Les vidéos géolocalisées de la playlist « Ici même si » montrent les places de
Paris recomposées façon puzzle, selon le principe du jeu sérieux des
Situationnistes. « Aux quat’ coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par
petits bouts, façon Puzzle. » Chaque film propose en effet à voir une place
d’une manière nouvelle, inédite, il invite à la déambulation, invente un
nouveau lieu par le jeu, la dérive et le détournement, par la création de liens
inédits entre les plans, les quartiers et les fragments de textes sur la ville,
détournés qui se font écho et correspondance (le détournement prend la forme
d’un pillage créatif de phrases ou de bribes de phrases issues de textes
sources dont les références ne sont pas explicitées).
« Chaque époque rêve la suivante. Mais en rêvant, elle s’efforce de se
réveiller » disait Michelet. Au travers du dispositif de diffusion DCODD, cette playlist éclate dans
l’espace urbain les plans d’une ville à inventer, maquette à monter, mosaïque
d’images et bande son associées pour déchiffrer les figures équivoques du rêve
propre à notre époque, qu’il appartient au spectateur d’associer et de combiner
librement : flux, transports, couleurs, mouvement, traces et écarts, reflets et
miroirs, temps, regard. C’est cette ambivalence qui fait d’ « Ici même si », sous
sa forme fragmentaire, sa « féérie dialectique », un hommage à Paris, son
architecture et ses écrivains. Une autre manière de lire la ville.
Pour en savoir plus sur le projet DCODD, rendez-vous sur le
site : http://www.dcodd.net.