Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif.
Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des photos pour les diffuser dans un article avec le texte que j’ai écrit à partir des phrases trouvées pendant la semaine.

Les mots fissurés qui dissimulent la fragilité de la ville.
Un milieu mouvant qui s’éloigne de nous, comme le paysage d’un wagon.
Des fenêtres nous suivent, restent et collent, des milliers de visages.
Pouvoir écrire sur rien, c’est-à-dire sur tout, et que ça tienne debout…
Un texte froid et dur, qui trouble : celui-là dirait la peur.
Et me fait perdre la ligne, la ligne des il faut.
Pousser la nuit de ses grands bras. Se moquer du jour d’un rire froid.

Rue Caillié, Paris 18e, dimanche 8 avril 2012, 18h20.
Les mots fissurés qui dissimulent la fragilité de la ville.
Les mots fissurés (Xavier Galaup)

Rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10e, lundi 9 avril 2012, 19h20.
Un milieu mouvant qui s’éloigne de nous, comme le paysage d’un wagon.
Sur le récit du temps (Annie Rioux)

Rue Lafayette, Paris 10e, mardi 10 avril 2012, 20h.
Des fenêtres nous suivent, restent et collent, des milliers de visages.
todo liste, 284 (Christine Jeanney)

Place Chapu, Melun, mercredi 11 avril 2012, 10h.
Pouvoir écrire sur rien, c’est-à-dire sur tout, et que ça tienne debout…
Le tout du rien... (André Rougier)

Rue au Lin, Melun, jeudi 12 avril 2012, 16h15.
Un texte froid et dur, qui trouble : celui-là dirait la peur.
Statue de Condorcet, Quai de Conti, Paris 6e, vendredi 13 avril 2012, 16h45.
Et me fait perdre la ligne, la ligne des il faut.
La ligne de tes questions (Isabelle Pariente-Butterlin)

Rue Eugène Varlin, Paris 10e, samedi 14 avril 2012, 0h05.
Pousser la nuit de ses grands bras. Se moquer du jour d’un rire froid.
