L’habitude maladive de s’attacher au connu s’est suffisamment répandue par ici. Là où la logique est affirmative et triomphante, il faut travailler ses échecs, nourrir ses obstacles et se fixer d’autres objectifs que la transparence du langage. Le moindre échec, il faut en prendre soin. Sans lui, aucune confrontation n’existerait en nous ; avec lui, l’obstacle trouve un visage. Se sentir honnête, c’est le refus du soupçon. Non parce qu’il n’y a plus de chemin mais plutôt parce que tous les chemins ne mènent à rien. Maintenant je dévale une route invisible, j’ignore, aussi, j’ignore. La seule possibilité, dans cet ordre d’idées, est de demeurer maître des faux pas.
