À l’abri de rien, un web-documentaire sur le Mal-logement réalisé par Mehdi Ahoudig et Samuel Bollendorff d’après une enquête réalisée pour la Fondation Abbé Pierre, est présentée sous forme d’exposition photographique, le long du Canal Saint-Martin à Paris, jusqu’au 10 avril. Des portraits géants sont affichés sur les murs le long du canal.
« À l’Abri (...)
Pour savoir il faut prendre position. Je te demande de fermer les yeux, de donner ta main, tu as confiance en moi, je te conduis. Tout est dans cette précision. Mais il faut que tu bouges, que tu restes en mouvement. Et les autres à tes côtés. Vos mouvements parallèles en temps différés. Ce que tu vois en ouvrant les yeux, dans ce (...)
« Il faut fonder le concept de progrès sur l’idée de catastrophe. Que les choses continuent comme avant, voilà la catastrophe ».
Walter Benjamin, Charles Baudelaire, Paris, Payot, 1982, p. 342.
La première fois que j’ai entendu parler d’Akihabara (秋葉原), le quartier de Tōkyō célèbre pour ses très nombreuses boutiques (...)
Je monte presque tout ce que je tourne. Il y a peu de déchet car je réfléchis beaucoup en amont pour aller droit au but. Ce qu’on déchiffre suffit quand même à dire l’excès, dont il s’agit. Nous avons perdu tellement de choses... Toutes celles qui n’étaient pas’’ vraies’’ puisque nous nous lassions de les porter en nous. Je les regardais sans en croire mes (...)
Il faut sortir pour cela avoir une raison de sortir, de commencer une journée, sinon la vie passe devant soi, pris par des visions. Pouvoir se délecter en pensée de chaque seconde qui nous en sépare. Des visages, des rues, des villes apparaissent dans le crépuscule où se mélangent toutes les couleurs. Je crois même qu’on ne se rend pas compte de la (...)
J’ai su que je ne savais rien de rien sur rien le jour où j’ai rencontré ces quelques lignes lentes et fermes, m’éclairant avec douceur et ironie du fond des âges :
« Avant d’étudier le Zen, je croyais que les fleuves étaient des fleuves et les montagnes des montagnes.
Tandis que j’étudiais le Zen, j’ai su que les fleuves n’étaient pas des fleuves (...)
À travers les rues, pas en avant de soi, pas en avant, libérant ce temps de la tyrannie des miroirs. Infinies variations du semblable. Monde concentré dans son seul regard qui s’ouvre, se noue, au gré de la main. Sa possibilité de changement, de mutation. Au fond de sa besace, les miettes de l’été. Le mot prend toute sa vérité face à. Allez, c’est bien (...)
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