Arrivés avec de l’avance à la gare de Bercy (comme à notre habitude). Sur le panneau d’affichage des trains, le premier de la liste est annoncé avec 1h30 de retard probable : Termini-Roma. Départ repoussé. Pulsion première, l’écrire sur internet, s’en décharger ainsi qui n’annonce rien. Juste le délestage d’une pression passagère. Est-ce à ça que ça sert écrire ?
Relu mes cahiers (période Rome, juillet 1988) avant de partir. Finalement assez différent du blog. Noter ce que l’on voit au rythme où on le voit. Pense-bête. Vade-mecum.
Une femme entre dans la gare de Bercy : Oh les gens ! Ils vont où ?
Il y a des gens qui regardent arriver et partir les trains en gare comme aux abords de certains aéroports ceux qui regardent les avions décoller ou ceux qui derrière les barrières regardent s’éloigner les bateaux en pleine mer. Impossible de ne pas percevoir dans leur regard la nostalgie des départs.
Lent travelling dans la campagne toscane. Se rappeler que le travelling a été inventé à Venise sur un vapporetto.
Regarder les ruines du Palatin, c’est comme photographier d’anciennes peintures.
La chaleur sur le goudron mou des rues pavées. Les chaussures collent au sol.
Le temps de découvrir une ville, s’y perdre. Repasser plusieurs fois par le même chemin. Aller au hasard des rues. À la diable...
Le jardin de la maison infesté de moustiques dont on garde les traces visibles sur nos jambes et bras nus. Caroline, le regard figé dans une direction lointaine, me demande ce que je cherche. L’inspiration ? me demande-t-elle avec un léger sourire. Je lui réponds que non, je surveille les moustiques.
Photographies du Forum Romain. Une heure après je la regarde et ce que je vois ma paraît irréel. Effet carte postale. Il manque l’air.
Diaporama sur le thème les signes et les écrits dans Rome :
Diaporama sur le thème des murs de Rome :
