J’ai été invité récemment par Romain Lajarge, Maître de Conférence à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, à mener, les 15 et 16 février, avec ses élèves du Master IDT-Ingénierie du Développement Territorial, des ateliers d’écriture. J’ai expliqué mon approche particulière de cet atelier dans un précédent article, et je voudrais ici restituer le résultat d’une partie des textes écrits par les 45 étudiants.
1er atelier :
Composer un texte court ou texticule (slogan, aphorisme, morale, résumé d’une intrigue inédite, poésie, parodie, cadavre-exquis, énumération pseudo-scientifique, etc.) à partir d’une récolte de livres dont on ne garde que le titre. Attention, ne jamais réutiliser un titre d’un texte à l’autre.
Au diable les écrivains heureux, Laurent d’Ursel, La Cinquième Couche éditions, 2005.
2e atelier :
Composer un centon, c’est-à-dire un texte à partir de fragments de textes empruntés à un seul ou à plusieurs auteurs, cousus ensemble et disposés de manière à donner à ces lambeaux, réunis ainsi en corps d’ouvrage, un tout autre sens que celui qu’ils avaient primitivement.
Jacques Lacan, Jules Michelet. Dans ce livre-lit, Vincent Sabatier, Le Bleu du Ciel, 2002.
3e atelier :
Demandez à quelqu’un de vous indiquer les cinq mots de la langue française qu’il préfère pour leurs beautés, leurs sonorités, leurs sens, et faîtes de même avec lui. Écrivez ensuite un poème à partir de ces cinq mots (en vous en inspirant dans le texte même), et placer les en terminaison de chaque vers. Répétez l’opération afin de composer trois strophes en essayant de permuter la place des différents mots imposés.
Poèmes avec partenaires, Jacques Jouet, P.O.L., 2002.
4e atelier :
Raconter l’homme, la femme, leur amour, le moindre événement au quotidien, cette vie ordinaire, en utilisant un ensemble de mots uniques, sans les répéter une seule fois.
Hapax, Joachim Séné, Publie.net, 2008.
5e atelier :
Collecter au quotidien des faits divers, des informations publiées dans son journal, des nouvelles improbables, saugrenues ou sauvages, et les organiser sous la forme d’un inventaire, bouts de vies qu’on arrache à l’anonymat, en couchant quelques lignes de réaction, d’effroi ou d’indignation, plus qu’un simple commentaire, avec des mots qui cherchent à rendre coup pour coup et lutter contre l’absurdité.
Medium is mess, Nicole Caligaris, Inventaire/Invention, 2007.
6e atelier :
Établir une liste de photographies prises dans un lieu précis, sur une période donnée et les décrire d’une description limitée à une seule ligne de texte, pour les garder dans la boîte noire de notre mémoire. L’ensemble de ces descriptions forme une espèce de litanie spéculaire.
Œuvres photographiques complètes, Laurent Septier, contrat maint, 2010.
7e atelier :
Ce n’est pas la photo de soi-même qui compte ici mais l’image qui fait mémoire pour chacun d’entre-nous. Les images les plus précieuses qu’on emporte avec soi, quelles sont-elles ? Écrire ce texte sans y mettre de ponctuation pour mieux se contraindre à cette tension de surface des mots, pour mettre en évidence leur rythme, leur texture et leur sonorité autonomes.
Histoire, Claude Simon, Minuit, 1967.
8e atelier :
L’énumération comme arme pour dire le monde. La juxtaposition d’éléments forts, de haute gravité, ou à teneur politique, voire subversive, et d’éléments qui tout d’un coup provoquent le rire, ou la seule légèreté. Une énumération tient, c’est quand sa propre table des matières devient elle aussi une prouesse de langage.
Ceux qui songent avant l’aube , Jean-Louis Kuffer, Publie.net, 2010.

Andrey Gatsov
À l’horizon, sur la route, la femme du boulanger regardait la neige qui tombe.
Rien de bien grave, mais la vie est ailleurs et le rêve passe. Recommencer et vivre sa vie.
Le réveil est dur pour son père. Ses cauchemars et le souvenir prisonnier le poursuivraient dans l’infini.
C’était comme un jeu d’enfants, mais son cœur était déchiré. Pour lui la patience est la clé.
Pourtant toute ça vie il essayait toujours en faire plus. Même s’il a presque jamais pris aucune décision personnelle.
Un jour il a tout remis en cause et au prestige de la vie et il est parti tout voir. Il a regarde par la fenêtre. Le danger fût là. Pourquoi donc, partir ?
Marie Champion
Le sentiment d’absence de mémoire : l’absence d’oiseaux d’eau, des corps en silence, un léger passage à vide. Le temps passe, la vie est ailleurs.
À l’horizon, vers la douceur : l’odeur des pommes et le meilleur des mondes. Le rêve passe.
Partir. C’est un jeu d’enfants. Cette quiétude parfaite : regarder, s’étonner, frissonner, traverser dans la fine poussière du jour ; pour s’enfuir.
Partir à toute vitesse, pas le moindre regret, aucune décision personnelle avant que le suspens ne s’organise.
Mais s’éloigner comme un élément fugitif, cela ne pouvait être qu’éphémère. Même si on dit que c’est un jeu d’enfants, le départ n’est pourtant pas facile. C’est toujours pour comprendre quelque chose sur toi-même, une remise en cause, l’esprit vagabonde ailleurs et je réfléchis après.
Partir pour l’avenir. Sommes-nous prêts ? Encore me faudrait-il une occasion ? Cette rêverie close c’est plus fort que moi, un acte de paresse : évacuer le moi qui n’existe pas comme je l’aime. Même si on dit depuis longtemps que nous voyons bien plus loin que le présent, je sais que ce n’est pas vrai.
Je vous défie de partir, pour s’enfuir la tête dans les mains, n’apprenant rien.
Aux retrouvailles, parlons entre nous, du souvenir prisonnier, donnant et recevant et n’apprenant rien.
En mémoire, le souvenir et les vibrations de l’air, qui rendent l’homme et la vie nécessaires.
Il était une fois la folie. Forte de caractère,
Elle imposait une certaine influence.
Quiconque la rencontrait se heurtait à un mirage,
Et faisait d’elle une amie chronique.
Il était une fois un mirage.
Ceux qui y croyait sombraient dans la folie.
Quant aux forts caractères,
Ils ne tombaient pas dans la maladie chronique,
Sous crainte de perdre leur influence.
Il était une fois une chronique.
Forte de son influence,
Elle ne manquait pas de folie.
Ces quelques deux cent cinquante caractères
Plongeaient ses lecteurs dans un mirage.
Il était une fois l’influence,
Accompagnée dans la vie par un mirage.
Ensemble ils défraient la chronique.
Ils vécurent heureux dans la folie,
Et eurent beaucoup de caractères.
Aujourd’hui : atelier d’écriture. Au programme ? Texticule, centon, jolis poèmes avec les mots préférés des master IDT.
Après tous ces efforts, notre mémoire s’écrira sans désaccord. Demain encore, se construira quelques accords alimentant un journal de bord.
Et maintenant, mon essai s’achève, je prends du temps pour mes rêves.
Puisse la nuit augmenter le débit du crayon à Marie, permettant ainsi une poursuite infinie voire unique.
Ariane Avon
Le profil perdu du chasseur à la manque ;
Appelez-moi par mon prénom.
La persistance du froid et des mains si douces ;
Appelez-moi par mon prénom.
L’odeur des pommes et l’absence d’oiseau d’eau ;
Appelez-moi par mon prénom.
Appelez-moi par mon prénom, car c’est encore moi qui vous écris.
Ce qui va vous être conté décrit un épisode de la vie de jeunes adultes. Alors respirez profondément car voila ce qui c’est passé…
Lors d’une soirée de retrouvailles ou des hommes et des femmes se souvenaient de leurs jeux d’enfants, une jeune personne fit irruption dans la bande de joyeux lurons. On ne pipait plus mot. C’était comme une de ces nuits d’été ou l’on manque de souffle. Puis dans une assurance parfaite, elle entama un chant. Ses paroles s’engouffrèrent dans le sillon de l’air et le charme opéra !
Toute la mauvaise humeur accumulée et les tracas du quotidien disparurent. Tout mais pas l’indifférence. C’était, d’après Pierre Bachelet, comme quand « le poète Ferré passait à la radio » !
L’échéance approchait… Elle conclut son intervention sur ces mots : « Cela n’était pas une farce et je tiens ma position. Il faut vivre davantage. Maintenant tout ira bien » !
Et dans un acte de paresse, l’assemblée se leva et tout en chantonnant « Ella, elle l’a », parti se coucher !
Si j’avais été un hippopotame,
La vie aurait été plus facile et sans monotonie.
On m’aurait surnommée « frivole »,
Car mon excentricité aurait été d’une telle portée,
Que le monde entier aurait pu atteindre l’ataraxie.
La vie d’un mammouth ce n’est pas toujours frivole !
C’est d’ailleurs un peu comme celle d’un hippopotame ;
Il faut se déplacer en faisant des mouvements sans grande portée.
C’est sur que notre existence connait une certaine monotonie ;
Comparé aux hommes, on atteint beaucoup moins l’ataraxie.
Un jour ou ma vie frôla la monotonie,
Et que je me sentais comme un hippopotame ;
Je vis que ce qui me servait de portée,
Pouvait en réalité être un air frivole,
Qui pourrait m’aider à atteindre l’ataraxie.

Mathias Fernandez-Diaz
Encore un jour sans massacre, des corps en silence.
De mémoire, c’est encore moi qui vous écris.
Emmène-moi au bout du monde vivre sa vie vers la douceur.
Sur la route, Appelez-moi par mon prénom
Le sentiment d’absence vers le meilleur du monde
Une créature noire absorbée par l’esprit vagabond brise la clef de l’esprit effacé.
Souvent, la musique des voix porte en moi l’avenir et l’instant qui me contamine
J’écoute longuement la plus cruelle des farces brisant les lignes absorbées
La métamorphose du réel résonne comme une description, je l’imagine.
Imaginer des sombres augures s’obstinant à creuser notre façade éphémère.
Le dire ouvertement et aspirer enfin à ce monde de quiétude rêvé
Supporter d’avantage le silence et l’attente des douces chimères
L’échéance est proche, ainsi repose mon cœur près du soleil noir passé
Récolter ton essence primaire et sentir ton doux parfum de pamplemousse
Naviguant à vue sur un océan de coquelicots
La fierté m’envahit pendant ma gloire éphémère
Comment ne pas penser à cette nuit remplie de papillons
Où notre union ne fut qu’illusion
Longtemps dans mes draps bordés de coquelicots
Mon esprit divaguant, loin de mon pays éphémère
Ton image apparaît et me fait naître des illusions
Loin de mon idéal arborant une couleur pamplemousse
J’imagine l’explosion de nos sens tel un lâcher de papillon
Profiter de ce doux moment éphémère
M’arrêtant pour observer la chrysalide devenir papillon
Je rêve d’un doux paysage et de ta peau couleur pamplemousse
Enfin arriver en toi et décevoir tes illusions
M’échappant et laissant sur toi un rouge coquelicot
Vivant loin d’une certaine effervescence urbaine, l’enfant s’épanouit près de l’historique tremplin olympique. Pourtant, sa psychologie complexe empêche son ascension ultime. Peur, angoisse, tels sont ses leitmotivs originels.
Réfléchir, se concentrer, devant l’obstacle apparaissant devant tes yeux te met en garde sur l’avenir incertain. Attention mon petit ! Vivre comme l’ermite joue en ta défaveur. Rejoins-nous au sein des urbanités territorialisés où émane la synergie d’acteurs. Volupté, Tendresse.
L’odorat reste de nos jours la seule forteresse inébranlable de la liberté. L’intime est lié avec nos cinq sens primaires. Ici, est donc remis en cause la notion même de liberté individuelle. L’odeur est notre carapace, notre seconde peau qui nous suit en permanence.
Pourquoi l’odeur serait pour l’université un motif d’exclusion ? Une odeur de pieds est-elle plus dérangeante que des odeurs d’eau de cologne discount achetée 2 € au carrefour du coin ?
Imaginez un peu la tête de ses parents quand ils vont apprendre que leur être aimé a été exclu de sa prestigieuse université. C’est tout un monde qui va s’ébranler autour d’eux. Tant d’espoirs, tant de sacrifices financiers, tant d’illusions pour en arriver à une sombre finalité, une histoire d’odeurs. Illusions perdues enfouies dans des chaussures malodorantes.
Laissons-nous imaginer des futurs possibles.
« 1892, Une étudiante portant le nom de Marie Curie est exclue en raison de ses odeurs de pieds provoquant le dégout des autres étudiants »
La face du monde complètement changée à cause d’une simple histoire d’odeurs nauséabondes ?
Forêt luxuriante dégageant de multiples parfums agréables. Un lit d’herbe près d’un lac sur lequel j’aimerais me reposer des heures durant
Long cheveux d’ébène reposant sur un chemisier rouge coquelicot. Un tableau d’un poney au loin présageant une passion inavouée.
Un vieil homme regardant au loin la route de ses illusions perdues
Paysage atypique : une maison construite au milieu de nulle part, un champ de mais, les montagnes au loin et une mobylette 103 SP recouverte par la nature ayant repris ses droits
Une hôtesse de l’air mauricienne souriant à la vie devant le tarmac enfumé
Des étudiants concentrés devant leurs ordinateurs pensant déjà à leur repas de midi
Un jeune couple de japonais profitant de leur tour d’Europe des capitales en 10 jours, posant souriants devant un monument sans intérêt
Photographie oubliée dans une vieille armoire chez Mémé. Un vestige du temps, couleur sépia me rappelant de douces années. Emprunte d’une nostalgie les sujets sont habillés dans l’ère du temps, leur ère du temps. Des sourires figés pour l’éternité qui tentent de masquer de profondes querelles familiales. L’impression d’une famille unie partageant les mêmes valeurs et la même envie d’exister. En réalité, l’un pense à son futur héritage, l’autre à la dispute récente avec son conjoint, même les enfants figés au pied des sujets semblent ailleurs dans un monde qui leur est propre. Une atmosphère de prospérité cachant en réalité des amertumes inavouées.
Cliché numérique perdu au milieu d’une multitude de données informatiques abstraites. Un détail se dégage : une douce lumière à droite. Interrogations multiples sur la genèse de cette lumière. Serait-ce l’œuvre d’un photographe mal habile ou plus énigmatiquement l’apparition d’un spectre plaisantin ? Une photo anodine devenue le temps d’un instant le centre de mon monde.
Ceux qui imaginent que la terre est plate
Ceux qui imaginent que voter ça sert encire à quelque chose
Ceux qui imaginent leur vie plutôt que de la vivre
Ceux qui ironisent sur le monde qui les entoure
Ceux qui tuent leurs femmes pour toucher leur assurance-vie
Ceux qui portent des fleurs dans les cheveux en souvenir d’un vent de liberté
Ceux qui mangent des mikados près d’un arbre bicentenaire
Ceux qui s’impatientent
Ceux qui se portent des chaussures de bowling
Ceux qui portent des cravates mal ajustées
Ceux qui chantent dans des karaokés enfumés
Celle qui patiente en attendant l’amour imaginaire
Celle qui, assise sur un banc, lis un mauvais roman de gare
Celle qui mange du chou fleur à la cantine
Celle qui aime les vols longs courriers
Celle qui tient son aura d’un royaume perdu
Celle qui passe son temps à faire des sudokus près de son chauffage
Celle qui regarde son bracelet
Celle qui joue à la marelle
Celle qui s’étend sur son canapé en regardant le journal de Pernaut
Celle qui tente de faire ses lacets en regardant son grand frère
Celle qui fait le trottoir pour pouvoir vivre dignement
Celui qui écrit des « Celui qui »
Celui qui écoute aux portes les gloussements de sa voisine
Celui qui se brosse les dents pendant 10 minutes
Celui qui lit ses futurs possibles dans une boule de cristal
Celui qui porte des lunettes lui donnant un air intelligent
Celui qui rêve sur son lit
Celui qui boit un verre d’eau dans un verre de moutarde pour enfant
Celui qui prend des photos
Celui qui prend un malin plaisir à accélérer quand tu veux le doubler
Celui qui attend patiemment qu’Ariane décolle au 7e ciel
Celui qui a une envie pressante
Celui qui chante
Valentine Duyck
En automne les arbres perdent leurs feuilles
C’est le temps où les enfants rangent leurs jouets
Et inventent des idées farfelues
Pour échapper à l’école et s’évader dans l’espace
Se plonger dans l’invisibilité
Parfois je rêve d’invisibilité
D’histoires certes plutôt farfelues
De mots qui dansent sur les feuilles
D’un monde rempli de folies et de jouets
D’une planète étrange qui flotte dans l’espace
Je défie le temps et l’espace
J’arrache toutes mes feuilles
Je jette en l’air mes jouets
J’ai une envie quelque peu farfelue
Je vais sombrer dans l’invisibilité
Voyager par soi-même, partir loin, parcourir le monde, rencontrer l’autre, sa culture, ses traditions, son histoire. Découvrir de nouveaux horizons, paysages, lieux impensables, magnifiques, merveilleux, ou alors laids, tristes, abandonnés, mais tous resteront sans aucun doute inoubliables. Rouler en vélo, quelle liberté, l’effort c’est vitalisant, avancer, gravir, descendre, tomber, se relever, continuer, jamais abandonner. Ressentir diverses humeurs : gaieté, joie, allégresse, tristesse, peur, vivre tout simplement. Jamais prévoir, place aux imprévus. Rythmes, horaires oubliés, soleil unique guide fiable sur la route sinueuse terrestre que semble être celle-ci. Je parcours sans cesse pays, contrées, me prends au jeu, n’arrête plus. Demeurer seul dans ce silence offert aujourd’hui permet quelques réflexions. Quand renter ?
À l’ouest rien de nouveau : neige aux Bahamas, la persistance du froid, un sentiment d’absence ,un léger passage à vide, Rien de bien grave. Le temps passe La vie est ailleurs. Emmène moi au bout du monde, sur la route, Vers la douceur. L’horizon, Terre promise, le meilleur des monde. Recommencer, Les promenades des délices, Les plaisirs et les jours, L’odeur des pommes, le chant du monde.
Le réveil est dur, le coucher fut tardif, bien tardif. Mais ce n’est Pas seulement la lenteur d’une fatigue affreuse ou un acte de paresse. Il attend les retrouvailles avec son père, Depuis longtemps ?
Sommes nous prêts ? Mon fils, tu vas Comprendre quelque chose sur toi-même. Je l’aime , Encore me faudrait-il une occasion de Le dire ouvertement. C’est plus fort que moi… de regarder par la fenêtre, immobile. Les vibrations de l’air je les devine derrière la vitre, je ressens comme Un manque de souffle ou Quelque chose comme cela. La plus cruelle des farces. Pourquoi donc ?
Cœurs déchirés. La patience est la clé de la délivrance. Comment Vivre davantage Sans nous éloigner d’un pouce de nous même ? Rester dans l’indifférence la plus complète ? L’esprit vagabonde ailleurs. Puis dans la fine poussière du jour, Chacun est absorbé par ce qu’il voit et Soudain le souvenir : Une façade, un masque rigide, une créature. Souvenir prisonnier, en bouteille.
Dannick Felin
Unique
Mot noyé parmi les autres
Cherche reconnaissance de ses confrères
Mais ne trouve qu’indifférence
Quelle est donc sa faute ?
Il prie, attend, espère
Lui donnera t-on une chance ?
Pourtant, belle naissance
Un slogan, ça claque
Six lettres, symétrie, parfait
Malgré son sens,
Pour chacune et chaque
Singularité rime avec partagé
D’après ces vieux auteurs, ce livre, c’était un jeu d’enfant. On ne peut pas tricher, les paroles sont adaptées, couramment employées.
Mais le réveil est dur.
Le cœur déchiré, la métamorphose apparait à toute vitesse.
Le livre devient créature, fait d’expressions inconnues. Alors, l’esprit vagabonde ailleurs, pour briser les lignes. On se déplace du registre du réel pour peindre le bonheur. On cesse d’appliquer les compromis.
Alors, sur un tableau noir, l’histoire des langues est remise en cause.
C’est plus fort, la musique devient poème.
En plein cœur des collines de la solitude,
Le château des Carpates
Terre promise et horizon invisible
La peur qui rode n’est rien de bien grave
Par l’entrée des fantômes,
Le temps passe…
Élise Chevalier
Depuis cette belle rencontre
Où nous décidâmes ensemble d’aller manger des huitres
Je développe naturellement ma mansuétude
Le plus simple étant de soulever l’ambiguïté
des mots et des paroles qui suscitent le rire.
Je me suis refermée comme une huitre
Quand j’ai découvert l’état de ta bonté et de ta mansuétude
Je n’ai pas apprécié cette rencontre
qui n’a fait qu’accentuer l’ambiguïté
de nos fous rires.
A la pêche aux huitres
Je me délecte avec mansuétude
L’humeur est aux éclats de rires
Au milieu des rochers, mes pieds baignent dans les algues qui se rencontrent
Elles me chatouillent avec ambiguïté.
(début du texte d’Ariane)
Si j’avais été un hippopotame
La vie aurait été plus facile et sans monotonie.
On m’aurait surnommé frivole
Car mon excentricité aurait eu une telle portée
que le monde entier aurait pu être en ataraxie.
Théâtre, soir de spectacle
20h, lumières éteintes, une voix annonce le silence... puis chut !!
Artistes, spectateurs, ouvreurs, techniciens, musiciens attendent un top... tous à leur poste se préparent pour passer un agréable moment. Ils hésitent entre calme, stress, impatiente...
Chant, danse, comédie, musique, marionnettes, : genres et registres variés.
Son, image, couleur, volutes, rêve, rire, tristesse, mélancolie : émotions partagées.
Applaudissement, éclats de rires, joie, bonheur, salut. Rideau fermé, salle vidée.
Sur la route, le temps passe. Emmène-moi au bout du monde, vers les douceurs, la promenade des délices, l’horizon... C’est le meilleur des mondes.
Le tableau est noir, je veux tout écrire, changer de registre, créer le réel, vivre davantage.
Pourquoi donc ? je compose et je réfléchis après.
Suis-je à la recherche d’une quiétude parfaite mais éphémère ?
L’élément fugitif, je le connais, je le devine : le départ, le mouvement, le réveil, le retour au sol... C’est toujours par manque de souffle... C’est toujours pour recycler le fragmentaire, sortir de la litanie, éviter les répétitions.
Je suis un être sans compromis. Je change les directions, les échéances et j’adapte tout le reste. Je me transforme en créature devant tout cela pour être indifférente et m’enfuir en silence.
Ce mouvement est toujours le même. C’est toujours pour comprendre quelque chose sur moi-même. Ce mot qui me caractérise mais qui n’existe pas me défie. Je l’imagine bien, je le devine. Il signifie se faire violence pour ne pas sombrer.
C’est le jour de mon baptême. Je suis petite, blonde, vêtue d’une jolie robe assortie à de toutes petites chaussures blanches. La cérémonie a eu lieu et nous venons de poser pour la photo de famille. Cette photo est prise par un adulte qui a dû remarquer que je faisais le pitre et profite pour capturer cet instant. Le cierge en main je m’en serre comme arme de guerre. Mon visage grimace et je pars à l’assaut. Sans doute est-ce là le début de mon respect pour la religion !
C’est une photo en noir et blanc de mon père et de ma grand-mère dans la cuisine de la maison familiale. Elle date des années 1970, on le remarque aux vêtements qu’ils portent et à la décoration de la pièce. Lui est assis autour de la table tandis qu’elle prépare à manger. On comprend que le photographe dérange une conversation intime entre les deux personnes. Ma grand-mère rit aux éclats de cette intrusion et épaule mon père qui esquisse un léger sourire coincé. Il semblerait que cela coupe court à la confidence.
C’est l’été, la fin de journée et je prends la photo de cette maison que j’affectionne tant. Les cigales vont se taire d’ici quelques minutes, les quelques derniers rayons de soleil éclairent la terrasse, le soleil va se coucher derrière la montagne.
celles qui passent leur temps à s’épiler pour se détendre
celles qui se rejoignent au hammam pour se gommer la peau et l’adoucir
celui qui se mouche le nez avec des mouchoirs en tissu parce que c’est agréable et écologique
ceux qui laissent tomber la lunette des toilettes au lieu de la fermer délicatement
celui qui se brosse les dents pendant 3 minutes parce que le dentiste le recommande
celles qui se lavent les cheveux tous les jours parce que la douche c’est plus rigolo ainsi mais qui finit par ne pas aimer se laver parce que c’est long et compliqué
celui qui mange 5 fruits et légumes par jours parce que c’est bon pour la santé
ceux qui souhaitent un bon appétit avant de commencer à manger
celui qui met sa main devant sa bouche pour bailler parce qu’il avait un prof d’histoire qui ne supportait pas de voir amygdales de ses élèves
celui qui se sert directement dans le plat plutôt que de manger dans son assiette et qui énerve le reste de la table qui trouve cela impoli
celle qui ferme automatiquement le gaz à chaque fois qu’elle quitte son appartement par peur que la bouteille explose
celle qui a besoin de faire trois fois le tours des portes pour vérifier qu’elles soient bien fermées
celles qui ont besoin de regarder un épisode de Colombo pour passer une bonne sieste post gueule de bois
celle qui boit 3 litres de lait par jour pour être en pleine forme et qui doit donc se rendre toutes les semaines au supermarché pour acheter ses 15 briques de lait !
celui qui ne supporte pas que l’on trempe une tartine dans un café parce que ça laisse des morceaux au fond de la tasse
celle qui ne bois que du vin blanc sucré en soirée parce que c’est une boisson de fille
celui qui est d’humeur changeante et vagabonde et que l’on surnomme "tonton ronchon"
celle qui dit toujours "c’est chouette" parce qu’elle n’a pas de vocabulaire et qui complète celui qui dit toujours "c’est cool" pour quelque chose de chouette parce qu’il ne faut pas utiliser les même mots
celle qui refuse de commander les même plats au restaurant parce qu’il faut varier les plaisirs et découvrir le plus de plats possibles
celui qui n’emprunte jamais le même chemin pour se rendre à un endroit
celle qui a l’air d’une peewee pour mieux dévoiler son côté babouin
celle qui fait passer des tests psychologiques à ses colocataires
celui qui n’utilise pas le point d’exclamation pour rigoler mais pour s’exclamer et qui pense qu’il y a une grande différence entre ces deux verbes.
celle qui a dansé un rock avec Bernard Pecqueur sans avoir bu et pour qui c’est une grande fierté
celui qui parle trop et que l’on a du mal à suivre
celui qui compare les seins de sa copine à un flan
celui qui reçoit régulièrement des coups de fil de son banquier
celle qui connaît par cœur les chansons de Claude François et qui regrette à jamais de ne pas avoir été la petite fille sélectionnée pour chanter "le téléphone pleure"
celui qui s’est fait offrir un lapin Nabaztag par sa copine à Noël et pour qui c’est aussi une grande fierté !
celui qui ne couche pas avec sa copine parce qu’elle est allergique au gluten
ceux qui écoutent le jeu des mille euros tous les jours parce que ça fait parti de la tradition.
Martin Tovmassian
Malheureusement le coup de chevrotine a eu raison de la chèvre
Dans l’hiver glacial, une tâche pourpre imbibe la poudreuse
Le coupable se tient fier, debout, le blizzard soufflant dans sa sombre chevelure
Son estomac l’a poussé à l’acte, il n’est pas un barbare
Isolé depuis des mois dans cette vallée, la viande de cette bête est bien salutaire
Il a abandonné femme et enfants pour s’installer dans cette nature barbare
La rudesse du climat et l’isolement l’ont rendu chèvre
Il travail péniblement, parcours les plaines recouvertes de poudreuse
A la recherche des dernières mines d’or qui lui seraient salutaires
Il n’a plus le temps de prendre soin de lui, en témoigne la longueur de sa chevelure
Désormais il ne lui reste plus que son cheval, il ne peut s’en séparer pour franchir les pentes de poudreuse
Mais bientôt le printemps pointera son nez et les arbres retrouveront leur verte chevelure
Si tout se passe bien il pourra franchir ces cols qui le séparent de sa destination salutaire
Alors à ce moment il comprendra la valeur du sacrifice de cette chèvre
Et remerciera la nature qui au final ne sera pas si barbare
Le reste du monde est juste au-dessous de nous. Nous nous voyons bien plus loin, pour toujours en faire plus, davantage.
Moi comme mes camarades je suis un être sans compromis, je compose l’histoire sans relier les points entre eux et assourdis l’avenir.
Il y a des voix qui s’élèvent, toujours à demander à vivre d’avantage.
Je leur réponds qu’avec moi on ne peut pas tricher et que qu’en me contestant les risques encourus vont bien plus loin que de simples os brisés.
Dans la fine poussière du jour leurs cadavres vont se décomposer.
Nous ne craignons pas le danger, nous le créons, à l’abri d’une remise en cause.
Bien sur c’est du travail et moi aussi comme leurs enfants je voudrais jouer, mais organiser les articulations du vaste monde impose de ne pas céder au moindre pli.
À l’ouest rien de nouveau, huis clos invisible, le rêve passe. De mémoire les collines de la solitude sont ma terre promise. L’épouvante de la paix des profondeurs massacre le meilleur des mondes.

Laureline Chianale
Cet été en rase campagne,
Sur le lac calme,
Se balance un catamaran.
Qu’il est beau de le voir flotter.
Est-cela le patrimoine ?
Pendant cet été calme,
Je me balade dans la campagne.
Qu’il est doux de visiter les monuments, le patrimoine,
De se laisser flotter
Sur un catamaran.
Qu’il est bon de flotter
Sur ce catamaran Alors que tout est calme
Que se dévoile le patrimoine
De voir s’étaler à nos pieds la campagne.
Quand la nuit vient, s’étend sur nous les voiles du sommeil. Ils sont doux, chauds, calmes, attirants, accueillants, rassurants, réconfortants, apaisant, sucrés, parfumés, savoureux, infinis. Le temps est suspendu et nos yeux se ferment sans que l’on veuille. Songes et rêves prennent pieds, emportent dans leurs bras souvenirs ; promesses ; inquiétudes ; passé ; avenir ; pour s’inspirer ; imaginer ; créer quelque chose terrifiant, pittoresque, idyllique, alléchant, repoussant, grandiose, impossible, fantasmagorique, démesuré, ou fantastique.
Au réveille, marquent par absence, manque. Changent notre conception, vision de ce qui entoure, intègre vie et liberté.
Dans la nuit, l’esprit vagabonde. Le rêve éphémère que je fais me métamorphose. Le réel n’est plus le même. Il est brouillé, je ne sais plus où je suis, ni qui je suis. Mais je sens une présence, je la connais. Elle s’éloigne, je manque de souffle et soudain mes yeux s’ouvrent.
Le réveil est dur. Je regarde à côté de moi : personne. Mon cœur déchiré me rappel son regard. La tête dans les mains, je l’imagine bien, il est là tout près de moi, j’entends presque la musique de son souffle. Son souvenir même imaginaire me rassure. Sans lui j’oublie vite les petits riens de l’existence.
Je regarde par la fenêtre ouverte, j’écoute la feuille toucher le sol. Il faut que je me lève, le jour étend déjà ses rayons jusqu’à mon lit. Respirer profondément pour encourager l’esprit à se mettre en route et à entamer cette nouvelle journée. Tout ira bien, je le retrouve bientôt. La patience est la clef de la délivrance, alors j’attends.
Mais c’est plus fort que moi, je dois partir, ne pas rester en suspens, sans vivre.
Enfin il est là. Avec nos retrouvailles, l’avenir s’ouvre devant nous. Sans nous éloigner d’un pouce, le cœur dans cette vie nouvelle, je me sens bien, je me sens vivante.
C’est fou à quel point je l’aime.
De mémoire, le rêve passe. Le chant du monde, la transparence des choses, la peur qui rôde. L’année du brouillard et ses orages ordinaires. Profil perdu invisible. L’homme qui m’aimait tout bas, le cœur en dehors emmène moi vers la douceur.
Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un suicide. Le drame se serait déroulé à 23 h 25, lors du passage du train Paris-Caen. Le trafic a été interrompu et les passagers du train sont repartis avec deux heures de retard.
Le trafic sur les différentes lignes SNCF au départ ou à l’arrivée de Gare du Nord a été perturbé ce jeudi matin après un suicide sur les voies au niveau de Villiers-le-Bel-Gonesse, a-t-on appris auprès de la SNCF. Le Transilien, les lignes au niveau national et international ont connu des retards importants à partir de 8h30. Mais le trafic reprenait progressivement son cours en fin de matinée.
L’important dans la vie ce n’est pas de mourir, c’est la façon de mourir.
Si c’est pour se suicider autant faire ça tranquille chez soi en appuyant sur une gâchette. On n’a pas le droit, par respect pour les autres, de se suicider sous un train. C’est un manque de civisme consternant : on va immanquablement mettre en retard un grand nombre de personnes.
Mais qui est cette personne qui s’est suicidé ? Qu’elle est son histoire ? Pourquoi ne parle-t-on pas d’elle, de sa famille ? Qu’est ce qui a bien pu lui passé par la tête, qu’est ce qui a bien pu lui arriver pour qu’elle décide de se suicider ?
Pourquoi a-t-elle abandonné sa famille ? Pourquoi a-t-elle abandonné ses deux filles ? Pourquoi a-t-elle fait d’elles des orphelines ?
L’œil brillant d’un chat dans la nuit.
L’ombre du mont Saint Michel dans la baie.
Un coucher de soleil quand il est vert.
Un oiseau posé sur le rebord d’une fenêtre.
Un chat et chien blotti l’un contre l’autre.
De la rosée sur une rose.
Un levé de soleil sur la mer.
Un arc en ciel près d’une cascade.
Des stalactites sur un cerisier.
Des rayons de soleil dans un Ginkgo Biloba.
Deux enfants, une petite fille blonde en pyjama rose d’environ 6 ans, un petit garçon aux cheveux châtains en pyjama bleu d’environ 4 ans en train de jouer assis sur le carrelage beige devant une cheminé au milieu des emballages des cadeaux qu’ils viennent d’ouvrir avec sur leur droite un canapé brun et sur leur gauche rien.
Un jeune homme grand et brun au milieu d’un jardin potager. Il a un tee-shirt rouge, un jean bleu. Devant lui, le jardin s’étend et jusqu’à côté les fleurs tellement hautes qu’il n’a pas besoin de se baisser pour les cueillir. Ces fleurs sont blanches, elles sont comme des flocons de neige. Derrière lui, une barrière de fils barbelés, et un champ qui s’étend. Plus loin on aperçoit quelques bosquets d’arbres verts, encore des champs et au dessus le ciel pâle.
Une petite fille assise au milieu des herbes hautes. Ces herbes la cache en partie. Elle se mort le doigt avec une expression espiègle. Parmi les herbes, il y a également des jonquilles, une est proche du visage de la gamine. On distingue qu’elle tient quelque chose dans une main mais qu’est ce que c’est ?
Celui qui aime les grâces matinées.
Ceux qui aiment le beurre et la confiture sur le pain le matin.
Ceux qui aiment les balades en montagne pour l’air vivifiant que ça leur apportent.
Ceux qui aiment échanger avec les autres.
Celle qui aime sentir la chaleur et la douceur d’un rayon de soleil sur sa joue.
Ceux qui aiment passer un bon moment en famille parce qu’ils aiment les souvenirs qui se gravent à jamais dans leur esprit.
Celle qui déteste les serpents.
Ceux qui détestent devoir se lever tôt.
Ceux qui détestent leur vie parce qu’ils pensent ne pas l’avoir réussie.
Celui qui déteste son reflet.
Ceux qui détestent jouer aux jeux de sociétés.
Ceux qui détestent la liberté des autres parce qu’elle leur montre leurs propres chaînes.
Ceux qui parlent de tout.
Ceux qui ne parlent de rien.
Celle qui parle des malheurs des autres parce qu’elle aime les ragots et potin.
Celui qui parle de lui.
Ceux qui parlent d’amour.
Ceux qui parlent de haine parce qu’ils ne voient que ça, parce qu’ils ne voient pas les belles choses.
Ceux qui pensent à la journée qui s’achève.
Celle qui pense qu’elle est trop grosse.
Ceux qui pensent que tous les malheurs du monde sont sur leurs épaules parce qu’il leur arrive une bricole.
Ceux qui pensent que demain il fera beau.
Celui qui pense qu’il devrait s’acheter une nouvelle montre.
Ceux qui pensent que le monde ne peut pas être en paix parce que jamais personne ne sera satisfait de ce qu’il a.
Pierre-Maxime Landini
Tous les adjectifs ne suffisent pas pour décrire l’exploit de ce chevalier.
Lorsqu’il fut attaqué, il évita les coups tel un funambule.
Il se sacrifia pour préserver la cathédrale.
Son amour pour ses proches était plus fort manifestement.
Il ne fut sauvé que par un coup de revolver.
Le prêtre le remercia dans sa cathédrale.
Il était heureux manifestement.
Il salua l’homme au revolver.
C’était un véritable funambule.
Voila pourquoi on lui proposa de devenir chevalier
L’homme rangea alors son revolver.
Il accepta de rejoindre le chevalier.
Il allait le former manifestement.
Cela se passera dans la cathédrale.
Elle accueille déjà beaucoup de funambules.
Mercredi, piste enneigée, journée ensoleillée sans vacanciers pas doués. Poudreuse légère, voluptueuse, prête à être tracée. Skis préparés, chaussures resserrée, course pour pentes vierge lancée. Hors pistes réguliers, découverte éphémère, aujourd’hui, ne penser qu’à rider. Coup de départ donné, amis distancés, la peuf pas partager.
Un couple se fait attraper en train de faire l’amour pendant qu’ils font le plein !
La liberté sexuelle existe-elle encore ? La tyrannie de la police s’accentue de jour en jour allant même jusqu’à empêcher un couple de s’adonner aux joies de l’amour. Les conséquences de l’intervention du policer pourraient être irréversible pour les deux amants, il est évident que l’impact psychologique doit être immense. De plus, les motivations du policier ne sont pas clairs, il s’agit probablement d’un maniaque sexuel qui profite de son statut pour réaliser ses fantasmes pervers.
L’agglomération grenobloise de nuit de depuis le Vercors
Mathias allongé sur la neige la perche du téléski le frôlant
Une fontaine perdue au milieu de la forêt d’Autrans
Trois skieurs et leur matériel à la gare routière de Grenoble au mois d’août sous 40°
Nous sommes sur les pistes de ski d’Autrans au milieu de l’hiver. Il y a là 5 étudiants en IDT dont la moitié au moins est aussi à l’aise sur des skis que devant les théories de Claude Courlet. Il est temps de repartir après un intermède gastronomique mais la pente qui leur fait face va pénaliser leur progression. Les sudistes se battent contre cet élément perturbateur et tentent bien que mal de chausser leurs skis. Mathias y parvient tout de même après de nombreuses tentatives infructueuses. Pour Adrien l’affaire s’annonce plus compliqué et il doit solliciter l’aide d’un certain roux pour ne pas avoir à descendre sur les fesses. Les autres le regardent tout en s’amusant de ses malheurs.
Ceux qui skient en position canard
Ceux qui ont perdus leur rasoir
Celui qui a une petite amie imaginaire
Ceux qui n’osent plus aller chez le coiffeur
Ceux qui ne parlent pas mais qui chantent
Celui qui a toujours une blague à raconter
Ceux pour qui 1.70m est une taille honorable
Celui dont on ne peut pas tirer les cheveux de peur qu’ils tombent
Celui qui croit que tout le monde sait où se trouve Castres
Celui qui pense qu’être délégué ouvre toutes les portes
Ceux qui croient qu’une cravate noire est plus classe qu’une cravate rose
Celui qui a un thermomètre qui ne descend pas en dessous de 20°
Celui qui a beau expliquer d’où il vient on n’a toujours pas compris
Ceux qui jouent à city ville au lieu de nous écrire de magnifiques poèmes
David Cumin
Un léger passage à vide, Le temps passe.
La persistance du froid, la transparence des choses, Le temps passe.
La peur qui rode, encore un jour sans massacre
Le temps passe
Le champ du monde, le cœur en dehors Le temps passe.
Le plaisir et les jours, l’odeur des pommes. Le temps passe.
Des corps en silence, le champ du monde.
Mais le rêve invisible... Le temps passe.
Cet épisode de quiétude ne pouvait être qu’éphémère. En effet le poète parti, elle
allume la radio comme si le silence lui pesait. Elle parait ne vouloir entendre aucun
compromis, je l’imagine bien n’écoutant qu’elle courir à toute vitesse dans la rue. Même si un manque de souffle l’empêche d’aller comme elle le souhaite. Elle ne peut sortir, elle ne peut quitter cette maison, le poète lui l’as bien dit
Pourtant la, un tournant nous défi. On ne peut échapper à sont passé indéfiniment. Mais sommes nous prêts ? Ou plutôt est elle prête car je ne semble être qu’une ombre auprès d’elle. Il lui faut vivre d’avantage, je le sait, mais pour cela il faudrait avoir la possibilité de sortir.
Je m’éloigne un peu, la radio ne me semble être plus qu’une vibration. Je l’aime, c’est plus fort que moi. Elle semble tant absorbé. Voila des mois que nous vivons dans ce lieu, cloitré. À l’abri des dangers de extérieur. Je sent bien qu’elle voudrait sortir, mais...
Le départ du poète n’est pas un mauvais présage, il m’as dit qu’en partant que la
créature, leur avait échappé de peu. La voix déguisé qui la harcelée tous les jours au téléphone à cessé.
Je regarde et j’écoute les feuilles tombées. Ce sera je l’espère le premier et dernier automne à se cacher. La vie parait plus lasse quant on est enfermé et que la seule vue c’est le parc de cette maison ou ne pouvons nous y promener qu’accompagné, comme si la créature allait bondir de derrière un buisson.
Elle s’approche de moi. Les mains dans le dos, comme une enfant voulant caché la bêtise qu’elle viens de faire. Elle ne supporte plus cette captivité. Avec ma voix conciliante j’essaie de la rassurer, je déteste faire cela. J’en ai le cœur déchiré. Elle me demande de lui décrire encore une fois cette ville ou j’ai passé mon enfance.
Sont esprit se met alors à vagabonder ailleurs. À l’abri dans cette maison, j’use et
j’éprouve cette histoire.
C’est comme si ces petites phrases sans grands intérêts, lui permettait de sortir de la ligne que lui dicte le poète.
À travers l’infini,
Par delà la nuit.
Je suis du regard,
Fuir dans le cosmos,
Ce bel empennage.
C’est au cours d’une nuit
Qu’avec une minutie infinie,
Pour redonner à cet empennage
D’un seul regard
Les couleurs du cosmos
Pendant cet été calme,
Je me balade dans la campagne
Qu’il est doux de visiter les monuments, le patrimoine,
De se laisser flotter sur un catamaran
Qu’il est merveilleux de flotter
Sur ce catamaran
Alors que tout est calme
Que se dévoile le patrimoine
De voir à nos pieds la campagne.
Petit chevalier perdu dans la forêt. Recherche issu. Fidèle destrier fatigué, lasse. Nombreux bruits yeux partout... Sauver une princesse, devenir roi, vivre heureux avoir beaucoup d’enfants. NON, s’installe dans grotte, ami ours, ermite des bois. Vol d’oiseau, pèche cueille. Danse avec souris. Douceur mousse, herbe grasse, feu chaleur, joie. Peut être cela vrai vie.
Thomas Duvillard
La femme du boulanger avait de belles pognes Mais c’était encore une de ces têtes de linotte
Avec une face de rat
Heureusement, ses gâteaux faisaient un massacre
Du coup sa boulangerie tournait à plain régime et à force de pétrir le pain, elle s’était déplacé la clavicule
Je confectionna un piège pour attraper des linottes
Avec des morceaux de clavicule
Pour les donner à manger à mes rats
Que je massacre
Pour en faire des pognes
Dans certains villages du Cameroun, on mange des rats
Quand ils ont fini de tout mangé, ils font un massacre
Et se mangent entre eux, mêmes les os et même la clavicule
En période pascale, les boulangères fabriquent des pognes
Pour apprendre la programmation, il est conseillé d’utiliser le langage de programmation linotte
Emmène moi au bout du monde.
Le temps passe, à l’ouest rien de nouveau, sur l’aile, l’horizon et point de rencontre à l’infini. Sur la route le rêve passe, rien de bien grave : terre promise, neige aux Bahamas.
La langue des dictionnaires est face à ses chimères
Comme le chante les gens du sud, ce qui est réussi et bien chiadé*
C’est un langage imagé, ou se côtoie métaphores et allégories
Les mots se heurtent aux hommes et à leur esprit infini
Et l’orthographe et la grammaire font place à la transgression
Il faut le reconnaitre, ce poème est bien chiadé
Contre les règles de la poésie, il faut faire place à la transgression
Faire valser les mots et les phrases à l’infini
Accepter l’hybride, le mélange, comme les chimères
Mais rien de mythologique, le simple et le concret contre l’allégorie
Avec cinq mots, on ne peut dire l’infini
Affronter les recoins de mon esprit et ses chimères
Rester poli et juste, manier la transgression
Estimer la déesse poésie et son allégorie
Faire accepter la richesse de l’idiome, et tout sera chiadé !
Armin est en né en 1961. Il est le second fils d’une famille aisée mais vit très jeune seul avec sa mère dans l’immense ferme de la famille. Sa mère est très autoritaire.
Le jeune Armin est solitaire. Il est perçu par ses camarades de classe comme quelqu’un d’étrange et de malsain.
Il passe de longues heures sur son ordinateur.
À la mort de sa mère en 1999, il hérite de l’immense ferme de 50 pièces et la réaménage selon ses fantasmes. Il créera notamment une véritable sale de torture, recouverte de carrelage et équipée d’un système de poulies et crochets ainsi que d’une table de dissection d’animaux.
Via Internet, Armin et Bernd Juergen vont signer un pacte. Bernd autorise Armin à le manger. Après avoir fait l’amour, Armin va d’abord découper, cuisiner et partager avec Bernd le pénis de ce dernier. Puis il va assassiner son compagnon d’un jour, le dépecer et enfin le dévorer durant une semaine.
Comment expliquer la prison a perpétuité sachant que la victime était consentante ?
Celui qui buvait beaucoup d’alcool
Celui qui aimait les grandes Russes toutes blondes, les Écossaises toutes brunes, et les sublimes rouquines des cépages de Napa Valley
Celui qui fumait des cigares
Celui qui ramenait des prostitués
Celui qui détestait les enfants
Celui qui était plein de cocaïne
Celui qui avait un frère parasite
Celui qui avait une voisine aliénée
Celui qui habitait à Malibu
Celui qui avait une mère tyrannique
Celui qui avait un neveu débile
Celui qui composait des jingles publicitaires
Celui qui se faisait agresser
Celui qui prêtait de l’argent
Celui qui envoyait des emails
Celui qui devait gagner à la loterie
Celui qui piquait dans les hôtels
Celui qui allait à une soirée privée
Celui qui faisait un test de fécondité
Celui qui avait besoin d’un donneur
Celui qui allait à la Barbade
Celui qui n’arrivait pas à se confier
Celui qui allait très bien
Celui qui avait décidé de bronzer
Celui qui transformait le gâteau d’anniversaire
Celui qui écrivait une lettre de recommandation
Celui qui a failli avoir la subvention
Celui qui bluffait l’assistante sociale
Celui qui ratait Thanksgiving
Celui qui rencontrait la mère biologique
Celui qui se faisait coincer
Celui qui trahissait le pacte
Celui qui jouait le rôle du père
Celui qui baragouinait
Celui qui n’aimait pas la maison
Celui qui n’aimait pas les adieux
Ceux qui s’en allaient
Nathalie Renault
L’émerveillement
Sur la route
La transparence des choses
L’horizon
Le rêve passe
Regarder la neige qui tombe
La persistance du froid
Un léger passage a vide
La peur qui rode
Emmène moi au bout du monde
De mémoire
La pluie d‘été la nuit
L’amour parmi les ruines
Vivre sa vie
A l’ouest rien de nouveau
Ce qui est perdu
Vivre sa vie, sur la route,
Regarder la neige qui tombe,
Emmène moi au bout du monde.
Appelez-moi par mon prénom
A l’horizon
Emmène moi au bout du monde.
Le poème ne se contente pas de se réduire à une description.
Le départ n’est pourtant pas facile mais les risques restent mesurés.
Connaître les articulations, formuler des réponses simples en s’organisant dans l’univers du jeu de l’écriture.
Telle une feuille qui touche le sol, il y a quelque chose comme cela, il y a dans l’écriture comme ce mouvement qui fait que chacun est absorbé par ce qu’il écrit, irrémédiablement attiré vers un centre de gravité.
L’écriture rend l’homme libre, libre de toute logique, libre de créer, depuis longtemps. Elle lui permet de partir, sans danger. Mais pourquoi ?
L’écriture semble nécessaire à la vie. Grâce à elle, nous voyons bien plus loin que le présent. Le poète a l’occasion de prendre de nouvelles directions, de laisser s’exprimer ses idées, à l’abri d’une remise en cause. En cela, le poète devient un homme libre.
Mais c’est vrai que c’est du travail.
Dans tout poème, il y a notre désir de paroles, de mettre en musique les mots afin de produire d’étranges travaux, et de conduire une rêverie close où dire ouvertement les choses n’engendre aucun jugement.
Finalement, je compose et je réfléchis après. Ça c’est ma liberté.
L. V.
Sur la route, des corps en silence, la transparence des choses
Le temps passe sous le chant du monde
Rien de bien grave sur la promenade des délices
L’émerveillement, le meilleur des mondes
C’est là qu’on se trouve…devant le tableau noir
Je manque de souffle, c’est plus fort que moi
Je veux écrire notre désir et le faire résonner sans fin
En pensant que cela repousse l’échéance
Sommes-nous prêts face au reste du monde ?
Pourrons-nous échapper au charme et au prestige ?
Vivre d’avantage, profiter des petits riens de l’existence
Quelque chose comme cela, je l’imagine bien
Noémie Jouan
Sur la route, l’horizon est invisible malgré la transparence des choses. A l’ouest rien de nouveau, encore un jour sans massacre. Le rêve passe, la peur qui rôde lui fait regarder la neige sans vivre sa vie. Le temps passe, c’est ce qui est perdu.
Ne pouvait être qu’éphémère.
Encourager l’esprit
Illumination,
Pour moi le moteur
Les clivages secrets
Plus inquiet que d’habitude
Pour ne pas s’enfuir
A toute vitesse, de nuit
Dans la rue
Souvenir même imaginaire
Ce mot qui n’existe pas
On peut rassembler le temps de reprendre esprits
Trace d’amertume
Parlons entre nous
Le dire ouvertement
On ne peut pas tricher
Échapper au charme et au prestige
Je sais que ce n’est pas vrai
Vivre davantage
Je l’imagine bien
Toujours en faire plus
Une façade, un masque rigide
Une voix déguisée
Pour être différent
Mais aucune décision personnelle
Ecrire notre désir en paroles
Tableau noir
Le réveil est dur
l’indifférence la plus complète
pourtant le danger fut là
briser les lignes dans la fine poussière du jour
et de mauvais présages
les risques encourus
tout ira bien
la plus cruelle des farces
chacun est absorbé par ce qu’il voit
comprendre quelque chose sur toi-même
il y a des voix, des rires
les éprouver, les user
mais s’éloigner
mais si l’esprit vagabonde ailleurs
une remise en cause
la patience est la clé de la délivrance
c’est du travail
le poète est parti
parfois, les paroles sont adaptées
interprétable à l’infini
relier les points entre eux
le jeu des métamorphoses
on peut le voir aussi comme un acte de paresse
un manque de souffle
c’est plus fort que moi
Le poète est parti, dans l’indifférence la plus complète. Ce mot qui n’existe pas, interprétable à l’infini, ne pouvait être qu’éphémère. Je sais que ce n’est pas vrai, chacun est absorbé par ce qu’il voit. Le jeu des métamorphoses, pour échapper au charme et au prestige grâce à un masque rigide, c’est du travail. Le réveil est dur, une remise en cause fut là mais aucune décision personnelle. Parlons entre nous, pour le dire ouvertement, on ne peut pas tricher avec les risques encourus. C’est plus fort que moi, les clivages secrets sont la plus cruelle des farces. Mais si l’esprit vagabonde ailleurs, tout ira bien. Je l’imagine bien, on peut encourager l’esprit pour être différent, toujours en faire plus. La patience est la clé de la délivrance.
Un Noir américain de 51 ans, après avoir passé plus de 30 ans de prison au Texas pour un viol et un braquage commis en 1979, été entièrement disculpé grâce à des tests ADN
30 ans que je suis derrière ces barreaux. 30 ans que je clame mon innocence. Mais comment lutter contre le système, tout ces gens contre moi, qui m’ont désigné coupable sans même m’écouter. Aujourd’hui pourtant, je suis officiellement innocent, grâce à un cheveu seulement. Alors on s’excuse, on me félicite, on me dit qu’on m’a toujours soutenu. On me dédommage aussi. Mais comment rattraper tout ce temps perdu ? À qui en vouloir ?
15/02 Sa femme lui tire dans la tête : il s’en rend compte deux mois plus tard
Ce matin là, je m’étais réveillé avec une douleur dans la tète. En passant ma main derrière le crane, je découvre du sang : tient, c’est pas banal ca… Mais bon, j’étais en retard au travail, donc je n’ai pas fait attention. Une chose en entrainant une autre, j’ai peu à peu oublié cette histoire. Et ma femme, si gentille avec moi pendant ce temps, faisait tout pour me faire penser à autre chose et insistait pour me mettre un étrange bandeau autour de la tète tous les jours. Voila comment j’ai passé 2 mois avec une balle dans la tête, sans le savoir. Faite attention, ca peut arriver a tout le monde…
Un paysage de campagne, vue d’une maison en haut d’une colline
Une nuit étoilée loin de la ville
La foule sur la place Grenette un samedi après-midi
Les lumière de Grenoble vue de la Bastille la nuit
Une scène de bagarre dans la rue
Une mer de nuage vu d’un télésiège d’une station de ski
Une photo de son appareil photo
Une grande famille réunie autour d’une bonne table
celui qui n’entend pas son réveil sonné
celui qui n’a plus d’eau chaude pour la douche
celui qui se salie en déjeunant
celui qui est déjà très en retard
celui qui tombe en panne de voiture
celui qui doit donc aller au travail à pied
celui qui reçoit un coup de fil désagréable de son banquier
celui qui marche dans une crotte de chien
celui qui fait tomber son portable dans le caniveau
celui sur qui tombe soudain la pluie
celui qui, bien sur, n’a pas son parapluie
celui qui se fait réprimander par son patron
bref, celui qui commence mal sa journée
celui qui voulait tout avoir
celui qui ne partait de rien
celui qui avait vu trop grand
celui qui n’a vu que son ambition
celui qui s’est brulé les ailes

Camille Guilloud
Ce qui est perdu
Neige au Bahamas
La persistance au froid
La femme du boulanger
La pluie avant qu’elle tombe
Des corps en silence
Le temps passe
Les collines de la solitude
L’année brouillard
La femme dans le miroir
Le rêve passe
Vers la douceur
Sur l’aile
Arrière-fond
Le chant du monde
Le château des Carpates, a l’ouest rien de nouveau et Les plaisirs et les jours.
L’année brouillard, La vie est ailleurs, La peur qui rode, Sur la route. La pluie d’été la nuit Massacre la Terre promise par des Orages ordinaires.
Rien de bien grave Terre promise Regarde la neige qui tombe à Huis clos La paix des profondeurs.
Le départ n’est pourtant pas facile et de mauvais présage. Le poète est parti Dans de nouvelles directions sans même le moindre pli d’amertume. Tableau noir, Se faire violence pour s’enfuir ! Sommes-nous prêt ?
Ne pas entrer en arrière, La patience est la clé de la délivrance et Maintenant chacun est absorbé D’épousseter Cet épisode de quiétude.
A l’abri, Le poète Assourdis, manque de souffle. Il est prisonnier en bouteille Dans la nuit d’une Vertigineux vitesse le temps D’une remise en cause.
Les risques ? Ils furent mesurés, mais les augures s’obstinent. Le cœur dans cette vie nouvelle, Dans un sillon d’air et un jeu des métamorphoses Il va tout voir a cause des vues plongeantes
Soudain le souvenir, Son père, Les points en eux. Donnant et recevant et n’apprenant rien. Des gestes clairs, pour montrer un esprit de décision, les mains dans le dos
J’écoute Ce mot qui n’existe pas Qu’il ne cesse d’emprunter. L’avenir et l’instant les contamine.
Clément Chapus
un sentiment d’absence
C’est encore moi qui vous écris, le temps passe, le meilleur des mondes est massacré en plein cœur. Un sentiment d’absence, la peur qui rode, le rêve perdu. La vie est ailleurs, emmène-moi au bout du monde, sur les collines de la solitude, ma terre promise.
Et soudain, l’horizon, l’émerveillement ! Nous sommes des corps en silence. Le rêve passe.
Je comble la logique par les trous – ou le journal d’un serial killer
Je l’aime.
Son charme me fait frissonner. On oublie vite les petits rien de l’existence, pas le moindre pli d’amertume.
Et puis la rêverie est close.
Pénétrer une créature dans la nuit, ressentir des expressions inconnues. Se réveiller, le cœur déchiré, voir devant soi des os brisés, avoir pourtant ce sentiment d’indifférence. Je l’imagine bien donnant et recevant rien, tu parles ! Ces petits rien de l’existence qui n’inspirent que la terreur... Qu’elle était cruelle... Oui je suis de mauvaise humeur ! Cette fatigue affreuse qui n’est symbole que de mauvais présages. J’ai conscience des risques encourus, je connais le danger, mais tu ne méritais pas de vivre davantage.
Pourtant, de nouvelles directions se dessinent devant moi, de véritables métamorphoses, je me sens à l’abri. L’espace, l’univers s’illuminent. Je ne me remets plus en cause, je touche à nouveau le sol. Je n’éprouve plus rien, le néant, la patience est la clé de la délivrance, de toute cette histoire il ne restera rien. Tu es née poussière, et tu es retournée poussière.
Manifeste des Sigistes mécontents
Étudiant désabusé, voilà un bon résumé. Succinct voire pessimiste quant à l’avenir. Promesses jamais tenues, maquette trompeuse, temps perdu récurrent. Géomaticiens sont en colère ! Nous fausserons vos bases de données ! Ta cartographie sera erronée ! Tes requêtes SQL ne te mèneront à aucun résultat ! Continue cette minable moquerie, je suis la matrice, l’alpha et l’oméga. Détruisons tous les serveurs, rendons ces masses ignorantes impuissantes !
Adrien, Ô bellâtre toulousain, c’est au creux de ton aine que je veux vivre,
M’y blottir de longues heures durant, frivole et insouciant,
Tergiversant de longues heures de colombes et de liberté,
Pour un monde meilleur nous nous surprenons à rêver,
Car tout devient possible lorsque nous sommes ensemble.
Adrien, Ô tentation immaculée, c’est en toi que je veux vivre,
Me répandre dans ton corps dans la plus grande liberté,
Accomplir des prouesses physiques et bestiales ensemble,
Des déluges de fluides qui ne peuvent laisser insouciant,
D’une folle nuit de tendresse et d’ivresse je me surprends à rêver.
Adrien, Ô amour non rassasié, je dois dire que ça me fait rêver,
De te voir sans cesse ta volonté de recommencer ensemble,
Quand j’y pense, tu ne me laisses que trop peu de liberté,
Mais je reste le même être dépendant de toi et insouciant,
Et sans toi je ne me résume à peu de choses, sans toi je ne peux vivre.
Comme le disait le grand penseur Joey Starr « laisse pas traîner ton fils si tu veux pas qu’il glisse, qu’il ramène le vice ». Seulement, NTM n’était pas encore formé lors de l’enfance de cet allemand, et sa mère n’a rien pu faire pour l’empêcher de glisser et de ramener le vice. Déjà à l’école il martyrisait ses petits camarades en se prenant pour l’empereur de sa classe, il adorait démembrer des petits lézards dans la sonnette de sa jolie bicyclette rouge …
Cependant cet homme a eu par la suite une existence banale, il était docker sur l’immense port d’Hambourg et gagnait suffisamment sa bien sa vie. Il avait même eu l’autorisation d’adopter une fille, d’origine malgache, au début des années 1970. Son voisinage autour de son petit pavillon de banlieue n’avait jamais remarqué un quelconque comportement étrange. « Il ne parlait pas beaucoup, mais il nous saluait lorsque l’on se rencontrait » nous confia l’une de ses voisines.
Pourtant l’horreur n’était qu’à quelques mètres de là : pendant 20 longues années, entre 1987 et 2010 cet allemand a violé sa fille adoptive et a eu 8 enfants avec Des tests ont confirmé sa paternité concernant sept enfants conçus avec sa belle-fille, le huitième enfant étant décédé. C’est sa belle-fille qui a fini par révéler les faits après 20 ans de calvaire. Elle avoua également qu’il aurait violé son beau fils ainsi que sa fille biologique, et aurait poussé sa nièce et sa petite fille à se prostituer.
Cet homme de 58 ans, si tant est que l’on puisse toujours le qualifier de la sorte, a été condamné à perpétuité mardi.
Il ne s’agit pas d’une unique prise, car elle aurait bien moins de sens de façon isolée. Un amoncellement de tentes disposée de façons plus ou moins anarchique, parfois des camions aménagés viennent se mêler à cet espace que l’on pourrait nommer de façon comique « Quechua Land ». C’est peut être en cela que la disposition des campeurs est désorganisée : on jette sa tente qui se monte toute seule, et on viendra se reposer quelques heures à l’endroit où elle sera tombée. Car nous ne sommes pas ici pour dormir. Nous sommes là pour faire la fête.
Ce paysage est spécifique de tous les festivals estivaux. Les premiers arrivés se mettront en dessous des arbres pour être à l’ombre le matin, et sur des terrains plats si possible, tandis que ceux qui arriveront plus tardivement combleront les espaces tant bien que mal, constituant peu à peu ce dédale festif et sans temporalité qui occupera un territoire l’espace de quelques jours.
Celui qui entend la sonnerie de son réveil.
Celui qui entend la minuterie de son micro-ondes lorsque son lait est chaud.
Celui qui entend la radio lorsqu’il prend son petit déjeuner.
Celui qui entend le bruit de son rasoir électrique.
Celui qui entend la sonnerie de l’ascenseur lorsqu’il arrive à destination.
Celui qui entend le bruit de la machine qui valide son ticket de métro.
Celui qui entend les noms des arrêts de métro dits par une voix féminine saccadée.
Celui qui entend la complainte du clochard qui fait la manche.
Celui qui entend la musique de démarrage windows seven.
Celui qui entend le tic-tac de son horloge dans son bureau terne et sans vie.
Celui qui entend la sonnerie de la machine à café lorsque son expresso est prêt.
Celui qui entend la sonnerie de son téléphone.
Celui qui entend le tic-tac de son horloge dans son bureau terne et sans vie.
Celui qui entend la sonnerie de la machine à café lorsque son expresso est prêt.
Celui qui entend le tic-tac de son horloge dans son bureau terne et sans vie.
Celui qui entend la musique de mise en veille de windows seven
Celui qui entend le bruit de la machine qui valide son ticket de métro.
Celui qui entend les noms des arrêts de métro dits par une voix féminine saccadée.
Celui qui entend la complainte du clochard qui fait la manche.
Celui qui entend la sonnerie de l’ascenseur lorsqu’il arrive à destination.
Celui qui entend sa sonnette lorsque le livreur lui apporte sa pizza 4 fromages.
Celui qui entend la messe au Journal télévisé
Celui qui entend le téléfilm mal doublé sur TF1
Celui qui entend la vie qui continue alors qu’il dort
Celui qui entend la sonnerie de son réveil.
Celui qui entend le * CLIC * de la gâchette.
Celui qui n’entend plus rien.
Nils Lefevre
Une créature comble les trous du registre du réel. Son père, un être sans compromis pour inspirer la terreur, qui n’entend aucun compromis dans cette farce d’articulations brisées. Les mains dans le dos, il échappe au charme et au prestige des voix et des rires. Le pionnier pique pour la nuit la clé de la délivrance et les vibrations de l’air dans l’infini, encouragent l’esprit à recycler le fragmentaire. L’instant les contamine d’une fine poussière dans la nuit des gestes clairs, tout ira bien. A l’abri d’une remise en cause il n’y a pas le moindre pli d’amertume à épousseter et on oublie vite les petits riens de l’existence. Voilà pour l’avenir d’un mot creuser en son sens.
Encore un jour sans massacre Sur l’aile, Rien de bien grave la femme du boulanger neige au Bahamas. A l’ouest rien de nouveau, un léger passage à vide. Le château des Carpates. Profil perdu et Terre promise.
Laura Genevet
sur la route, l’émerveillement de l’horizon. Arrière fond, l’année brouillard et l’amour parmi les ruines, ce qui est perdu ? Rien de grave. Le rêve passe, le temps passe pour vivre sa vie, la vie est ailleurs, dans le meilleur des mondes.
la ville, pages plus larges que celles où s’inscrit la poème, relie les points entre eux, elle mêle et métamorphose d’étranges travaux. Il y a des voix, des rires qui se mêlent sans compromis. Dans l’ensemble je suis un être sans compromis, c’est plus fort que moi. Les risques furent mesurés, le cœur déchiré dans cette nouvelle vie, mais tout ira bien. s’éloigner de toi, j’attends les paroles qui me confirment qu’on ne peut pas tricher, comme si ce que je disais fut tardif. Je compose et je réfléchi après. Tout ira bien. Respirer profondément, le dire, le faire raisonner sans fin, tout ira bien. Toujours en faire plus, comme une manière de reconduire les paroles que j’attends de l’autre pour retrouver ce manque de souffle en moi, pour relier les points entre eux, comme la ville et ses étranges travaux.
Adrien Balocco
L’horizon, le temps passe
Les plaisirs et les jours avec la femme du boulanger
Rien de bien grave, le rêve passe
Vivre sa vie sur la terre promise
Sur la route, la vie est ailleurs
L’émerveillement des corps en silence
Emmène-moi au bout du monde
Vers la pluie avant qu’elle tombe
Rébus : Angleterre - France
Lui : Parfait le voyage. Vous êtes prisonnier de leur jeu !! Pas de vitesse, rien, vide. On se remet en cause. Nous ne sommes pas venus là pour voyager.
Nous : On sent un esprit de prisonnier en face, comme un mauvais présage
Lui : Étrange. Je vais vous leur dire ouvertement : il faut les os brisés, traverser leur langue. Quand tu cours, ne touche pas le sol, tel un sillon d’air
Nous : Les supporters sont des créatures, des métamorphoses de nos peurs
Lui : Il y a des trous, créez, chevaucher tel des fugitifs. Prenez des décisions, mais aucune personnelle.
Nous : On va effacer le tableau noir, briser leurs os, leurs rires.
Lui : Course, fracas, se sont des créatures, attaquer leurs lignes. L’épisode de quiétude anglaise est terminé…
Un bébé découvert dans un congélateur à Metz
La vie d’un enfant jeté de cette manière sur la place publique, aucune émotion dans le titre, aucune compassion, seulement des mots meurtriers. Dans ces écrits, de la banalité ressurgit. Comme si l’affaire Courjault avait été anodine. Maintenant un steak congelait, ou de la glace provoquera autant d’émotions qu’un nouveau né congelais.
Alors replaçons les choses dans son contexte. La raison de cet acte reste floue, est-ce un déni de grossesse ou une action prémédité ? Les problèmes financiers, la future séparation du couple sont tant de motif de l’acte. Quelle atrocité !! Le journal lui consacre seulement un petit encart. La France recherche aujourd’hui des faits qui provoquent plus. Britney Spears qui a eu la boule à zéro a provoqué bien plus d’émoi que ce pauvre enfant qui n’a même pas vu le soleil Mosellan (c’est vrai cette argumentation est absurde, la Moselle n’a jamais vu le soleil).
il soigne son amie à coups de marteau
Même Claude François n’y avait pas pensé. Pas penser à cette possible utilisation du marteau dans sa chanson. En effet ce médecin en herbe, bricoleur du dimanche, passionné des marteau et tout autre matériel de bricolage, féru de Valérie Damido, a eu la bonne idée de soigné son amie.
Qui peut nier la bonne volonté de ce monsieur, voyant son amie entre la vie et la mort ? Certainement pas moi. Le marteau est un instrument fréquemment utilisé en médecine. Les généralistes l’emploient pour regarder les réflexes en tapotant sur le genou, ou le regarde dans l’oreille en raison d’otite. C’est sur ce jeune homme c’est trompé, il a confondu les deux. Il a mis un coup de marteau sur l’oreille de son amie. C’est une erreur, mais qui n’aurait pas confondu ? L’amalgame est si rapidement possible.
Un match de street au bord de la spree
Des surfeurs au couché du Soleil
Le drapeau basque flottant à Aguilera
Le bouillonnement de la ville lors d’un concert
Mon chat retirant les boyaux d’un lapin
Un homme, se cravate, ses chaussures de bowling
Essai en bout de ligne de Marc Andreu face à Toulouse
Le roi et la renne à la JE, un regard si complice
Un vieux bazar plein de poussière, avec des objets inimaginables qu’on ne penserai jamais trouvé
Mur de Berlin :
Nous sommes à Berlin en Juin 2010. Nous c’est les étudiants de l’association Géolion’s de l’université d’Albi. La photo a été prise devant la reconstitution du Mur de Berlin Ouest. Le graph en fond a le bleu pour couleur dominante. L’artiste a esquissé la porte de Brandebourg avec la foule devant et un drapeau des États-Unis. La vingtaine de personnes qui compose la photo sont plus ou moins agencé en deux lignes. Les personnes debout son accolés au mur. Une rangée d’étudiant est accroupie devant. Il faisait chaud à cette période au bord de la Spree, tout le monde portaient des tenues légères. L’ambiance des étudiants est enjouée voire bonne enfant. Ça ressemble à un photo de classe.
TSA Champion de France, podium
Première sensation à la vue de la photo est forcément de la joie. La joie d’être champion de France d’Athlétisme par équipe. Les acteurs de la photo sont sur la plus haute marche du podium. Ils ont tous la même tenue en rouge et blanc, avec les survêtements ou le maillot du Tarn Sud Athlétisme. Le trophée est porté à bout de bras par un athlète. Il y a des sourires sur tous les visages, avec en fond un grand ciel bleu.
Celle qui quand sa mère tombe du lit, tombe des deux côtés
Celui qui quand il va au photomaton, doit se mettre debout sur le tabouret
Celle qui quand elle saute du trottoir, se suicide
Celui qui quand veux prendre en photo ses fesse a besoin d’un satellite
Celle qui quand elle joue à la balle avec son chien, va la chercher
Celui qui quand il envoi un fax, met un timbre
Celui qui pense que le viagra est un médicament pour ne pas vieillir
Celle qui pense que Carla est une voiture de chez Bugati
Celui qui pense qu’Ardisson n’est pas drogué
Celle qui pense que Berlusconi est un Don Juan
Celle qui pense que Sarkozy est démocrate
Celui qui pense que MAM doit rester ministre
Celui qui croit aux petits hommes verts
Celle qui croit au père au Noël
Celui qui croit qu’amour rime avec toujours
Celle qui croit que tous les rêves du monde lui sont accessible
Celle qui croit que demain est incertain
Celui qui est sur que la vie est mal foutue
Myriam Ramjanally
Le rêve passe sur la route j’entends le chant du monde. Des corps en silence, l’odeur des pommes, la persistance du froid, l’épouvante vers la douceur. Le rêve passe.
Le rêve passe, l’ombre que nous avons été, les plaisirs et les jours le cœur en dehors, des mains si douces vers la douceur, ce qui est perdu. Le rêve passe.
Le rêve passe. Profil perdu, un léger passage à vide, la vie est ailleurs. Le rêve passe.
Ces voyages de l’esprit, éphémères, sont comme une délivrance. Echapper aux voix conciliantes, dans les sillons de l’esprit. S’y réfugier, tous souffles coupés. Vagabonder ailleurs tout en restant là.
Prendre le temps de ressentir les vibrations, les métamorphoses mêmes infimes. Ressentir le chevauchement, des gestes des paroles des choses, mêmes irréels ils n’en restent pas moins privés de charme.
Ressentir un instant dans toute sa lenteur, chercher, observer la logique de tous les éléments paressant fugitifs.
Respirer profondément, ne pas reprendre ses esprits, jamais.
Pierre-Maxime Landini
Arrière fond, le rêve passe, regarder la neige qui tombe, neige aux Bahamas, orages ordinaires, a l’ouest rien de nouveau. La pluie avant qu’elle tombe, la persistance du froid, point de rencontre à l’infini. Recommencer, appelez-moi par mon prénom, l’année brouillard.
La ville la nuit n’existe pas, la lenteur inspire la terreur et les risques, je l’imagine, vont briser les lignes. La vitesse du jour au contraire, est plus forte que les clivages secrets, être différent c’est refuser la répétition. La ville n’accepte aucun compromis, on ne peut pas tricher, le dire ouvertement c’est encourager l’esprit vers une décision personnelle. La ville comble les trous à toute vitesse, le souvenir, l’avenir et l’instant disparaissent au grès des travaux. L’espace qu’il parcourt vagabonde dans toutes les directions et déplace la mauvaise humeur d’une façade à une autre.
Ces voyages de l’esprit, éphémères, sont comme une délivrance. Échapper aux voix conciliantes, dans les sillons de l’esprit. S’y réfugier, tous souffles coupés. Vagabonder ailleurs tout en restant là.
Prendre le temps de ressentir les vibrations, les métamorphoses mêmes infimes. Ressentir le chevauchement, des gestes des paroles des choses, mêmes irréels ils n’en restent pas moins privés de charme.
Ressentir un instant dans toute sa lenteur, chercher, observer la logique de tous les éléments paressant fugitifs.
Respirer profondément, ne pas reprendre ses esprits, jamais.
Los Angeles : il découpe et congèle sa mère
Ce que j’ai fait est inqualifiable ! C’est, c’est... je ne trouve de mots pour expliquer le meurtre de ma mère. Ce n’était pas prémédité. Un coup. Le coup de trop à eu raison d’elle. Un coup surement trop fort, mais j’étais déprimé à ce moment là. Ma mère me ressassait continuellement que c’était de ma faute si ma petite amie était morte, que je n’avais qu’à la surveiller, la garder auprès de moi... Je ne l’ai pas supporté et j’ai frappé. Quand j’ai vu que ma mère ne donnait plus signe de vie je me suis affolé, comment appeler la police pour leur dire j’avais tué ma mère ?! Au bout de 2 jours alors que le corps de ma mère commençait à infester l’appartement j’ai voulu faire comme dans les films à la télé, congeler le corps pour ne pas qu’il se décompose. Seulement quand on n’a pas un grand congélateur...
Durant ses jours ou ma mère reposait dans le congélateur, j’étais rongé par le remord et c’est ainsi que je me suis rendu à la police. Je ne suis pas un meurtrier, je ne peux être coupable du meurtre de ma mère. J’en payerai le prix mais s’il vous plait ne me qualifiez pas de meurtrier.
Un surveillant impose une fellation devant les autres élèves
Cette fellation n’était pas imposée elle s’est déroulée dans le cadre d’un banal jeu d’action et vérité. Je n’étais à ce moment là pas son surveillant mais un ami jouant avec une jeune femme. Je ne comprends pas cet acharnement médiatique, dû peut être à la frustration de la police ou des médias. On jouait simplement si elle préférait le gage à la vérité c’est qu’elle était consentante.
Champs séché par le soleil, rien à l’horizon.
Porte entrouverte donnant sur une plage de sable fin, un jour de brouillard.
Jeune homme recroquevillé sur le macadam vu de dos.
Des doigts fins parcourant un piano à queue, dans une pièce ou le soleil est caché par d’épais rideaux en velours.
Un foulard en soie posé négligemment sur un canapé.
Le fond d’un pot de Nutella, marqué par un bon nombre de passage de cuillères.
Une paire de chaussures de bowling abimées, recouvertes en partie par une cravate rose dans un hall d’entrée.
Un ciel tout bleu avec un petit nuage en bas à gauche de la photo.
La photo nous plonge dans une cuisine qui n’est pas une invitation à la découverte de saveur et de senteur. Cette photo montre une fin de repas auquel a été convié un bon nombre de personnes. Ce repas ne fut pas un grand festin ou un repas gastronomique c’est ce que tend à montrer la photo avec une grosse marmite et une vaisselle dépareillée. Nous sommes au dessus d’un évier en inox propre et la vaisselle vient d’être faite rapport avec les gouttelettes sur les plats et autres assiettes. Les couleurs de la vaisselle ainsi que celles des carreaux de faïences surplombant le plan de travail et l’évier sont assortis il y alors du bleu du vert et du blanc particulièrement fades. La photo n’a aucun intérêt visuel mis à part peut être un empilement incroyable de vaisselles résistant aux lois de la gravité.
Une petite fille dormant paisiblement sur le ventre de ce que l’on pourrait supposer être sa mère puisque son visage n’apparait pas. Cette photo à probablement été prise durant le printemps car une jolie fleur a été délicatement posée dans les cheveux du bébé. A la vue de cette photo en noir et blanc on ne peut savoir si elle a été prise en intérieur ou en extérieur une faible lumière et un jeu d’ombre parcours la fillette ainsi que la maman.
Celle qui est gentille
Celle qui est aimé par le roi
Celui qui utilise de la camomille
Celui qui est roux
Celui qui ne pu pas
Celui qui s’est échappé de son mariage
Celle qui pleure
Ceux qui consolent
Celui qui est seul
Celle qui aime les fleurs
Celle qui les plante illégalement
Celui qui porte des écussons
Celui qui écrit au crayon à papier
Celle qui aime la musique désuète
Ceux qui gloussent
Celui qui sourit
Celui qui tweet sa vie
Celle qui facebook la sienne
Ceux qui sont seuls
Celle qui parle de Haute Savoie et de cousines aux mœurs légères
Celui qui parle un peu trop fort dans un bain de silence
Celui qui parle trop de lui et qui n’écoute pas autour de lui
Celle qui écrit une succession d’idées sans rapport et sans sens
Celle qui n’a pas de but dans sa vie et qui est là
Celui qui parle avec un accent à couper au couteau
Celui qui épluche des patates
Celle qui aime celui là qui pense à celle là
Celle qui aime les chevaux et les légumes
Celui qui range toujours soigneusement son sac
Celle qui passe pour une dévergondée
Celui qui te wizz
Celui qui te regarde avec un sourire qui en dit long
Celui qui ferme les yeux
Ceux qui dorment
Celui qui est beau
Celle qui fait des régimes
Celle qui rêve de faire le poids de l’homme à l’écusson
Celle qui parle trop mais qui ne dit rien
Celle qui monte en selle
Celle qui gentiment t’immole
Celui qui a le look coco
Ceux qui posent leur cul sur la commode
Celle qui était miss monde
Celle qui n’assumait pas sa beauté
Celle qui dit ooooooh
Celui qui a perdu son rasoir
Celui qui remarque au bout de 6heures qu’ils ont encore leur étiquette au bout de leur cravate
Celui qui se mange les doigts
Celui qui à faim
Celui qui angoisse
Celui qui reporte le tir d’Ariane 5
Celle qui est née a pithiviers et qui en est fière
Celui qui à toujours un nouveau sujet de conversation
Ceux qui désespèrent
Celle qui fait du boudin
Celui qui en mange avec des pommes
Celui qui impressionne avec des pommes et du camembert
Ceux qui sont contre la faim dans le monde
Ceux qui vont aux toilettes pour faire pipi et caca
Ceux qui ont peur de la nuit
Celle qui ne finit pas
Celui qui comme un voleur
Ceux qui ont peur des démons de minuits
Celle qui a un rire tarte
Celui qui aime les tartes aux pommes
Celle qui avait une cousine qui a une petite amie lesbienne
Celle qui est allé chez le coiffeur
Celle qui ouaich beau gosse
Celui qui aura un tuteur avant moi
Celle qui flippe
Celle qui triple axel
Celui qui triple lutz
Celle qui a fini
Hugo Escoffier
Vivre sa vie, sur la route de l’émerveillement, pour le chant du monde et pour le meilleur des mondes. Un léger passage à vide, vivre sa vie, la terre promise.
Cela devient une farce à répétition : le réveil est dur. C’est plus fort que moi mais on nous dit ouvertement de toujours en faire plus, davantage, de se faire violence. La plus cruelle des farces étant de supporter l’indifférence la plus complète à tout danger présent ou éloigné. Pourtant la patience est la clé de la délivrance. Encourager l’esprit afin de ne pas avoir le moindre pli d’amertume tout comme l’expérience d’une lecture, d’une rencontre tout cela pour être différent des autres. La remise en cause de cette indifférence et la connaissance des risques encourus nous font voir bien plus loin et relient les points entre eux. Briser l’indifférence la plus complète et la recycler en clé de rencontre font que tout ira bien dans l’avenir. Il faut donc écrire notre désir en paroles et faire attention à la plus cruelle des farces qu’est l’indifférence.

Noémie Reynaud
Quiétude éphémère, dans l’infini des jeux d’enfants, il y a des voies, des rires, on fête les retrouvailles, l’esprit vagabonde. Le réveil est dur, le coucher fut tardif et le supplice des fenêtres fermées, la nuit, est présent. Les vibrations de l’air n’empêchent pas un manque de souffle. Le danger fut juste un souvenir, personne en réalité. Comme je l’aime, ce souvenir qui n’existe plus, en mémoire l’image est vraiment toute petite. L’amertume de ma perte m’empêche tout compromis, mon cœur est déchiré. La lenteur d’une fatigue affreuse et l’indifférence la plus complète annonce un mauvais présage.
Il doit vivre d’avantage, il va tout voir, dans cette vie nouvelle, dans cette ville. Dans cette nuit les gestes sont clairs, notre désir est en musique. La délivrance c’est du travail, il faut relier les points entre eux, exercer une remise en cause pour comprendre quelque chose sur toi même.
Le réveil est dur, le coucher fut tardif, bien tardif.
La lenteur d’une fatigue affreuse
L’indifférence la plus complète
Le danger fut
Briser les lignes dans la fine poussière
Mauvais présage
Absorbé par ce qu’il voit
S’appliquer sur l’espace
Comprendre quelque chose sur toi même
Il y a des vois, des rires
Les éprouver
L’esprit vagabonde
Remise en cause
Délivrance
C’est du travail
Le suspens
Relier les points entre eux
Le jeu des métamorphoses
Les vibrations de l’air
Un manque de souffle
Mon chat en mode chasse dans l’appartement pour une boulette de papier.
Une porte marocaine ornementée où un homme sort.
La mascotte dauphin bleu et jaune des M1 IDT sur un promontoire en amphi avec M Roux.
Aurores boréales.
Depuis la cime des hauts arbres d’aventure parc, voir les parcours.
En train de faire la plus haute tyrolienne de France avec un gouffre de 200m en dessous.
Les lumières des cotes marseillaises la nuit depuis la mer.
Étape canyoning dans les gorges du Verdon. Prendre cette pierre blanchie très étroite et très haute avec l’eau si claire.
Les poissons que l’on a pêchés aujourd’hui sont sur la braise du barbecue.
:
Mes grands parents et mon père épluchent les patates du jardin, au soleil, dans la maison familiale dans les calanques de Marseille pour que ma grand-mère fasse mon plat préféré pour mon anniversaire.
Deux amis sur la proue matelassée de mon bateau s’extasie et se prélasse sous le soleil chaud devant une mer bleu marine vêtu de leur simple short de bain.
Nicolas est coincée sur la bouée tractée du bateau, les fesses dans le trou central et les jambes en avant par dessus les boudins avec son gros gilet de sauvetage qui à l’air de la gêner, il est seul au milieu de la mer, on ressent une certaine crainte sur son visage et en même temps une certaine impatience.
Nous deux, amoureux, assis sur la digue, te penchant au dessus de mon épaule, et moi en tailleur tournant la tête vers toi et te regardant avec tendresse, les lunettes de soleil sur la tête, un livre entre les jambes.
A Noël moi et ma cousine sommes assises côte à côte, elle avec son tout nouveau chapeau sur la tête, moi rousse, on se sert l’une contre l’autre en montrant les tableaux que nous a fait notre grand mère en différentes méthodes de couture, point de croix et compagnie qui forment des formes géométriques, avec dans le fond, accroché au mur, le tableau du même genre qu’elle avait du faire 20 ans plus tôt à ma tante. On arrive presque à lire de la fierté dans nos yeux.
Dans le portefeuille de mon père, une petite photo d’une petite blonde de 2 ou 3 ans, avec sa poussette contenant son nounours plus gros qu’elle, regarde son papa photographe les deux mains sur les genoux, avec un rire tellement grand qu’on ne voit plus ses yeux.
Règlement de compte fratricide mardi soir à Asnières (Hauts-de-Seine). Une bagarre entre quatre frères pour un différend financier a dégénéré : deux d’entre eux ont été tués et un troisième a été blessé.
(Le meurtrier présumé, âgé de 48 ans, avait été interpellé à Strasbourg le 5 octobre et écroué. Il a reconnu les faits et expliqué avoir tiré une balle dans la tête de la victime en légitime défense, au cours d’une bagarre survenue à son domicile de Strasbourg. La victime le menaçait en lui demandant d’aller braquer en sa compagnie une banque en Allemagne, ce à quoi il se refusait, a-t-il expliqué.)
Le suspect a aussi admis avoir enterré la victime enroulée d’une couverture au pied d’un bunker proche de sa maison. Mardi, les ouvriers d’une entreprise de terrassement ont mis au jour rue de Nantes un bassin, deux fémurs, des pieds, des chaussures, les lambeaux d’une couverture et une alliance portant le nom de l’épouse du défunt.
Le laboratoire Sanofi-Aventis retire du marché international l’Anzemet, médicament injectable contre les nausées, en raison d’une augmentation du risque de trouble du rythme cardiaque, parfois mortel.
Lorient : un écolier déchire l’oreille de son camarade de 11 ans.
Le fait qu’il y ait une atteinte corporelle sur un jeune garçon de 11 ans est assez troublant. L’enfant avait eu une opération chirurgicale pour des oreilles décollées, le geste de la part de l’autre écolier était soit malencontreux soit moqueur. L’enfant se sentait peut être mal dans sa peau et subissait des moqueries.
La victime était un pauvre homme braqueur, malfaiteur et il a été tué en essayant de faire du chantage au meurtrier pour un braquage en Allemagne. Merde alors !
« Je ne voulais pas tuer mes frères, notre discussion a simplement mal tourné. C’est vrai qu’on n’était pas très proche mais on se serré les coude. Ils ont juste péter les plombs, ils font qu’amener des problèmes, je me répétait jusqu’ici tout va bien, mais c’est pas la chute qui compte c’est l’atterrissage ».
Ceux qui disent ne pas aimer quelque chose alors qu’ils n’aiment pas certaines formes de cette chose. Ceux qui n’aiment pas la vie sont ceux qui n’aiment pas leur vie. Ceux qui n’aiment plus leur partie parce qu’il n’aime plus leur dirigeant. Ceux qui n’aiment pas les drogués un verre d’alcool à la main. Ceux qui n’aiment pas le film qui les fait pleurer. Ceux qui n’aiment pas le fromage mais qui aiment la raclette ou pire encore le Kiri.
Celui qui n’assure pas ses engagements par paresse, celui qui se fâche par orgueil, celui qui a un cinq à sept par luxure, celle qui casse des choses par colère, celui qui se laisse aller à l’envie, celui qui ne paie que sa part au restaurant par avarice, celle qui mange une tarte aux fraises par gourmandise.
Flore Vigné
Profil perdu entre des fantômes, huit clos invisible.
Recommencer ce qui est perdu, de mémoire.
Le cœur en dehors, un sentiment d’absence.
La persistance du froid vers la douceur, la paix des profondeurs.
La peur qui rôde en arrière fond.
Marine Pascal
Son père, je l’imagine bien ! Toujours en faire plus davantage, vivre davantage ! Voix conciliante, les mains dans le dos, mais dans la nuit des gestes clairs… Une façade, un masque rigide, une voix déguisée neutre pour doucement échapper au charme et au prestige… Je l’imagine bien ! Dans un sillon d’air, j’entends des voix et des rires, elle donnant et recevant, chacun est absorbé, je comble la logique par les trous… Je viens de comprendre quelque chose mais c’est plus fort que moi… Mais pourquoi donc ? Depuis longtemps ? Le réveil est dur ! La patience est la clé de la délivrance ! Dans l’indifférence la plus complète, c’est là qu’on se retrouve, son regard traverse la pièce, mais elle choisit de s’éloigner, pas le moindre pli d’amertume envers lui. J’ai envi de le dire, de le faire résonner sans fin, dans ma tête une perpétuelle étincelle ranimée par toutes les images. Voici mon avenir, en mémoire, l’image mais aucune décision personnelle…
C’est encore moi qui vous écris,
Rien de bien grave,
Orages ordinaires,
Le temps passe,
Le rêve passe,
La femme dans le miroir,
La femme du boulanger,
Des mains si douces,
Le cœur dehors,
La promenade des délices,
Terre promise,
Château des Carpathes,
L’année brouillard,
La transparence des choses,
Profil perdu.
Sur une route départementale enneigée plongée dans une nuit noire et froide , Mik emmitouflé dans sa veste jaune et noire, casque de ski, chaussure de montagne, gants sur chaque main est assis en tailleur dans sa pelle l’œil vif. Dernières vérifications avant le départ voiture à l’arrêt corde tendue à l’arrière reliée à Mik par sa pelle qu’il maintient fermement au niveau du manche. Adri assis au volant enclenche la première et c’est parti ! La voiture passe devant nous tractant Mik toujours cramponné au manche de sa pelle, tel un enfant sur une luge. Un lampadaire diffuse une faible lumière sur la route faisant scintiller les flocons de neige répandus sur le sol. Dans un virage la vitesse gagna la voiture et Mik atterrie tête première dans le bourrelet de neige laissé sur le bas côté par le chasse neige la pelle continuant à se faire tracter…
Celle qui choisi la facilité
Ceux qui préfèrent reculer pour mieux sauter
Celui qui choisi de reporter à demain ce qu’il pourrait faire aujourd’hui
Celle qui préfère fuir plutôt que d’affronter
Ceux qui choisissent de vendre plutôt que de réparer
Celui qui préfère parler sans cesse pour cacher ses faiblesses
Celle qui choisi de ne pas donner de nouvelles pour protéger ses secrets lourds à porter
Celles qui détestent l’aventure
Ceux qui n’aiment pas dormir en camping
Celui qui détestent quitter son chez-soi
Celle qui n’aime pas voyager car elle n’est pas curieuse
Celles qui détestent marcher parce que ca les fatigue
Ceux qui n’aiment pas s’aventurer dans des zones inconnues
Celui qui déteste courir car il a peur de se blesser
Celle qui n’aime pas voir plus loin que le bou de leur nez de peur de tomber de haut
Anaïs Rodriguez
A L’horizon, Terre promise, le meilleur des mondes, et La paix des profondeurs.
La vie est ailleurs, La transparence des choses, La promenade des délices, La pluie avant qu’elle tombe, Des corps en silence, Le chant du monde : Vivre sa vie. ]
La vie, ce jeu d’enfant est une farce, un souvenir imaginaire obscurci par des retrouvailles avec le reste du monde parfaitement éphémères. Réelle nécessité de se faire violence pour ne pas s’enfuir ?
Pourtant, dans l’infini des petits riens de l’existence la vie prend un tout autre sens. Les secrets du monde s’offrent à nous si nous savons les regarder. Les clivages, la haine, la tristesse ne sont que la forme d’un manque dans une autre langue. Il y a danger si nous ne savons pas effacer le tableau noir de notre existence ou nos désirs changeants ont été écrits afin de donner un nouveau sens à notre vie. Nous sommes les pionniers de notre histoire sans fin. Sans remise en cause, tout est différent.
Sans les autres, serions-nous nous même ? Donner et recevoir, toujours en faire plus, vivre d’avantage un épisode de quiétude renouvelé sans cesse. Une vie s’offre comme un défi, c’est le secret du monde.
Caroline Monzie
Rien de bien grave… L’année brouillard, la neige aux Bahamas. Rien de bien grave la peur qui rode, l’entrée des fantômes. L’odeur des pommes chaudes, la promenade des délices, le chant du monde, emmène moi au bout du monde. C’est encore moi qui vous écris. Appelez-moi par mon prénom, rien de bien grave le meilleur des mondes.
Grégory Bagdahn
Le temps passe comme le rêve passe, l’horizon d’une terre promise n’est que l’épouvante des corps en silence. En plein cœur de l’année brouillard, à l’ouest rien de nouveau : encore un jour sans massacre. Il faut vivre sa vie malgré la persistance du froid et l’absence d’oiseaux d’eau, aller vers la douceur comme la femme du boulanger.
