Mon corps allant à l’air, mon esprit à son seul mouvement, par le blanc de la parole sans mots. Les mains savent à quoi s’occuper. J’ai fermé les yeux j’ai fermé les miens j’ai mis des chansons et j’attends. Le font contre la vitre, épuiser les nuages, retrouver la veine de cet inconnu qui va tissant dans les intermittences du jour. D’où mon idée de lui donner une suite aujourd’hui, non sans opportunisme, j’en conviens. Le sentiment formidable du travail bien fait. D’avoir fait œuvre utile. La compréhension n’a pas été immédiate. Un temps s’est avéré nécessaire. Il se fait enfin, passant par un regard échangé. Je lui ai répondu par cette question : « Quel âge as-tu ? » Voilà un souvenir au moins qui a su ne pas s’effacer.
