Chaque jour laisse sa trace. Rues étroites et profondes. Rues à reprendre sans cesse, où reprendre souffle, palpiter d’émotions anciennes, de toute cette épaisseur de temps ainsi ’’éprouvée’’. Les heures trop vives de nos vies. Ruelle sombre où s’accumule l’ombre. Vieux mur croulant de lierre, effondré doucement sous l’afflux de lumière, feuilles lentement qui cèdent, silencieuses et poudrées, ultime coquetterie de ce jour automnal. Et mes pas peu à peu m’y ramènent. Il sera bientôt l’heure de replier. J’en suis là, je crains de refaire ce chemin, plus rien qu’un sac plein de promesses inutilisables. On glisse insensiblement de l’excellence à moins, et encore et encore, jusqu’à la marge.