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LIMINAIRE
Les lignes de désir


Temps de baptiser le voyage. Et puis plus rien que le souffle heurté à soi-même. Ce qui passe n’est plus. L’heure de décocher. Source d’égarement, d’annonce dans la brume. Nous défendons le vite. Le peu étant l’errance. Le rejet de faire suite.

Quand rien ne subsiste autour. Ce qui ne dure est monde. Fort de cette impression qui insiste ou avance. Demain sera sans doute assaillant. Passager ignorant le détour. Les grandes occasions. L’avenir moins seul. Du jour au lendemain la peur. Il faut meubler. Dans cet instant de panique offert. En nos sangles. Ce remuement tacite. C’est trop ce chant gardé pour soi. Manière de fermer tout autour. Dans l’attente remède à l’attente. Faussement épuisé. Le cauchemar éclair. Je vais au devenir d’un théâtre. Contraire de noir en sépulcre.

Tout homme a sa langue prévue. Nous ne reviendrons pas plutôt il me semble. J’y glisse dedans sonder seul écho méritant. Ce qu’on voit loin n’est pas. Pas nombre ce qui s’ajoute quand même. Il faudrait dire un peu l’urgence d’atteindre. D’autres que moi s ‘y sont posés. Et réparant sommeil.

Un jour pas l’autre. Le nom de sa forme. Le langage dedans l’oreille dedans la fouille la morsure essentielle. La distance qui sépare. Mais bouge le reste et c’est bien. On se bouscule pour le pain jeté. Seule issue possible. Nous comme un jeu. Partout l’obstacle. Comme en sommeil le blanc du linge. Demain si tout de suite heureux. On ne peut vivre sans vivre. Comme on fait semblant d’avoir perdu son temps. Déroutant de lenteur. Mon très lent paysage.

Sombrer haletant contre la peau de l’autre. Pas même en rythme. Scansion la même. Quand seul voyage éclaire. La clé d’avance. Dans les maisons très vides. Voilà bien le sens. Hors de portée toujours. Après somptueuse menace. Les saisons qui l’usent. Tous les faisceaux révélés au plus monstre de la paresse. Route toujours. Dans une vague de soupçons. Le versant de la plaie. Je force les miroirs. Selon que le désir tourne. Dans le fond où fait noir l’intime. Le parfait cortège. Avant la fin. C’est ainsi qu’on se voue. Sans bruit. Au loin des feux. Dans les cavernes de passage. Et pour rien déclarer. Pour tromper. Avouer que le temps joue. L’histoire d’une folie.

Trop de cris encore. Ferveur soumise à séquestration. Et dans le verbe faillir. Sans visage. Y danser. À en croire l’épreuve. Cette rengaine triste et facile. Sens utile pour toujours. Au moindre bruit des caves. Le cri qui fuse, l’usure. Au bord de la nuit seule. Nombre de ricochets. D’un rêve à l’autre. Élan de confusion à tout instant. On dirait dedans. Vide à la clé.

Échos et réactions

Mon très lent paysage
Publié le 11 mars 2010
- Dans la rubrique DÉRIVES
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