#233;s. A l'autre bout du monde. Les pav&#233;s r&#233;guliers. Le sol tremblotant d'h&#233;sitation. Lueur d'argent timide. Le fleuve, filtre et miroir. Le soleil dans les yeux. Une vague mais plus qu'une vague. Sens inverse du courant. Dans l'&#233;tirement des heures sans rien &#224; l'horizon. Des vagues et des vagues, jamais exactement les m&#234;mes spirales, les m&#234;mes torsions, autour de soi-m&#234;me des branches recouvertes d'une couche de feuillage, la pouss&#233;e de leurs lignes. Foule en chemise claire, longues robes fleuries. Apparitions passag&#232;res. Sur le quai en contrebas, les chiens aboient contre les vagues, spectacle r&#233;jouissant. Le ressac assourdissant de l'eau, et les passants &#224; t&#234;te d'&#233;pingle, points noirs sur fond blanc, leurs mouvements erratiques, insaisissables. Dans l'&#233;tirement des heures sans rien &#224; l'horizon. Seul mais fuyant la solitude dans la nuit comme en plein jouir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1289 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.liminaire.fr/IMG/jpg/16833083121_fe6b9c3deb_k-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/16833083121_fe6b9c3deb_k-2-526c6.jpg?1752752575' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Rue Boutarel, &#206;le Saint-Louis, Paris 4&#232;me
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rue Boutarel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sortie hors des limites. L'indice et l'&#233;cho, le ricochet. La r&#233;sonance et l'&#233;vasion. L'obs&#233;dante exigu&#239;t&#233; de la rue, telle une ligne d'&#233;criture r&#233;p&#233;t&#233;e sans fin. Un &#233;tau d'ombre &#224; la verticale. D'abord simple voie priv&#233;e, ferm&#233; par une grille &#224; chacune de ses extr&#233;mit&#233;s, puis class&#233;e voie publique, une rue peu lumineuse, &#233;troite, sans doute &#224; cause de la hauteur des immeubles. Ton adresse. Une rue calme aux larges fen&#234;tres. Derri&#232;re toutes ces vitres aveugles attisant le vice ou l'amour. Devant ta porte. Dans l'attente d'une alternative, d'un retour possible. Le bruit des pas comme des doigts impatients tapotant la table de leurs protestations passionn&#233;es. Derri&#232;re la fen&#234;tre ferm&#233;e, froissement des ombres et des g&#233;missements dans la nuit. Le commencement invisible d'une relation amoureuse. Ravisseur et ravi. Un tunnel sombre. Ton absence insupportable, inadmissible, la ville et ses rues, entre les ruses et l'&#233;rosion contrari&#233;es. Mais plus seul. &#201;chos de nos voix malgr&#233; l'obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Place Louis Aragon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Descente de la rue vers le quai en pente, calme et fuyant. Trottoir sur&#233;lev&#233; penchant l&#233;g&#232;rement en avant. A l'int&#233;rieur pour ne pas le voir de haut, sur les hauteurs. P&#233;n&#233;tration imm&#233;diate dans la chaleur opaque. Avec lenteur. Tr&#233;buchant sur tous les obstacles vivants, sur la duret&#233; min&#233;rale de l'ensemble. Sans dire un mot, les cheveux dans les yeux, un livre &#224; la main. Un paysage de fleuve et de ville ancienne. Promontoire entre le ciel et l'eau. Pas une place, un recoin isol&#233;, rassurant, &#224; l'abri de nos insomnies, de nos d&#233;rives, une &#238;le dans l'&#238;le. Lieu d'accueil et de passage. Pi&#232;ge pour nos ennemis. Place aur&#233;ol&#233;e de sombres nervures, les arbres d&#233;nud&#233;s en hiver, mur estival des feuilles fermant la totalit&#233; de l'horizon, pav&#233;s mal assortis, la chute proche. Ondulations, herbes, cailloux et sables de la peau. Face &#224; moi la ville, l'am&#233;nagement du ciel. De longs passages d'un horizon &#224; l'autre. Un horizon tout jeune et fragile de plusieurs si&#232;cles. Parapet, point d'appui de l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passage d'un creusement &#224; une d&#233;coupure et une transparence. Tentative de d&#233;chiffrement. Profondeur et surface. Une brise l&#233;g&#232;re, &#224; peine une brise, un souffle, &#224; peine un souffle. Regard alentour, v&#233;rification tardive, se sentir chez soi. Lieu des retrouvailles, des attentes, lieu des rendez-vous et des baisers, endroit d'inqui&#233;tude aussi, et des d&#233;parts soudains. Le d&#233;but d'une spirale. L'eau, l'&#233;cume, quelques oiseaux. Le crissement d'un freinage sous la pluie. Les cloches de la cath&#233;drale Notre-Dame. La d&#233;marche h&#233;sitante et l&#233;g&#232;re &#224; la fois. La pointe de l'&#238;le comme proue d'un navire &#224; la d&#233;rive, l'ouverture du monde si jamais, mais cependant pourquoi pas ? Dans la trace de ton visage vieillissant en reflets &#224; travers les ombres des arbres, qu'une illusion bien s&#251;r, le c&#339;ur battant du pi&#232;ge referm&#233; sur ma poitrine. Mon dernier souvenir de toi. Complice. Un soupir. Immobile, incapable de faire un pas depuis le temps. Au repli des seuils. Des paroles de silence. Contre toute attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte a &#233;t&#233; &#233;crit dans le cadre de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4373&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;deuxi&#232;me s&#233;ance de l'atelier d'&#233;criture de Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur la notion de lieu : Comment un r&#233;cit peut-il donner l'impression qu'on se d&#233;place dans le r&#233;el qu'il repr&#233;sente ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'exp&#233;rience d'un r&#233;cit en marche</title>
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		<dc:date>2016-08-26T19:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Certains lieux sont particuli&#232;rement actifs, r&#233;v&#233;lant des parties de nous-m&#234;mes que nous ignorions ; c'est ce que j'appelle leur &#171; g&#233;nie &#187;, m'appuyant sur la tradition latine. Souvent c'est parce qu'ils sont fa&#231;onn&#233;s par l'homme, qu'ils sont la mat&#233;rialisation d'une culture ou d'une &#233;poque. Parfois un grand artiste, un architecte par exemple, les a fa&#231;onn&#233;s ; mais la plupart du temps ils se sont mis &#224; plusieurs et les &#233;poques se superposent. Parfois ce sont des &#233;crivains qui ont d&#233;crit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1902-f2630.jpg?1752752576' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Certains lieux sont particuli&#232;rement actifs, r&#233;v&#233;lant des parties de nous-m&#234;mes que nous ignorions ; c'est ce que j'appelle leur &#171; g&#233;nie &#187;, m'appuyant sur la tradition latine. Souvent c'est parce qu'ils sont fa&#231;onn&#233;s par l'homme, qu'ils sont la mat&#233;rialisation d'une culture ou d'une &#233;poque. Parfois un grand artiste, un architecte par exemple, les a fa&#231;onn&#233;s ; mais la plupart du temps ils se sont mis &#224; plusieurs et les &#233;poques se superposent. Parfois ce sont des &#233;crivains qui ont d&#233;crit telle ville, et dont nous avons l'impression de retrouver le texte &#224; tous les coins de rues. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Michel Butor&lt;/i&gt; par Michel Butor, Seghers, 2003&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/28596632651_4769f1b442_k-1428e-db47d.jpg?1739538384' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Quai d'Anjou, ao&#251;t 2016
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a longtemps eu l'ambition d'&#234;tre un &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://prezi.com/yygsrfsgm4c2/les-lignes-de-desir/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;projet &#233;ditorial &#224; dimension prot&#233;iforme construit autour d'un texte non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dont les diff&#233;rents supports de publication en transformerait la structure et la r&#233;ception. Je voulais voir ainsi comment une m&#234;me histoire, celle d'un homme qui traverse la ville d'un bout &#224; l'autre, &#224; la recherche de la femme qu'il aime et qui a disparu, dans les lieux qu'ils avaient l'habitude de fr&#233;quenter &#224; Paris, pourrait changer de forme &#224; travers diff&#233;rents supports d'&#233;dition.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; d'un livre imprim&#233;, &#233;dit&#233; par un &#233;diteur qui ne retiendrait qu'une s&#233;lection al&#233;atoire dans l'ensemble des fragments &#233;crits (et &#224; chaque nouvelle impression, une nouvelle version cr&#233;ant ainsi autant de versions collectors de ce r&#233;cit).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; d'un livre num&#233;rique diffus&#233;e sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.publie.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Publie.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (avec ordre non-lin&#233;aire des pages du r&#233;cit).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; d'un texte sous forme de cartes &#224; jouer (tirage limit&#233; fa&#231;on livre d'artiste), &#224; partir d'une s&#233;lection de textes ayant pour th&#232;me le visage (s&#233;rie en cours d'&#233;criture.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; d'une installation sonore (associ&#233;e &#224; des lectures avec tirage al&#233;atoire du texte (comme au &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/liminaire/article/lecture-au-cipm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cipM &#224; Marseille&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) et des performances r&#233;guli&#232;res (sous forme de visites guid&#233;e, notamment). &#192; partir des deux pi&#232;ces sonores r&#233;alis&#233;e sur &lt;i&gt;France Culture&lt;/i&gt;. Dialogue d'un homme et une femme, entre le jour et la nuit (comme celle de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/liminaire/article/les-lignes-de-desir-installation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Commanderie &#224; La Commande&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#224; l'initiative de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acces-s.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'association acc&#232;s(s)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dans le cadre des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acces-s.org/agenda/55/installations&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chemins &#233;lectroniques&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; et d'une application pour les plateformes Android et iOS au format smartphone uniquement, permettant d'&#233;couter le r&#233;cit tout en marchant dans l'espace m&#234;me de son d&#233;roulement (l'&#238;le Saint-Louis), une &#233;coute mobile de l'histoire permettant d'&#233;diter &#224; l'issue de son itin&#233;raire, selon le chemin suivi, un r&#233;cit in&#233;dit, un parcours po&#233;tique original.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;79&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/28390568050_c7ec9521f3_k-abaf6-3de85.jpg?1739538384' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Sur le plan chercher la voie &#224; suivre, Square de Barye, sur l'&#238;le Saint-Louis
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En travaillant sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/liminaire/article/dispositif-transmedia-pour-recit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le dispositif transm&#233;dia proposant d'explorer le r&#233;cit interactif sous forme de narration combinatoire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#233;labor&#233; &#224; partir d'une base de donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es de textes se pr&#233;sentant sous la forme d'enregistrements sonores offrant &#224; l'utilisateur une ballade immersive sans pour autant lui dicter un quelconque chemin &#224; emprunter, le projet a sensiblement &#233;volu&#233;. C'est le dispositif interactif dans sa dimension sonore qui prend d&#233;sormais le pas sur l'exp&#233;rience &#233;ditoriale et la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/livre-lecture/article/l-oeuvre-collective-est-l-avenir&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;flexion autour du livre num&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://leslignesdedesir.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; se pr&#233;sentera sous la forme d'un texte lu par un acteur. Dans la version du prototype, j'ai enregistr&#233; l'int&#233;gralit&#233; des textes (dont une partie est disponible sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://soundcloud.com/leslignesdedesir&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SoundCloud&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;). Une voix nous raconte l'histoire dans les lieux travers&#233;s et dont la dynamique et le d&#233;veloppement narratif &#171; &#233;pouse &#187; votre comportement, il suffit de se mettre en mouvement, de traverser la ville, de d&#233;ambuler sur l'&#238;le pour d&#233;couvrir les histoires de ce couple qui se sont connus dans cet endroit. Il vous parle, mais jamais directement, comme s'il &#233;tait votre confident. Sa voix est neutre, il est &#224; la fois le narrateur de cette histoire, la voix des personnages d'Octave le photographe, de Nora la jeune com&#233;dienne, et de son auteur. L'histoire s'adapte &#224; votre itin&#233;raire et &#224; votre vitesse. Vous vivez une exp&#233;rience personnelle, potentiellement unique.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;166&#034; scrolling=&#034;no&#034; frameborder=&#034;no&#034; src=&#034;https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/262132774&amp;color=ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'utilisateur se trouve constamment entour&#233; par le son lors de son p&#233;riple, il exp&#233;rimente ainsi diverses textures sonores, la voix humaine qu'il entend lui raconter une histoire par bribes &#233;parses, se m&#233;lange aux sons de la nature environnante (le vent dans les arbres, le fleuve et ses ressacs), et aux bruits urbains (les voitures, les motos, les bateaux, les avions, les chantiers de construction, les voix des passants, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images existent d&#233;j&#224; autour de nous. La m&#233;moire visuelle du territoire que l'on traverse remonte &#224; la surface, on entend, dans l'intimit&#233; des oreillettes du casque audio, les sons qui se confrontent au lieu travers&#233;, les soulignent parfois en arri&#232;re-plan, y font &#233;cho ou le perturbe en le troublant, entrent cependant en correspondances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si j'ai essay&#233; de dresser une &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/liminaire/article/dispositifs-sonores-urbains&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;typologie de dispositifs sonores urbains&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; afin de d&#233;limiter l'utilisation habituelle de la g&#233;olocalisation pour mieux la d&#233;tourner, je me rends compte, &#224; travers les premiers retours des personnes qui d&#233;couvrent le projet, mais &#233;galement en exp&#233;rimentant moi-m&#234;me le prototype d'application mobile d&#233;velopp&#233; par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.demainlalune.ch/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;David Hodgetts&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://github.com/evaletolab&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Olivier Evalet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour tester sa m&#233;canique technique, que ce qui constitue l'originalit&#233; de mon projet n'est pas toujours bien comprise, sans doute parce qu'elle n'est pas encore suffisamment claire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/28539061513_c4a6bf0adf_k-c98ba-dfff2.jpg?1739538384' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;En marchant sur l'&#238;le Saint-Louis
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On ne sent pas assez par exemple l'interaction entre nos mouvements, le rythme de nos pas, le lieu et les textes qu'on entend. Si je change de trottoir, si je rectifie ma direction, je ne sens aucune r&#233;elle diff&#233;rence, et c'est assez d&#233;cevant pour l'utilisateur qui du coup a l'impression d'&#233;couter un r&#233;cit qui &#233;volue seulement en fonction de sa g&#233;olocalisation. La lecture des textes se poursuit sans que je me rende compte d'un changement. C'est satisfaisant pour la continuit&#233; de l'exp&#233;rience, pas de sautes en effet, ni d'interruptions dans le r&#233;cit, par contre l'interaction de l'utilisateur au centre du dispositif devient inop&#233;rante, et vu que c'est l'utilisateur qui &#233;crit le r&#233;cit et le personnalise par ses mouvements et son attitude g&#233;n&#233;rale, il faut absolument qu'il en ait conscience et le per&#231;oive sensiblement au fil de son itin&#233;raire. Il nous faut donc trouver un moyen technique pour accentuer l'interaction du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pu me rendre compte, en effectuant ces tests, que les fragments de textes sont relativement courts, mais on a tendance &#224; marcher vite au d&#233;but de l'exp&#233;rience, on pratique beaucoup de chemin en &#233;coutant finalement assez peu de l'ensemble des textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande par exemple si la notion de marche rapide ou de marche lente, dont je souhaitais me servir au d&#233;part, en influant sur le type de textes que l'utilisateur &#233;couterait, est viable par rapport &#224; ce que le moteur aliment&#233; par le flux de position GPS est capable de saisir et de traduire en donn&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parcours d'une heure sur place (j'imagine que la plupart des personne passeront 30 minutes environ &#224; marcher sur l'&#238;le, les plus courageux et les passionn&#233;s peut-&#234;tre 1h30) : soit l'&#233;coute de 80 textes dans leur int&#233;gralit&#233; (sur un total de 365).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu la confirmation qu'il manquait des indications sur le parcours effectu&#233; et celui qu'il restait &#224; parcourir. Il n'y a pour l'instant (mais le prototype va tr&#232;s vite &#233;voluer) que le passage d'une zone &#224; l'autre qui est visible, o&#249; l'on peut voir la liste des fragments de textes se charger et &#234;tre diffus&#233;. Il faudrait y rem&#233;dier avec le travail sur le design de l'application pour optimiser l'exp&#233;rience utilisateur. Mais peut-&#234;tre &#233;galement dans le texte lui-m&#234;me, en cr&#233;ant des textes interm&#233;diaires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;75&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH422/capture_d_e_cran_2016-08-25_a_22-57-55-79eac-bcdd2.jpg?1739538384' width='500' height='422' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Capture d'&#233;cran du prototype de l'application r&#233;alis&#233;e par David Hodgetts
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;tat actuel du prototype les fragments sont affich&#233;s par zone au moment o&#249; l'utilisateur entre dans celle-ci et o&#249; le moteur peut les proposer &#224; l'&#233;coute. Et quand ils ont &#233;t&#233; lus, une marque le signale. Je pense que ce n'est pas cela qu'il faudrait montrer dans la version &#171; finale &#187; car ce n'est pas le plus int&#233;ressant, mais il faut en tout cas garder un aspect graphique tr&#232;s simple et &#233;pur&#233; &#224; l'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis rendu compte enfin en testant in situ sur l'Ile Saint-Louis le prototype, que je ne passais pas totalement inaper&#231;u. Pour des raisons techniques je devais garder allum&#233; mon smartphone afin que la lecture ne soit pas interrompue, du coup je tenais le smartphone &#224; la main, le fil blanc de mes &#233;couteurs visible devant moi. J'ai crois&#233; de nombreuses personnes &#224; la recherche de &lt;i&gt;Pokemons&lt;/i&gt; avec l'application &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pokemongo.com/fr-fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pokemon Go&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et je donnais parfois l'impression de les imiter et non pas celle d'&#233;couter un r&#233;cit tout en me promenant. J'ai crois&#233; &#233;galement quelques guides touristiques sur l'&#238;le, leurs visiteurs me regardaient avec curiosit&#233; quand je les croisais dans la rue comme un touriste qui &#233;coute &#224; l'aide d'un audioguide une voix lui d&#233;crire les &#339;uvres d'art du mus&#233;e qu'il visite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/28596612161_39311bd5a0_k-a7b18-0c76c.jpg?1739538384' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Test de l'application quai d'Anjou sur l'&#238;le Saint-Louis
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme le pr&#233;cise &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://ulrichfischer.net/2016/08/21/prototype-ldd/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ulrich Fischer sur son blog&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#171; cette premi&#232;re mouture n'est pas encore utilisable par le public &#8211; il s'agissait principalement de valider les aspects suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Consistance de l'exp&#233;rience mobile (flux audio ; pr&#233;cision de la localisation)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pertinence du d&#233;coupage par zones et des arcs narratifs&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Solidit&#233; et &#233;volutivit&#233; du &lt;i&gt;workflow&lt;/i&gt; global, de l'&#233;dition artistique &#224; l'exp&#233;rience mobile &#8211; tout en &#233;tant le plus &#233;conomique que possible&#8230; &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Des futurs tests vont nous permettre de pr&#233;ciser et d'affiner les crit&#232;res et les r&#232;gles de jeu du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prochaines &#233;tapes concernent le design de l'exp&#233;rience mobile &#224; proprement parler (UI/UX), la visualisation des donn&#233;es, des images en lien avec les fragments audio et surtout une valorisation de l'exp&#233;rience de l'utilisateur &#224; travers des m&#233;caniques d'engagement actif (cr&#233;ation de contenus) et de partage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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