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LIMINAIRE
Une fuite en Egypte, de Philippe De Jonckheere
Sur le blog du Désordre, son créateur Philippe De Jonckheere en annonçait hier la fin. Alors que François Bon mettait avant-hier en ligne son écosystème d’écrivain, son vieux complice Philippe De Jonckheere décrit également sa situation : « Paradoxalement avec la sortie d’Une Fuite en Egypte en livre papier, le format du livre m’est apparu comme (...)
Marcher au-dessus de la ville
De retour d’une semaine à Florence les images de la ville et de ses paysages, des lieux visités, sont encore très présentes en moi. Le Corridor de Vasari a été édifié en 1565 à la demande de Cosme Ier de Médicis pour relier le Palazzo Vecchio au Palazzo Pitti, la nouvelle résidence achetée par son épouse Éléonore. Les Médicis souhaitaient éviter de se (...)
Florence de A à Z
« Il existe 34 plaques de marbre à Florence où sont gravés des extraits de chants (canti) de la Divine Comédie de Dante (neuf citations de l’Enfer, cinq du Purgatoire et vingt du Paradis), chaque tercet faisant référence soit à l’endroit où la plaque a été fixée, soit à un événement qui s’y déroula, soit à un personnage ou à une famille dont la demeure (...)
Intermédia et transmédia à partir des œuvres de Marguerite Duras
Dans Le message narratif [1] Claude Bremond évoque les travaux de Vladimir Propp sur les contes et note que « toute espèce de message narratif, quel que soit le procédé d’expression qu’il emploie, relève de la même approche à ce même niveau. Il faut et il suffit qu’il raconte une histoire. La structure de celle-ci est indépendante des techniques qui la (...)
Une chaise est une chaise est une chaise
Vendredi soir, nous sommes rentrés du concert de Pete Doherty au Palais de Tokyo avec ma fille aînée, en empruntant le métro. En montant dans le wagon, nous remarquons une chaise en bois vide, disposée juste devant la porte du conducteur. Une chaise vide dans un espace comble où il ne reste aucune place libre. Le métro entre dans la station (...)
Le tour du monde en 360 degrés
Je suis invité à mener le samedi 1er avril 2017 un atelier d’écriture et de création à la bibliothèque André Breton d’Aubervilliers, dans le cadre du Festival Hors limites 2017. Depuis sa création le festival Hors limites assume pleinement ses origines ; né en Seine-Saint-Denis pour les lecteurs du 93 et porté par l’Association des bibliothèques du (...)
Suivez mes pas que nous restions ensemble
Le travail de Janet Cardiff s’inscrit d’une façon particulière dans ces rapports complexes et instables qu’entretiennent la narration et le paysage (urbain). Née en 1957 à Brussels, Ontario, cette artiste canadienne travaille depuis le début des années 80 sur le son. Elle produit parfois avec George Bures Miller des installations autour du son, des (...)
Festival Circulation(s)
Dédié à la diversité photographique européenne, le festival Circulation(s) organisé par l’association Fetart au 104 à Paris dans le 19e, a pour vocation de faire émerger les talents. Tremplin pour les jeunes photographes, laboratoire prospectif et innovant de la créativité contemporaine, ce festival original et ambitieux, occupe une place particulière (...)
Redonner un visage aux invisibles
L’exposition Mise au poing visible jusqu’au 18 mars 2017 dans l’espace d’exposition Topographie de l’art dédié à la création contemporaine situé dans le quartier du Marais à Paris, célèbre l’ouverture il y a 30 ans du premier bureau de l’ONG Médecins du Monde en France. Médecins du Monde a confié à six photographes aux profils très différents
 le (...)
La notion de lieu
Texte publié la première fois le 13 février 2017
Proust : le temps d’un film
Jean-Pierre Sirois-Trahan, professeur à l’Université Laval, à Québec vient de révéler, dans son article Un spectre passa... Marcel Proust retrouvé, paru dans le dernier numéro de la Revue d’études proustiennes (Classiques Garnier) [1], la découverte d’un film d’actualité dans lequel figurerait Marcel Proust. Sur ce film de 1904, conservé aux Archives du (...)
Les rochers dans le ciel
« « La ville », a écrit un des pères de la sociologie américaine, « est quelque chose de plus qu’un simple agglomérat d’individus et de moyens sociaux – rues, édifices, lumières, tramway, téléphones, etc. ; quelque chose de plus qu’une simple constellation d’institutions et d’appareils administratifs – cours de justice, hôpitaux, écoles, police et (...)
L’archipel des friches
En découvrant sur mon compte Instagram la photographie ci-dessous, Martine Silber me rappelle la série Lost du photographe anglais Stephen Gill. Une direction à prendre... ou à laisser ! Pont du Carrousel, Paris 7e. Un portfolio que j’avais découvert il y a quelques années et qui est à l’origine d’une série de photographies sur le même sujet que (...)
L’écriture fantôme
L’histoire de Dibutade, la fille du potier de Sycione, qui, la veille du départ de son amant, « entoura d’une ligne l’ombre de son visage projetée sur le mur par la lumière d’une lanterne. » [1] La jeune corinthienne La jeune corinthienne Callirrhoé dessinant le profil du berger son amant, par Jean-Baptiste Regnault Si ce geste séminal que relate (...)
L’invitation au voyage avec Charles Baudelaire
L’Hôtel de Lauzun, anciennement Hôtel Pimodan, est un hôtel particulier du XVIIe siècle, situé au 17 quai d’Anjou sur l’île Saint-Louis à Paris. Pendant la première moitié du XIXe siècle, l’hôtel passe entre les mains de plusieurs propriétaires. Il est loué par des alchimistes, des teinturiers (il prend d’ailleurs un temps le nom d’hôtel des Teinturiers) (...)
Sanguines, de Gabriel Franck
Le premier roman de Gabriel Franck Laques [1], racontait l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme et de leur relation dans la ville qu’ils habitaient. Dans Sanguines qui vient de sortir chez Publie.net, accompagné du passage vers le papier de son livre Laques, paru en septembre 2015 [2] on retrouve l’univers et l’écriture baroque (...)
Notre expérience du monde
Arnaud Maïsetti qui connaît mon intérêt pour les images provenant de Google Street View me signale cette trouvaille magnifique : Batman fait son jogging (Au 155 boulevard Henri Harpignies, à Valenciennes). Capture d’image prise sur Street View à Valenciennes Reprise des ateliers d’écriture Inventer la ville à Sciences Po Paris, pour les élèves de (...)
Le mobile, de Javier Cercas
La structure narrative du premier et court roman, Le mobile de Javier Cercas (publié aux éditions Actes Sud en 2016 dans une traduction d’Élisabeth Beyer et Aleksander Grujičič), met en scène Álvaro, employé dans un cabinet juridique dont le rêve est d’écrire un grand roman en subordonnant sa vie à la littérature. « Álvaro se plonge dans son travail. (...)
Boucler la boucle
Une image muette, structure à la croisée de l’effet et du sens, de la répétition et de la fluidité. Entre chaque image, l’impression d’un mouvement perpétuel. L’animation masque les béances, suture les bandes et les blancs, en s’appuyant sur la persistance rétinienne. Une sollicitation du regard, une caresse pour les yeux. Dans le double mouvement de (...)
Territoires du temps : Instants²
Instants² constitue la première œuvre du projet Territoires du Temps, une série de dispositifs numériques de Marina Wainer autour de l’expérience temporelle développés lors de la résidence Hors les Murs au glacier Perito Moreno. Marina Wainer est une artiste multidisciplinaire franco-argentine. Ses œuvres numériques proposent des expériences (...)
Peindre l’âme
Depuis quelques jours, j’écoute en boucle la playlist Rewind 2016 sur Starsky (alias Jérôme Denis sur Scriptopolis) Ce qu’il en dit est tout un programme : « J’ai lu des textes, j’ai vu des danses. Des corps grandir. Des visages s’affirmer. Des mots et des fous rires. Leur chaleur nous guide dans la bruine et le vent qui ne s’arrête jamais. Leurs (...)
Penser lʼurbain par lʼimage
Le webdocumentaire Researching a City a été présenté en décembre 2016 à la Maison de la Poésie à l’occasion de la rencontre Cartographies sensibles de la ville #1 : Représenter la ville autrement, en présence de Bernard Bèzes (Chef de la cartothèque IGN), Anne Jarrigeon (anthropologue et maîtresse de conférences École d’Urbanisme de Paris), Héloïse (...)
L’oubli, de David Foster Wallace
L’Oubli est un recueil de huit nouvelles de David Foster Wallace publié en 2004 aux États-Unis, huit ans après L’Infinie Comédie et cinq après un autre recueil : Brefs entretiens avec des hommes hideux. Moins complexe dans leur construction narrative, ces huit récits, publiés aux éditions de L’Olivier en octobre 2016, condensent cependant les motifs (...)
Sensation vraie
« Je t’ai vu en ville aujourd’hui, dit l’écrivain lentement claquant de la langue pour goûter le vin qu’il venait de boire. Tu avais changé. Quand je te rencontrais, de temps en temps les autres fois, tu étais toujours pareil et pourtant je te voyais chaque fois autrement — c’était bien. Mais aujourd’hui tu avais changé parce que tu essayais désespérément (...)
La forme que prennent les choses oubliées
Je ne me souvenais plus être déjà venu à Metz, c’était il y a sept ans, au mois d’octobre 2009, j’intervenais à la bibliothèque de Nilvange en Moselle pour présenter Publie.net et animer des ateliers d’écriture numérique pour lesquels nous avions créés un blog spécifique sur Tumblr. En rentrant de cette intervention, je devais faire une halte à Metz pour (...)
Les invisibles
Vos stimulants retours à propos de ce journal me poussent à poursuivre l’expérience sans trop tarder, en essayant de maintenir à cet exercice sa régularité et sa spontanéité. Mick Harvey, musicien australien, est surtout connu pour sa collaboration avec son compatriote Nick Cave, qu’il a accompagné dans toutes ses aventures musicales, de leur (...)
Une histoire du monde avec des rebondissements dedans
Revenir à une écriture plus directe, mobile, au quotidien, reprendre le journal laissé (trop longtemps) à l’abandon. Y évoquer des choses vues (aussi bien dans la rue qu’en vidéo), extraits de livres que je lis, extraits de musique que j’écoute, de vidéo que je consulte, et tout ce que je lis sur Internet où je passe le plus clair de mon temps, pour mon (...)
Paterson, de Jim Jarmusch
Paterson est le titre du dernier film de Jim Jarmusch. Paterson, c’est à la fois le patronyme du personnage principal, interprété par Adam Driver, le nom de la ville du New Jersey, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de New York, où ce dernier est né et vit. Enfin, Paterson est le titre du plus célèbre recueil du grand poète américain de la première (...)
L’angle du hasard
Pont Saint-Louis Paysage ouvert, accueillant, semblable à une main montrant de son index un but ou un exemple. Vent sifflotant entre les étroits barreaux du pont métallique. Harpe improvisé, malhabile. Cheveux en bataille. Robe volante et frisson dans le cou, le col relevé. Veston, manteau, suivant la saison, bien remontés. Le froid glaçant (...)
S’il y a lieu
C’est d’abord un silence, le cas échéant un temps en suspens ; une lumière rasante qui souligne le paysage, en isole les aspérités ; l’absence de mouvement ; nuances de gris ; la poussière qui virevolte en l’air dans le faisceau lumineux, pris au piège sous les feux du projecteur ; personne ne marche ; personne n’attend pour traverser ; le feu indique (...)
Un cadre agréable
Quand je vais voir un film au cinéma, plus ou moins bien installé au fond du fauteuil en tissu rouge, le cadre qui se découpe sous mes yeux m’obsède, il s’anime d’images et de sons au moment où les lumières s’éteignent, signe que la projection du film commence enfin, par le générique le plus souvent, les gens n’y prêtent guère attention, pourtant c’est (...)
Street art à la carte : la ville à l’œuvre
Le street art est une forme d’art éphémère née dans les années 60 et popularisé dans les années 80 et 90. L’art urbain comme son nom l’indique est la rencontre d’un artiste avec la ville. Il s’épanouit sur les murs, les pavés, les façades des immeubles. Un art éphémère par définition, soumis aux aléas du temps et des politiques urbaines, ou à la bonne volonté (...)
Pour Aslı Erdoğan
Je réponds à l’appel lancé par Tieri Briet et Ricardo Montserrat Galindo sur Diacritik : diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer. Mobilisons-nous, relayons la liberté. Aslı Erdoğan est une romancière turque, journaliste et militante pour les droits de l’homme. Elle a d’abord (...)
Tirer son épingle du jeu
Suite au vote des Britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne (Brexit), un utilisateur du réseau social Twitter a utilisé l’emblème de l’épingle à nourrice en signe de solidarité envers les immigrés et les minorités après avoir observé un regain d’attaques contre ces populations. La récente campagne de l’élection (...)
D’ici d’ailleurs
Pendant six mois, de novembre 2016 à avril 2017, je suis accueilli pour une résidence artistique et culturelle en milieu scolaire, dans la classe d’élèves allophones d’Orah Levy, enseignante au collège Paul-Vaillant Couturier d’Argenteuil, en collaboration avec l’équipe de la Médiathèque Elsa-Triolet et Aragon d’Argenteuil. Le collège Paul-Vaillant (...)
New York vide, de Duane Michals
Duane Michals est un photographe américain connu pour ses séquences, séries de photographies à l’influence surréaliste où des histoires fictives se mêlent à des légendes manuscrites au dessous. Au début de sa carrière dans les années 60, Duane Michals est passé par une image plus classique, entre photos de reportage, portraits et prises de vue (...)
Suzanne et les vieillards d’Artemisia Gentileschi
Artemisia Gentileschi est née en 1593. Artemisia Gentileschi est la fille aînée d’Orazio Gentileschi, un des plus grands peintres de la Rome baroque, proche du Caravage. Artemisia Gentileschi a sans doute appris la peinture dès son plus jeune âge dans l’atelier de son père. En 1610, elle a 17 ans, elle signe sa première œuvre autonome, une Suzanne et (...)
Ce qu’il faut, de Corinne Lovera Vitali
Corinne Lovera Vitali écrit depuis seize ans, son écriture chemine entre littérature adulte et jeunesse, mais sa voix singulière dépasse les genres et les classifications. Depuis l’an 2000 elle a notamment publié chez Gallimard et au Rouergue, mais également écrit des livres très courts et des livres illustrés, des textes en revues papier et en ligne, (...)
L’atelier nomade de Nicolas Vial
Nicolas Vial est un illustrateur de presse et un peintre français que je suis sur Instagram depuis quelques mois. Nicolas Vial à l’œuvre, photographie de Véronique Vial Depuis le printemps dernier il s’est installé dans un lieu tenu secret à Paris, camouflé derrière quelques arbres, non loin de son domicile parisien du 14e arrondissement. Cet (...)
Temps suspendu : exploration urbaine
Le Musée de La Poste propose l’exposition de photographies « Temps suspendu – exploration urbaine » du 17 septembre 2016 au 18 décembre 2016 à l’Espace Niemeyer, à Paris dans le 19e. L’Espace Niemeyer, à Paris 19e. L’exposition réunit soixante-quinze œuvres de trois photographes passionnés d’exploration urbaine : Romain Veillon, Sylvain Margaine et (...)
Les Magasins généraux à Pantin
Je suis retourné récemment sur le Chemin de Halage à Pantin au bord du Canal de l’Ourcq, faire le tour de l’ancien bâtiment des Magasins généraux des douanes abandonné devenu entretemps un espace de travail totalement repensé et investi par l’équipe de l’agence de publicité BETC. L’accès au bâtiment a longtemps été interdit par de grands panneaux (...)
Atelier Twittérature 2016
La troisième édition du festival du Monde a eu lieu du 16 au 19 septembre sous un titre qui sonne comme un défi à notre monde en crise : « Agir ». La thématique de l’édition 2016 du Monde Festival trouvera un écho tout particulier dans les espaces publics de l’Opéra Bastille à travers la mise en place d’ateliers participatifs, les 17 et 18 septembre (...)
Marcher au-dessus de la ville
Marcher au-dessus de la ville, la traverser tête en l’air, sans se soucier de la rue, des passants, des voitures en contrebas. Un vieux rêve. Ne pas confondre avec l’irrésistible tentation de voler. Rien à voir. La perspective et le regard sur les choses se transforment radicalement, plus rien n’est pareil quand on voit les choses en surplomb. La (...)
Ce que la ville fait et ce qui la fait
« Tout est répétition, re-parcours, retour. En fait, même la première fois est une « seconde fois. » Cesare Pavese, Le Métier de vivre, Gallimard, 1958 « Un paysage… c’est bien ce que Paris devient pour le flâneur. Plus exactement, ce dernier voit la ville se scinder en deux pôles dialectiques. Elle s’ouvre à lui comme paysage et elle l’enferme (...)
Collages, films et photographies d’Anaïs Ibert
L’artiste Anaïs Ibert est photographe, cinéaste, elle réalise également des collages à partir de journaux et de magazines découpés. Dans ce travail de découpage l’artiste se concentre sur des détails, des images dans lesquelles elle cadre, soulignant un geste suspendu dans son mouvement, isolant un regard, un sourire, montrant un oiseau qui s’envole, (...)
D’un jour à l’autre, avec Michel Butor
On peut distinguer trois phases dans la production littéraire de Michel Butor, les romans publiés aux éditions de Minuit (La modification, L’emploi du temps), puis les grandes séries poétiques telles Répertoire publié chez Minuit (5 volumes d’essais et conférences), Le génie du lieu publié chez Grasset pour le premier volume, puis chez Gallimard pour les (...)
L’expérience d’un récit en marche
« Certains lieux sont particulièrement actifs, révélant des parties de nous-mêmes que nous ignorions ; c’est ce que j’appelle leur « génie », m’appuyant sur la tradition latine. Souvent c’est parce qu’ils sont façonnés par l’homme, qu’ils sont la matérialisation d’une culture ou d’une époque. Parfois un grand artiste, un architecte par exemple, les a façonnés ; (...)
Le désir de vie devant la mort
Personne ne saura jamais ce qu’il lui dit. Personne ne saura ce qu’elle lui répond. Personne ne peut comprendre, ne peut imaginer ce qui se jouait entre nous. Personne. Pourtant sur les murs de la ville l’histoire était écrit en toutes lettres. Elle était revenue depuis longtemps, marchant à mes côtés sans que je m’en rende compte, me frôlant, me (...)
La mer est ton miroir
Tous les jours, souvent même plusieurs fois par jour, se rendre au même endroit, à l’évidence s’y rendre, comme on dirait à bon escient s’y abandonner, abonnés, car nous ne pouvons plus nous en passer, lieu devenu incontournable, comme nous avons besoin de ce temps là, de cette activité là, une respiration dans la journée, une parenthèse, il faut sans (...)
Nous n’avons pas peur des ruines
Nous n’avons pas peur des ruines, c’est écrit en toutes lettres sur le mur. Le mur se dresse en nous-mêmes. La crainte est complice de la curiosité. Il y a une suite d’images, la violence de ce qu’elle nous montre, ce qu’on ne veut pas voir, ce qui les réunit, les yeux dans les yeux, c’est cela qui donne l’envie d’écrire le texte, nous y (...)
Une mesure du vivant
C’est toi qui m’avais indiqué la large porte au numéro 9 de la rue Le Regrattier, là où m’appris-tu, le 5 juin 1958, Yves Klein présente pour la première fois l’exécution d’une œuvre avec un pinceau vivant, le terme Anthropométrie sera utilisé à partir de février 1960 par le critique Pierre Restany. L’événement se déroule dans l’appartement de Robert Godet, (...)
Modeler la réalité, l’image du réel
Longtemps j’ai rêvé d’avoir un jour l’opportunité de rencontrer Jean-Luc Godard, mon cinéaste préféré. « Ce qui compte dans la fiction, et dans l’idée de fiction, écrit Jacques Aumont dans Amnésies [1], l’ouvrage qu’il consacre aux Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard, n’est pas la mécanique par laquelle elle nous attache (l’énigme, la question, le suspens, (...)
La nostalgie de tout abandonner
Se réveiller cette nuit-là en sursaut, en sueur, ouvrir la fenêtre de sa chambre pour faire entrer un peu d’air frais et chasser la pesante atmosphère de la pièce chargée d’électricité, entendre d’étranges bruissements suspects en contrebas de mon immeuble, s’agitant dans la cour plongée dans une intrigante pénombre bruissant de soubresauts (rôdeurs ? (...)
Une ville au loin, par le collectif L’aiR Nu
Il y sept mois, je me faisais l’écho d’un appel à candidature pour une résidence artistique numérique « Où passent les frontières » lancé par la Communauté de communes Moret Seine & Loing dans le cadre d’un Contrat de Territoire Lecture en collaboration avec la DRAC île de France et la Médiathèque départementale de Seine-et-Marne. C’est le Collectif (...)
Rendez-vous avec l’imprévu
« La surface la plus passionnante de la terre, c’est, pour nous, celle du visage humain ». Georg Christoph Lichtenberg Collage de Nicola Kloosterman Un rendez-vous avec l’imprévu, c’est impossible me dira-t-on. Mais c’est comme pour les rêves, la ville ça se travaille. Pour connaître une ville, il faut l’arpenter. Pour y rencontrer de vieux (...)
Scénarisation de l’expérience utilisateur
Le développement d’un prototype des Lignes de désir qui vise à valider et illustrer un moteur de génération narrative basé principalement sur le comportement déambulatoire de l’utilisateur, sur lequel vont désormais travailler deux développeurs Suisses, Olivier Evalet et David Hodgetts, qui m’ont été présentés par Ulrich Fischer, vise à régler ce moteur (...)
Des signes de ta présence
C’est une image, non c’est un trouble passager qui a tout d’abord retenu mon attention. Une image éphémère, elle disparaît aussi vite qu’elle est apparue, au point de me faire douter de son existence même. On a tous en soi de ces images. Des épiphanies. Il faisait très doux, le ciel couvert de nuages compacts laissait percer à jour épisodiquement des (...)
Dispositif intermédia pour récit interactif
Écrire n’a rien à voir avec signifier, mais avec arpenter, cartographier, même des contrées à venir. Gilles Deleuze & Félix Guattari, Mille plateaux, Minuit, 1980. Les Lignes de désir propose d’explorer le récit interactif sous forme de narration combinatoire en mettant à disposition du promeneur, dans l’espace de l’île Saint-Louis à Paris (...)
Dispositifs sonores urbains géolocalisés
Les Lignes de désir propose d’explorer le récit interactif sous forme de narration combinatoire en mettant à disposition du promeneur, dans l’espace de l’île Saint-Louis à Paris (lieu où se déroule l’histoire) une base de données géolocalisées de textes se présentant sous la forme d’enregistrements sonores (lecture des différents fragments indépendants à (...)
Surveillances, texte collectif édité par Publie.net
« Fut un temps où la sauvegarde de nos vies (sauvegarde au sens informatique qu’on lui prête aujourd’hui), écrit Guillaume Vissac dans sa présentation de l’ouvrage collectif Surveillances, édité par Publie.net, était l’apanage des artistes, et notamment des écrivains. Mais, à l’heure de la surveillance de masse, des réseaux sociaux et des algorithmes (...)
Là où j’ai toujours été
Sans l’ombre d’un doute Avenue Jean Jaurès, Paris 19e. Une petite fille place sur son visage l’emballage en papier transparent de couleur vive d’un bonbon qu’elle vient de manger et, qu’au lieu de jeter, elle porte par jeu, espiègle, sous ses yeux, devant son nez, collant délicatement le papier sur sa peau moite, l’étirant pour s’en couvrir tout (...)
Le sel de la vie
Françoise Héritier est ethnologue et anthropologue. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d’« étude comparée des sociétés africaines ». Dans Le sel de la vie, [1] ouvrage que m’a conseillé Anne Savelli il y a quelques semaines, Françoise Héritier répond à une carte postale que lui adresse son médecin et ami, le (...)
Dites-moi où, n’en quel pays ?
« Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l’occasion de vous l’apprendre. » Musset, Les Caprices de Marianne, acte I, scène 1 Cette musicalité d’un poème entendu dans ton enfance, tu la croyais totalement oubliée, effacée, comme le sens de ce poème lui-même, dans ce flux de la (...)
Fictions du corps, de François Bon
Ce que la ville change à nos corps ? Comment nous transforme-t-elle à travers les rêves que nous faisons d’elle, non pas les nocturnes mais les rêves diurnes, ceux qui, à l’intérieur d’elle-même et en sa présence, nous permettent d’y vivre, d’y trouver notre place, en la parcourant, en la questionnant silencieusement sous la charge de nos pas répétés, de (...)
Promenons-nous dans les bois...
L’œuvre de l’artiste Eva Jospin est présentée jusqu’au 28 août 2016 au cœur de la Cour carrée du Louvre. Ce panorama est hébergé dans un pavillon conçu comme une architecture artistique : les façades majestueuses du Musée du Louvre se reflètent dans l’habillement à pans coupés de la surface du pavillon. L’œuvre d’Eva Jospin qui travaille le (...)
Portraits percés
C’est une apparition, un accident imprévisible, un signe qui nous arrête en chemin, happe notre attention, un temps distrait, mais notre corps ne le perçoit qu’avec un peu de retard sur l’œil toujours aiguisé, aux aguets, forcé de se retourner, de se reprendre, mais ne voit plus rien. Nécessité de rebrousser chemin. En quelques pas, revenir au point (...)
Voix dédoublée
Cette expérience est un jeu de l’enfance. Se cacher derrière quelqu’un et parler à sa place, lui demander de bouger les lèvres sans prononcer un mot tel un ventriloque, d’articuler en silence, de parler dans le vide, en accompagnant cette pantomime de gestes discrets soulignant ce qu’il dit. Personne ne parle vraiment sans bouger les mains, même de (...)
Saut dans le vide
« Celui qui saute dans le vide n’a plus de comptes à rendre à ceux qui le regardent. » Jean-Luc Godard, dans sa critique de Montparnasse 19. « Ce qu’Yves Klein met en place, écrit Camille Morineau commissaire de l’exposition du Centre Pompidou [1], est destiné à s’effacer devant le dialogue que le regardeur établit avec un au-delà, qui reste (...)
Chaque lecture est un parcours
À l’issue de nos sept premières séances d’atelier, nous allons entamer la phase finale de l’écriture du récit, en écrivant un texte composé à partir de l’ensemble des textes écrits lors des précédentes séances. Nous associerons ensuite les captures d’images des villes de chaque participant sur Street View, d’ici la fin de nos séances, avec des bribes de (...)
Une nouvelle manière de voir le monde
La pratique de la photographie numérique avec un téléphone mobile s’est très largement diffusée ces dernières années. Instagram, application gratuite pour téléphones et tablettes numériques, créé en 2010, qui revendique plus de 100 millions d’utilisateurs, a été achetée en avril 2012 par Facebook pour un montant d’environ un milliard de dollars. Elle tient (...)
L’attrait du mystère
Voir autrement Rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e. Fermer les yeux. C’est un geste anodin. Il y a cette femme que je croise tous les jours au même endroit. Je ne l’ai pas tout de suite remarquée. Le plus souvent on n’y pense même pas en effectuant ce geste. C’est un réflexe. Il arrive un moment où plus rien ne peut nous soulager. Mais un regard (...)
Le livre n’est pas un objet de consommation
« Les plats se lisent, les livres se mangent ». Marcel Proust Ne lisez plus. Dévorez. Cette injonction figure dans la dernière publicité de la liseuse d’Amazon, le Kindle Paperwhite. Publicité pour le Kindle Paperwhite d’Amazon Avec Kindle Paperwhite, découvrez une nouvelle façon de savourer vos livres. Au menu : des millions de (...)
Le regard sur la ville (à travers ses fenêtres)
Google Street View a pour but de photographier, analyser, cartographier le monde entier. Le projet de Google : rendre accessible le monde entier à chacun depuis son ordinateur. Jon Rafman profite lors de ses investigations sur Street View cherchant dans toutes les images saisies par les 9 caméras de la Google Car (ce qui explique le titre du (...)
La piscine, revue graphique et littéraire
La piscine, longtemps pour moi c’est resté lié à des éclats de rire, des longueurs éprouvantes et des plongeons rafraîchissants, l’été. C’est également un Musée d’Art et d’Industrie, à Roubaix. Un film de Jacques Deray, que j’ai revu il y a quelques semaines, avec Romy Schneider et Alain Delon alanguis sur le bord de la piscine. Mais quand je pense à la (...)
Les Voix du tocsin
Du 11 mars au 7 mai, la Fondation Taylor en partenariat avec le Musée de Picardie présente Dans l’atelier d’Albert Maignan, une exposition dédié à cet artiste de la fin du XIXe siècle. Albert Maignan, artiste surtout connu pour ses compositions historiques, a légué à la Fondation Taylor, [1] qu’il présida, sa maison-atelier de la rue La (...)
Le voyage de l’esprit
Dans L’étrange affaire d’Angélica de Manoel de Oliveira, Isaac, un jeune garçon tourmenté qui vit dans une petite ville du Douro au Portugal, photographe obsédé par son art, la photographie, cherche à saisir le monde qui l’entoure. Une nuit, il est appelé pour photographier une morte. Isaac, photographe obsédé par son art L’expérience est inédite, (...)
Infini, l’histoire d’un moment, de Gabriel Josipovici
Infini, l’histoire d’un moment est un roman de Gabriel Josipovici sur le processus créatif musical, traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner et publié chez Quidam éditeur. Infini, l’histoire d’un moment, Gabriel Josipovici, Quidam éditeur, 2016 Le roman de Gabriel Josipovici nous invite à partager la vie et la vision d’un artiste singulier, (...)
Le visage d’une ville
Faces, est le premier ouvrage de Louis Imbert. Né en 1982 à Suresnes, journaliste, il a travaillé en Iran, en Asie Centrale et en Afghanistan pour la presse écrite et la radio. On peut le suivre sur samecigarettes.wordpress.com. Raoul Ubac, Portrait dans un miroir, 1937 Le texte de Louis Imbert est le livre d’un regard posé sur ces images (...)
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Le 17 avril 1912 eut lieu une forme assez rare d’éclipse de soleil dite perlée, visible notamment sur Paris. La suivante n’aurait lieu que le 11 août 1999. La terre tourne autour du soleil. Mais la lune, tournant autour de la terre, se trouve par moment entre la terre et le soleil et nous cache en partie ce dernier. Le diamètre réel de la lune (...)
Voir à travers les photographies
Nous sommes de plus en plus souriants sur les photographies. C’est ce que révèlent des chercheurs américains de l’université de Californie, Berkeley et Brown qui ont comparé les portraits des albums de promotions universitaires de 1905 à 2013. Ils ont mesuré l’inclinaison des lèvres sur les différentes images et découvert que les étudiants de 1910 ne (...)
Les mille et une phrases, d’Éric Simon, Contre-mur éditions
« Un texte peut toujours en cacher un autre, écrit Gérard Genette, mais il le dissimule rarement tout fait. » Les mille et une phrases, d’Éric Simon, Contre-mur éditions, 2016 Les mille et une phrases d’Éric Simon, est le quatrième livre numérique publié par Contre-mur. « J’avais le projet, ça me reprend parfois, d’un roman totalement (...)
Les faits ordinaires de la ville quotidienne
Tentative d’épuisement d’un lieu parisien Ce texte éclaire la quête d’identité de Georges Perec dans son travail de la mémoire et de l’oubli. Il s’attache à décrire ce qu’il voit, entend, sent, à un moment précis, un jour précis, dans un de ses lieux : par exemple la Place Saint-Sulpice, à Paris. Ce projet s’inscrit dans son vaste projet abandonné à (...)
Le secret derrière la porte
Suite à la lecture de neuf portes seront passées, l’atelier d’écriture proposé par François Bon à partir d’« Espèces d’espaces » de Georges Perec, sur son site et sur son compte Youtube j’ai eu l’envie d’écrire ce texte : Le secret derrière la porte. La porte est également un décor aux ressorts dramatiques très utilisé au cinéma. Perdu dans ce (...)
Lecture vagabonde de la ville
Lecture vagabonde : Dans Paris, musée du XXIe siècle : Le Dixième arrondissement, Thomas Clerc a décidé d’arpenter de long en large le Xe arrondissement de Paris à travers ses 155 rues, places, quais, squares, cités, avenues, jardins, boulevards, impasses et passages, en adoptant l’ordre arbitraire mais incontestable de l’alphabet, de la rue (...)
Tentative d’épuisement d’un lieu moscovite
La place Pavelietskaya à Moscou, sur Street View « Pour traverser la large avenue mais pas seulement. Trois escaliers, trois descentes pentues grossièrement bitumées y plongent, ou, c’est selon, débouchent sur les trottoirs de deux rues plus modestes et sur ceux du boulevard, sur la place aussi, en tout six voies d’accès, on emprunte avant les (...)
La ville à travers le temps
Les lieux En 1969, Georges Perec choisit une douzaine de lieux parisiens dont il projette de décrire, douze ans durant, le devenir : « J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ des sources : Mon (...)
Dans la salle des pas perdus
« Pour capter l’idée au vol, pour guetter l’occasion opportune et surveiller l’urgence de l’instant, il faut un mélange de vigilance et de souplesse, de décision et d’abandon ». Vladimir Jankelevitch, Quelque part dans l’inachevé, Paris, Gallimard, 1978. J’ai d’abord entendu de la musique. Une musique entraînante. C’est un endroit de passage (...)
Parcours dans la ville
L’artiste française Sophie Calle mêle ses propres récits de sa vie à ceux fournis par d’autres personnes, ou encore se plie à l’image que l’on a d’elle, de sorte qu’entre le réel et l’imaginaire, les frontières sont abondamment brouillées. L’artiste invente ainsi en partie son autobiographie qui fonctionne comme une interface où se rencontrent les (...)
La mémoire convoque le passé au présent
Tout a commencé par des promenades quotidiennes sur les quais de l’Île Saint-Louis. « Le tour de cette île est devenu délicieux pour moi. Tous les jours y sont inscrits sur la pierre : un mot, une lettre exprime la situation de mon âme ». [1] Je n’osais plus y retourner sans toi. Inscrire et réinscrire pour que rien ne soit effacé. Rétif de la Bretonne (...)
Fantasme de ville, ville rêvée, ville qu’on invente
L’enjeu de ce premier atelier étant d’imaginer les contours de la ville que l’on souhaite inventer sur l’ensemble des séances d’atelier jusqu’au printemps, et de poser les bases de la structure, du fonctionnement général du récit, je vous propose de travailler à partir des livres d’Italo Calvino, Les villes invisibles, d’Adolfo Bioy Casares, L’invention (...)
Inventer la ville
Cet atelier d'écriture propose d'explorer la ville à travers Google Street View et le monde qu'il dessine, et d'apporter un nécessaire regard critique, une analyse de la représentation des territoires qu'il nous propose. Google Street View est un service lancé en mai 2007, en complément de Google Maps et Google Earth, qui (...)
Penser images seconde
Compilation de morceaux choisis. Rue Cardinet, Paris 17e Les encarts publicitaires aux couleurs criardes, aux formules racoleuses, les affiches politiques et leurs slogans désuets, les poses stéréotypées des candidats, les visuels des artistes, des musiciens, des lieux des soirées parisiennes, avec l’usure du temps, les déchirures infligées par (...)
Stations (entre les lignes), de Jane Sautière
Le livre de Jane Sautière Stations (entre les lignes) fonctionne comme un diptyque dont les deux parties distinctes ont des ramifications souterraines. Dans la première partie du livre, l’auteur situe les transports au centre de son développement en suivant le cours de sa vie, nous faisant voyager de lieu en lieu, de gare en gare, de la ville (...)
La profondeur se cache à la surface
En réaction à mon article sur le son dans le cinéma de John Smith, Ne pas croire les mots sur parole et le travail sonore d’Aki Onda Gabriel Franck me signale en écho le film Café lumière de Hou Hsiao-hsien. « On arrive en train, comme souvent chez Hou Hsiao-hsien, écrit François Gorin dans Télérama. On est au Japon, comme à la fin du nocturne et (...)
L’ombre de l’arbre
Je l’ai vu s’approcher du mur nu, c’était un mur gris recouvert de plâtre, il a posé un lourd pot de peinture noire à ses pieds, sur sa gauche, c’est là que j’ai remarqué qu’il le portait dans la rue comme on se promène un sac à main. Dans sa main droite pendait un long pinceau, de ceux dont se servent les peintres en bâtiments, sauf qu’avec eux (...)
Dans les rues d’Osaka
Marché typique de la ville. Nous arrivons à la fin du marché, les commerçants rangent leurs étals. Visages, sourires, devantures, boutiques en désordre, réduits, accumulation d’objets, de paperasses, de dossiers, dans un désordre maîtrisé, une optimisation maximale de la place disponible, à l’étroit ils semblent à leur aise. Poissonneries, marchands de (...)
Le dormeur dans l’art
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. Arthur Rimbaud, Le Dormeur du val Le texte d’Un homme qui dort de Georges Perec s’ouvre, tout comme les premières pages de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, en mettant en scène un (...)
Au bout du fil
Dans le train samedi dernier, un petit garçon voyage avec son père. L’enfant parle beaucoup, parfois un peu fort. Son père lui demande sans succès de baisser la voix à plusieurs reprises. Un train passe à vive allure, dépassant notre train. Le petit garçon se met à crier très fort, le bruit du train couvrant alors sa voix. Puis il se tourne vers son père (...)
L’eau qui dort, de Michael Pinsky
L’exposition à ciel ouvert L’eau qui dort, de l’artiste plasticien Michael Pinsky, met en lumière les dérives de notre société de consommation, de manière poétique et pédagogique, dans le cadre de la COP21. Elle est visible sur le bassin de la Villette, face à la Géode, jusqu’au 3 janvier 2016. Habitant du quartier depuis une quinzaine d’années j’ai (...)
From the sky to the earth, de Fabien Zocco
« Les choses de l’art commencent souvent au rebours des choses de la vie ». Georges Didi-Huberman, Génie du non lieu. Art, poussière, empreinte, hantise, 2001 De nombreux artistes travaillent sur la toponymie. Parmi eux, Édouard Levé qui a notamment réalisé une série de photographies autour de la commune d’Angoisse en Dordogne, à partir de (...)
Dans les rues de Kyoto
Le lieu de rendez-vous avait été fixé devant notre maison, dans un quartier résidentiel très calme, entre les jardins du Palais Impérial de Kyoto et la Teramachi Dori. Notre guide était venu nous chercher et nous attendait dans la ruelle, juste devant chez nous. Nous sommes remontés avec lui jusqu’à la rivière Kamo. Maruta-Machi Dori, à Kyoto Au (...)
Ne pas croire les mots sur parole
En réaction à mon article sur les œuvres interactives de Kyle Mc Donald, et notamment Exhausting a crowd et Neural Talk, Gabriel Franck me signale en écho le film The Girl Chewing Gum de John Smith. John Smith, né à Londres en 1952, est l’une des grandes figures du cinéma expérimental britannique. Dans The Girl Chewing Gum, film réalisé en (...)
Les installations interactives de Kyle Mc Donald
De retour du festival documentaire IDFA qui s’est déroulé fin novembre à Amsterdam, Joël Ronez a dressé une liste des œuvres et des artistes les plus innovants de la sélection interactive, une source d’inspiration pour comprendre les lignes de force créatives en production numérique : « Suivre le travail de Kyle Mc Donald (@kcimc) artiste américain (...)
Entre les lignes de ta main
Décors de façade : pièges à fantômes. Rue de Boulainvilliers, Paris 16e Certains arrondissements ont des aspects insolites, les façades aux allures de décors : impasses, trompe l’œil, publicités murales, angles d’immeubles en biseau, à la poursuite des fantômes qui hantent les immeubles étroits, en forme de pointe à l’angle des rues. « Formant un (...)
Je ne suis pas en guerre
« Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté fondamentale pour une petite sécurité temporaire ne méritent ni l’une ni l’autre et finissent par perdre les deux. » Benjamin Franklin, 1775 Je ne suis pas en guerre. Je suis en colère, mais je ne suis pas en guerre. Je suis abasourdi par le bruit et la fureur, par les images d’une guerre qui n’en (...)
Les réseaux sociaux du livre
Voici les grandes lignes de mon intervention du jeudi 5 novembre 2015 à l’enssib sur le thème : Connaître et faire connaître la littérature contemporaine. Le réseau social est devenu l’un des enjeux du partage et de l’échange sur Internet. Après l’ère du 2.0, nous sommes aujourd’hui dans celle de la sociabilisation, dans le cadre d’outils spécifiques. (...)
Seul celui qui connaît le désir
Imaginée par l’artiste Ugo Rondinone, comme une œuvre à part entière prenant la forme d’une déclaration d’amour, l’exposition I Love John Giorno au Palais de Tokyo est la première grande rétrospective dédiée à la vie et à l’œuvre du poète américain John Giorno, né en 1939 à New York où il vit. Photographie de John Giono par Rolline Laporte Les huit (...)
Dans les rues de Tokyo
Avant de se retrouver sur notre lieu de rendez-vous, le Parc Ueno à Tokyo, nous traversons Ameyoko (ou Ameya Yokocho) qui peut se traduire par l’allée des confiseurs ou des sucreries, le produit que l’on trouvait sur place à l’époque de la création du marché. Le marché d’Ameyoko à Tokyo Petite ruelle étroite très animée sous les arcades bruyantes de (...)
Les longs silences, de Cécile Portier
En février 2014, à la suite d’un burn out, Cécile Portier entre pour trois semaines en clinique psychiatrique. Pendant ce temps de soins, elle éprouve le besoin de noter les sensations qui la traversent, d’écrire ce lieu et ceux qu’elle y rencontre. Elle enregistre par l’écriture le flux des conversations, des sons, de ses propres pensées (« La pensée (...)
Livre animé et dessin filmé
François Matton entend des voix, comme il le décrit dans la vidéo présentant son dernier livre, Oreilles Rouges et son maître, paru chez P.O.L. Des voix qui remettent en question au quotidien l’intérêt et la valeur de son travail, ce sont des voix qui s’imposent à lui alors qu’il est en train de dessiner. Pour exorciser ses voix intérieures, il s’est mis (...)
Démasquer l’inconnu
« Étant donnée, écrit Ariane Mayer, dans le Répertoire des arts et littératures hypermédiatiques du NT2 est une fiction transmédia interactive créée par Cécile Portier et centrée sur une réflexion autour de la trace numérique. L’intrigue fait intervenir deux personnages indéfinis, apparaissant sous forme de pronoms : « elle », une femme découverte (...)
Karma Police : surveillance massive des données des internautes révélée par Edward Snowden
Hier, j’ai vu Edward Snowden, informaticien américain et lanceur d’alerte à l’origine du scandale des écoutes de la NSA, ouvrir un compte sur Twitter par ces mots : Can you hear me now ? — Edward Snowden (@Snowden) 29 Septembre 2015 J’ai repensé au film CitizenFour, de Laura Poitras, et à l’image persistante, obsédante, que j’avais en (...)
Atelier Twittérature 2015
Comment imaginez-vous le monde qui change ? Le Monde propose dans le cadre du Monde Festival une série d’ateliers pour explorer la thématique Changer le Monde sous l’angle de l’architecture, du design et de la littérature. Pendant les deux jours, à l’invitation de Marina Wainer, artiste numérique, et Marie-Hélène Fabre, architecte et urbaniste, une (...)
Laques, roman en proses de Gabriel Franck
Laques est un roman en proses de Gabriel Franck édité par Publie.net. L’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme et de leur relation dans la ville qu’ils habitent et arpentent l’un l’autre. Premiers regards, échanges évasifs avant de s’étreindre, corps au défi de l’absence, aux dimensions infinies de l’imagination. « Face à face premier où (...)
Verlaine Gisant de John Greaves et Emmanuel Tugny
John Greaves travaille, depuis le milieu des années 2000, sur une série de projets autour du poète Paul Verlaine. Il a tout d’abord composé en 2008 l’album Greaves/Verlaine, dans lequel il met en musique des poèmes de Verlaine en coopération avec le collectif multimédia Les Recycleurs de Bruits. Greaves/Verlaine, 2008 Un second volume a vu le (...)
Trouver refuge
La valeur des mots. Celle qu’on leur accorde. Leur poids face à celui des photos pour reprendre le slogan d’un journal que je ne lis pas. Le poids des mots, le choc des photos. Les images nous envahissent au quotidien. Et les mots sont à la traîne. Des mots sans image, dans ce blanc laissé, cette béance, ce jeu dangereux, d’incertitude et de (...)
Laisse venir, co-écrit avec Anne Savelli
Première diffusion, le 30 octobre 2014
Je vais bien : sauve-moi !
Il y avait dans le dessin de son tatouage aux volutes sinueuses, un élément indescriptible qui te fascinait, comme toute forme lointaine dont le message secret nous intrigue, dans l’incapacité de son déchiffrement, l’espoir d’en trouver le sens, tu l’observais longuement, en t’appliquant à rester bien attentive face à ce dessin, dont l’encre traçait sur (...)
Ouvrir les yeux
Dans son article Le mur qui efface les migrants, paru le 1er septembre sur son site, Olivier Ertzscheid interrogeait à juste titre notre positionnement et/ou notre engagement politique face à l’afflux des migrants : « Désemparés devant l’afflux et la violence des situations autant que paralysés par la neutralité sémantique du mot. Les mots ne (...)
Plis et replis
Dans les draps, l’ombre que leurs plis forment dessine le portrait d’une femme ou d’un homme. Mémoire de nos mouvements nocturnes dont il reste au matin les traces dans les ondulations du tissu, qui se répercutent parfois comme en écho, sur la peau de notre visage, mémoire à fleur de peau. J’imagine une chaîne de montagnes derrière laquelle le soleil (...)
La source, d’Anne-Marie Garat
En cherchant à louer une chambre chez l’habitant, faute d’hôtel au village du Mauduit, en Franche-Comté, la narratrice, qui doit y rester quelques jours afin d’obtenir de la mairie l’autorisation pour ses étudiants en sociologie de consulter les archives communales de cette banale petite bourgade française, se fait accepter par une vieille femme qui (...)
La carte d’Aquilea ou le plan d’Invasion
Invasion, le film d’Hugo Santiago, sur un scénario de Jorge Luis Borges et d’Adolfo Bioy Casares, se déroule dans une ville qui n’existe pas en dehors du film : Aquilea. Le film, entre film noir, science-fiction et anticipation politique, raconte la légende d’une ville, imaginaire ou réelle, Aquilea, ville fantomatique assiégée par une armée (...)
Trajectoire d’une traversée de la ville
Je marche dans mes traces Rue de Crimée, Paris 19e On le sait c’est le début d’une histoire, elle débute souvent ainsi, vous vous engagez sur un chemin et très rapidement vous vous éloignez de la voie toute tracée, vous sortez des sentiers battus, de la même façon apercevoir la silhouette d’un homme ou d’une femme et, sans raison apparente, sans (...)
Se perdre en ville
Les Ramblas, Barcelone, juin 2009 Je n’ai pas eu souvent peur en ville, on me demande s’il m’est arrivé de me perdre, cela m’est arrivé une ou deux fois, et j’entends peur au lieu de perdre, je parle de la peur, la peur de se perdre en ville, ce qui me revient en mémoire avec la force inattendue d’un coup au cœur, un direct au plexus qui vous coupe (...)
La beauté de l’apparition
L’importance des premières rencontres n’est plus à prouver, l’heure du rendez-vous qui approche, la tension monte, avec elle la peur de ne pas faire bonne impression, de ne pas être à la hauteur, donner de soi une image faussée, trompeuse, éloignée de la réalité. L’image que l’on a de soi. L’approche est tremblante, hésitante, le cœur battant plus fort, (...)
Dans la maison vide
Dans la maison vide aux pièces nues, ses longs couloirs sombres et désolés, murs au papier peint défraîchi que la pénombre ternit prématurément, leurs volumes évasivement redessinés par la lumière franche des lampadaires dans la rue déserte, les formes mystérieuses qu’elles projettent au plafond, lambeaux fantomatiques qui se balancent et basculent (...)
L’inquiétante étrangeté
Un oiseau est entré par accident dans ta chambre. Un pigeon. Il faisait chaud, tu avais laissé les fenêtres de ton appartement grandes ouvertes, pour faire entrer un peu de la fraîcheur de l’air du jour déclinant. L’animal s’est cogné violemment contre le mur opposé, battant des ailes, affolé, en perte de repère comme de vitesse, puis il s’est posé en (...)
Les accolades
Première publication, le 29 octobre 2014
La mécanique du texte, de Thierry Crouzet sur Publie.net
Thierry Crouzet vient de publier son dernier essai, La Mécanique du texte, aux éditions Publie.net. L’auteur décrit dans cet essai très documenté, avec de nombreuses références historiques sur l’influence des technologies de lecture et d’écriture sur la littérature, ses nombreuses expérimentations numériques et leurs influences sur son travail d’auteur. (...)
Le langage des fleurs
Dans la rue, elle notait les bribes de phrases qu’elle saisissait sur le vif, un travail de capture ressemblant selon elle à mon activité photographique. Je suis très touché par ton côté rebelle, animal blessé. Elle répétait ses phrases inlassablement comme son travail d’actrice le lui avait appris à le faire, jusqu’à ce qu’elles se transforment en une (...)
Plus mélancolique que nostalgique
En citant Georges Perec et son Je me souviens en introduction d’Oslo, 31 août, qu’Arte diffusait il y a quelques jours, l’excellent film du réalisateur norvégien Joachim Trier s’élance dans un entrelacs polyphonique de voix et de souvenirs de la capitale norvégienne. Ce leitmotiv est ensuite repris au milieu du film quand Anders, le personnage central, (...)
Bloomsday, de James Joyce
Première diffusion du texte le 16 juin 2011
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Les fentes de timidité
Nous restons ensemble Statue du Centaure de César dans un reflet de la Place Michel-Debré, Paris 6e. Créature de la mythologie grecque, le Centaure est un être hybride composé d’un corps de cheval et d’un torse à tête d’homme. La sculpture de César bien que pesante, massive, donne l’impression de se mouvoir dans l’espace, force sauvage, parfois (...)
maison[s]témoin : du salon à la terrasse
Le Salon : Ce n’est pas le propre de la maison-témoin d’y trouver, posés sur la table basse, une pile d’ouvrages d’art qu’on ne lira jamais, achetés exprès pour en imposer à notre entourage et surtout les visiteurs de passage, livres précieux, aux volumes conséquents. Devant la cheminée, le livre d’art devient meuble, rivé à la table basse. Des livres (...)
maison[s]témoin : de l’entrée à la cuisine
« Dans ma maison vous viendrez D’ailleurs ce n’est pas ma maison Je ne sais pas à qui elle est Je suis entré comme ça un jour Il n’y avait personne Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc Je suis resté longtemps dans cette maison Personne n’est venu Mais tous les jours et tous les jours Je vous ai (...)
Projection de la ville dans la chambre noire
Le Castelo de São Jorge depuis le Jardim de São Pedro de Alcântara à Lisbonne Le Castelo de São Jorge à Lisbonne est situé dans la partie noble de l’ancienne citadelle médiévale comprenant le château fort, et les vestiges de l’ancien palais royal. Sa position dominante sur la colline la plus haute du centre historique, offre aux visiteurs une des plus (...)
Pâle lumière de la mémoire
Depuis l’enfance, j’aime les œillets et la peinture. Je suis née à Toulouse. Mon père était huissier et ma mère libraire. Quand elle se mettait en colère, elle criait après moi en espagnol. Mon enfance fut terne et sans relief. Dès que j’ai pu, je suis partie de chez mes parents. Je jouais du piano. Je suis gauchère. Visage ovale. Pas mariée, je ne crois (...)
Une ville sous la ville : cet envers de soi dans l’endroit où l’on vit
Un réseau de tunnels caché sous l’étendue de la ville qui n’est pas celui qu’on connait, avec ses bureaux, ses centres commerciaux, ses stations de train ou de métro et ses cinémas situés sous le niveau de la rue. Une ville sous la ville, une ville qui dédouble la ville. Une ville souterraine dans la partie la plus dense de la ville, dans son (...)
Data Transport, de Mathieu Brosseau
Un homme est repêché par un cargo en pleine mer, muet et amnésique, il ne sait seulement prononcer que la lettre B. Il trouve cependant un emploi dans un centre de tri de courriers jamais reçus faute d’adresse fiable, des lettres « en souffrance » sans expéditeur et sans destinataire, et semble progressivement recouvrer la mémoire ainsi que le langage (...)
Le voyeur observe le voyeur
Comment oublier notre première rencontre sur le pont Saint-Louis, la fragilité de nos gestes hésitants, nos regards troublés, lorsque rentrant chez moi à pied, je remontais le quai aux fleurs au petit matin, le faîte des immeubles du quai d’Orléans dessinait en contrejour leur silhouette découpée dans un papier fragile, éphémère, je m’engageais sur le (...)
Figure de l’absence
Longtemps après que la rumeur des moteurs détonants du carrefour eut cessé, que le roulis pneumatique des voitures s’estompa, que la foule des passants à la sortie du métro se fut dispersée, le couloir du trottoir en goudron fraîchement refait à neuf en certains endroits, marquant au sol un tracé abstrait au message sibyllin, devant la façade du café, (...)
Mons Street Review
Mons Street Review : métamorphoser la ville de façon ludique. Porté par Mons 2015, capitale européenne de la culture ce projet artistique propose, en première mondiale, une balade interactive et décalée dans les rues montoises. Fixée sur une petite voiture, une caméra spéciale a filmé cet été à 360° 10 km des rues de la ville métamorphosées, mises en (...)
David Bowie is (sound and vision)
L’exposition David Bowie is tente de montrer toutes les facettes de David Bowie, dans la toute nouvelle salle conçue par Jean Nouvel : La Philharmonie de Paris. Un artiste multi-facettes : auteur, chanteur, acteur, producteur (on lui doit des albums comme Transformers de Lou Reed ou The Idiot d’Iggy Pop). David Bowie is all around you Les (...)
Jamais deux sans toi
Épithalame (Crosne le 29 avril 1995 - Venise, mai 1995) Mariée, ma dame, ma Dulcinée, ma chimère incarnée, Daphné inondée de lumière, chandelle illuminée, mon adorée, mon aimée, mon héroïne nimbée, placée au ciel, accorde-moi ce charme, ce cœur à l’âme, aide-moi à perdre le Nord, emplie-moi, aime-moi donc... Le premier, la dernière... Dormir loin d’elle, mon (...)
Un lieu de recueillement
Nous nous sommes retrouvés ce week-end en famille à Carolles, en Normandie, pour réaliser le dernier vœux de Jacques, le beau-père de Caroline. Il souhaitait que ses enfants jettent ses cendres dans la Vallée du Lude, à Carolles. Tous les ans depuis quelques années nous revenons régulièrement en famille à Édenville, avenue de la plage à Carolles où (...)
Je suis sur écoute
« Il reconnaît qu’il ignore la loi, et il affirme en même temps qu’il n’est pas coupable ! » Le Procès (traduction d’Alexandre Vialatte), dans Œuvres complètes, Franz Kafka, Gallimard, 1984. Rien à cacher ? Le projet de loi relatif au renseignement a été soumis à l’examen accéléré de l’Assemblée nationale. 63% des Français sont favorables à une (...)
Ateliers de création numérique sur la ville
Ce workshop, au Centre culturel Bellegarde à Toulouse qui s’est déroulé du 8 au 10 avril 2015, dans le cadre du festival Empreintes numériques, a été l’occasion d’expérimenter pendant trois jours, la rephotographie, en utilisant la photographie, la vidéo, l’enregistrement sonore, et l’écriture. En explorant les rues de la ville, les participants ont pris (...)
Baleine paysage et Passée par ici de Maryse Hache
Il y a des auteurs pour qui l’atelier est un lieu privilégié, une opportunité, une perspective d’expérimenter ce que seuls ils mettraient sans doute plus de temps à aborder, ou qu’ils affronteraient différemment, un temps qu’on prend pour écrire dans un cadre collectif. Un lieu d’échange, de partage, même si ce qu’on écrit, et peut-être même pour ces (...)
Les « Street Ghosts » de Paolo Cirio
L’artiste Paolo Cirio qui s’attaque à Google Street View à travers sa série Street Ghosts qui reproduit des silhouettes capturées par la caméra intrusive de Google et les reproduit en taille réelle sur les murs des rues de Londres, Berlin ou encore New York, est l’invité des Empreintes numériques qui lui consacre une exposition. Mercredi 8 avril, (...)
Une histoire, une mémoire
En Irak, l’organisation État islamique (EI) a mis en ligne, samedi 4 avril 2015, une vidéo montrant ses soldats djihadistes à l’œuvre dans la destruction de la cité antique d’Hatra, premier site irakien inscrit en 1985 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Dans cette vidéo de plus de sept minutes, on y voit des hommes frapper les bas-reliefs à (...)
L’immensité des villes à l’intimité de ses habitants
La photographe américaine Gail Albert Halaban a trouvé, à Paris, pour son projet Vis-à-vis, des points de vue sans perspective qu’elle a cadrés comme autant de morceaux choisis de la ville. Vis-à-vis est le portrait d’une ville à travers ses habitants dans l’isolement de leur habitat, leur cadre de vie. « Le processus de fabriquer les photos lie un (...)
Où es-tu ? Là, t’es où ?
Où es-tu ? Là, t’es où ? Tu es là à me parler à l’autre bout du téléphone, et me voilà transporté, je t’entends comme si tu étais là, à mes côtés, toute proche, sans doute est-ce pourquoi je répète cette question dans le vide, où es-tu ? Sans entendre ta réponse, où es-tu ? sans l’attendre, où es-tu ? Car au fond je sais bien que tu es absent, lointain, en même (...)
Face à face : selon toute ressemblance
Aucune ressemblance entre deux visages ne peut rester crédible à l’attention méticuleuse d’un observateur aguerri, le semblable est assez peu répandu dans la nature, les vrais comme les faux jumeaux se ressemblent mais regardez-y de plus près, prenez le temps d’observer leurs visages et vous verrez, avec le temps, comme pour le jeu des sept erreurs, (...)
Transparentes visibilités
Le Centre culturel Bellegarde à Toulouse organise depuis 2007 une rencontre autour des arts numériques d’aujourd’hui : Empreintes numériques. « Les Empreintes numériques, rendez-vous autour des cultures digitales, accueillent Paolo Cirio et Pierre Ménard, deux artistes résolument contemporains qui diffèrent dans leurs propositions tout en (...)
Un point de départ
Regarder ce que l’on ne peut pas voir. Rue Notre Dame de Nazareth, Paris 3e. Il y a toujours une raison à l’attirance pour cette forme de plus en plus courante dans la ville d’aujourd’hui, cette béance, ce trou à l’air libre, comme un temps mis entre parenthèse, en suspens. Pour maintenir solidement debout les pans de murs mis à nus par un (...)
Dear Esther
Dear Esther est un jeu narratif à la première personne (merci à Coline Sidre de me l’avoir fait découvrir) où le joueur est un explorateur naufragé sur une île britannique, dans les Hébrides, errant sans but précis. Le jeu ne suit pas les protocoles traditionnels du jeu vidéo, proposant une interaction minimale au lecteur qui n’a qu’assez peu de choix à (...)
Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves
En sortant de notre immeuble avec ma plus grande fille, celle-ci remarque un imposant nuage de fumée noire qui s’échappe du haut du parking à voitures de l’agence de location Avis qui se trouve juste derrière chez moi. À peine le temps de lever la tête vers l’immeuble, de sortir mon iPhone et voilà qu’au moment de prendre la photo une immense flamme (...)
Images Secondes, Éric Rondepierre
L’exposition d’Éric Rondepierre à la Maison Européenne de la Photographie développe une vision panoramique de l’œuvre du photographe avec une dimension rétrospective sur le travail de photographe, en exposant l’ensemble des séries réalisées par Éric Rondepierre durant les vingt dernières années. La Vie est belle (Excédents) tirage argentique sur aluminium (...)
Poésie sur écoute - épisode 195
À l’occasion de ma participation au 21e Salon du Livre de Casablanca, invité par l’Institut Français de Casablanca, j’ai passé quatre jours à sillonner la ville avec mon appareil photo et mon enregistreur numérique. Le texte lu dans cette pièce sonore est un cut-up d’extraits du magnifique livre Sainte Rita d’Hicham Lasri, publié aux éditions Le (...)
Sainte Rita, d’Hicham Lasri aux éditions Le Fennec
Sainte Rita est un roman d’Hicham Lasri, publié aux éditions Le Fennec, en 2015, une histoire d’amour, de désir et de mort, à la forme originale, d’une violente beauté. Hicham Lasri signe son livre « Sainte Rita » au Stand France du Salon du livre de Casablanca Au Salon du livre de Casablanca, Hicham Lasri présentait son livre, interrogé par David (...)
Skefkef سكفكف‎ à l’Uzine de Casablanca
Samedi 21 février, l’équipe de la revue Skefkef présentait son dernier numéro à L’UZINE de Casablanca, un espace de création et d’échange entre les artistes et le public lancé par la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi. L’occasion de découvrir la genèse de ce numéro et de visiter ce nouveau lieu à ’Aïn Sba, sur l’ancienne route de Rabat, à Casablanca, au (...)
Dans la zone d’écriture
Découvrir cette ville que je ne connais pas en voiture, cela fausse forcément l’impression qu’elle nous laisse en l’abordant à pieds, en l’arpentant physiquement, les mesures en sont perturbées. Les perspectives tronquées. Les distances raccourcies et remaniées. Revenir sur ses pas pour retrouver l’endroit qui, sur le chemin, a attiré notre attention, (...)
Se perdre pour mieux se retrouver
Sur la place de la Grande Mosquée, le bruit de l’océan dont les déferlantes se brisent dans un nuage brumeux qui surplombe la jetée. Coups de sifflets répétés. Il y a un langage du sifflet comme une langue des coups de klaxon, mais parfois l’erreur se glisse dans les propos et leur compréhension par les autres. Le gardien à l’abri dans sa guitoune en (...)
Images de la ville en négatif
« Je fais des photographies pour savoir de quoi auront l’air les choses une fois photographiées. » Garry Winogrand. Déambuler dans la rue, de manière frénétique, armé de son appareil photo, l’endroit permet de se confronter de manière plutôt intrusive, décomplexée, un large choix de situations, de figures différentes, d’origines culturelles et de (...)
Le lieu de tous les passages
Le jeu de la présence de soi au monde. Musée du Louvre, Paris 1er. Dans le musée, ce moment de fatigue passagère où plus rien ne parvient plus à te toucher, où le besoin se fait sentir de regarder ailleurs, ou de fermer les yeux. Les fenêtres nous attirent et notre regard porte au loin, sans rien voir de précis, juste pour se distraire des (...)
Périphérique intérieur, d’Urbain, trop urbain
Claire Dutrait et Matthieu Duperrex dirigent depuis 2010 Urbain, trop urbain. Ils expliquent leur approche dans un entretien très complet réalisé par Margot Baldassi sur le site Pop-up-urbain : « La démarche d’Urbain, trop urbain consiste d’une part à ne pas se contenter des espaces désignés et d’aller voir ailleurs ; d’autre part à créer, (...)
Le clavier bien tempéré
Lundi matin, alors qu’il ne restait que quelques minutes avant la fin de l’atelier sur la ville que je mène à Sciences Po, j’ai entendu la lecture du texte d’une étudiante qui a laissé une impression durable en moi. À la fin de l’atelier j’ai juste eu le temps de lui dire qu’elle devrait lire Un homme qui dort de Georges Perec, que son texte s’y (...)
Atelier d’écriture numérique à Chambéry
J’ai été invité à participer dans la matinée de jeudi à une journée thématique organisée par le Festival du 1er roman de Chambéry sur le thème du roman contemporain avec Patrick Longuet, maître de conférences à l’Université de Savoie, directeur d’études à l’ESPE de Chambéry, Myriam Anderson, critique littéraire, traductrice, agent d’auteurs, éditrice chez Actes (...)
Lire et écrire la ville
Google Street View est un révélateur de notre expérience de la ville, de notre rapport au temps et en particulier, de la paradoxale tension entre notre indifférence quotidienne aux choses qui nous entoure et notre incessante recherche de connexion et d’interaction. Cet atelier d’écriture permet de porter sur Street View et le monde qu’il dessine, (...)
Carte du tendre
"Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée." Les fenêtres, Charles Baudelaire, « Le Spleen de Paris ». Jardin des Plantes, Paris 5e. Il y a des lieux cachés dans la ville, les trouver c’est sortir des sentiers battus, se perdre parfois, volontairement ou non, (...)
Tu chauffes
Tu m’avais fait une surprise pour mon anniversaire que je n’ai pas oubliée, tu disais souvent que tu n’aimais pas les papiers cadeaux, inutiles selon toi, vu que nous nous empressions de les déchirer, sans le respect des Japonais et leur furoshiki nouant un carré de tissus. Tu avais disséminé un ensemble de cadeaux dans tout mon appartement, un livre (...)
Avis de recherche
Avec tes amis du théâtre tu avais diffusé des dizaines d’affiches signalant la disparition d’une jeune femme dans les rues de Paris. Une affiche en noir et blanc, avec photographie d’un visage de face et avis de recherche, placardée dans différents quartiers. La photographie d’une certaine Sarah Vautier, sa description, la date de sa disparition, le 21 (...)
Appel à projet pour une résidence numérique
Dans le cadre d’un Contrat de Territoire Lecture en collaboration avec la DRAC île de France et la Médiathèque départementale de Seine-et-Marne, la Communauté de communes Moret Seine & Loing lance un appel à candidature pour une résidence numérique, auquel j’ai été associé en tant qu’auteur participant au comité technique, et c’est à ce titre que je (...)
Au fil de ma mémoire
Tas de feuilles mortes sur un banc, pyramide précaire, où es-tu ? Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e. Nous nous sommes assis sur ce banc, nous nous sommes embrassés bien sûr, je me souviens de l’histoire que tu m’as racontée à cet endroit, le paysage qu’on a sous les yeux, qui s’ouvre devant nous, changeant selon les saisons. Nous avons regardé (...)
Sardinia, de Daniel Bourrion
Daniel Bourrion a traversé les États-Unis avec deux amis durant l’été 2013, un site réalisé en temps réel rend compte de cette expérience : « On the Route ». Il l’évoque d’ailleurs non sans humour, dans son récit édité chez Publie.net, qui n’a rien d’un carnet de voyage, qui nous raconte plutôt l’histoire de jeunes gens qui ne sont jamais sortis de chez eux, (...)
Fermeture au noir
« On se tourne vers le monde, on se tourne vers soi. » Quelque chose noir, Jacques Roubaud Basculer du jour à son reflet de l’autre côté de la nuit. Dans le noir. D’un bleu très noir. Dans le noir d’une nuit interminable. L’époque est frontale, sans concession. L’affrontement, inévitable. Un rien peut déclencher l’étincelle fatale. Mais c’est à petit (...)
Instructions pour lendemains de fête
Tout le monde a certainement remarqué que les lendemains de fête, qu’il pleuve ou qu’il neige, qu’il vente ou qu’il fasse beau, même en ce cas de figure assez rare à Paris, on n’a guère envie d’aller se promener en ville, même bien couvert, même à l’abri d’un parapluie ou en compagnie d’une amie chaleureuse ou d’une compagne aimante. Les lendemains de fête on (...)
Les années ont été pour nous, pas contre nous
Retourner dans cette ville de mon enfance dans laquelle je ne viens pas très souvent, dans cette partie ancienne de la ville que je n’ai plus arpentée depuis très longtemps, où j’ai vécu toute une partie de ma jeunesse, de 1978 à 1993, mais dont je ne garde pas que d’excellents souvenirs. À chaque visite, c’est un autre endroit que j’emprunte. Arrivée à (...)
Avancer dans le flou (artistique ?)
« La pratique du floutage, écrit André Gunthert sur son blog L’image sociale précédée depuis les années 1950 par celle du masquage par un bandeau, est un usage typique de la presse à scandale, qui a pour but de préserver la publication d’une image, alors que celle-ci expose à un risque juridique ou révèle l’identité d’un acteur de manière non souhaitée. » (...)
Andy Warhol : Time Capsules
Comme je l’écrivais dans mon texte sur les Capsules temporelles : bombes à retardement : le futur n’est pas ce qu’il était. En septembre dernier, un article de la BBC, nous apprenait que l’avant-dernière capsule temporelle d’Andy Warhol, la boîte n°528 avait récemment été ouverte, délivrant ses secrets enfouis au cours d’une cérémonie qui s’est tenue (...)
L’Œuvre au noir : un art à l’air libre
Anne Savelli m’apprend hier soir sur mon profil Facebook, que la célèbre œuvre de l’artiste italien Blu, une des fresques emblématiques du street art à Berlin, a été recouverte de peinture noire par l’artiste lui-même. La fresque de Blu, dans le quartier de Kreuzberg à Berlin en octobre 2014 Lors de notre voyage familial à Berlin en octobre dernier, (...)
Nos 390 photos de sapins de Noël
L’année dernière, Gaétane Laurent-Darbon, photographe vivant à Marseille, a lancé une série photographique autour des sapins de Noël abandonnés dans la rue, Our 390 Christmas Trees, série publiée sous forme d’album sur Facebook à laquelle une quarantaine de personnes ont participé en envoyant leurs clichés. J’évoquais ce projet sur mon site l’année (...)
L’inconnu nécessite de la souplesse
En attendant le métro. Métro Gare d’Austerlitz, Ligne 6, Paris 13e Ce moment où tu vas te retourner, ce sera toi devant moi, tu me souriras, j’oublierai tout ce temps passé loin toi, à t’attendre seul, à la maison ou à traîner dans les rues de Paris, parti à ta recherche, arpentant tous les endroits où nous sommes allés, tous les lieux que nous (...)
Paysages et personnages sans visage
Grore Images est une agence de photographies trouvées, une à une, par hasard, sur la voie publique (dans la rue, sur les trottoirs, dans les caniveaux, les jardins publics, sous les roues des voitures...). Elles sont trouvées au hasard des déplacements dans la ville. Elles ne sont pas ramassées dans les poubelles (qui sont des lieux privés), elles (...)
MacGuffin, d’Anne-Sophie Barreau
Le MacGuffin c’est l’élément moteur qui intervient dans le développement d’un scénario, d’une histoire. C’est presque toujours un objet matériel, généralement mystérieux, sa description est vague et sans importance. Le principe date des débuts du cinéma mais l’expression est généralement associée au cinéaste Alfred Hitchcock, qui l’a redéfinie, popularisée et (...)
Une photo devant le photomaton
Une photographie c’est un geste, un regard, parfois très rapide, surgit d’on ne sait où, rapide comme l’éclair. Un désir. Cette femme, c’est elle que j’aperçois dans cette lumière tombante de fin de journée, cette teinte automnale des feuilles mordorées jonchant le sol humide, les lettres de l’enseigne lumineuse du photomaton qui se détachent dans le ciel. (...)
Via & Vers, de Mathilde Roux, Nathanaël Gobenceaux et Rémi Froger
Nathanaël Gobenceaux, Mathilde Roux et Rémi Froger nous proposent avec Via & Vers une poétique de la signalisation, une signalétique de la direction, traversée de l’espace, de l’inventaire inventif et détourné d’un territoire, dans l’accumulation de ses signes, un carnet de voyages dont les images se focalisent sur le panneaux indicateurs et leur (...)
Des arbres dans la ville et des livres dans les arbres
À Berlin, on connaît avec précision le nombre des arbres dans les rues de la ville, les services administratifs de la capitale allemande comptabilisent en effet avec soin et dressent régulièrement la liste de cet étonnant inventaire consultable sur Internet. En décembre 2011 il y en avait 435 680. Les essences des arbres sont variées, tilleuls, (...)
Rosetta : le monde est stone
Le fil d’actualité s’est enflammé hier sur les réseaux sociaux à propos de la sonde européenne Rosetta qui a réussi a poser en douceur son robot atterrisseur Philae, à la surface de la peu hospitalière comète Tchourioumov-Guérassimenko. Une opération inédite dans l’histoire de l’exploration spatiale. Devant cette effervescence, je ne peux m’empêcher de (...)
La chute du mur de Berlin
Pour célébrer avec légèreté à cet événement lourd de sens l’anniversaire des vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, la capitale allemande a vu les choses en grand. 8000 ballons gonflés à l’hélium sont installés sur 15 km de long, suivant l’ancienne frontière que délimitait le mur. Une installation conçue par deux artistes allemands, (...)
L’Inconnue de la Seine
Dans le visage de cette jeune inconnue, masque d’adolescente aux yeux clos, dont on n’apprit jamais ce qui, du suicide, du meurtre ou de l’accident, l’avait précipité dans les eaux du canal de l’Ourcq, avant qu’on retrouve son cadavre flottant dans la Seine, les nombreuses copies du masque réalisées à l’initiative du médecin légiste qui fut frappé par (...)
Capsules temporelles : bombes à retardement
Une capsule temporelle est une œuvre de sauvegarde collective de biens et d’informations, comme témoignage destiné aux générations futures. Les capsules temporelles sont parfois créées puis enterrées lors de cérémonies, comme l’Exposition universelle ou ensevelies de manière involontaire comme à Pompéi. Le terme « capsule temporelle » est utilisé depuis (...)
Le point d’orgue
Je voudrais avoir la capacité d’arrêter le temps, ce pouvoir d’immobiliser les êtres, les animaux, tout ce qui est en mouvement, les voitures, les vélos, les trains. Voir les choses sous tous les angles en même temps, modeler ainsi leur image dans mon esprit, avoir d’eux une vue complète, autour de laquelle je puisse tourner, dans une vision giratoire (...)
Laisse venir : Voyage en ville
Deux rendez-vous en novembre pour accompagner la publication de Laisse venir, co-écrit avec Anne Savelli, édité par La Marelle et le Bec en l’air en 2014, dans le cadre du festival Image de ville : À Aix-en-Provence, le dimanche 16 novembre à 11h30 à l’amphithéâtre de la Verrière. Le Tour du jour en 80 mondes : blog sur Street View et ses (...)
Une sacré machine à écrire
Est-ce que la Torah peut être écrite par un robot ? Sans utiliser les techniques d’impression numériques, mais en adoptant une écriture qui se rapproche de la graphie humaine. C’est le pari d’un groupe d’ingénieurs allemands, rotolab, qui s’est lancé dans la construction de bios [bible], un bras robotisé pour écrire la Bible juive, l’Ancien Testament et (...)
Bonkers – A Fortnight in London
Bettina Rheims consacre son travail artistique à la représentation de soi et à la féminité. La série de portraits de 23 femmes réalisée en 2013 pour Londres Bonkers – A Fortnight in London est désormais visible chez Camera Work, à Berlin. La galerie se trouvait sur notre chemin aujourd’hui, en retrait de la Kantstraße, à Berlin. « J’aime la chair, je (...)
À la surface du mur
Le visage et ses distances nécessaires. Faire bonne mesure. Limite de discrétion. Dans les banques et certains magasins, ces marques signalétiques au sol qui délimitent une zone à ne pas dépasser, ne pas franchir. Au-delà de cette limite votre proximité devient suspecte, gênante, cette intrusion peut troubler, interférer dans la bonne marche de notre (...)
À la lecture, de Véronique Aubouy et Mathieu Riboulet
Véronique Aubouy et Mathieu Riboulet viennent de faire paraître chez Grasset, dans la collection bleue, À la lecture, une célébration à deux voix de la lecture. À partir des expériences des lectures faîtes par des hommes et des femmes très variés, enregistrées depuis 1993 par Véronique Aubouy dans le cadre de son film Proust lu, lecture intégrale d’À la (...)
Derrière le miroir
Un mur qui fait office de miroir, une glace sans tain. Je veux que tu m’écoutes, j’ai besoin de parler. Ta voix ne me quitte plus depuis que tu n’es plus à mes côtés, elle m’entête, l’impression de t’entendre tout le temps, tes paroles s’entremêlent dans le tumulte de mes pensées, ce que l’on me dit ou ce que j’entends, les bruits environnants. Je te (...)
Ricordi, de Christophe Grossi
« qu’aujourd’hui, parce que j’étais absent, il ne me reste plus que cette pratique de faussaire : l’écriture. » « Longtemps l’Italie a été un fantasme, tantôt une honte ou une fierté, une fiction le plus souvent, écrit Christophe Grossi dans la postface de son livre paru aux éditions L’Atelier contemporain. Elle était un trou, une présente absence, une (...)
L’énigme des visages
Ce qui était le privilège de quelques agences de presse, communiquer en temps réel une photo à distance, s’est popularisé dès que la photographie est devenue connectée. Cette métamorphose s’explique par une définition toujours plus grande de l’image, l’accroissement de la capacité des serveurs, l’alliance du mobile et des outils de communication, (...)
Ton visage étoilé de souvenirs
Tu ne souhaitais pas te rendre à cette soirée, j’ai insisté pour que tu acceptes. Il y avait beaucoup de monde, chacun était venu accompagné de ses amis et ses connaissances, le nombre des convives bien trop grand pour permettre à chacun de discuter et d’échanger avec les autres. Le volume de la musique monté au maximum empêchant toute discussion. Bien (...)
Cette noirceur d’où sort une lumière
« L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement, l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir. » Victor Hugo, William Shakespeare, I, 5, les Âmes I, 1864. La lumière naît de la nuit et y replonge. Miser sur le noir. Se laisser séduire par le prestige de ces différents noirs qui dominent l’horizon imaginaire, (...)
Club du sourire contre ville des suicides
Une série de suicides tragiques survient à Budapest, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, de nombreux habitants se seraient jetés dans les eaux sombres du Danube obligeant les autorités à mettre en place des patrouilles afin de surveiller les quais et les ponts et de protéger ainsi les accès au fleuve. À l’époque certains ont cru que ce (...)
Portrait parlé
Je croyais avoir totalement oublié ce jeu puéril que l’on trouvait dans certains magazines que l’on achetait aux enfants pour les distraire pendant un long trajet en train, au moment des départs en vacances ; plus tard ce serait un livre d’Agatha Christie, dans la collection Le Masque à la couverture jaune si particulière ; ce jeu qui consistait à (...)
La vallée des poupées
Ayano Tsukimi est une femme qui vit seule avec son père de 83 ans dans leur maison familiale à Nagoro, un petit village situé à l’est d’Iya sur Shikoku, l’une des quatre grandes îles du Japon. Elle est mariée, mais son mari et sa fille vivent loin d’elle à Osaka. Capture d’image de la vallée des poupées à Nagoro au Japon sur Google Street View Il n’y (...)
Ombres urbaines
Ce texte a été écrit à partir de la série photographique d’Agathe Lippa : Ombres urbaines. C’est comme cela que nous nous sommes rencontrés, dans ces circonstances précises, sur un quai de métro, je marchais derrière toi à quelques mètres en retrait, à bonne distance pour te voir et en même temps ne pas être visible, je n’étais pas sûr de t’avoir (...)
Rendre visible le livre numérique
Voici les grandes lignes de mon intervention du mardi 24 septembre 2013 à l’enssib sur le thème : Bibliothèque physique, bibliothèque numérique : organiser leur valorisation mutuelle en bibliothèque publique. J’ai légèrement remanié la présentation de mon intervention que je reprends le mardi 16 septembre 2014 à l’enssib, en y incluant une (...)
S’il y a lieu je pars avec vous
Sophie Calle, Antoine d’Agata, Julien Magre, Stéphane Couturier et Alain Bublex ont chacun fait de l’autoroute un territoire d’expérimentation et nous embarquent dans de drôles d’endroits, nous racontent d’étranges histoires, à l’occasion de l’exposition S’il y a lieu je pars avec vous, qui se tient au Bal, du 11 septembre au 26 octobre 2014. (...)
La tête dans les nuages
Dans L’Énergie spirituelle, Henri Bergson expose l’hypothèse selon laquelle c’est par une paréidolie, à partir des phosphènes naturels qui apparaissent lorsqu’on ferme les yeux, que sont élaborées les images des rêves. Cloud Face (détail), de Shinseungback Kimyonghun Je t’ai souvent raconté qu’enfant je passais mon temps allongé dans l’herbe à (...)
Nuage de fumée
Tu allumes une cigarette, tu ne fumes pas souvent mais lorsqu’il y a des amis à la maison, au restaurant après un agréable repas accompagné de bons vins, un café appelle une cigarette, à chaque fois que tu en allumes une je suis surpris, je n’ai pas l’habitude car je ne fume pas, ce geste me paraît toujours incongru, artificiel, un geste (...)
Contre-mur
Contre-mur est une association créée en 2009 par Caroline Scherb et Nicolas Tardy, dont le but est la promotion de la littérature contemporaine, à travers des éditions ainsi que l’organisation d’événements publics liés aux auteurs édités. Contre-mur contacte des auteurs afin de leur passer commande de textes inédits et autonomes publiés sous forme de (...)
Le Jeu des probabilités
« On n’osait pas, au début de la photographie, regarder trop longtemps les visages des personnes fixés sur la plaque. On croyait que ces visages étaient eux-mêmes capables de nous voir » écrit Walter Benjamin. L’image, la vie. Le parallèle entre les deux. Face à nous-mêmes. Que valent nos souvenirs ? que valons-nous ? s’ils s’effacent et disparaissent ? (...)
Portrait dans un miroir
La lumière brûle tes cheveux, en blanchit abrasive les boucles blondes. Sur la pointe des pieds, tu tentes de t’approcher du miroir, te penches pour observer un détail de ton visage, le grain de ta peau, une rougeur peut-être, la clarté du soleil te surprend et suspend ton regard, en t’éblouissant. Tu fermes les yeux pour ne pas t’aveugler. Paupières (...)
Les souvenirs des autres moments
Rien ne distingue les souvenirs des autres moments : ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître, à leur cicatrice. La jetée, Chris Marker Café. Bruits de tasses en faïence qui s’entrechoquent. La vapeur du percolateur qui efface un temps bref toutes les conversations, leur brouhaha, en signe d’improbation. Invitation au départ comme un (...)
L’exposition au soleil
« Arrivant à un de mes recoins favoris qui combinait magiquement un libre flot de soleil avec la protection des arbrisseaux, je me mettais complètement à poil et m’étendais sur le dos sur la couverture, plaçant mon maillot inutile sous ma tête. Grâce au bronzage qui me couvrait entièrement le corps (de telle sorte que seuls mes talons, mes paumes et les (...)
Une plage de souvenirs
Depuis plusieurs années, nous revenons en famille dans l’avenue de la Plage, à Édenville, entre Carolles et Jullouville en Normandie, où ma femme, Caroline, a passé son enfance. Tous les étés, je reviens donc sur les lieux du tournage d’un film sur la passion et ses dérivés : Pauline à la plage, d’Eric Rohmer à la recherche du Rayon vert. (...)
Un temps d’attente avant de voir
La tentation est parfois grande d’utiliser à nouveau mon vieux Minolta et de prendre avec des photographies argentiques. Cet été, deux de mes amis, qui n’utilisent que cet appareil, m’ont communiqué leur passion pour ce mode de prises de vues. J’ai commencé à prendre des photographies ainsi avant de passer au numérique il y a une vingtaine d’années. (...)
Paris, Texas de Wim Wenders
Un homme, cravate beige et casquette de base-ball rouge, surgit du désert mexicain pour regagner le Texas. Il boit les dernières gouttes d’eau que contient un bidon en plastique, puis l’abandonne sur place. Il reprend son chemin, marche dans le désert, rien ne peut l’arrêter. Son pas est régulier, hiératique. La fatigue et la chaleur le rendent (...)
Ce jardin qui frissonne
Rare de voir dans une ville de la taille de Paris, un projet d’aménagement urbain d’aussi grande envergure, comme celui de Clichy-Batignolles, dont les anciennes friches SNCF situées au nord du quartier des Batignolles et à l’ouest du quartier des Épinettes à Paris, est en cours. Il couvre 54 hectares au nord-est du 17e arrondissement de Paris, (...)
Dans ma rue
La Ville de Paris invite les Parisiens à recenser les lieux qui pourraient accueillir de la végétalisation au plus près de chez eux grâce à l’application mobile Dansmarue. Murs, trottoirs, placettes, façades... 200 lieux publics proposés par les citoyens seront choisis et végétalisés. L’application Dansmarue de la Ville de Paris La nouvelle version (...)
Voyage au centre de la Terre
La semaine dernière, un pilote d’hélicoptère a découvert un trou profond de quelques 70 mètres sur la péninsule de Yamal en Sibérie. [1] Un trou profond découvert sur la péninsule de Yamal en Sibérie Après la découverte à la mi-juillet 2014 d’un second trou géant repéré à 50 kilomètres du premier, le mystère s’éclaircit mais ce qu’il annonce est (...)
L’autoroute du Sud ou le grand embouteillage
« Au début, la jeune fille de la Dauphine aurait bien voulu compter les heures, mais l’ingénieur de la 404 n’en voyait pas l’intérêt. tout le monde pouvait regarder sa montre mais c’était comme si ce temps attaché au poignet ou le bip bip bip de la radio mesurait autre chose, par exemple le temps de ceux qui n’avaient pas fait la bêtise de vouloir (...)
Tokyo Station
Afin de célébrer le 100e anniversaire de la gare de Tokyo, véritable symbole de la capitale japonaise, et véritable joyau d’architecture, un court film d’animation de cinq minutes vient d’être réalisé par le studio d’animation A-1 Pictures. Intitulée Passage of Time - Tokyo Station, le film met en scène la gare, il suit l’histoire de Misaki, qui se (...)
Des journées dans les arbres
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. Vivre le présent de son expérience comme le passé dʼun futur. Mais ne garder que l’essentiel, selon le principe des contacts successifs. Deux photos choisies de manière arbitraire selon leur numéro (...)
Au rendez-vous des amis
Je découvre un peu par hasard sur Twitter un article du Figaro : la maison de Paul Éluard transformée en parking ? La maison de Paul Éluard à Saint-Brice-sous-Forêt à l’abandon D’après l’article « à la fin du mois de juin 2014, le conseil municipal a voté une délibération qui vise à la démolition de cette maison. Il est question d’en faire un parking. (...)
Fascination et appréhension
Frank Smith met régulièrement sur son profil Facebook des photographies, souvent il ajoute juste une phrase, mais ne site rarement l’origine de la photographie. Comme ces photographies sont souvent très belles et étonnantes, je fais une recherche sur Google Images et trouve généralement très rapidement l’origine de l’image. Hier par exemple, il (...)
La vision du jardin
« Qu’est-ce qu’un jardin à Rome ? se demande Pascal Quignard dans Le sexe et l’effroi. L’âge d’or revisite le présent. Il s’agit de retrouver quelque chose de l’inactivité divine. Se tenir immobile comme les astres dans les cieux. Entouré d’un nimbe. Se tenir immobile comme le fauve se tient immobile avant de bondir sur la proie. Se tenir immobile comme (...)
Deux temps de son histoire
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. Vivre le présent de son expérience comme le passé dʼun futur. Mais ne garder que l’essentiel, selon le principe des contacts successifs. Deux photos choisies de manière arbitraire selon leur numéro (...)
Mémoire d’une catastrophe
Dans la nuit du 14 au 15 janvier 1968, un tremblement de terre a secoué toute la vallée du Belice en Sicile (la zone comprise entre les provinces de Palerme, Agrigente et Trapani). Gibellina ainsi que douze autres villages furent victimes du tremblement de terre qui a fait plus de quatre cents victimes, mille blessés et plus de cent mille (...)
Images de rêve
En famille, dans un endroit de Paris que je ne crois pas connaître, nous traversons une gare, nous remontons le quai jusqu’à la partie la plus sombre de la gare, là où les voies sont les moins utilisées, peu de trains partant de là, voie de garage, surpris d’y trouver ce qui ressemble aux restes d’une fête en train de se terminer, d’une célébration de (...)
La figure poétique de l’adresse
Moyra Davey, née en 1958 à Toronto, au Canada, vit à New York. En 2008-2009, Davey était en résidence au studio du Conseil des Arts du Canada, à la Cité des Arts, à Paris, où elle a produit le vidéo My Necropolis. Les livres de Moyra Davey comprennent Copperheads (Bywater Bros. Editions, 2010), Long Life Cool White (Yale University Press, 2008), et The (...)
En train de rêver
Le roulis des wagons du train, bercé par la vitesse constante, la monotonie des images qui défilent derrière la vitre, du mal à les fixer, la chaleur ambiante, étouffante, le bruit par toutes les fenêtres ouvertes pour laisser entrer l’air, tout nous invite à somnoler, les yeux deviennent lourds, il faut les fermer, et l’on s’endort rapidement. (...)
L’icône anonyme
Le 5 juin 1989, à proximité de la place Tian’anmen, au sud de la Cité interdite à Pekin, au deuxième jour des violentes répressions entreprises par le gouvernement chinois à l’encontre des manifestations qui se déroulèrent entre le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989 sur la place, un homme s’est tenu à 800 mètres à l’est de la porte Tian’anmen, au carrefour (...)
Protographies d’Oscar Muñoz
Oscar Muñoz, né en 1951 à Popayán en Colombie, est un artiste contemporain de renommée internationale, l’un des plus importants de son pays natal. Diplômé de l’Institut des Beaux-Arts de Cali, il développe, depuis plus de quatre décennies, une œuvre autour de l’image en relation avec la mémoire, la perte et la précarité de la vie. Grâce à des interventions (...)
Poésie sur écoute - épisode 194
Pour fêter les 80 ans de Jean-Luc Godard, j’avais réalisé Il y a trois ans un montage d’extraits de certains de ses films. Ce montage sous forme de patchwork visuel et sonore était une manière de rendre hommage à Jean-Luc Godard et à son écriture. Son dernier film, Adieu au langage, qui a obtenu récemment le Prix du Jury du Festival de Cannes et (...)
Poésie(s) en stéréo (dans le cadre de la Périphérie XVI du Marché de la poésie)
Dans le cadre de la Périphérie XVI du Marché de la poésie Lundi 16 juin 2014, 19h BPI – Centre Pompidou, Petite Salle (niveau -1) La BPI, Ent’revues et le Marché de la poésie (Périphérie XVI) proposent une soirée multiforme et bigarrée offrant la scène à 3 revues : d’ici là, Parislike, Gruppen Un événement multiforme : lectures, performances, (...)
Se comprendre en parlant une langue différente
J’ai assisté à une scène très émouvante il y a quelques jours, assis aux côtés de ma fille aînée, dans une salle de cinéma avant le début de la projection du film X-Men days of future past. Mes voisins de rangée discutaient ensemble chacun dans sa langue. Elle parlait en français et son ami anglais, tenait conversation avec elle, sans avoir besoin (...)
In Situ Art Festival en plein air
L’année dernière j’ai visité et rendu compte sur ce site de ma visite de la Tour Paris 13 avant sa destruction. Un tour du monde de l’art urbain. Œuvre de Guy Denning Depuis quelques jours, quarante artistes urbains, de renommée internationale qui ont eu carte blanche pendant sept semaines, pour exprimer leur art, exposent dans la friche (...)
Un point invisible de l’espace
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. [1] Contacts successifs, de Pierre Ménard : IMG_4357 Chaque photographie, comme dans une spirale, porte en elle le souvenir de celles qui la précèdent. Rue d’Alsace-Lorraine, Paris 19e, le 29 (...)
Adieu au langage
Je n’ai pas encore vu Mommy, le film de Xavier Dolan, jeune réalisateur qui vient d’obtenir le Prix du Jury lors du dernier festival de Cannes exæquo avec le film de Jean-Luc Godard : Adieu au langage. Mais l’enthousiasme de nombreuses personnes à l’écoute de son discours, que je trouve pour ma part plutôt mièvre, m’a surpris : « Accrochons nous (...)
Strates de temps et de lieux
« Si je parle du temps, c’est qu’il n’est pas encore / Si je parle d’un lieu, c’est qu’il a disparu / Si je parle d’un homme, il sera bientôt mort / Si je parle du temps, c’est qu’il n’est déjà plus. » Raymond Queneau Après 9,5 millions de kilomètres parcourus en sept ans, en voiture le plus souvent, parfois à vélo ou en motoneige, et même à pied, (...)
La montée des circonstances
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. Vivre le présent de son expérience comme le passé dʼun futur. Mais ne garder que l’essentiel, selon le principe des contacts successifs. Deux photos choisies de manière arbitraire selon leur numéro (...)
Fête des voisins
Aller-retour express en TGV ce vendredi pour intervenir au Séminaire du Diplôme universitaire d’Animateur d’Ateliers d’Écriture, dans le cadre de la Comédie du Livre, au Corum de Montpellier. En début de semaine j’étais intervenu pour une douzaine de formateurs d’Aleph-Écriture, et quelques autres en province qui assistaient à la séance en (...)
Se perdre à côté de chez soi
J’ai relu en début de semaine quelques passages du livre Le poids du monde de Peter Handke, la force de cet ouvrage est telle qu’elle a changé le cours de ma semaine, celle-ci transformant les menus faits du quotidien par le regard et l’attention posés sur eux, contrairement à l’habitude, qui nous empêche de les voir au quotidien. « Ce livre (...)
Une émotion de cinéma
Pour son dernier numéro, le numéro 700 des Cahiers du cinéma, la revue a invité des réalisateurs, des auteurs, des acteurs, et leur a demandé de raconter une émotion de cinéma, un moment qui les hante, afin que ce n° 700 ressemble à un cahier d’émotions intimes, comme une grande tapisserie ou une bande d’images, un film rêvé. Hier, sur Facebook, (...)
Jeu de parcours
Je dois faire un aveu, lorsque je vais au Louvre j’ai tendance à privilégier la peinture. Je suis heureux d’avoir pu animer les ateliers d’écriture numérique au Musée cette année, cela m’a permis de sortir de mes habitudes, et de visiter enfin l’ensemble du Musée. Dans le site créé par Joachim Séné, À Louvre ouvert, une rubrique permet de se repérer (...)
Dimanche m’attend
Difficile de savoir la meilleure piste à suivre, s’il vaut mieux raconter son trajet le jour même, dans la foulée de la promenade ou préférer attendre, laisser passer quelques semaines, voire plusieurs mois, avant d’en faire le récit. La carte est dessinée, le parcours noté, c’est ce qui est le plus difficile de retrouver avec le temps, il est préférable (...)
Les Napolitains
Les Napolitains aiment faire parler la poudre de leurs feux d’artifice. Les Napolitains se hèlent de la rue au balcon, d’une maison à une autre. Et quand la parole ne suffit pas, le geste vient à la rescousse. Les Napolitains utilisent des seaux comme monte-charge artisanal (pour monter leurs courses, faire descendre des clefs oubliées, (...)
Poésie sur écoute - épisode 193
Écouter en ligne : Pièce sonore réalisée à partir des lectures des textes écrits par les participants à l’atelier d’écriture numérique À Louvre ouvert, dans le cadre du 3e atelier d’écriture numérique à l’occasion de l’exposition Bill Viola au Grand Palais à Paris. Se mêlent aux voix des participants lisant leurs textes, les secrets qu’ils ont (...)
Les murs de Naples
Une des images que j’avais de Naples s’est ravivée sur place en découvrant tous les graffitis qui recouvrent les murs de la ville : les peintures d’Ernest Pignon-Ernest. Hanté par les ombres laissées sur les murs, à Nagasaki et à Hiroshima, par les corps volatilisés, Ernest Pignon-Ernest a apposé, entre 1988 et 1995, des images peintes, dessinées, (...)
En allant à Herculanum
Nous empruntons le funiculaire de Chiaia qui part de la station Amadeo pour monter jusqu’à la Via Cimarosa. Nous souhaitons nous rendre à la Villa La Floridiana que nous n’avons pas visitée le premier jour de notre arrivée, lorsque nous nous sommes promenés du côté du Cloître San Martino. Le parc est un grand espace de verdure, bien délimité, on ne (...)
Capri en images
L’arrivée à Capri en funiculaire La villa Jovis est un site archéologique sur lequel se trouvent les vestiges de la probable résidence permanente de l’empereur Tibère, après son abandon de sa villa de Sperlonga. Située à 334 m d’altitude, sur un éperon rocheux du mont Tiberio, son belvédère permet de visualiser tout un panorama qui va de la baie de (...)
Majolique et machines anatomiques
Située sur la Piazza del Gesù Nuovo en face de l’église de Jésus, Santa Chiara est composée d’une basilique (la plus grande église gothique de Naples) et d’un monastère double qui ont été construits entre 1310 et 1340 sur l’emplacement de thermes romains. C’est dans cet endroit que se trouve la tombe gothique du roi Robert et que le corps de son épouse (...)
Le temps s’est arrêté à Pompei
C’est pour Pompei que j’ai eu l’idée la première fois de ce voyage à Naples. Je voulais voir cet endroit avec une envie irrésistible. J’avais oublié ou ne voulais pas y penser, qu’il s’agissait d’une destination si touristique, en arrivant nous avons été cueillie par la file d’attente d’une centaine de mètres, mais nous nous sommes vite rendus compte que (...)
Entre la vie et la mort
Tentative un peu désespérée ce matin de trouver un bateau qui nous mène à Capri depuis l’embarcadère de Mergellina qui se trouve près de l’endroit où nous habitons cette semaine à Naples. Sur place, le soleil inonde l’embarcadère, mais aucun navire ne partira d’ici en ce lundi de pâques tous les stands sont fermés. Nous reportons notre croisière à plus (...)
Procession napolitaine
Prendre le train pour rallier la Gare Centrale de Naples à partir de laquelle nous prévoyions de rejoindre Pompei par le train de banlieue, la circumvesuana, mais la crainte que nous avions en nous y rendant, s’avère justifiée, en période de fêtes de Pâques, les transports sont beaucoup moins fréquents. Peu de trains aujourd’hui et celui du retour, le (...)
Le cabinet secret
Depuis notre arrivée Naples nous fait irrésistiblement pensé à Bastia. Bien sûr la ville est beaucoup plus grande, mais ce matin, en longeant le bord de mer, sur le Lungomare, difficile de ne se retrouver de l’autre côté de la Méditerranée. Un peu avant le Castel dell’Ovo, les pêcheurs sortis en mer ce matin rapportent le produit de leur pêche et le (...)
Les escaliers de la Pedamentina
Le taxi roule à grande vitesse sur les boucles de l’autoroute qui traverse la banlieue napolitaine et relie l’aéroport au centre ville avec une rapidité extraordinaire et un léger surcoût. Le véhicule se laisse rouler le long du serpentant Corso Vittorio Emanuele, tout en virage et boucles élégantes, puis descendant doucement vers Mergellina parvient en (...)
Visages d’une exposition
« Faut-il peindre ce qu’il y a sur un visage ? Ce qu’il y a dans un visage ? Ou ce qui se cache derrière un visage ? » Cette interrogation de Picasso, L’exposition Visages : Picasso Magritte Warhol… de la Vieille Charité de Marseille présente 90 artistes majeurs (Picasso, Magritte, Warhol, Bacon, Bonnard, Chirico, Giacometti, Kirchner, Dubuffet, (...)
Récit sonore collectif : parcours audioguidés (2014)
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
La Halle Pajol, Paris 18e
Un lieu, c’est d’abord son nom. Une origine qui se lit au fil du temps, dans ce nom, où s’inscrit durablement son histoire. Ici, l’esplanade a pris le nom de Nathalie Sarraute, écrivaine française d’origine russe. La bibliothèque, emprunte le sien à Václav Havel, dramaturge, homme d’état tchèque, à côté l’auberge de jeunesse se nomme Yves Robert, (...)
Infinitésimal
Le texte qui suit a été écrit dans le train Paris-Marseille et Marseille-Paris, à l’occasion de ma venue à Marseille pour évoquer Les autonautes de la cosmoroute de Julio Cortázar aux Bancs Publics dans le cadre du centenaire de sa naissance. Ce texte a été écrit spécialement pour la lecture à laquelle Mathilde Roux m’a invitée, samedi 5 avril, à 18h30 (...)
Les autonautes de la cosmoroute
Invité par Pascal Jourdana de la Villa Marelle à participer au Colloque Pour Cortázar qui se déroule en 2014 à Marseille, Fontevraud et Paris, sous la direction scientifique de Sylvie Protin, j’interviens, le vendredi 4 avril à 10h. aux Bancs Publics, pour la table ronde sur Les Autonautes de la cosmoroute : un espace dilaté, avec Roberto Ferrucci (...)
Sculpter le temps en mouvement
« Sculpter du temps » : telle est la belle définition que donne Bill Viola de son art dans une note de son Journal en 1989. « Le temps est la matière première du film et de la vidéo. La mécanique peut en être des caméras, de la pellicule et des cassettes, ce que l’on travaille, c’est du temps. On crée des événements qui vont se déplier, sur une sorte de (...)
Les vivants et les morts
Pourquoi je devrais m’en cacher ? j’aime les cimetières, leur calme, leur ordonnancement, nichés au cœur des villes, dans la discrétion de leur grands murs d’enceinte en meulière, leurs rangées d’arbres centenaires, les chats qui s’allongent sur la pierre chauffée par le soleil, les vieilles dames qui entretiennent, à leur rythme, la tombe de leur époux (...)
Poésie sur écoute - épisode 192
Création de capsules sonores à l’occasion d’une série de douze ateliers d’écriture menée avec les étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Entre les séances d’écriture, (...)
Récit sonore collectif : superpositions de calques et coupes franches
Première diffusion le 8 avril 2013
Nous travaillons actuellement pour l’Europe...
Les guerriers Bantou de l’artiste Kouka Ntadi sur un immeuble abandonné du Boulevard Saint-Martin. L’artiste y voit plusieurs significations. « Le guerrier bantou est à mon sens un symbole de retour à notre nature humaine. Bantou signifie humain en langue Kongo. Ce terme désigne également un ensemble de peuples vivant entre le Cameroun et l’Afrique (...)
La ville grandeur nature
Après avoir proposé en 2010 des illustrations impressionnantes d’un Tokyo post-apocalyptique, à la fois magnifique et effrayant, l’artiste Tōkyō Gensō (Tokyo fantaisie, Tokyo illusion en japonais) (à suivre sur sa Page Facebook) revient avec une nouvelle série moins dramatique mais tout aussi belle, comme le signale le site DozoDomo. « Tokyogenso (...)
Récit sonore collectif : échantillonnage musical et cut up poétique
Première diffusion le 18 mars 2013
La nostalgie de l’infini
C’est un privilège, une chance inouïe, une occasion à ne pas rater, entrer dans ce repli du monde, cette cache soigneusement protégée, cachée, dissimulée, qu’on ne peut atteindre en ville qu’accompagné, guidé, par une personne avec ses entrées, le code à la clé. Je suis resté un long moment derrière les grilles, souhaitant entrer mais ne le pouvant pas, (...)
Villas en ville
La nécessité de s’éloigner du point de départ le plus vite possible, d’échapper aux terrasses accueillantes des cafés, à l’activité commerçante du jour et du lieu, Place d’Italie, sur le terre-plain juste à quelques volées de marches du Centre commercial Italie Deux et de ses 130 magasins et restaurants, où de nombreuses personnes se sont donné rendez-vous, (...)
Minute papillon !
Quand je me promène avec mes parents, anciens habitants du 12e arrondissement, où ils s’y sont rencontrés, mariés, ma mère y est née, y a vécu toute sa jeunesse, rue Beccaria, avant de partir vivre en banlieue, j’aime les entendre décrire à chaque coin de rue ce qu’il y avait avant, à la place de telle échoppe, dans cet immeuble, à l’angle de ce (...)
La ville entre parenthèses
J’ai le secret dessein de découvrir Paris, sous toutes ses facettes, la variété de ses quartiers aux atmosphères changeantes. Depuis plusieurs mois j’arpente la ville, dès que je le peux, et surtout, dès qu’il fait beau, un peu de soleil, en hiver une lumière plutôt rasante malgré sa timidité en fin de journée. Je me suis fixé quelques points de repères, (...)
Instructions pour marcher en ville
Dans le cadre de l’atelier que je mène à Sciences Po pour la deuxième année : Récit sonore collectif : La ville à l’écoute, j’ai demandé à mes étudiants d’écrire une série d’injonctions urbaines qui s’inspire des Instructions pour monter un escalier de Julio Cortàzar et du jeu de cartes conçu par Brian Eno et Peter Schmidt, Stratégies obliques (Oblique (...)
Le labyrinthe
En promenade familiale dans les jardins des Tuileries, je revois les deux labyrinthes de bosquets de buis, de part et d’autre de l’allée centrale dans l’axe de la Pyramide du Louvre. J’ai toujours trouvé cet endroit étonnant en plein Paris, une zone blanche (plutôt verte d’ailleurs), où ne se rendent que les initiés. Cet endroit est un lieu de rencontre (...)
Remonter le temps
Jeudi matin, en marchant dans la rue à Melun, pensant être en retard à la réunion de services de la médiathèque à laquelle je dois assister, pressant le pas, j’avise un horodateur pour vérifier quelle heure il est. Quelques mètres plus loin, un deuxième horodateur, je vérifie à la hâte que la marche est régulière, un détail m’intrigue cependant mais je ne (...)
Architecture des milieux
À la fin du mois de décembre 2013, à l’invitation de Marc-Antoine Durand, (architecte, enseignant, et auteur (notamment dans la revue nerval.fr)), j’ai présenté l’appropriation artistique et la puissance narrative de l’imagerie Google Street View à des étudiants de l’École Spéciale d’Architecture, et je leur ai proposé un atelier d’écriture numérique. (...)
Le visage d’une ville se dessine en campagne
Je n’ai pas compris tout de suite ce qui était en jeu. Lorsque j’ai vu pour la première cette photographie, j’ai été cueilli, surpris, saisi, et j’avoue, je suis resté plusieurs jours ainsi, médusé. Sans savoir comment réagir. Quelle position adopter. Cette photographie me fascinait. La candidate de droite à l’élection municipale de Paris, Nathalie (...)
L’ironie du sort, de Didier da Silva
J’ai découvert le texte de Didier da Silva sur Internet mais sur un autre blog que celui sur lequel il écrit régulièrement Les idées heureuses. Ce blog s’intitule : Album de L’ironie. L’auteur y diffuse une série de diptyques d’images dont le dialogue a retenu toute mon attention. Chaque jour, de nouvelles images et l’impression grandissante, au-delà (...)
Facebook : l’image de notre relation au réseau
Facebook a dix ans. Personnellement, j’utilise Facebook depuis 2007. Comme le rappelle André Gunthert dans son récent et passionnant article Facebook ou la rumeur du quotidien « cela fait bien moins de dix ans que son empreinte marque nos pratiques, puisque l’application n’a été ouverte au grand public qu’à partir de 2006, et que le décollage de (...)
La disparition
Cette image, je l’ai prise début janvier 2014. Passant devant ce petit parc, j’ai vu ce banc déserté. Puis, après quelques pas, j’ai fait demi-tour, j’ai attendu quelques instants. Et j’ai pris cette image. Un peu inquiet, un peu terrifié. Et plus tard, un peu amusé me rendant compte que l’image (celle vue, celle prise) était une surface de projection. (...)
La fracture numérique
Je n’ose me l’avouer, le dire à haute voix, confesser ce qui m’arrive depuis plusieurs jours, mais je demande si je ne perds pas la raison, ça ne tourne plus très rond dans ma tête, au début j’ai mis cela sur le compte de la fatigue, trop de projets menés de front, et malgré la décision d’en faire moins, la pile des choses à faire grandit chaque jour un (...)
Un acte sensible de connaissance du monde
Dans le cadre de l’atelier annuel d’écriture numérique (À Louvre ouvert - le musée mis à nu par ses visiteurs, même), qui se déroule cette année encore au Louvre voici le travail mené avec les participants à la seconde des quatre séance d’écriture sur laquelle je leur ai proposé de travailler (...)
La main de l’aveugle
En 2012, j’ai pris une photographie tous les jours avec l’appareil photo numérique que j’avais sous la main (iPhone, iPad, Kodak, Canon, etc.) et je l’ai diffusée sur mon Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de chaque semaine, je (...)
Mon beau sapin
Comme chaque année, une fois Noël passé, des millions de sapins sont lâchement abandonnés au bord des routes, des rues et des ruelles des pays de tradition chrétienne. La tradition chrétienne veut d’ailleurs qu’il reste dans son habit de fête jusqu’au 6 janvier, jour de l’Épiphanie. Mais dès le début janvier j’en ai vu de très nombreux traîner en ville. (...)
La métamorphose
À Lille, pour passer en famille les fêtes de fin d’année, nous nous sommes beaucoup promenés en ville, en faisant de nombreuses haltes dans des musées et des cafés. Lors d’une de ces pauses, nous avons évoqué avec nos filles leurs devoirs, et Alice, l’aînée de nos filles ayant un texte à écrire en cours de français sur le thème de la métamorphose, nous (...)
La Piscine de Roubaix
Lors de notre voyage à San Francisco il y a deux ans, la découverte des Bains Sutro à San Francisco, des ruines modernes au bord du Pacifique, fut un grand moment. Les vagues de l’océan qui venaient s’écraser sur les rochers et nous rappelaient celles qui scellèrent le baiser de Scottie et Madeleine dans Vertigo. Les structures labyrinthiques des (...)
Un présent
Ce jeu asymptomatique du proche (jusqu’au contact, réel ou fantasmé) et du lointain. L’année dernière, nous avons passé les derniers jours de l’année à Londres. L’une de nos promenades nous a mené jusqu’au marché aux fleurs de Columbia Road, tout proche de Brick Lane, petite rue typique de l’architecture de l’Est de la ville, avec ses maisons à un étage (...)
La main de l’aveugle
Comment ne pas penser au fantôme, à ce rêve qui rêve l’homme ? C’est un rendez-vous. Un rendez-vous avec l’imprévu, les surprises que nous réserve parfois le quotidien. Un achat, un appareil photo numérique avec vidéo pour l’aînée de mes filles, au moment d’arriver devant la Fnac digitale, boulevard Saint-Germain, je découvre que la porte vitrée de (...)
Temps d’exposition en face à face
Dans le cadre de l’atelier annuel d’écriture numérique (À Louvre ouvert - le musée mis à nu par ses visiteurs, même), qui se déroule cette année encore au Louvre voici les premiers textes des participants à la première des quatre séance d’écriture sur laquelle je leur ai proposé de travailler : Choisir une peinture que l’on décrit en (...)
Photographie et mémoire
Photographier affaiblirait notre mémoire. « On photographie les objets pour les chasser de son esprit » écrivait Franz Kafka. Le Docteur Linda Henkel de l’université de Fairfield a mis en place une expérience scientifique publiée dans le Psychological Science cherchant à prouver que les photos affaiblirait notre mémoire. Deux groupes de (...)
Le paysage comme carte
En l’absence de communication radio ou de radar, les pilotes engagés dans les années 20 dans la traversée des États-Unis de nuit pour la poste aérienne, devaient utiliser des avions de surplus de la Première Guerre mondiale, et s’appuyer, pour se guider dans leur plan de vol, sur des cartes de navigation souvent imprécises, inutiles de nuit, et (...)
À Louvre ouvert - le musée mis à nu par ses visiteurs, même
Il y a une quinzaine d’année, l’académie de Versailles organisait à la Bibliothèque nationale de France, la première session de l’Atelier annuel d’écriture conduit pas François Bon et Gérard Noiret. Ce stage long (qui relève de la formation continue des personnels de l’éducation nationale) est destiné aux enseignants des premier et second degrés, mais (...)
Décors de façade
Dans l’article que j’avais consacré aux Dents creuses, et plus généralement à l’entre-deux urbain, j’avais cherché à saisir comment, en construisant dans l’espace de ces dents creuses, on contribuait « à construire la ville sur la ville » ce qui créait une zone en transition, un entre-deux passager. J’ai découvert à ce sujet le mémoire (...)
Micromegapolis, lorsqu’une ville rencontre Gaïa
Micromégas est un conte philosophique de Voltaire, qui perpétue la mode des voyages extraordinaires. L’ouvrage concentre des réflexions de critique sociale, religieuse, morale, philosophique, et des éléments de réflexion sur l’homme, sans oublier l’aspect scientifique. Le conte décrit la visite de la Terre par un être venu d’une planète de l’étoile (...)
Inventer la ville : vous êtes ici
Première mise en ligne le 28 novembre 2011, seconde mise en ligne le 27 novembre 2012.
Une belle nuit en perspective
Le seuil suppose le franchissement libre, contrairement à la frontière. Un grand vide. Un vide immense. Un effacement brutal nous laissant interdit, sans voix avec une envie de pleurer qui nous prend sans crier gare. Et tout ce que l’on fait, que l’on voit nous semble insipide, inutile. Vide impossible à remplir, à combler. Une page blanche sur (...)
Carnet de voyage virtuel à Paris
En marge de l’atelier Inventer la ville à partir de Google Street View, et pour annoncer l’intervention à laquelle Olivier Hodassava et moi sommes conviés conjointement, au rendez-vous des Lettres sur Les métamorphoses du texte et de l’image à l’heure du numérique, pour une table-ronde sur le thème Écrire avec l’image/écrire dans l’image, à l’époque de (...)
Lit de mousse
Ce matin je suis sorti me promener le long du canal de l’Ourcq là où avec Pierre nous avions l’habitude d’aller courir tous les deux, tous les dimanches, jusqu’à Pantin, poussant dans nos meilleurs jours jusqu’aux Magasins généraux des douanes abandonnés dont j’ai visité le bâtiment cette année avant sa restructuration. Et comme je l’avais souligné à (...)
Où lire... Où écrire...
Le hasard du calendrier fait que j’ai été invité pour deux événements se déroulant la même semaine à Strasbourg. Je suis intervenu tout d’abord le jeudi 21 novembre à 18h à la Haute École des Arts du Rhin dans le cadre d’une série de six conférences autour des problématiques nées du développement de l’édition numérique à la HEAR. (...)
Les décors de nos fictions
Un devoir d’expérimentation, un devoir peut-être seulement d’attention. Tu écris un texte, dans le temps court d’un trajet en train, avec une ligne directrice, une image précise en tête. Celle d’une vue de Paris, de la Seine, depuis le dernier étage de la Bnf. Le texte se construit selon une ligne directrice que tu ne maîtrises pas vraiment, (...)
Inventer la ville : carte interactive
Première mise en ligne le 21 novembre 2011, deuxième mise en ligne le 20 novembre 2012
Poésie sur écoute - épisode 191
Un des exercices de l’atelier d’écriture numérique proposé aux élèves de Sciences Po autour de Google Street View : inventer la ville, a été cette année encore, l’occasion d’un beau travail des élèves sur la ville dont voici l’enregistrement sonore : Téléchargement : [9 minutes / mp3 : 21,5 Mo] Vous êtes ici. Un autre temps. (...)
A Free Replay (notes sur Vertigo) par Chris Marker
À l’occasion de la rétrospective de Chris Marker à la Bpi, du 16 octobre au 22 décembre, je me permets de diffuser ce magnifique article de Chris Marker sur Vertigo, d’Alfred Hitchcock, paru initialement dans la revue Positif n°400, en juin 1994. On peut trouver d’autres textes de Chris Marker sur le site Dérives.tv. L’image de San (...)
Stèle virtuelle
Au Cimetière du Père-Lachaise, dans le Jardin du Souvenir, on trouve de nombreuses stèles imposantes commémorant de récents accidents d’avion comme ceux de Charm El Cheikh, le 3 janvier 2004, ou de Maracaibo au Venezuela, le 16 août 2005. Mais sur Internet, sur Google Maps, j’ai découvert récemment une stèle virtuelle, celle des disparus du désert du (...)
Rien ne se perd, tout se transforme
Les lumières s’éteignent, le piano se met à jouer tout seul. Plan fixe sur des couloirs vides, des vérandas désertes mais aussi sur des paysages inhabités, des arbres isolés, quelques rares fleurs, un poteau télégraphique, du linge qui sèche au vent. On dit juste ajournement le temps de faire retomber la pression. Mettons à part la (...)
L’écriture collaborative
Journée thématique, au Lycée Louis Armand, dans le cadre du Festival du Premier Roman de Chambéry, le Jeudi 7 novembre 2013. Le succès rencontré par l’encyclopédie collaborative Wikipédia a ouvert la voie à de nouvelles pratiques de partage de la connaissance et des savoirs. Elle a démontré combien la collaboration était porteuse de qualité et d’une (...)
Psychogéographie aléatoire avec Google Maps par Ada Flores-Vidal
Ce texte d’Ada Flores-Vidal a été écrit en août 2013, point de départ d’une exposition qui s’est déroulée le 20 octobre 2013 au Art Bar Koenji Ten, à Tokyo, à l’occasion de l’événement mensuel tententen / Yonaguni (proposant concerts, projections, expositions) organisé par Ian Martin (journaliste musical au Japan Times, fondateur du label Call And Response (...)
Typographies urbaines
La nuit, les enseignes lumineuses qui hantent nos espaces urbains mobilisent et nourrissent nos imaginaires, elles nous informent sur la ville et ses habitants. Elles racontent l’histoire d’un quartier, d’une communauté, d’une zone commerciale. Elles illuminent la ville. Dans l’essai Les enseignes lumineuses – Des écritures (...)
À ville ouverte
Aujourd’hui, je sens que quelque chose est différent. Une grille bleue annonce l’arrivée prochaine, la gare. Quelqu’un s’adresse à moi. Je ne comprends pas. Cela se prononce ailleurs ? Des passagers descendent, d’autres remontent. En même temps. Descente brutale. Obscurité. Fin de la rêverie, retour à la réalité. Dans un seul sens, celui de la descente. (...)
écrire dit vivre
Texte mis en ligne le 26 octobre 2012.
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Inventer la ville : un récit collectif
Première mise en ligne le 7 novembre 2011, seconde mise en ligne le 23 octobre 2012
Un autre temps
Le temps de rêver beaucoup sur le jour d’après. « En secouant mes dés il m’arriva quelque chose d’étrange : j’avais besoin d’un certain chiffre et, lorsque je retournai le gobelet, tous les dés restèrent aussitôt immobiles, à l’exception d’un seul ; mais pendant qu’il roulait encore entre les verres, je vis, l’espace d’un éclair, sur l’une de ses faces, (...)
Expérimentation de l’écriture dans sa dimension numérique
Le service juridique de Sciences Po a récemment souhaité que les textes écrits lors des ateliers d’écriture numérique que j’anime et que je diffusais systématiquement sur mon site depuis trois ans, ne soient plus publiques, considérant que les productions des étudiants devaient rester dans le cadre scolaire et ne pouvaient être diffusées sur Internet. (...)
Inventer la ville : Photographies et captures d’écran
Première mise en ligne le 17 octobre 2011, deuxième mise en ligne le 09 octobre 2012.
Ça c’est un cri
Ces nuages là-bas ont crevé ici, dans l’heure qui vient de s’écouler. En sortant de chez moi avec Caroline, notre immeuble est situé en retrait de la rue, qui sans être très passante est tout de même bruyante, ce qui nous protège de son agitation urbaine et de ses bruits réguliers, il nous faut emprunter une longue allée droite avec un tout petit (...)
La mort au travail
« Chaque jour dans le miroir je regarde la mort au travail. » Jean Cocteau Le temps est venu de rattraper le temps. Il y a une autre manière de rendre hommage aux morts. C’est de continuer à les considérer comme des vivants. Et lorsque je me promène au Père-Lachaise, je vais à leur rencontre en me perdant dans le labyrinthe (...)
Inventer la ville : fenêtres et souvenirs
Première diffusion le 24 octobre 2011, deuxième diffusion le 17 octobre 2012, troisième diffusion le 7 octobre 2013
Dehors, dedans
Un court instant, mille mots. Le bonheur laisse un goût de défaite. Nos liens à l’épreuve. Je te mets au défi. Les rapports seuls sont à fixer. Chaque jour nous revenons d’où nous mène notre amour. Vague après vague. Avant, après. Dans la nuit imaginée. Peut-être déjà ailleurs. Ne pas s’arrêter. Tourner la page. Peut-être que ça sauve ? Ici rappelle (...)
Transparente évidence
François Bon me signale ce matin cet article paru sur le site d’actualité Suisse 24 matins où l’on apprend qu’un jeune homme de Portland dans l’Oregon, Dustin Moore, a découvert sur Google Street View, une image de sa grand-mère décédée un an auparavant. Il a été surpris lorsqu’il a vu sa grand-mère Alice assise devant sa maison. Il a partagé sur le site (...)
Tour du monde de l’art urbain
Située près du Pont de Bercy, face au bâtiment du Ministère de l’économie, la Tour Paris 13 se voit de loin : des coulures orange fluo dégoulinent sur sa façade. Neuf étages et quarante appartements. L’immeuble tout en briques appartient à un bailleur social qui va le détruire afin d’y reconstruire de nouveaux bâtiments plus modernes. (...)
Inventer la ville : visage et identité
Première diffusion le 10 octobre 2011, rediffusion, le 2 octobre 2012.
Les couleurs de la ville
Avancer dans le noir. Le bleu, le rouge, le jaune. Pour la plupart d’entre eux c’est un travail en bordure. Il suffit d’avancer. Le noir se détache du noir. Le chemin s’arrête dans le regard. La couleur participe pleinement à construire la ville, car elle permet en effet de travailler à réaliser de la diversité, de la singularité, mais aussi des (...)
Les interstices du silence
Personne ne revient jamais vraiment de son enfance. Tu restes au bord du temps. Comme en équilibre sur la margelle d’un puits. Les passants te dépassent, te frôlent, ils te dévisagent ou t’ignorent, mais tu sens leur présence pressée, le rythme de leur pas comme s’il s’agissait d’un pouls, leurs corps à contre-jour. Il y en a qui parlent tout seuls, (...)
Inventer la ville : Les Lieux
Première diffusion, le 25 septembre 2012.
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Je suis venu te dire que je m’en vais
La semaine dernière, en me rendant rue de l’Université pour mon atelier d’écriture avec les élèves de Sciences Po, j’ai fait un petit détour par la rue de Verneuil et j’ai pris cette photographie du mur de l’ancienne maison de Serge Gainsbourg. En réaction à la diffusion de cette photographie, le photographe Yannick Vallet m’envoie une photographie de (...)
Un masque de la peau
Un temps horizontal, presque létal, sans tension ni risque de chute. La réalité à la fois complexe et mouvante du corps contemporain participe à des logiques qui sont bien plus profondes et qui ne peuvent se résumer à des considérations exclusivement esthétiques. Walter Ernest Yeo O’Neil était marin lors de la Première Guerre mondiale, mais il (...)
Le miroir et le cadavre
Avancer entre ce clair et son obscur, entre ce sombre et sa brillance perdue. « C’est le miroir et c’est le cadavre qui assignent un espace à l’expérience profondément et originairement utopique du corps ; c’est le miroir et c’est le cadavre qui font taire et apaisent et ferment sur une clôture - qui est maintenant pour nous scellée - cette grande (...)
Inventer la ville : Lecture vagabonde
Première diffusion, le 26 septembre 2011, et le 18 septembre 2012.
Éclats d’images
Olivier Hodasava dont je suis depuis longtemps le carnet de voyage virtuel sur son blog Dreamlands et avec lequel j’ai échangé pour les Vases communicants, ouvre une grande parenthèse qui devrait durer quatre mois. Durant cette période, il va poursuivre ses voyages mais cesser leur compte-rendu quotidien pour préparer un livre, Éclats (...)
Un lieu de mémoire
Huitième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir du texte L’été 80 de Marguerite Duras que nous abordons l’étape de travail qui va permettre de reprendre, pour rassembler (...)
Le monde entier est un cactus
Si c’est demain, c’est aujourd’hui, hier inclus dans les poussières du ciel. La ville est un corps vivant. Quand on y ajoute sans concertation et sans raison un corps malade, inutile ou inadapté, la ville (c’est-à-dire ses habitants et ses visiteurs accueillis ou rejetés) a vite fait de le détourner, de le transformer, ou le cas échéant, de le (...)
Inventer la ville : La Filature
Premier enregistrement le 11 septembre 2012
Le jeu de la présence de soi au monde
Déplier retaper élargir, sous d’autres formes, en d’autres lieux. Apprendre à regarder nos propres pensées et celles des autres comme des objets extérieurs. Trouver le trajet nécessite de longues flâneries au bord. Tout près devant soi, alors qu’on croyait l’avoir perdu. Rien ne bougeait. Les domiciles au loin se recouvraient de teintes vives. La (...)
Chambre noire
Écrire n’est pas oublier. C’est photographier le temps. À chaque photographie de la série de Planche-contact une phrase extraite d’un blog ou d’un site que je suis, que je lis régulièrement, dont l’écriture m’accompagne au quotidien, était associée. Ce jour-là de l’année dernière, la phrase provenait du blog « Aux bords des mondes » d’Isabelle (...)
La photographie est mon langage
Il y a deux temps seulement (un présent futur, et un passé qui peut être aussi un présent). J’ai voulu leur montrer qu’ils se trompaient de combat. Évidemment ça n’a pas marché, mais j’ai tenté. Je ne pense pas que tout soit terminé. Jusque là rien d’inquiétant. Les développements futurs ne dépendront pas seulement de la technologie, mais surtout de la façon (...)
Inventer la ville : Les villes invisibles
Première diffusion de l’article : le 5 septembre 2011. Seconde publication le 4 septembre 2012.
Les baisers
Septième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir du texte W. de Georges Perec et de L’amour de Marguerite Duras que nous abordons l’étape de retravail qui va permettre (...)
Nuit grave
L’esprit se tend, la main frôle la feuille de quel corps habitée ? Depuis qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics, dans les lieux affectés à un usage collectif, je ne cesse de croiser dans la rue en me promenant, au pied des immeubles de bureaux notamment, des hommes et des femmes qui bravent les éléments, le vent, le froid, la (...)
Douceur de n’avoir rien à dire
Il y a quelque chose qui se passe. Il faut prendre position. Le modèle d’accumulation infinie est devenu impossible. J’avais trouvé ma piste, ma route. Avant je me forçais, je faisais semblant, j’essayais de correspondre, de ressembler. Le fait est passé sous silence. Peut-on vivre sans croissance ? Écrire, c’est comme prolonger la vie des rêves, un (...)
La logique ne provoque que des nuits blanches
Cet été j’ai lu la presse tous les jours, en allant acheter le pain ma femme me rapportait le journal. J’ai lu dans Libération, vendredi 16 août, l’annonce de la mort de Sławomir Mrożek. Le dramaturge, écrivain et dessinateur franco-polonais Slawomir Mrozek est mort hier matin à Nice, à 83 ans. Né en Pologne, il s’est installé en France après avoir (...)
Le ravissement
Vers le chemin blanc - j’attends le mouvement le plus petit - celui de l’herbe inclinée. Chaque jour, quel que soit le lieu où je me trouvais, l’état dans lequel j’étais, j’ai cherché à saisir la lumière d’un instant. La photographie est intéressante pour ce qu’elle est mais aussi pour ce qu’elle ouvre comme interprétation, rencontres, (...)
Abécédaire des prépositions
En avril 2008, Yves Bonnefoy proposait un bel éloge de l’abécédaire, dans le Magazine littéraire : « Un abécédaire ? Ce mot me fait remarquer que les livres d’apprentissage de la lecture, où les mots du parler quotidien s’accompagnent de la représentation simplifiée, naïvement archétypale, de la chose dites par eux, se conforment le plus souvent à l’ordre (...)
Capitale de la douleur
Sixième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir du visage et de l’injonction de Jabès qui sert de consigne : « Je n’ai jamais décrit votre visage. » Je vais tenter de (...)
Heritage Experience
Heritage Experience est un service numérique culturel innovant dédié à la valorisation du territoire et du patrimoine. Basé sur une application iPhone innovante, déclinaison d’un projet de recherche, Walking the Edit entamé en Suisse en 2008 par Ulrich Fischer, Heritage Experience permet d’explorer de manière sensible un territoire et d’accéder en (...)
Les traces du remords
Déplacer insensiblement les gestes et les possibles, déplacer les lignes. Derrière la Cité Internationale Universitaire de Paris, au niveau de la sortie du Périphérique, dans un virage que seuls les taxis et les bus empruntent puisque cette sortie n’est pas autorisée aux autres véhicules, se cache un entrepôt improvisé de glissières de sécurité (...)
Les aperçus instantanés
Appels sans écho, flot de visages éteints, la nuit désertée. Tous les étés le wiki Marelle, zone d’activités poétiques que j’ai animé de 2004 à 2010, est régulièrement spammé, et je dois maintenir à flot un site que je n’utilise plus depuis 2008. Bien sûr je pourrais cesser d’utiliser ce site, l’essentiel des pages diffusées concernant mes ateliers (...)
Je marche dans mes traces
Cinquième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir du monologue de La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès. Je vais tenter de profiter de cet été et de (...)
Le désordre des sentiments
La mémoire est pour l’un ce que l’histoire est pour l’autre. Sur cette photographie prise l’année dernière, un moment particulier, intime. Une salle d’attente. Pour la première fois, j’accompagne ma fille chez l’ophtalmo. Elle a besoin de lunettes. Nous attendons notre tour. Sur la table basse, quelques revues que personne ne lit. La fenêtre est (...)
La règle du jeu
Quatrième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir des Georgiques de Claude Simon. Je vais tenter de profiter de cet été et de ces ateliers pour travailler sur mes (...)
La vitesse de la lumière
L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, ou L’Arrivée d’un train à La Ciotat, est un court métrage français, réalisé par les frères Lumière en 1895 et présenté pour la première fois en janvier 1896. La tradition veut que lors de la projection, l’image du train qui se dirige vers le public l’ait terrifié et qu’ils se soit précipité en le découvrant (...)
Lieux secrets dans la ville
Ce stock comme pour ne manquer de rien dans l’avenir. Dans son texte Un livre blanc, publié chez Fayard, en 2007, Philippe Vasset est parti voir ce qui se cachait dans les zones laissées en blanc, vierges de toutes indications, qui émaillent la carte de la région parisienne. Quel est ce réel que les cartographes n’ont pas su ou voulu (...)
Marquer d’une pierre blanche
Une semaine en famille dans l’Hérault, entre Ceyras et Pézenas, à la découverte de la région et du Lac du Salagou. Le lac du Salagou est un lac de retenue du barrage du Salagou. Il est situé au centre du département de l’Hérault, sur la rivière Salagou, affluent de la rivière Lergue qui se jette dans l’Hérault. Il atteint une (...)
Le voyage est en soi
Troisième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir du Processe de Christophe Tarkos. Je vais tenter de profiter de cet été et de ces ateliers pour travailler sur mes (...)
Une ville vide
Le retour n’est jamais le retour. Les mouches, toujours, et le feuillage. Sauf mention contraire, toutes les citations de ce texte sont extraites de La ville vide, de Berit Ellingsen, traduit par François Bon sur Publie.net. « Quand le film se termina sans la scène, il fut surpris. Il se rappelait chaque détail : les personnages, le (...)
Invitation au voyage
Deuxième semaine de l’atelier d’écriture proposé par François Bon pendant 10 semaine dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Pour cette semaine, c’est à partir du Château de Franz Kafka, de Dire I/II de Danielle Collobert. Je vais tenter de profiter de cet été et de ces (...)
Je suis l’écrivain de tous les textes possibles
Séparé du monde, et sans nulle rupture cependant. Marcello Vitali Rosati, Professeur adjoint de Littérature et culture numérique de l’Université de Montréal, mène sur son site Navigations, une expérience d’écriture quotidienne à laquelle je suis sensible, pour de nombreuses raisons, à la fois formelles (une longueur journalière du texte de 1000 (...)
L’homme sans qualités, de Robert Musil
« Mais prenez quelques minutes, mentalement, pour vous remémorer, dans les livres qui comptent, ces scènes d’arrivée, nous conseille François Bon pour mener à bien sa deuxième proposition d’écriture. Relire par exemple le tout début du Grand Meaulnes (le narrateur revient du village à chez lui au crépuscule) ou l’arrivée de Meaulnes à la maison de la (...)
Au petit bonheur la chance
Pendant 10 semaines, à partir du dimanche 30 juin 2013, François Bon lance un atelier d’écriture dont vous trouverez sur tiers livre les propositions d’écriture développées, avec exemple basé sur un texte d’auteur. Cette première semaine, c’est à partir de L’été 80 de Marguerite Duras, que j’ai relu pour l’occasion (quel beau livre). Je vais tenter de (...)
Journal de bataille #4
Suite du Journal de bataille que j’ai entrepris en lisant dans le Petit Journal du Tiers Livre de François Bon le journal des chantiers tenu par Piero de Belleville dans les commentaires du site, je reprends en écho mon journal, après le deuxième épisode accueilli par Piero Cohen-Hadria pour les Vases communicants, le troisième épisode était (...)
L’île déserte
Est-ce que l’on sait vraiment ce qu’est une île ? N’est-ce qu’un bout de terre ? Seule importe l’eau, l’étendue autour, la séparation qui constitue l’île comme lieu sans lien. La figure de l’île déserte, qui ouvre et donne son titre au recueil d’articles et d’entretiens, écrits par Gilles Deleuze entre 1953 et 1974, rassemblés pour la première fois aux (...)
Les petits papiers
Comme une flamme en signe de conquête, mes rêves sont au monde. J’ai vu apparaître en cette fin de semaine des petits bouts de papier un peu partout dans notre appartement à Paris, au début je n’y ai pas prêté attention, mes filles étant coutumières du fait, elles qui aiment se raconter des histoires (en chantant, en dansant, en dessinant des (...)
Les disparus
L’épuisement du voyageur explorant ce paysage inépuisable. Longtemps que je n’avais pas remis le nez dans le code, pour mon projet des Lignes de désir, la nécessité de créer un site pour réunir en un lieu unique toutes les pistes de travail, les premières esquisses, et le texte en train de s’écrire, je m’y plonge à nouveau. Et c’est toujours le (...)
Poésie sur écoute - épisode 190
Écouter en ligne Téléchargement >> [30 minutes / mp3 : 72 Mo] La revue de création d’ici là sera diffusée sous ses deux versions (pdf pour lecture sur ordinateurs et liseuses et ePub pour lecture sur iPad) à la mi-juillet 2013 sur Publie.net. Ce numéro consacré au thème du corps amoureux, réunit des textes variés, des photographies, (...)
Le désir de te revoir : un récit épistolaire numérique
Première mise en ligne le 1er février 2013, seconde le 24 mars 2013
La petite seconde d’éternité
Ça ressemble à des instants que l’on pouvait encore se permettre de perdre. Ces dernières semaines, Caroline a accompagné Annie, sa tante, malade, elle est allée lui rendre très régulièrement visite chez elle, puis à l’hôpital, près du Parc Montsouris, puis chez son cousin, enfin les derniers jours où elle était très faible et fatiguée, au (...)
Les lignes de désir : installation sonore et lectures
Les lignes de désir est un projet d’édition est protéiforme. J’imagine un texte dont la publication ne retiendrait qu’une sélection aléatoire dans l’ensemble des fragments écrits (et à chaque nouvelle impression, une nouvelle version créant ainsi autant de versions collectors de ce récit), mais aussi une version sous forme de cartes à jouer (tirage limité (...)
Mon très lent paysage
Toujours changeant, demeurant pourtant le même homme dans son mouvement, ce parcours qu’il découvre en marchant, cette ville qu’il invente à chaque trajet, chaque promenade, cette ville qui s’invite à lui, se projetant en avant, avançant vers ce qu’il était, ce qu’il est et dans le même temps ce qu’il sera, tous ces instants réunis, regroupés en un même (...)
Applications et tablettes : quels usages et médiations ?
Lors de la journée d’étude Net édition : de l’écriture à la diffusion en octobre 2012, j’ai présenté des œuvres pour lesquelles le numérique fait partie intégrante de la démarche de création. Souhaitant poursuivre cette exploration et s’interroger sur la place à accorder à ces productions innovantes, la médiathèque Départementale de Seine-et-Marne m’invite à (...)
Le nom des roses
Finir la journée par un geste qui pèse dans la balance, la notre, interne. Rennes est une ville universitaire très importante. Depuis la création de Rennes 2 peu avant 1968, des mouvements sociaux d’étudiants ont fréquemment marqué l’histoire du campus. Des graffitis reflétant ces mouvements sont visibles à différents endroits du campus de (...)
La ville uniforme
Tous les commerces sont fermés à cette heure matinale, grillage en fer baissée, porte close. Le sol pavé glisse dangereusement, la pluie de la veille le rend luisant et prolonge la perspective des ruelles fuyantes, reflétant au sol l’image tremblante des bâtisses. Il est encore tôt, les passants sont rares et pressent le pas, visage fermé, regard (...)
Métier à tisser
Pas encore ouvert. Aller doucement. Ce sont les jardins qui m’ont attiré tout d’abord. Le gigantesque cèdre du Liban devant l’ancien Palais des Archevêques de Tours. Et le travail des jardiniers. Leurs outils abandonnés en plein milieu de la plate-bande à demi planté, sans doute à l’heure de la pause café. Une jeune femme s’est assise sur les (...)
Un carnet de voyage imaginaire sur Google Street View
Première diffusion le 15 octobre 2012
Radio Ethiopia
Retrouver le mystère des premières écoutes d’un disque de son enfance en écrivant sa musique... Radio Ethiopia est à l’origine un texte écrit pour la collection Ouvrez de Publie.net. Il est publié aujourd’hui sur nerval.fr, magazine fiction & littératures en ligne, qui remplace cette collection. nerval.fr est un site qui (...)
La ville est sous mes pas
Pour marcher dans le vide, il faut se construire un chemin. J’aime laisser faire les choses et j’ai toujours peur de peser. Comme tout passe, cela passera aussi. La vie, comme elle jaillit et nous éclabousse. Je crois, mais ma mémoire est défaillante. Sentiment cruel d’avoir perdu mon temps, de l’avoir utilisé à mauvais escient, de l’avoir consumé en (...)
Du don des nues
Une seule chose était étrange : continuer à penser comme avant, savoir. Depuis plusieurs jours dans le café dans lequel je déjeune quotidiennement la musique diffusée ne provient plus de la même radio. Celle-ci diffuse désormais de la variété et de la chanson françaises que je n’écoutais plus depuis très longtemps. Et tous les midis je me rends (...)
Improvisation urbaine
Partir de chez soi, sans savoir avec précision où aller, commencer à marcher, à remonter les rues, longer les trottoirs, se faufiler entre les passants, regarder ce qui se passe autour de soi tout en marchant, être à l’écoute de la ville, les bruits des voitures, les conversations feutrées dont je ne capte que certaines bribes ou au contraire ces cris, (...)
Qu’est-ce que tu regardes ?
Elle est sortie fumer une cigarette dans la rue, dans les bureaux, c’est interdit désormais, il faut sortir, prendre un moment dans sa journée pour descendre les escaliers, affronter le froid comme en cette journée de printemps un peu fraîche. Elle attend peut-être quelqu’un, sans paraître impatiente, pressée de le voir. Elle fume. Les passants (...)
Écrire la ville
Le CDDP (Centre de Documentation pédagogique des Hauts-de-Seine) organise tous les ans des ateliers d’écriture avec des auteurs. Cette année ils m’ont invité à en animer deux, le premier Écrire la ville avec Cécile Portier, elle à Sèvres et moi à Bagneux, et le second à Boulogne-Billancourt : Récit épistolaire. Le but de ces ateliers (...)
Street : un temps jamais vu
J’étais parti à New York avec l’idée contradictoire d’y ralentir le temps là-bas. Je ne sais pas pourquoi, c’était juste une envie, qui répondait sans doute à un besoin de changement de rythme, pour entamer un nouveau cap. Bien sûr là-bas, tout a été très vite. Nous avons beaucoup marché, arpenté les rues, les avenues, les parcs, les (...)
Le Comptoir Général
La chute dans le temps et la tonique écriture. Retour à la maison, après notre voyage à New York, le trajet de retour paraît si court, dans les faits c’est le cas d’ailleurs, une heure de moins qu’à l’aller, une question de vents porteurs, de courants de masse d’air, bref l’impression d’un trajet à peine plus long que pour traverser la France en (...)
Harlem Shake
Harlem, comme le Bronx, a longtemps été considéré comme un ghetto en raison de sa forte criminalité et son imposante communauté noire. Mais le quartier n’a pas toujours eu ce visage. En traversant le quartier ce jour-là, nous avons certes vus quelques bâtiments fermés, aux fenêtres murées de parpaings en vue d’être détruits, ou réhabilités, comme cette (...)
Night and Day : Times Square
Un homme était assis près de la fontaine de Bethesda, au cœur de Central Park, quand nous sommes allés nous y promener dimanche. Il écoutait Night and Day chantée par Franck Sinatra. Il était assis là, sur le banc en pierre, immobile, son lecteur CD à ses côtés, volume monté au maximum, lisant, un léger sourire de contentement ravi aux lèvres, dans ce (...)
Dreamland : un voyage dans le temps
Curiosité du calendrier, il y a trois ans, Daniel Bourrion et moi échangions textes et photographies pour les vases communicants de mai 2010. Je recevais son texte Ruines écrit à partir de photographies prises en Normandie, à Édenville, dans la Vallée des peintres, tandis qu’il accueillait mon texte Présence active du vide, écrit à partir de deux de (...)
Des nouilles à l’Abreuvoir, d’Angèle Casanova
Vases communicants : Angèle Casanova (Gadins et bouts de ficelles). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. « Voir Bobigny – Il n’y a rien à voir à Bobigny. – Pourquoi, ça n’existe pas ? – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer. (...)
Pour la fin du Temps
« Ce pays imaginaire, écrit Michel Butor, un miroir magique dans lequel on fait apparaître ce qu’on veut » Deuxième jour à New York, les sensations de décalage horaire déjà oublié, en même temps je me réveille très tôt, à peine cinq heures de sommeil cette nuit et me voilà déjà debout, le soleil matinal caresse les immeubles bas de Brooklyn les couvrant (...)
Regarder l’horizon
Buying some vintage records in Williamsberg stores Playing paper boats on east river shores Meeting mermaids and lobsters in Coney Island Puking our deep fried Oreos in Astroland Spending our days watching skylines from rooftops On independance day, Manhattan fireworks Life is easier where the walls are red Brooklyn is a place stuck in my head (...)
Tourner de l’œil
Le sentiment d’accéder à cette profondeur obscure. C’était l’effervescence des enfants qui accompagnent exceptionnellement leur grand-mère à la bibliothèque, et la liberté de ces instants de l’enfance où, sans ses parents, l’impression d’une plus grande autonomie. La grand-mère avait des questions à me poser sur une recherche qu’elle ne parvenait (...)
Récit sonore collectif : parcours audioguidés
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
Someone To Watch Over Me
Rien de plus étrange que l’absence d’étrangeté. Tous les jours la répétition d’un même trajet en voiture, les paysages défilent sous nos yeux malgré les différents itinéraires que mon accompagnatrice me propose : les rives du gave de Pau, la Zone Industrielle de Pau/Billère, Monsieur Monde la magnifique sculpture végétale d’Hervé Di Rosa posée sur le (...)
Une piste domestique
S’abreuver surtout, dans la rue, à ceux des visages qui sont entrevus. Un banal exercice incendie au Collège Corisande d’Andoins d’Arthez-de-Béarn où j’anime cette semaine un atelier d’écriture numérique. Tous les élèves sortent des classes en toute décontraction, sous un beau soleil. Ils remontent tranquillement la route du Foirail, en pente (...)
Autobiographie de profil : Facebook comme outil de création
J’ai été invité par l’association Accès(s) de Pau à intervenir pendant toute la semaine, du 15 au 19 avril au Collège Corisande d’Andoins d’Arthez-en-Béarn pour un atelier d’écriture numérique. Le cœur de l’action d’Accès(s) est d’une part de favoriser la création artistique, d’autre part d’aménager des temps et des espaces de rencontre entre les créateurs (...)
Berlin, fantômes
Je suis chaque jour avec joie, étonnement, ravissement, le parcours effectué par Olivier Hodasava sur Google Street View à partir de son site Dreamlands : carnet de voyage virtuel. Hier, Olivier a diffusé une magnifique vidéo pour le 1000e jour de son carnet, moment particulier, virage important, et pour fêter ce cap à franchir, il a réalisé une (...)
Faîtes le mur
Le spectacle donne sur un mur blanc et une porte close. La surprise de voir accrochée au mur de la classe du collège de Bagneux cette phrase haute en couleur, toute en promesse iconoclaste : faites le mur. Pendant tout l’atelier Écrire la ville avec les élèves de Bagneux, où nous avons travaillé sur le vocabulaire urbain, (...)
Poésie sur écoute - épisode 189
Création de capsules sonores à l’occasion d’une série de douze ateliers d’écriture menée avec les étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Entre les séances d’écriture, les (...)
Ce qui regarde et ce qui est regardé
Des fenêtres nous suivent, restent et collent, des milliers de visages. « Il y a que cela me regarde. Il y a qu’elles me dissolvent, que je perds énormément à parcourir ces photographies, comme devant toute face réellement ouverte je crois que l’on s’absout, que l’on disparaît, que l’on s’évase. » Face, Louis Imbert, Publie.net C’est à (...)
Incises, bifurcations et parenthèses
On suffoque comme on peut : on pense ailleurs… Reprendre le même itinéraire, faire à nouveau le chemin suivi la veille, c’est comme revenir sur ses pas, on ne voit pas les mêmes choses. C’est pourtant la même rue, mais le week-end la plupart des magasins sont fermés, les écoliers en vacances, les touristes plus nombreux. Il y avait un SDF (...)
Accords et désaccords
Pendant l’attente, penser à autre chose qui déjà se construit. Prévoir un itinéraire précis dans Paris dessiné sur une carte, tout en imaginant pouvoir prendre des photos du parcours et d’autres en marge. Commencer à marcher dans la rue en suivant le chemin sur la carte, en se pensant à l’ennui auquel on s’expose à planifier ainsi son circuit. (...)
Ce temps c’est mon histoire
J’ai vu la fin du monde se produire sous mes yeux. Un geste anodin, celle d’un anonyme, dans la rue attendant son bus, rue des Saint-Pères à Paris. Un vieil homme, cheveux gris, l’œil vif, une moue expectative, vêtu d’un élégant et long manteau beige bien chaud, il est descendu du trottoir, d’un petit pas, l’air inquiet, médusé, dans l’impatience (...)
Dialogue de sourds
Conserver au centre de notre monde le lieu de nos incertitudes sans guillemets. Repas de famille, nouvel invité autour de la table, le jour des présentations. Le mieux c’est encore sortir de chez soi pour cette rencontre, se placer en terrain neutre, rendez-vous est donné dans un restaurant de notre quartier. À table, personne ne prend (...)
Regard de l’envers du monde sur son endroit
Le photographe argentin Daniel Mordzinski, grand portraitiste, collaborateur régulier du bureau parisien du journal espagnol El Pais depuis une quinzaine d’années, accuse le journal Le Monde d’avoir détruit l’ensemble de ses archives et de ses négatifs originaux. Le journal Rue 89, publie la version des faits selon Daniel (...)
Sur un fil invisible
Pas de belles ruines, ni les maisons, ni les vies. Face à face, question, réponse. Une scène forte, un souvenir marquant. J’enregistre sa voix. Elle me parle doucement, je baisse les yeux. Je ne veux pas la regarder dans les yeux, surtout ne pas l’interrompre ou la distraire, lui couper la parole. Elle parle et je l’écoute. Dans cette (...)
Le récit de nos rêves
Jeter quelques murmures discrets sur la ville qui doucement s’endort. Se rappeler qu’on a écrit un texte sur un évènement survenu quelques jours auparavant sans se se souvenir quand, ni où avec précision. Flou. Écrire pour ne pas oublier, mais comme avec le récit de nos rêves, à peine noté, nous en perdons la trace. Impossible ensuite d’y revenir, (...)
Le temps, l’espace et l’infini
Le point de départ. On ne sait jamais ce qui va arriver... Un lieu et notre connaissance de ce lieu, sens unique, traverses et voies sans issue. Ce qui nous relit à cet endroit. Dans un film qui se déroule dans une ville familière, où nous habitons ou travaillons, que nous arpentons régulièrement, chercher le détail, la (...)
Là où tout commence
Fasciné par les reflets fugaces de ce dont nous pressentons que nous serons un jour à jamais séparés. Néanmoins étroite est la voie entre les constructions abstraites. Les quais sont désormais très larges et rendus aux piétons, ils se prêtent bien à l’organisation et à l’accueil d’événements et d’animations. Ils ouvrent surtout d’étonnantes perspectives (...)
Book Machine
Je ne viens plus guère dans cet endroit, mais je me souviens qu’à l’époque lointaine où j’ai travaillé à la bibliothèque, et chaque fois c’est la même impression, je suis ému, troublé. Dans le hall, beaucoup de monde, de bruits, de discussions, la foule des grands jours, beaucoup d’hésitation, de fatigue aussi, de lassitude sur les visages et d’excitation (...)
Cute Car
Quand j’étais enfant, je me souviens que lorsque nous partions en vacances l’été avec mes parents, traversant la France du Nord au Sud, comme je l’ai raconté dans Laisse venir, avec ma soeur nous inventions des jeux, comme j’imagine beaucoup d’autres enfants de l’époque. L’un de ces jeux consistait à partir en quête d’une voiture à suivre que nous (...)
À l’identique, d’Olivier Hodasava
Vases communicants : Olivier Hodasava (Dreamlands : carnet de voyage virtuel). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Pour peu que l’on y soit préparé, on peut l’apercevoir du train quand on quitte Marseille en (...)
Ruban de Möbius
En découvrant sur Internet ce concours d’écriture présenté par Lire Montréal sur L’imaginaire de l’échangeur turcot qui invite les participants à partager leur interprétation de cette structure monumentale qui marque le paysage du quartier Saint-Henri à Montréal et dont la destruction prochaine est annoncée : l’échangeur Turcot, je me suis souvenu du texte (...)
Il ne faut pas désespérer Billancourt
La mémoire de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt est intimement liée à Renault et son histoire. L’usine de Renault-Billancourt cesse définitivement son activité le 31 Mars 1992 avec l’arrêt des gammes Express et Super5. Les bâtiments industriels ont été rasés en 2004-2005 et le site est aujourd’hui en réaménagement. Le projet (...)
Récit sonore collectif : texte collectif
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
En chantier : un état des lieux
Depuis quelques années j’anime de nombreux ateliers d’écriture et de création numérique : Vitry-sur-Seine (École d’ingénieurs ESIEA), Melun (Médiathèque de l’Astrolabe), Enghien-les-bains (Médiathèque George Sand), Deauville (Festival littéraire), Nilvange (Médiathèque), Valence (Beaux-Arts), Pau (Collège Marguerite de Navarre), Poitiers (Sciences Po et (...)
Ici même si : Paris façon puzzle
Première diffusion de l’article le 1er juillet 2009
Récit sonore collectif : France audioguide
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
Je me souviens de la Défense même si je n’y suis jamais allé
Invité avec Cécile Portier et Serge Bouchardon à présenter notre approche de la littérature numérique et des ateliers de création que nous mettons en place dans le cadre scolaire (j’ai pour ma part évoqué les ateliers réalisés à Paris, Bagneux, Boulogne, Melun, Pau...), nous étions jeudi 7 février 2013 à l’Espace Grande Arche du parvis de La Défense pour la (...)
Instructions pour se perdre en ville
Texte écrit lundi midi pendant que mes étudiants de Sciences Po travaillaient sur la description de la ville en s’inspirant de l’écriture de Guillaume Fayard, suivant la même contrainte que celle que je leur avais indiqué. Dans la tension du texte qui s’écrivait face à eux, en même temps qu’ils écrivaient eux aussi, et qui était vidéoprojeté sur l’écran (...)
Récit sonore collectif : La ville d’une pièce
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
Où est ma maison ?
Dans le cadre du projet itinérant United States of Europe, deux artistes finlandaises présentent leurs oeuvres à Paris : Kaarina Kaikkonen et Anu Pennanen. Où est ma maison ? (Missä kotini on ?), est une installation in situ faite de sacs et de bagages de différentes sortes. Cette œuvre de Kaarina Kaikkonen peut être vue comme une petite maison (...)
Récit sonore collectif : Les zones ignorées
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
Simple comme un coup de fil
Un matin, Geoffrey Dorne, designer graphique dans l’édition et le numérique, décrit sur son site ce qu’il voit depuis sa fenêtre en le prenant en photo : un camion qui désinstallait une cabine téléphonique. Et, comme il apprécie le détournement, le hacking, la création spontanée et les usages détournés, il présente sur son site une petite sélection de (...)
Le costume est une écriture
Lorsque nous étions à Londres pour passer les fêtes de fin d’année en famille, nous avons visité l’exposition Hollywood Costume qui s’est installée au Victoria and Albert Museum de Londres jusqu’au 27 janvier 2013. Une rétrospective qui examine le rôle du costume dans l’écriture cinématographique pour mettre en lumière le processus créatif du costumier, du (...)
Récit sonore collectif : Un homme qui dort
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
Récit sonore collectif : La ville à l’écoute
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste). Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
Domestiqués, Amy Stein : sur la lisière indécise du regard
En 2008, j’ai écrit dans le premier numéro de la revue myopies de Guillaume Fayard, un long article sur la photographe Amy Stein, dont je publie ici un large extrait. C’est en découvrant le travail photographique de Sandy Carson (Ghosts in the City), dont je reparlerai ici plus longuement, que j’ai eu envie de diffuser cet ancien texte. (...)
Objets trouvés du temps perdu
Nicolas Gary vient de publier l’information de la prochaine transformation de rames du métro de Buenos Aires en bibliothèques sur le site Actualité : « Les autorités locales ont pour projet d’offrir la première fournée de livres qui constitueront le stock mis à la disposition du public. Par la suite, ce sera aux usagers eux-mêmes de partager et (...)
MUR ou Le Voyageur exténué, de Raymond Bozier
La première fois que j’ai lu un livre de Raymond Bozier, c’était Abattoir 26, trouvé sur les rayonnages de la médiathèque de l’Astrolabe. Ce livre, tout d’abord publié chez Pauvert en 1999, a depuis été réédité, et c’est tant mieux chez Publie.net. J’ai proposé deux ateliers d’écriture autour de ses textes. Le premier autour de son livre Bords de mer , (...)
Leighton House, Holland Park
À quelques pas du Holland Park (une orangerie, un terrain de cricket, des courts de tennis, un jardin japonais, une auberge de jeunesse, un théâtre ouvert, qui est la résidence du Holland Park Opera, un terrain de jeu, des écureuils et des paons), dans le quartier résidentiel du district de Kensington et Chelsea, l’une des zones résidentielles les (...)
Le moteur de l’histoire
Descendus à la gare de Shoreditch High Street, nous empruntons la bien nommée Chance Street accueillis par un énorme rat dessiné par la street artiste ROA, originaire de Belgique et spécialiste des dessins d’animaux en milieu urbain, peint à même le mur de briques de l’immeuble. Nous avions vus une de ses œuvres dans une ruelle (...)
London Calling
Le ciel s’est couvert très vite, la nuit semble tombée, il est à peine trois heures, il pleut par intermittence depuis ce matin. Demain, il fera beau, c’est sûr. Nous traversons le Blackfriars Bridge en travaux. Une pensée pour Piero et son récent Carnet de voyage londonien. Des affiches annoncent fièrement qu’il se construit (...)
Regarder droit devant soi
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Bons baisers de Google Street View
Ce que j’aime avec cette image c’est qu’elle pose la question de l’auteur de la photographie. Ce que j’aime avec cette image c’est qu’elle pose la question de l’auteur de la photographie. Jon Rafman l’a inventé il me semble, premier je crois bien à l’avoir capturée, en hommage à la célèbre photographie de Doisneau, du baiser de l’Hôtel de ville. (...)
Quelque chose d’incroyable va arriver
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Revue de création d’ici là n°9
Le neuvième numéro de la revue d’ici là est consacré à la nuit : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure... » Le Pont Mirabeau, Guillaume Apollinaire Les auteurs : ana nb, François Bonneau, (...)
Écrire le travail (séance n°5)
À l’invitation de Stéphane Bikialo, je reviens cette année à la Faculté de Lettres pour assurer une série d’ateliers d’écriture sur le thème du travail, comme je l’avais fait en novembre et décembre 2009 à Sciences Po Poitiers et à la Faculté de Lettres. À lire sur ce thème, le dossier thématique n° 25, Écrire le travail, proposé par le groupement de (...)
Les lignes du temps
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Journal de bataille #3
Suite du Journal de bataille que j’ai entrepris en lisant dans le Petit Journal du Tiers Livre de François Bon le journal des chantiers tenu par Piero de Belleville dans les commentaires du site, je reprends en écho mon journal pour un nouvel épisode écrit entre novembre et décembre 2012 autour du chantier du tram T3 Paris Nord-Est. (...)
Description-notation ambulatoire à partir d’instantanés
Delphine Regnard avait lancé la semaine dernière un appel à participation collective ce mardi, de 14h30 à 16h30, pour accompagner en ligne le travail de ses élèves de première L. : Les L du désir. « Dans le cadre de notre Séquence 3 Exercices de listes et à la suite de la lecture des Pâques à New York de Cendrars et de Il y a d’Apollinaire, nous (...)
Écrire le travail (séance n°4)
À l’invitation de Stéphane Bikialo, je reviens cette année à la Faculté de Lettres pour assurer une série d’ateliers d’écriture sur le thème du travail, comme je l’avais fait en novembre et décembre 2009 à Sciences Po Poitiers et à la Faculté de Lettres. Les résultats de cet atelier, dans leur forme sonore, et de celui que mène Stéphane (...)
Déplacer les limites par l’invention
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
D’un lieu à l’autre : la ville des villes
J’ai suivi François Bon dans son court périple à Brooklyn, et sa traversée du bruit, dans le métro et ses tambours, pour son intervention à la New York University avec Olivier Barrot, puis profitant de son séjour pour visiter la librairie Barnes & Noble Brooklyn ou essayer le Kindle Fire dans son lit. À son retour, j’admire l’oeil dans la ville et (...)
Écrire le travail (séance n°3)
À l’invitation de Stéphane Bikialo, je reviens cette année à la Faculté de Lettres pour assurer une série d’ateliers d’écriture sur le thème du travail, comme je l’avais fait en novembre et décembre 2009 à Sciences Po Poitiers et à la Faculté de Lettres. Les résultats de l’atelier, et de celui que mène Stéphane Bikialo sur "quel travail (...)
L’éphémère dissipe nos chemins
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Qu’est-ce que le présent ?
Le Bal présente le travail de Paul Graham, figure majeure de la scène photographique britannique, du 14 septembre au 09 décembre 2012. Quelques mois après la rétrospective que lui a consacrée la Whitechapel Gallery de Londres et le Museum Folkwang à Essen, Le Bal présente deux séries de Paul Graham : Beyond Caring (1984-85), (...)
Écrire le travail (séance n°2)
À l’invitation de Stéphane Bikialo, je reviens cette année à la Faculté de Lettres pour assurer une série d’ateliers d’écriture sur le thème du travail, comme je l’avais fait en novembre et décembre 2009 à Sciences Po Poitiers et à la Faculté de Lettres. Les résultats de l’atelier, et de celui que mène Stéphane Bikialo sur "quel travail (...)
Un devoir d’expérimentation
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Marseille, jour et nuit
Chacun de mes voyages à Marseille est l’occasion de photographier cette ville que j’aime, car elle est toujours en chantier. Quand on me demande ce qui m’attire dans cette ville, je parle de Caroline, des origines méditerranéennes de mon père, certains quartiers proches de la gare Saint-Charles m’évoquant, sans y être jamais (...)
Les métamorphoses de l’œuvre et de l’écriture à l’heure du numérique
Dans le cadre des journées consacrées à la BNF aux métamorphoses de l’œuvre et de l’écriture à l’heure du numérique : vers un renouveau des humanités ?, une série de lectures est organisée sous la forme d’un Pecha Kucha. « Ecrire web », ou comment s’invente la littérature aujourd’hui ? Deux séries de cinq auteurs : (...)
Petits arrangements avec nos trouvailles
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Quand tu t’endors
Quand tu t’endors, de Pierre Ménard, illustrations Mini labo, a été publié en 2008 par les éditions Actes Sud Junior. L’ouvrage a été également traduit en italien par Stefania Baldoni, chez MOTTA junior : Tuo per sempre. C’est un drôle d’objet, un livre d’enfant pour les parents, texte poétique sur le temps qui passe, dans un coffret (...)
Contextes et gestes de l’écriture littéraire numérique
Je suis invité à la première séance du séminaire Écritures numériques proposé par Sens Public/IRI, le jeudi 15 novembre 2012, à Paris (17h30-19h30) et Montréal (11h30-13h30). Cette séance comptera trois intervenants, Bertrand Gervais, Sarah-Maude Beauchesne et moi-même, en duplex à Paris et à Montréal, en vidéoconférence entre la salle P217 du (...)
Écrire le travail (séance n°1)
À l’invitation de Stéphane Bikialo, je reviens cette année à la Faculté de Lettres pour assurer une série d’ateliers d’écriture sur le thème du travail, comme je l’avais fait en novembre et décembre 2009 à Sciences Po Poitiers et à la Faculté de Lettres. Les résultats de l’atelier, et de celui que mène Stéphane Bikialo sur "quel (...)
Poésie sur écoute - épisode 188
160 millions, c’est le nombre d’exemplaires de la collection « Que sais-je ? » vendus à travers le monde depuis sa fondation en 1941 aux Presses Universitaires de France. Ce que j’apprends en lisant l’annonce de Christophe Grossi sur le blog ePagine pour annoncer la diffusion des 104 premiers titres qui sont désormais disponibles à la vente en (...)
La réalité est toujours anachronique
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Au hasard des rues
Ce matin, pour l’atelier avec les élèves de Sciences Po Inventer la ville, nous avons travaillé, pour la deuxième séance consécutive, sur l’écriture d’un récit collectif. Nous avons de nouveau pioché dans l’ensemble des textes écrits depuis le début de l’atelier, afin de composer de courtes phrases (entre maxime, description elliptique et micro-fiction), (...)
De l’étendue dans la lumière
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
C’est parfois domestique, par François Bonneau
Vases communicants : François Bonneau (L’irrégulier). En mémoire de Maryse Hache, de ses empreintes de bienveillance. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. C’est parfois domestique : On aurait l’impression d’emmener une bête chez le vétérinaire. (...)
Vibrer dans l’image immobile
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Ah., d’Emma Reel
Nous n’avons pas l’habitude de la lecture hypertexte. Nous croyons la maîtriser en l’utilisant au quotidien depuis des années sur Internet, mais il y a une différence entre lire sur le web et lire une histoire dont les chapitres sont ainsi liés. Le plus frustrant dans l’utilisation courante des liens hypertextes (plus par (...)
Net édition : écriture et lecture numérique
L’écrit connait d’importantes mutations : la notion d’auteur est remise en cause, les éditeurs, libraires et bibliothécaires mis à l’écart, la lecture modifiée. Face à ces bouleversements, certains acteurs de la chaîne du livre réagissent : les auteurs s’approprient le numérique et de nouveaux styles émergent, les libraires indépendants se fédèrent pour (...)
Le mot est un rêve fragile
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Les labyrinthes de mémoire
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Le visage de l’ange
Ce matin, au petit-déjeuner, comme à mon habitude, je consulte mon compte Twitter et je découvre ce tweet d’Emmanuelle Gabory accompagné de cette belle photographie : La nuit, je veux parler avec l’Ange. Tout à coup, sans prévenir, une image me revient très nettement en mémoire, je mets quelques instants avant de comprendre (...)
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C’était un rendez-vous
Première mise en ligne le 19 juin 2007
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Attendre que la ville passe
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Embroussaillement passager, par Sabine Normand
Vases communicants : Sabine Normand (texte et photographie). J’ai rencontré Sabine à l’occasion des ateliers de création que j’ai menés à la médiathèque de Mauguio : Lire la ville. J’ai eu plaisir à suivre ensuite son blog au très beau titre : Tu as voulu voir la mer, avec pour sous-titre : Sur la terre comme au ciel. Très heureux de l’accueuillir sur (...)
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Comment créer un livre numérique en ligne avec Byeink
Dans le cadre de mon atelier Du livre numérisé au livre numérique animé à la Médiathèque de Bagnolet, je vais présenter aux participants deux applications pour créer leurs livres numériques en ligne, simplement et gratuitement. Il existe encore très peu d’outils permettent de créer des ePub de manière ergonomique. À ce sujet, je vous conseille de (...)
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dans la rue un soir d’été gare de lyon où j’étais, d’Emmanuel Delabranche
J’ai animé de nombreux ateliers d’écriture à partir du texte « Tentative d’épuisement d’un lieu parisien » de Georges Perec, j’avais même proposé une tentative d’épuisement de la Place Stalingrad avec les particpants à mon atelier d’écriture à l’occasion de ma résidence d’écrivain et pas plus tard que vendredi dernier, une nouvelle fois, avec les étudiants en 2e (...)
Les mots en déséquilibre
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
Du livre numérisé au livre numérique
Première diffusion le 13 juin 2012
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Inventer la ville : Tentative d’épuisement d’un lieu parisien
Première mise en ligne le 3 octobre 2011
Le sens de la marche
Une photographie est un lent cheminement. Prendre le temps de marcher avant de se précipiter dans le RER pour rentrer chez soi après cette journée, ces rencontres. Pas de sitôt que je reviendrai là, dans cette ville que je découvre pour la première fois. Cergy et toutes ses déclinaisons. Préfecture, Pontoise, Le-Haut. Ce que je me dis en moi-même. (...)
Un chemin de l’esprit
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes ou sur Twitter. À la fin de la semaine, je reprends (...)
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Remettre les pendules du droit à l’heure
Je vois passer les annonces les plus farfelues autour des dérives du copyright réunies par Lionel Maurel sur Twitter autour du mot clé #CopyrightMadness et qu’il recense également sous la forme d’un Storify : chroniques de la propriété intellectuelle en délire. Par exemple : Le village de Laguiole dépossédé de son nom. Des étudiants en art (...)
Réduction des restes
Samedi, je suis parti me promener un peu au hasard des rues du 11e arrondissement, et, remontant la rue du Chemin Vert, je me suis retrouvé devant l’entrée du Cimetière du Père-Lachaise. Des années que je n’y étais pas venu. Je suis entré dans le cimetière et je me suis promené dans les allées, montant, descendant, cherchant les endroits les moins (...)
Autobiographie des objets, de François Bon
Proposition d’écriture : Faire l’inventaire, sans ordre précis, de tout ce qui raconte sa vie, à partir des objets de son quotidien, et dévoiler ainsi son propre trajet dans le temps, grâce à ces objets, les vertiges qu’ils creusent dans l’expérience immédiate, chacun rappelant en filigrane les souvenirs de sa jeunesse et ravivant « cette sensation de (...)
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La désorientation de l’accidentel
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En même temps, de Charles Dionne
Chaque vendredi, deux textes d’entre 25 et 40 pages propulsés chacun pour 0,99€. Cette nouvelle collection de récits contemporains sur Publie.net vient d’être lancée, elle a pour nom : Ouvrez ! Le premier texte de cette collection est En même temps de Charles Dionne. À partir d’un banal accident de vélo, c’est toute la ville qui défile, la vie (...)
L’éblouissement et l’effroi
Tous les dimanches je vais courir jusqu’à Pantin, en longeant depuis Stalingrad le canal de l’Ourcq. Hier, je suis retourné sur le Chemin de Halageà Pantin, faire le tour de l’ancien bâtiment des Magasins généraux des douanes abandonné. L’accès au bâtiment est désormais interdit par de grands panneaux (...)
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La variation du relief
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Retour à Melun, par Emma Reel
Vases communicants : Emma Reel. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. C’est connu, et débattu. Le numérique ne produit rien. Il ne s’agirait que de l’anamnèse du réel, son spectre, son souffle. C’est connu, le numérique est froid. Il n’est (...)
La mélancolie du présent
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Le Rayon Vert
Le Rayon vert, film réalisé par Éric Rohmer en 1986, cinquième de la série « Comédies et Proverbes », illustre les vers extraits du poème « Chanson de la plus haute tour » d’Arthur Rimbaud : « Ah ! que le temps vienne / Où les cœurs s’éprennent ». Ce film, tourné en 16 mm et couronné par le Lion d’or au Festival de Venise, reprend, d’un ton plus léger (...)
Christine Jeanney : Lotus Seven
Proposition d’écriture : Choisir un livre, un film, une série télévisée de son enfance, dont on garde un fort souvenir, et le transformer en objet de fiction, nouvel espace narratif, en donnant l’impression qu’il s’anime dans le texte. Utiliser le cadre rigide de la contrainte (une forme calquée sur une ligne temporelle par exemple) pour pénétrer (...)
Écart de temps
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La Pêcherie
Comme le rappelle Wikipédia, une pêcherie est un espace circonscrit dans une étendue d’eau, généralement à proximité immédiate du littoral, qui a été aménagé afin de pouvoir y faciliter la pratique de la pêche. Par extension on désigne également par le mot « pêcherie » les aménagements spécifiques qui y sont installés. L’utilisation de (...)
Endroits possibles et imaginables
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En équilibre entre hier et demain
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Entrer dans le paysage
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Dans la couleur du jour
Pour une fois ce mois d’août je n’ai pas participé aux Vases communicants, mais comme presque à chaque fois, j’en fais le compte-rendu sur Scoop.it et Twitter. En lisant ce matin l’ensemble des textes de ces vases communicants, j’ai sélectionné une série de phrases dans chacun, que j’ai ensuite mélangée et mixée afin de créer un nouveau texte façon (...)
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Radiation Tokyo
Je découvre par l’intermédiaire du photographe suédois Martin Brink qui a participé au n°8 de la revue d’ici là sur Publie.net sur le thème de la ville et qui a créé il y a quelques semaines un blog consacré aux livres photo pour tablette : The Digital Photobook, une très belle application : Radiation Tokyo, de Suguru Takeuchi. « Fin (...)
Laisser la lumière jouer
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Au hasard des promenades
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La vie de ces ombres invisibles
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Poésie sur écoute - épisode 187
Écouter en ligne Klimperei et Voxfazer sont deux musiciens dont j’aime beaucoup le travail musical. Ils m’ont fait l’amitié de participer à plusieurs reprises à la bande son de la revue d’ici là sur Publie.net. Klimeperei a participé à la revue d’ici là n°3 et d’ici là n°5 et, comme Voxfazer également aux trois dernières : d’ici là n°6, d’ici là (...)
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Nuages de sons et d’images
Hier soir, je découvre une série de tweets de Joël Ronez au moment où je m’apprête à rédiger le récit de ma promenade avec Caroline, remontant jusqu’à chez nous depuis la Gare de Lyon, où nous étions venus accompagner notre fille Alice pour son départ une semaine en colonie de vacances. Joël Ronez commence le livetweet de ce qu’il nomme avec humour son (...)
Mots placés en marge
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Saint-Michel en l’Herm, par François Bon
Vases communicants : François Bon. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Deuxième fois que François et moi échangeons pour les Vases communicants. La première fois, c’était en décembre 2009, je diffusais sur Liminaire son texte L’Amérique, tandis qu’il publiait mon texte (...)
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Les vases communicants
Première publication le 7 janvier 2011
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Mes rêves sont au monde
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Planche-contact : mots clés
Comme je l’ai précisé dans mon texte sur le projet de Planche-contact, tous les jours je prends une photographie avec l’appareil photo numérique que j’ai sous la main (iPhone, iPad, Kodak, Canon, etc.) et je la diffuse sur mon nouveau Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je (...)
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Au ralenti
En rentrant chez moi, j’assiste à une scène étrange. Plusieurs femmes marchent au ralenti sur les trottoirs de la rue Pierre Dupont, mais également sur ceux du Passage Dellessert. Je marche d’un bon pas et ne m’arrête qu’un instant pour les observer mais leur image reste imprimée en moi, sans doute accentuée par le contraste entre la vitesse de mon (...)
Le sort des instants fugaces
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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Poésie sur écoute - épisode 186
Écouter en ligne Téléchargement >> [48 minutes / mp3 : 116 Mo] La revue de création d’ici là sera diffusée sous ses deux versions (pdf pour lecture sur ordinateurs et liseuses et ePub pour lecture sur iPad) à la mi-juillet 2012 sur Publie.net. Ce numéro consacré au thème de la nuit, réunit des textes variés, des photographies, de (...)
Vertigo à San Francisco
L’image de San Francisco se confond pour moi avec celle de Vertigo, chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock tourné sur place du 28 février au 15 octobre 1957. La ville n’y joue pas un rôle central, mais elle constitue l’arrière-plan caractéristique de ce drame interprété par l’envoûtante Kim Novak et le tourmenté James Stewart. Lors de notre séjour à San (...)
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L’image le grain de temps
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Marcher au-dessus du gouffre
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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A l’endroit, à l’envers...
Cette année, j’ai eu le plaisir d’être accueilli en résidence d’écriture invité par Xavier Galaup de la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin pour une durée de 7 mois (de décembre 2011 à juin 2012) au collège de Buhl, au Lycée de Kastler ainsi qu’à la Médiathèque de Guebwiller. Voici les compte-rendus de mes sept visites à Guebwiller, au (...)
Sur la circulation des signes
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Murs, murs
Il y a quelques semaines, me promenant rue de la Grange aux Belles pour prendre des photos pour mon projet Planche-contact, je photographie ce grand mur derrière l’hôpital Saint-Louis, un mur devant lequel je passe très souvent et qui me rappelle celui de La Friche Belle de Mai que je photographie à chaque fois que je vais à Marseille. En (...)
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Lumière du ciel et gestes
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Laisse venir
Anne Savelli et moi, nous avons écrit un trajet Paris-Marseille intemporel, d’abord virtuel, puis réel, une approche de la ville tout en détours et cheminements, dont nous avons présenté une version sous forme de tweets à La Marelle (Villa des auteurs) à l’invitation de Pascal Jourdana, son créateur et actuel directeur artstique, dans le cadre des 48h (...)
Marseille en chantier
La première fois qu’on m’a invité au cipM, à l’automne 2005, je n’étais jamais encore venu à Marseille. Je commençais à publier régulièrement des textes sur mon blog Marelle (à l’époque lointaine hébergé par la plateforme tooblog.fr) et c’est d’ailleurs sur ce thème Web & Poésie que portait la série de ces conférences. Deux jours de colloque sur les rapports (...)
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La chute dans le temps
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
L’avenir est un passager clandestin
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
L’œuvre collective est l’avenir du livre numérique
Pour réagir à l’article d’Hubert Guillaud à propos des auteurs du numérique face aux nouvelles technologies, j’ai publié récemment un article où j’ai écrit qu’il fallait inventer de nouvelles formes éditoriales et que l’œuvre collective est l’avenir du livre numérique. Isabelle Pariente-Butterlin avait elle aussi répondu sur son site à l’article d’Hubert (...)
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Laisse venir : trajet Paris-Marseille
À l’avenir Laisse venir Laisse le vent du soir décider... L’imprudence, Alain Bashung Un trajet Paris-Marseille intemporel, d’abord virtuel, puis réel, une approche de la ville tout en détours et cheminements, après en avoir rêvé l’accès. C’est le projet de performance numérique qu’Anne Savelli et moi allons réaliser à La Marelle (...)
La mémoire photographie des émotions
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Inventer de nouvelles formes éditoriales
J’ai présenté sur ce site, il y a deux ans déjà, une nouvelle manière de lire le récit de fiction, à partir du travail graphique d’Alberto Hernández... Le roman hybride. Un roman hybride peut être considéré comme un roman mélangeant l’image et le texte où le texte écrit et des dispositifs graphiques comme l’illustration, photographie, infographie ou (...)
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Voici venu le temps de l’ubiquité… par Franck Queyraud
Vases communicants : Franck Queyraud. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Je ne sais pas d’où ca vient mon envie d’aller à San Francisco. Parce qu’après tout, même s’il paraît que le monde s’est raccourci, c’est tout de même très loin, que San Francisco. (...)
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Chantier du Collège Marguerite de Navarre à Pau
J’ai été invité à mener entre 2009 et 2012 une série d’ateliers de création numérique mêlant textes/sons/images au collège Marguerite de Navarre à Pau, sur un lieu important de la mémoire paloise : le Bâtiment B. et ses métamorphoses, partie ancienne du collège. En effet, il est question, depuis quelques années, de démolir le « vieux » bâtiment du (...)
Les heures et les saisons
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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Les murs peints de San Francisco
Quand on se promène dans le quartier de Mission, notre regard est tout de suite attiré par les grandes fresques murales colorées aux sujets politiques ou sociaux qui décorent les murs des bâtiments. Il y a environ 600 peintures murales dans San Francisco, dont la majorité se trouvent dans le quartier de Mission : Balmy Alley, (...)
Le chant des fissures
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Les Bains Sutro à San Francisco
Des ruines modernes au bord du Pacifique. Les vagues de l’océan viennent s’écraser sur les rochers et nous rappellent celles qui scellèrent le baiser de Scottie et Madeleine dans Vertigo. Les structures labyrinthiques des anciens Bains Sutro gisent à nu sous un ciel éclatant, les lys sauvages fleurissent sur les falaises coiffées de cyprès dont le (...)
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Des fenêtres nous suivent
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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Mémoire vive : Impressions à la demande
Première version de cet article publiée sur Liminaire le 22 janvier 2011, modifié le mercredi 16 mars 2011, puis le 2 mai 2011.
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Poésie sur écoute - épisode 185
Écouter en ligne Téléchargement >> [20mn / mp3 : 18,9 Mo] Entre février 2007 et janvier 2009, j’ai participé à RadioList, la plateforme sonore des arts visuels dans la rubrique Arts sonores avec une série de pièces sonores sur la ville et le cinéma : Sound & Vision. Dans la revue des villes d’Urbain, trop (...)
Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #10
Première mise en ligne le 15 avril 2011
Les souvenirs sont des gestes souterrains
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Chantier du Collège Marguerite de Navarre à Pau
J’ai été invité à mener en 2009, en 2010 et en 2011, une série d’ateliers de création au Collège Marguerite de Navarre à Pau par l’intermédiaire d’Elise Lamiscarre, professeur de français, dans le cadre d’une Classe à Projet Artistique et Culturel. Il s’agissait de mener un atelier de création numérique mêlant textes/sons/images sur un lieu important dans la (...)
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Celle qui écrit et celui qui lit
 C’est le lieu que j’ai d’abord remarqué, eux je ne les ai vus qu’ensuite, le couple qu’ils formaient de part et d’autre de la colonne. Cet endroit c’est la première fois que j’y viens, longtemps que je ne passe plus par là, que je ne travaille plus dans ce quartier. Ce jour-là, les grandes portes à battants verts étaient ouvertes. Au milieu de la (...)
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À l’abri de rien
À l’abri de rien, un web-documentaire sur le Mal-logement réalisé par Mehdi Ahoudig et Samuel Bollendorff d’après une enquête réalisée pour la Fondation Abbé Pierre, est présentée sous forme d’exposition photographique, le long du Canal Saint-Martin à Paris, jusqu’au 10 avril. Des portraits géants sont affichés sur les murs le long du canal. « À l’Abri (...)
L’Horizon comme une main
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #9
Première mise en ligne le 6 avril 2011
Le Passage du désir
J’ai été invité à participer à la journée professionnelle conçue par Guénaël Boutouillet pour le CRL Pays de Loire, qui s’est déroulée le 15 décembre 2011, dans les locaux de la Bibliothèque universitaire Saint-Serge, à Angers. Les grandes lignes de mon intervention lors de cette journée se trouvent réunies dans cet article présentant mon travail : À (...)
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Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #8
Première mise en ligne le 3 avril 2011
Un secret d’un secret
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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Entre le souvenir et l’oubli
« Il ne faut pas dire que le passé éclaire le présent. Une image, au contraire, est ce en quoi l’Autrefois rencontre le Maintenant dans un éclair pour former une constellation. En d’autres termes, l’image est la dialectique à l’arrêt. » Walter Benjamin « Das Passagen Werk », Paris, Capitale du XlXème siècle, page 478. Dans son film Tombeau (...)
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Journal de bataille #2
Chantier place de Stalingrad, février 2012 Je ne regarde plus la ville de la même façon. Ce qui attire désormais mon attention est ailleurs. La ville en cheval de bataille, chantier à ciel ouvert. Ce qui s’écrit plutôt que ce qui est écrit. La ville est un trouble. Un texte à trous. Chantier place de Stalingrad, février 2012 (...)
Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #7
Première mise en ligne le 22 mars 2011
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L’avenir en recyclage
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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Poésie sur écoute - épisode 184
Écouter en ligne Téléchargement >> [2h14 / mp3 : 117 Mo] Chroniques des temps perdus et bande-son pour orgasme, est le premier ouvrage de KMS, alias Kill Me Sarah : « C’est le rock qu’on explore : ses grands morts, ses figures tragiques, ses impasses et ses dieux – majeurs ou mineurs. Des (...)
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À l’endroit, à l’envers...
Comme je le rappelais dans la présentation de ma nouvelle résidence d’écriture À l’endroit, à l’envers... je suis invité par Xavier Galaup de la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin pour une [Résidence d’écriture de 7 mois (de décembre 2011 à juin 2012) au collège de Buhl, au Lycée de Kastler ainsi qu’à la Médiathèque de Guebwiller. Je vais créer à (...)
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Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #6
Première mise en ligne le 16 mars 2011
Un autre chemin est possible
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
BE PART OF MY DREAM
Un début, un milieu, une fin. Comme le voyage, zone comme la zone. Les aventures ont parfois une fin, ici elles n’ont qu’une suite. Ce n’est pas un aboutissement, mais probablement un début. Quand on rencontre les gens, ils ne connaissent ni le début de notre vie ni la fin. Sans compter qu’on n’en sait rien soi-même. Ce n’est pas une ligne droite (...)
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Shanghai Nø City Guide
Urbain, trop urbain — La revue de villes vise à créer un univers de rencontre avec une ville. Univers porté par toutes formes d’écritures numériques, celles qui nous permettent aujourd’hui de tracer des chemins de traverse entre les partitions, scientifique, littéraire et artistique. Rencontres résolument individuelles, et parfois délinquantes au (...)
Dans les temps d’attente
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Petits malentendus sans importance, Antonio Tabucchi
On éprouve une étrange sensation en arrivant dans une ville inconnue, lorsque l’on sait qu’on y aimera d’un amour jamais éprouvé auparavant. Il en fut ainsi. Nous nous arrêtâmes devant un petit hôtel près de la rivière qui coule à Limoges, une chambre au papier défraîchi, aux meubles ordinaires, à cette époque de nombreux hôtels ressemblait à celui-là, il (...)
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Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #5
Première mise en ligne le 14 mars 2011
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Bataille boulevard/faubourg, de Pierre Cohen-Hadria
Vases communicants : Pierre Cohen-Hadria. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. C’est en découvrant le journal de chantier de Piero de Belleville, dans le Petit journal du site de François Bon, que j’ai commencé à tenir un Journal de bataille] sur les chantiers de la ville (...)
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Chantier du Collège Marguerite de Navarre à Pau
J’ai été invité à mener en 2009, en 2010 et en 2011, une série d’ateliers de création au Collège Marguerite de Navarre à Pau par l’intermédiaire d’Elise Lamiscarre, professeur de français, dans le cadre d’une Classe à Projet Artistique et Culturel. Il s’agissait de mener un atelier de création numérique mêlant textes/sons/images sur un lieu important dans la (...)
Les écarts visibles
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #4
Première mise en ligne le 22 février 2011
L’étang de l’or à Mauguio
Dans le cadre de l’atelier de création numérique que j’ai mené à la médiathèque de Mauguio Carnon, avec les participants nous avons effectué un travail photographique sur le site de l’étang de l’or, dont voici quelques-unes de mes photographies avec des extraits de leurs textes. Découvrez celles des participants à l’atelier sur l’ouvrage numérique (ePub (...)
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Place pour les rêves et l’oubli
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #3
Première mise en ligne le 21 février 2011
Lire la ville : Ateliers de création numérique à la médiathèque de Mauguio Carnon
En février c’est le mois des écritures numériques à la médiathèque de Mauguio : Café numérique : Comment télécharger un livre numérique ? Conférence et expérimentations : De la lecture sur papier à la lecture sur écran. Atelier d’écriture : avec Pierre Ménard, écrivain Projection - BD - lecture théâtralisée : l’Abbé Pierre d’Edmond Baudoin Atelier jeunesse (...)
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Désirs d’effraction
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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L’infrastructure au cœur de l’échange
Pénétrer l’interdit, expérimenter l’inédit, rencontrer l’inconnu... Quelques pistes qui motivaient les organisateurs de la première édition de Paris Face Cachée, qui s’est déroulé ces 4 et 5 février. Pénétrer dans un temple maçonnique, croiser de près la Police scientifique, visiter un "quartier village"... voici quelques exemples piochés parmi la cinquantaine (...)
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Monostique paysager, par Jacques Jouet
Jacques Jouet, né en 1947 à Viry-Châtillon, a été dix ans animateur culturel en MJC, avant de consacrer sa vie à l’écriture à partir de 1979. Il a écrit de nombreux livres : théâtre, poésie, romans… Il est membre de l’Oulipo depuis 1983. Il est en résidence d’écrivain au Parc de Rentilly. Situé à une trentaine de kilomètres à l’est de Paris, en zone (...)
Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #2
Première mise en ligne le 11 février 2011
Arrête ton cinéma
« En marchant, se fait le chemin / et tournant le regard en arrière / on voit le sentier que jamais / on ne foulera à nouveau / Marcheur, il n’y a pas de chemin. » Antonio Machado. Arrête ton cinéma, la tentation de dire cela à celui qui en fait trop, qui exagère, forçant le trait. Un peu comme s’il faisait l’acteur ou jouait une pièce de (...)
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L’éclat de notre propre disparition
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Sur la route, de Jérôme Denis
Vases communicants : Jérôme Denis. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Sur la route, il n’y a pas de représenté pas de représentant. Il y a un monde de signes et de marques qui organisent la rencontre entre nos yeux et le ciel, les arbres, l’air. La (...)
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Les sirènes on ne les voit pas, un couvercle est posé dessus, de Christine Jeanney
Le principe des Todolistes quotidiennes de Christine Jeanney est assez simple, à partir d’une photo envoyée par un tiers (suite à un appel à participation), écrire une liste de quatre points ou occurrences ou choses à faire, à dire ou à penser, en réaction, en réponse, en écho à cette photo. Chaque matin Christine Jeanney en choisit une, « plutôt à (...)
Le passage d’une image
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Ateliers d’écriture à Sciences Po Paris #1
Première version du texte : 3 février 2011
Bésame Schumann : influences musicales à travers les siècles
Lors de mon dernier séjour à Pau pour les ateliers que je mène autour du Collège Marguerite de Navarre, j’ai eu le plaisir de dîner comme à chacune de mes venues avec des amis d’Elise Lamiscarre. L’un d’eux, Jean-Marie Faye, cycliste mélomane, m’a offert un très beau disque de l’Orchestre de Pau Pays de Bearn, sous la direction (...)
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La chronologie est un dérivatif
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
La critique d’art aborde le tournant numérique
« Nous devons renoncer à connaître ceux à qui nous lie quelque chose d’essentiel ; je veux dire, nous devons les accueillir dans le rapport avec l’inconnu où ils nous accueillent, nous aussi, dans notre éloignement. L’amitié, ce rapport sans dépendance, sans épisode et où entre cependant toute la simplicité de la vie, passe par la reconnaissance de (...)
À l’endroit, à l’envers...
Comme je le rappelais dans la présentation de ma nouvelle résidence d’écriture À l’endroit, à l’envers... je suis invité par Xavier Galaup de la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin pour une [Résidence d’écriture de 7 mois (de décembre 2011 à juin 2012) au collège de Buhl, au Lycée de Kastler ainsi qu’à la Médiathèque de Guebwiller. Je vais créer à (...)
Désir de voir
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
De l’éclat à tous les instants
Bruxellisation (en néerlandais : verbrusseling) est un terme utilisé par les urbanistes pour désigner les bouleversements urbanistiques d’une ville livrée aux promoteurs au détriment du cadre de vie de ses habitants, sous couvert d’une « modernisation » nécessaire. Ce phénomène doit son nom à la ville de Bruxelles. Les couloirs (...)
Planche-contact
« Sans parler des grands désastres de réglage, de mauvaises distances ou de mauvaises expositions, le premier mouvement, le premier réflexe, c’est la déception : « ainsi je n’ai vu que ça, voilà où m’ont mené toute cette tension et toute cette gesticulation, à ces petits rectangles 24 x 36 qui souvent ne me disent plus rien. » Les photos que j’imaginais les (...)
Une question de jours
Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif. Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des (...)
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fuoridentro, de Benoît Vincent
Vases communicants : Benoît Vincent. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Vous ne savez pas regarder [...] Vous parlez de la ville comme d’une carte, d’une douzaine d’œufs, d’un jouet mécanique ou d’un arthropode à décortiquer. Mais vous n’en savez rien. Vous ne savez pas (...)
Revue de création d’ici là n°8 sur Publie.net
Le huitième numéro de la revue d’ici là est consacré à la ville : « La forme d’une ville, hélas ! change plus vite que le cœur d’un mortel, » Charles Baudelaire. « La forme d’une ville, hélas ! change plus vite que le coeur d’un mortel », est un vers célèbre des Tableaux parisiens de Charles Baudelaire. Julien Gracq et Jacques Roubaud ont écrit deux (...)
Voir et jouer
La dernière fois que j’ai ressenti cette impression étrange d’entrer dans un lieu changeant d’aspect au fur et à mesure qu’on le découvre, qu’on y pénètre, dédale d’espaces modulaires, de lumières changeantes et de bruits variés, c’est lorsque je me suis rendu dans le quartier d’Akihabara à Tōkyō, célèbre pour ses très nombreuses boutiques d’électronique (...)
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Poésie sur écoute - épisode 183
Écouter en ligne Téléchargement >> [25 minutes / mp3 : 56 Mo] Bande son : Gilles Amalvi : Ballade immobile. Voxfazer : La forme d’une ville. Cécile Portier : Viles paroles, Ville Parole. David Christoffel : Un train pendant six heures. RadioMentale (Eric Pajot) : City Dream’s. Pierre Ménard : Vous êtes ici. Le huitième (...)
Dranem ou Ménard ?
En testant les nouvelles fonctionnalités du profil Facebook se transformant en Journal, j’ai découvert par hasard, en faisant des recherches sur mon lieu de naissance à Ris-Orangis, une raison encore insoupçonnée, de mon pseudonyme Pierre Ménard. Je suis né dans une maternité rue du Clos (devenue aujourd’hui la Polyclinique du (...)
La musique des sphères
Pour savoir il faut prendre position. Je te demande de fermer les yeux, de donner ta main, tu as confiance en moi, je te conduis. Tout est dans cette précision. Mais il faut que tu bouges, que tu restes en mouvement. Et les autres à tes côtés. Vos mouvements parallèles en temps différés. Ce que tu vois en ouvrant les yeux, dans ce mouvement. Le lieu (...)
Le numérique comme poésie de la vie
La Grange est un site incontournable. Karl Dubost a commencé il y a dix ans un carnet en ligne, qui peu à peu se constitue en aventure originale, entre Tokyo et Montréal : traces de voyages, carnet photographique, réflexion sur les villes, les livres et la lecture, la mutation numérique et "l’opacité" du présent. « C’est en ligne (...)
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Journal de bataille #1
Dans le Petit Journal du Tiers Livre de François Bon, je suis le journal des chantiers que tient Piero de Belleville de loin en loin dans les commentaires du site. fbg/bvd 05112011 7 décembre 16:09 le truc est vide, plus rien, ça paraît tout petit, plus rien (du métro) (soleil c’était hier ou avant hier, je ne sais plus) (il (...)
Poésie sur écoute - épisode 182
La revue de création d’ici là a été invité au dernier Salon de la revue, le 15 octobre 2011 à proposer une intervention à double détente : Un atelier professionnel animé par Joachim Séné, auteur, participant régulièrement à la revue depuis sa création, destiné aux exposants, aux bibliothécaires pour découvrir le mode de création et de publication de la revue. (...)
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La vraie vie
Je ne supportais pas qu’il ait aimé une autre femme au point de lui faire un enfant. Je suis tranquille jusqu’à la prochaine inconnue qui débarquera dans la vie professionnelle de mon homme. Pourtant, il est gentil, il ne joue pas la-dessus. Je découvrais un petit garçon inféodé à sa mère, incapable de se poser en tant qu’homme. Dès qu’il (...)
Mutations numériques
ÉDITER, un nouveau métier ? Une journée professionnelle conçue par Guénaël Boutouillet pour le CRL Pays de Loire, qui se déroulera dans les locaux de la Bibliothèque universitaire Saint-Serge, à Angers. À l’ère du web, la forme d’un livre change plus vite hélas que le cœur d’un mortel... Nos modes de lecture changent, notre écriture évolue (...)
A l’endroit, à l’envers...
La résidence d’écriture est un nouveau moyen pour l’écrivain de conduire des projets personnels tout en faisant avancer l’idée même de l’écrivain dans la société. Après ma Résidence d’écrivain de 10 mois à la librairie Litote en tête, soutenue par le Conseil Régional d’Île-de-France, la Résidence virtuelle de 6 mois sur le site de mélico (Mémoire de la (...)
L’instant T, de Louise Imagine
Louise Imagine est photographe, elle a participé à trois reprises aux numéros de la revue de création d’ici là sur Publie.net : Dans le n°4 : Le palimpseste de la mémoire est indestructible. Dans le n°6 : L’immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement. Dans le n°7 : Le présent n’est que la crête (...)
Sound & Vision
Première parution de cet article le 28 avril 2011
Odradek : Figure exemplaire du bricolage de l’énigme
Odradek, est un nom inventé par Kafka dans la nouvelle inachevée Le souci du père de famille (Die Sorge des Hausvaters). Il a été l’objet de toutes les interprétations et les détournements imaginaires possibles. il est à la fois une poupée et un prodige tombé du ciel, une mécanique de l’horreur et une étoile, une figure du disparate et un microcosme ; en (...)
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Ed Fella : Documents / In the Street
Ed Fella - Documents / In the Street Vernissage - projections, au centre international de poésie de Marseille, le vendredi 25 novembre 2011, à 18h30 In the Street, soirée de cinéma dédiée à la rue new-yorkaise, à travers le regard d’artistes, auteurs et photographes, précédée du vernissage de l’exposition consacrée à Edward (Ed) Fella. Fotokino (...)
Vous êtes ici
Vous êtes ici : brusquement. Une nouvelle journée sous la grisaille parisienne. Entre les quatre murs de la chambre, se languir des mois précédents où soleil et chaleur étaient quotidien. Vous êtes ici : la vue est tout simplement renversante. La rue assez morne s’éveille d’une dynamique nouvelle : jusqu’alors immobile, elle grouille de monde tout (...)
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Quand mourut Jonathan
Tony Duvert Éditions de Minuit, 1978. Texte lu par Antoine Brea. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,9 Mo / Durée : 2’] le soleil en boule à moitié dégarni sec le pendre dans la cuisine chaque jour trop de place le larcin reste inaperçu (...)
Contre les poètes
Witold Gombrowicz Le Regard Littéraire. Editions Complexe. Texte lu par Strofka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’36] corps et âme exprimer d’un geste farouche nous voulons rendre ses rapports avec l’univers loin d’être une (...)
Pourquoi vouloir voir le monde en vrai ?
Mise en ligne une première fois le 16 novembre 2010
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Autour de Franck, Anne Savelli et Thierry Beinstingel
"Franck n’est pas un personnage. Franck est quelqu’un. Né le 6 juin 1968, mort le 17 septembre 1990, il a vécu 22 ans d’une vie chaotique, en partie racontée, en partie inventée, en partie tue dans un livre qui porte son prénom." Franck d’Anne Savelli a été publié en 2010 aux éditions Stock. Il s’agit d’un texte conçu par lieux : « (...)
Pour écouter avec des écouteurs, Julio Cortázar
Testament hétéroclite, livre ultime assemblé par Julio Cortázar à la fin de sa vie, Crépuscule d’automne, avant qu’une leucémie ne l’emporte à Paris, en 1984. Le livre regroupe des textes écrits à plusieurs périodes de sa vie— « des péomes et des prosemes » ou encore des « méopes » – inédits pour la plupart, seul le principe de la liberté créatrice les (...)
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Immobile, Jeanne
Vases communicants : Jeanne (Babelibellus). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. (BO voyages immobiles de Daho) d’une fenêtre de bureau, d’un antre... on aperçoit la montagne et les premières lueurs du soir. on s’efface disparaît devant (...)
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Fenêtre à Tahiti (Hommage à Matisse) de Claude Viallat
Le Centre Pompidou propose une opération exceptionnelle intitulée « Un jour, une oeuvre ». Pendant une journée, l’œuvre de Claude Viallat, « Fenêtre à Tahiti » (Hommage à Matisse), issue des collections du Musée National d’Art Moderne est présentée d’une manière ouverte à tous, au Centre des arts d’Enghien-les-Bains. « Fenêtre à Tahiti » Jeudi 17 (...)
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La ville se transforme en nous
Pour Pierre, en souvenir de cette belle promenade... Ces lieux que l’on connaît par cœur, chemin que l’on emprunte tous les jours pour aller faire ses courses, prendre son métro matin et soir, ces rues que l’on traverse, les visages des personnes qu’on y croise, qu’on salue parfois, les terrasses des cafés, ces lieux que l’on (...)
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Éviter le contact (lost in thoughts)
La méthode de Harry Callahan était de se balader tous les matins dans la ville où il vivait pour y prendre de nombreuses photographies. Je fais de même. Je veux voir combien de photographies différentes je peux rassembler en jouant avec les variations d’une même idée. Et passer ensuite toute mon après-midi à faire des essais de tirage à partir des (...)
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Les caves modernes
C’est l’automne, l’air est doux, on dirait la fin de l’été, l’hiver viendra subitement, et la neige avec lui, par surprise, un matin de novembre. Nous marchons l’un à côté de l’autre. D’un même pas. Nos bras le long du corps, se touchent, caresses discrètes, complices. Le ciel est bleu. Soleil étincelant. Rue droite aux immeubles hauts d’un côté, trois (...)
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Écriture interactive et lecture transversale
« Ce qui a le plus changé dans ma vie, c’est l’écoulement du temps, sa vitesse et même son orientation. Jadis chaque journée, chaque heure, chaque minute était inclinée en quelque sorte vers la journée, l’heure ou la minute suivante, et toutes ensemble étaient aspirées par le dessein du moment dont l’inexistence provisoire créait comme un vacuum. Ainsi le (...)
Pris dans la lumière
Qu’est-ce que j’entends, qu’est-ce que je comprends de ce que j’écoute, de ce qui se dit ? Maintenant, je ne pense plus pour personne ; je ne me soucie même pas de chercher des mots. Ça coule en moi, plus ou moins vite, je ne fixe rien, je laisse aller, la plupart du temps, faute de s’attacher à des mots, mes pensées restent des (...)
Au lieu de se souvenir
Deux ans après mon intervention sur "Média en quête d’identité" un travail sur le livre numérique (et non numérisé ou autrement homothétique...), où j’avais animé entre autre un atelier sur l’écriture de l’instant, je reviens donc en Ardèche, à Saint-Apollinaire-de-Rias, dans le cadre de la Fête de la Sciences 2011, où je suis invité pendant trois jours pour (...)
Dialogue d’ex-anges, Jacques Bon
Vases communicants : Jacques Bon (Café du commerce). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. ― Nous avions encore ces vieux pardessus, et ces écharpes, nous qui ne connaissions encore ni le chaud, ni le froid, ni le vent et l’humidité, autrement que par leurs conséquences (...)
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Poésie sur écoute - épisode 181
Vases communicants : Starsky. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Écouter en ligne Téléchargement >> [45mn / mp3 : 52 Mo] Chromatics - Shining Violence Ela Orleans - Tides and Shadows Julian Lynch - Nen Vole The For Carnation - On the Swing (...)
Poèmes de Tomas Tranströmer
Dans la préface à sa traduction du suédois des œuvres complètes de Tomas Tranströmer, Jacques Outin écrit : « Le passé et l’avenir sont ainsi englobés dans le présent. « Les événements futurs, ils existent déjà ! » peut-on lire dans un poème les concrétisant dans « une foule de gens qui murmurent au-delà des barrières. » Les témoignages de cette présence du (...)
2e Salon du livre d’artistes à Lucinges avec Michel Butor
J’étais invité vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre, à participer au 2e Salon du livre d’artistes, à Lucinges : "Matière(s) à lire, poésie à toucher" : Fondé en 2009 autour de la donation de 107 livres d’artistes de Michel Butor, habitant de la commune depuis une vingtaine d’années, et de l’acquisition de la (...)
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Miroir du Temps
Depuis ses débuts Denis Roche explore les stratégies autobiographiques permises par le dispositif photographique de l’autoportrait aux séries récurrentes d’images prises à intervalles différents, des mêmes lieux et du même modèle, en passant par les rapprochements formels et temporels nés des photogrammes de la planche-contact. Il rend sensible (...)
Expérience de lecture numérique innovante
La première version du texte Comment écrire au quotidien : 365 ateliers d’écriture, a été éditée par Publie.net en décembre 2010. Dans la présentation que je publiais à l’occasion de cette parution, je rappelais que j’ai mis en ligne depuis 2004, de manière hebdomadaire, un exercice littéraire à partir d’un texte poétique contemporain. Les textes (...)
Revue d’ici là : publier numérique
Depuis longtemps je pense qu’il faut accompagner le livre numérique pour qu’il rencontre son public. C’est ce dont nous avons discuté dans le cadre de l’atelier que j’animais lors de la quatrième édition du Bookcamp. Suite à mon intervention aux côtés de François Rannou, au Marché de la Poésie, dans le cadre de la table ronde du Printemps des poètes, (...)
Actions de médiation autour du livre numérique
L’année dernière, j’avais fait un assez complet compte-rendu de la 3e édition du Bookcamp, à la Cantine. À l’annonce de la quatrième édition du Bookcamp, j’ai décidé de proposer un atelier parmi les 24 mis en place à l’occasion de ce rendez-vous annuel d’ateliers autour des problématiques du livre, de la lecture et de l’édition à l’heure du numérique. Le (...)
La Vallée close, de Jean-Claude Rousseau
Un lieu – la résurgence de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse –, un livre de géographie, un tableau de Giorgione, un commentaire de Lucrèce par Bergson, une forme poétique de Pétrarque sont les éléments qui, agencés en un système circulaire de résonances et d’échos, composent La Vallée close, le film de Jean-Claude Rousseau. De 1984 à 1995, le cinéaste se (...)
Le jour qui penche trop
L’innocence s’acquiert au fil de l’instinct. La mémoire choisit, elle retient ou efface, le souvenir appelle et l’oubli nous aveugle. Sa bouche ressasse, elle essuie les traces. Ici, pour vous, je passe et moi ici j’ai peur. Pas le droit de chercher par vous-même la vérité des faits. Le pli marque donc une limite interne. Il faut l’entendre dans le (...)
Théorie de l’orage, Lucien Suel
Lucien Suel est un écrivain tendance post-dada, poète beat, poète à contraintes (avec ses poèmes justifiés et ses poèmes express), romancier, blogueur, épistolier, collagiste, musicien, jardinier, buveur de bière, grand lecteur, performeur, mais avant tout poète. Ses œuvres imprimées tout comme ses prestations scéniques couvrent un (...)
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En avant marge
Une nouvelle version du 14e ouvrage paru sur Publie.net « En avant marge » a été mise en ligne le 11 septembre 2011. Il s’agit de la troisième version. Une version complètement remaniée, avec une version ePub enrichie de plus de 170 fragments supplémentaires. Comme le rappelait François Bon dans son article la mise à jour permanente, une des révolutions (...)
Page 48 : Bibliothèque audio
Première publication, le 2 novembre 2010.
L’importance du ciel
Chapter 19, extrait de Dust Lane, de Yann Tiersen Écouter en ligne Le ciel s’agrandit. Nous voyons bien plus loin que le présent. Le soleil, la terre, l’herbe, le vent. Voilà les mots qui reviennent le plus souvent. Ne jamais y trouver la même couleur, alors (...)
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Faces, Louis Imbert
« Le visage humain n’a pas encore trouvé sa face. » Antonin Artaud Faces, est le premier ouvrage de Louis Imbert. Né en 1982 à Suresnes, journaliste, il a travaillé en Iran, en Asie Centrale et en Afghanistan pour la presse écrite et la radio. On peut le suivre sur samecigarettes.wordpress.com. Dans sa préface, Arnaud (...)
Quaresma déchiffreur
Fernando Pessoa Christian Bourgois Éditeur, 2010. Traduction Michelle Giudicelli Texte lu par Piero Cohen-Hadria. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’36] une maison blanche de cette couleur finalement la première maison qui (...)
C’est ici que tout commence, de Louise Imagine
Vases communicants : Louise Imagine (Il pleuvra demain…). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Elle lui avait alors demandé : « Où me faut-il aller ? » 
Pour simple réponse il esquissa un pâle sourire, il aurait tout aussi bien pu grimacer tant son visage resta triste, (...)
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Composition n°1, Marc Saporta
J’avais écris un article sur une nouvelle manière de lire le récit de fiction avec le Roman hybride : inspiré par le rapport texte-image de Lope de Vega, Laurence Sterne ou William Burroughs, le graphiste espagnol Alberto Fernández a imaginé un livre-objet à partir de l’œuvre de Robert Louis Stevenson : Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde. Je mène (...)
Un lieu du temps
« La photographie est la rencontre d’un temps qui passe sans s’arrêter et d’un temps qui ne passe pas, qui ne ressemble à rien parce qu’il ne nous appartient ni de le matérialiser ni de le commenter. Du premier, nous ne sommes jamais que le sable et le solde, du second, nous ne sommes que la transparence. » Denis Roche, Le boîtier de mélancolie, (...)
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Poésie sur écoute - épisode 180
Écouter en ligne Téléchargement >> [2h25 / mp3 : 139 Mo] Va-t’en va-t’en c’est mieux pour tout le monde, est le premier ouvrage de Christophe Grossi : D’abord, un road-movie. Dérives et virées, ainsi sont intitulés les chapitres. Avec de la musique, Bashung ou Noir Désir dans le poste, ou ce (...)
Face à la mer
Après avoir suivi l’atelier d’écriture de François Bon à Ouessant d’après Armen de Jean-Pierre Abraham, sans participer, mais saisi par la qualité et la variété des propositions des participants au Musée des phares et balises d’Ouessant (quelques photographies en ligne), je décide de participer en ligne, directement sur mon site, cet atelier inspiré des (...)
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Un sentiment d’appartenance
Sur les routes, le rêve d’une chose tout ce qui, du sein d’une époque cherche à s’arracher à la pesanteur ou à la répétition dans une éclaircie, la joie Dans un espace jalonné dans une chronologie flottante et lacunaire avec des repères destinés malgré (...)
Inventer la ville : un récit géolocalisé
Une série de douze ateliers d’écriture durant le premier semestre des étudiants en deuxième année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’un récit numérique à partir des images de Google Street View sur Google Documents et le blog Le tour du jour en 80 mondes. Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers (...)
Le dépaysement, Jean-Christophe Bailly
Jean-Christophe Bailly nous invite à un cheminement en France avec Stendhal en éclaireur, et ses Mémoires d’un touriste, selon un itinéraire improvisé et rêveur, au risque de s’égarer mais sans jamais nous perdre. Cet ouvrage aux contours formels flous est composé de récits, de longs poèmes en prose, d’études... On suit l’auteur à travers la diversité de (...)
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Les traces d’une mémoire
Construite au XVe siècle, la citadelle de Bastia est un véritable quartier à part entière, appelé Terra-Nova. Les maisons, entassées au dessus du vieux port, se serrent les unes contre les hautes, affichant comme en Italie des bandes de linges séchant au balcon. Tableau coloré. Les étroites ruelles aux allures de (...)
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Le grand incendie de Londres
Passé toute la journée à travailler, très peu été sur Internet, hier soir, je découvre étonné cette image et ce tweet de Karl Dubost : with Google Street View Realtime http://www.la-grange.net/2011/08/08... #tottenham #fiction Menant un projet autour de Google Street View sur Le Tour du jour en 80 mondes que j’ai évoqué (...)
Le travail du temps
« Quoi qu’elle donne à voir et et quelle que soit sa manière, une photographie est toujours invisible : ce n’est pas elle qu’on voit. » Roland Barthes, La chambre claire, 1980. Le dernier numéro de la revue de création d’ici là diffusée en juin 2011 sur Publie.net avait pour thème le temps : Le présent n’est que la crête du passé et l’avenir (...)
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Dispositif d’un rêve interrompu (à partir du Marin de Fernando Pessoa), ana nb
Vases communicants : ana nb (Le jardin sauvage). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. ana nb travaille depuis quelques années à partir du texte du Marin de Pessoa, travail commencé avec Annick Nozatti poursuivi avec Vincent Barras et Jacques Demierre dans le cadre (...)
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Traverser les lignes
Depuis ma résidence d’écrivain je travaille sur un projet d’édition protéiforme Les lignes de désir. Demain, ana b diffuse sur son site Le Jardin Sauvage, dans le cadre des vases communicants un nouvel extrait de ce texte qui avance lentement, je dois bien l’avouer. Si j’ai choisi de diffuser chez elle cet extrait, c’est que depuis quelques semaines (...)
Aujourd’hui c’est à nous ; demain ce sera à vous
Sobre et cependant baroque, l’église Saint-Clément offre ses siècles d’histoire aux visiteurs attentifs. Jusqu’en 1812, les morts sont inhumés dans l’église. À partir de cette année là on utilisera le cimetière. À l’entrée gauche de celui-ci, on observe une pierre scellée dans le mur où il est écrit : Hodie nobis ; Cras Vobis, ce qui veut dire : « Aujourd’hui (...)
Les pièces éclatées d’un puzzle
Dans son Voyage en Corse, Mérimée écrit : « La commune de Luri n’est pas seule qui se glorifie d’avoir reçu Sénèque. Sur le territoire voisin de Pietracorbara on montre une autre tour, de tout point semblable à la première et qu’on nomme également Torre di Seneca ou même Seneca tout court. » Pietracorbara est un puzzle de pièces éclatées, posées sur le (...)
Ces petits riens
On ne tente pas de figer ce n’est pas ce qu’on voit en prenant une photographie, on souhaite se projeter dans une image qu’on a en tête, que le paysage, l’objet, la personne qu’on photographie ravive en nous, l’espace d’un instant, et l’on essaye tant bien que mal de la retrouver ainsi cette image invisible, de la révéler par l’intermédiaire d’une (...)
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Rencontres et collisions
On sait très bien pourquoi on a pris cette photo, le cadre, la lumière, on s’est légèrement baissé pour que l’eau de la piscine accapare plus de la moitié de l’image et reflète le ciel avec son nuage esseulé, et projette sur l’eau d’un bleu liquide les branches des oliviers alentour. Les probabilités de rencontres et de collisions sont (...)
La répétition et le hasard
Il y a ce que l’on nous demande de photographier et que l’on sait impossible à photographier. Une lumière à un moment précis de la journée, comment parvenir à la saisir, capter cet instant ? On a beau s’y atteler tous les soirs, attendre patiemment que le rai de lumière en provenance de la crête de la montagne souligne, comme au trait, le clocher de (...)
L’art de la figue
La Figue de Francis Ponge, comme la fugue incessante du poème fuyant le sens à la recherche du son comme seule idée et matière première. Poème en boucle qui se décline sous toutes ses coutures. Poème en train de s’écrire. Série de photographies d’un même motif qui attire le regard, la figue et ses feuilles, le jour, la nuit. Poème qui se défait, une à une, (...)
Le manifeste d’Arles
Les 42e Rencontres photographiques d’Arles, qui se tiennent du 4 juillet au 18 septembre 2011, accueillent l’exposition From Here On signée par cinq commissaires : Clément Chéroux, Joan Fontcuberta, Erik Kessels, Martin Parr et Joachim Schmid. Trente-six artistes exposent leurs œuvres entièrement composées à partir de photos anonymes tirées (...)
In Situ : les artistes dans la ville
Réalisé par Antoine Viviani, co-produit par sa société de production Providences et Arte, In Situ propose de suivre plusieurs interventions artistiques visant à réenchanter le quotidien de la condition urbaine. Le film d’Antoine Viviani peut être visionné de manière interactive. Le spectateur peut en effet le voir sous (...)
Ateliers d’écriture numérique avec François Bon
Invité le mardi 5 juillet au soir, à Orléans, au 108 (108, rue de Bourgogne), par Livre au Centre à présenter mon travail (Qu’est-ce qu’internet change au récit du monde ?) pour sa sixième conversation réalisée en partenariat avec “le 108″ et la librairie Les Temps Modernes., je suis resté pour assister au stage d’écriture web que menait François Bon le 5 (...)
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Qu’est-ce qu’internet change au récit du monde ?
Le mardi 5 juillet au soir, à Orléans, au 108 (108, rue de Bourgogne), Livre au Centre proposera sa sixième conversation réalisée en partenariat avec “le 108″ et la librairie Les Temps Modernes. François Bon m’accueille pour une conversation-performance ouverte à tous : Qu’est-ce qu’internet change au récit du monde ? Depuis septembre 2009, Livre (...)
Ici même si
Ce texte a été écrit entre mars et juillet 2007, en ligne sur le site Marelle : Zone d’Activités poétiques et a été diffusé le 28 septembre 2007 sur le blog de la revue Plexus S et sur Liminaire.
Km30, Samuel Dixneuf
Vases communicants : Samuel Dixneuf (Lignées) En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Maintenant, la ville doit s’éloigner dans mon dos : je ne me retourne pas. Le cou tendu, je pédale de toutes mes forces. Comme si la ville allait me retenir. Comme si la ville m’avait (...)
Comment créer un livre numérique en ligne avec Polifile
Cet article a été mis en ligne la première fois, le 25 mars 2011, suite à la nouvelle version du site polifile.fr, et à ses nouvelles fonctionnalités je le diffuse à nouveau sur Liminaire après corrections et ajouts d’information.
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Un lieu / Un lien
J’ai mené une série de sept ateliers d’écriture sur la ville à l’occasion de ma résidence d’écrivain à la Librairie Litote en tête, soutenue par le Conseil Régional d’Île-de-France en 2010. Les ateliers étaient ouverts à tous. Tous les deuxièmes samedis du mois, de 14h. à 17h. Participants sur place et à distance : Caroline Diaz - Anne Savelli - (...)
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Revue de création d’ici là n°7 sur Publie.net
Le septième numéro de la revue d’ici là est consacré au temps : « Le présent n’est que la crête du passé et l’avenir n’existe pas » | Vladimir Nabokov, Partis pris. « L’écrivain n’a pas pour tâche de créer du nouveau de l’original, mais d’être expert dans l’art de l’imitation. Imiter, c’est, avons-nous dit, mimer un affrontement pour combler le manque, (...)
Le baiser des émeutes de Vancouver
La photo a fait le tour du monde, notamment via le Twitter : un jeune couple apparemment en train de s’embrasser au sol au milieu de « CRS » canadiens pendant les émeutes qui ont suivi la défaite des Canucks de Vancouver face aux Bruins de Boston en finale de la Stanley Cup de hockey. Le photographe Richard Lam, était balloté entre les (...)
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Poésie sur écoute - épisode 179
Écouter en ligne Téléchargement >> [50 minutes / mp3 : 49 Mo] Bande son : Voxfazer : Le temps, Pierre Ménard : Ostinato rigore, David Christoffel : Poussepousse, RadioMentale : Una Dolce Notte. Le septième numéro de la revue d’ici là est consacré au temps : « Le présent n’est que la crête du passé et l’avenir (...)
Stephen le héros
James Joyce Gallimard, collection Folio, 1975. Texte lu par Jeanne. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’36] dans la pièce c’est mon tour prendre un air grave pour chanter hésitant à partir en marge de ces phrases leurs jeux (...)
Bottin vs Gallimard
L’appel du 15 juin, lancé par Actualitte.com, auquel il participe avec des éditeurs numériques tels que Publie.net, Numériklivres ou La souris qui raconte, veut rendre hommage à Sébastien Bottin, homme d’annuaire pour mettre en avant la mutation numérique et déplorer qu’une poignée de puissants éditeurs - dont Gallimard, bien sûr - fassent l’autruche. (...)
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Jouer c’est provoquer l’inattendu
Drums & Guns SPIELTRIEB J’ai vécu trop longtemps. Je suis confus, dit le vieillard. Nous vivons et voilà tout. De moins en moins. Tout en plus et pire. Ça va vite, Cette parole qui dit tu, de l’un à l’autre. D’une silhouette à l’autre. Qui parle de solitude ? Un travail en amont qui appelle un effacement. C’est comme des copeaux. J’ai (...)
HADOPI : PUR ou contre ?
Je découvre sur le site Numérama, une copie des trois spots télé qui seront proposés sur les chaînes de télévision à partir du lundi 13 juin prochain, jusqu’au mois de juillet. Ils font partie de la grande opération de communication à 3 millions d’euros de l’Hadopi. J’avais d’abord titré : Si HADOPI n’existait pas l’air serait plus PUR. Mais le le slogan (...)
Sarajevo : Le théâtre des opérations
La Revue Urbaine (découvrir et repenser les villes européenes) vient de mettre en ligne, l’ensemble de ses numéros. URBAINE est une tribune militante pour une ville meilleure. C’est une revue collaborative pour ceux qui veulent révéler, valoriser, encourager ou agir pour la diversité de nos villes. URBAINE est un réseau européen de citoyens qui (...)
Ateliers de création à Pau en 2011 (Séance 3)
Le collège Marguerite de Navarre à Pau fait peu à peu peau neuve et avec une classe de quatrième nous allons essayer cette année de témoigner de cette métamorphose. 3e séance : Deux ateliers pour cette troisième séance qui s’est déroulée le 12 mai à Pau. Qu’est-ce que l’on voit dans le lieu où l’on se trouve ? Qu’est-ce que cet endroit va (...)
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Pfff
Hélène Sturm Joëlle Losfeld, 2011. Texte lu par Marie Marques. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,9 Mo / Durée : 2’30] comme d’habitude un rendez-vous en vue sur son épaule dans sa poitrine un tiroir à double fond écrire pour attendre un test (...)
Tête étroite, de Cécile Portier
Vases communicants : Cécile Portier (Petite racine) En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Mes pas sont longs comme le jour. J’avance, perpendiculaire à l’horizon. J’aurais pu regarder à ma gauche la mer si plate, dont la peau se déchire sur les blocs de béton. J’aurais pu (...)
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Gil Scott-Heron : I’m always here
Au printemps 2010, Gil Scott-Heron sortait son premier disque depuis 16 ans :I’m new here. Nouveau peut-être, mais « je ne suis pas devenu quelqu’un de différent », affirmait-il dès le premier couplet. I’m new here a été l’occasion pour Gil Scott-Heron de rendre un bel hommage à la femme qui l’a élevé, sa grand-mère. Né à Chicago en 1949, il est (...)
L’armée furieuse
Fred Vargas Viviane Hamy, 2011. Texte lu par Delphine Cingal Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,4 Mo / Durée : 2’58] la peur de ses nuits je suis si terrifié un grand tumulte dans la nuit les clameurs d’une multitude le bruit des armes qui (...)
On vend de tout à Akihabara
« Il faut fonder le concept de progrès sur l’idée de catastrophe. Que les choses continuent comme avant, voilà la catastrophe ». Walter Benjamin, Charles Baudelaire, Paris, Payot, 1982, p. 342. La première fois que j’ai entendu parler d’Akihabara (秋葉原), le quartier de Tōkyō célèbre pour ses très nombreuses boutiques (...)
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Des OLOÉ : Espaces élastiques où lire où écrire
Ce livre, édité par D-Fiction, conçu tout d’abord comme une liste de textes paraissant chaque mois sur le site Mélico, a été écrit entre début 2009 et début 2011. Il correspond à une période durant laquelle Anne Savelli s’est trouvée en résidence au CentQuatre (oloé 1), à la Bellevilloise (oloé 4) puis à la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil (oloé 12). (...)
Poésie sur écoute - épisode 178
Poet Cast # 178 Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Dans le cadre de sa résidence à la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil, Anne Savelli m’a invitée à présenter, jeudi 19 mai 2011 à 19h, à la (...)
L’amitié
Cicéron Traduction de Christiane Touya Arléa, 1998. Texte lu par Catherine de Trogoff Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’38] aimer rien n’est plus doux en effet avec suffisamment d’éclat rendre amour pour amour c’est se (...)
Les yeux au ciel
Walking in the rain, Flash and the Pan, in Flash and the Pan, 1979. « Comment donc doit-on décrire ce quelque chose ? Que l’on choisisse de rester immobile ou de marcher, l’essentiel n’est pas ce que l’on a devant soi, ce que l’on voit, entend, veut, saisit ou dompte. C’est devant vous un horizon, un demi-cercle ; mais il y a une corde qui réunit (...)
Poésie sur écoute - épisode 177
Poet Cast # 177 Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Mixage de 5 épisodes d’Écrivains en séries, saison 1 et 2, diffusés sur France Culture dans le cadre de l’émission Micro Fiction, réalisation : Jacques (...)
Écrivains en série : lecture collective
Frédéric Dumond invite plusieurs écrivains en séries à lire leurs textes, mardi 17 mai 2011 à partir de 19 heures à l’ensci (école nationale supérieure de design industriel), 48 rue Saint-Sabin 75011 Paris. Voici le programme : 19 h 00 : Introduction (Emmanuel Rabu) 19 h 15 : Les sopranos (Alban Lefranc) 19 h 30 : Wonder woman (Virginie (...)
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Ateliers de création à Pau en 2011 (Séance 2)
Le collège Marguerite de Navarre à Pau fait peu à peu peau neuve et avec une classe de quatrième nous allons essayer cette année de témoigner de cette métamorphose. 2e séance : Deux ateliers pour cette deuxième séance qui s’est déroulée le 7 avril à Pau. Promenade géolocalisée / atelier itinérant : Avec les élèves de 4°8 nous avons fait (...)
Fragments verticaux
Roberto Juarroz Traduction de Silvia Baron Supervielle José Corti, 1994. Texte lu par Élise Lamiscarre Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,8 Mo / Durée : 1’35] pas de sorties l’impression de saisir tous les côtés à la fois la recherche de la (...)
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Fenêtres sur le monde, de Raymond Bozier
Raymond Bozier propose sur Publie.net, sept ans après sa première publication chez Fayard en 2004, une nouvelle version de son texte Fenêtres sur le monde, plus complète, augmentée, révisée. Comme le dit François Bon dans sa présentation, ce livre de Raymond Bozier est devenu un classique pour les animateurs d’ateliers d’écriture. Sur la démarche (...)
La petite fille qui regardait ses bulles de savon s’envoler, de Christopher Selac
Vases communicants : Christopher Selac (De l’autre côté du livre) En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération. Son regard n’existe plus que pour elles. Radieuse, le monde autour d’elle s’évapore un instant, le soleil qui teinte d’or ses cheveux ondulés aussi : elle regarde ses (...)
Le chemin parcouru
En écho au texte roman-photo dans le cadre de sa résidence Paris en Toutes Lettres, 1 semaine à la Défense,. Vous conseille de lire son texte en cours d’élaboration, du lundi 2 au dimanche 8 mai : Défense aller simple. Ici, c’est plus que loin, c’est ailleurs Sans bruit les mains serrent sur le drap le froid découpé vif dans (...)
Poésie sur écoute - épisode 176
Poet Cast # 176 Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Le mardi 19 avril 2011, la Cité de la Musique de Paris proposait une soirée dédiée à l’œuvre du fascinant Andy Warhol, avec Scanner en première partie, suivi du (...)
Les Demeurées
Jeanne Benameur Gallimard, Folio, 2002. Texte lu par Strofka Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’41] lire écrire il n’y a rien d’autre enfant rien laisser faire son étrange rêve la lumière masque son visage vers le mur devant (...)
Facebook : Passer du profil à la page
Dans un récent article publié par Silvère Mercier sur Bibliobsession, ce dernier s’étonnait que de nombreuses bibliothèques utilisent des profils Facebook au lieu de pages Facebook : « Pour mémoire un profil est dédié à des personnes individuelles et les pages sont dédiées aux organismes, aux marques ou aux services. On devient amis avec un profil et on (...)
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Une dérive immobile
Sa lumière froide, un dernier éclat. Une fausse annonce. Souvent cela sera tout. C’est après que tout cela pose problème. Mais là il n’y a que les voix et les rires étouffés. Le gouffre de la gorge et la densité de l’air. La vibration des sons et le silence. Appuyé contre ce qui se dérobe, il n’est plus possible de tenir très longtemps. Mais une dérive (...)
Études philosophiques
Karl Marx, Friedrich Engels Éditions Sociales, 1968. Texte lu par L.L. de Mars Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 4 Mo / Durée : 3’21] ici également a priori dans leur jeu changeant d’une façon générale rien ne se produit l’histoire c’est le (...)
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Entre risque et danger
Il rend visite dans la journée à sa femme Valentina qui se doute de quelque chose, même s’il est toujours resté très discret sur sa mission. Il la prévient, laconique : « Je m’absente pour un moment. » Elle lui demande : « Tu t’en vas loin ? » Il lui répond avec un grand sourire : « Oui, très loin. » Il embrasse ses deux (...)
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Accident Nocturne
Patrick Modiano Gallimard, 2003. Texte lu par Emmanuel Scheffer Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,5 Mo / Durée : 2’07] Poème liminaire écrit par Emmanuel Scheffer, dans le cadre de l’atelier recherche sur l’écriture numérique à la médiathèque (...)
Ateliers de création à Pau en 2011 (Séance 1)
L’année dernière, j’ai été invité à mener une série d’ateliers de création au collège Marguerite de Navarre à Pau, un atelier d’écriture numérique mêlant textes/sons/images sur un lieu important dans la mémoire paloise : le Bâtiment B. et ses métamorphoses, partie ancienne vouée à la destruction du collège Marguerite de Navarre. 1re séance (...)
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On vit quelque part
J’ai toujours aimé les ateliers d’écriture itinérant, ceux que j’ai organisé à Paris lors de mes ateliers d’écriture sur la ville, le long du canal Saint-Martin, lors de la Tentative d’épuisement d’un lieu parisien : Place Stalingrad, ou avec les élèves de 6° et de 4° du Collège Valmy, écrire le long du Canal Saint-Martin. « On vit (...)
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Garagistes, de Sandra Hinège
Vases communicants : Sandra Hinège (Ruelles) En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits dans ce cadre. On trouve très peu de vrais garagistes, notre société n’encourage pas ce métier. Il n’existe aucune formation digne de ce nom, aucune voix royale n’y mène, si bien qu’il est convenu de dire que le métier ne s’apprend pas, (...)
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Sous le néflier
Jacques Serena Minuit, 2007. Texte lu par Philippe Berthaut Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,4 Mo / Durée : 1’54] Poème liminaire écrit par Philippe Berthaut, dans le cadre de l’atelier recherche sur l’écriture numérique à la médiathèque (...)
Des phrases courtes, ma chérie
Pierrette Fleutiaux Actes Sud, 2001. Texte lu par Corine Latour Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,4 Mo / Durée : 1’54] Poème liminaire écrit par Corine Latour, dans le cadre de l’atelier recherche sur l’écriture numérique à la médiathèque (...)
Montparnasse monde
Martine Sonnet Le temps qu’il fait, 2011. Texte lu par Pierre Cohen-Hadria Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,4 Mo / Durée : 1’54] je marchais ce même jour jusqu’à l’escalier secret je ne tournais pas sur le parvis voie de garage des cailloux au (...)
Magnus
Sylvie Germain Albin Michel, 2005. Texte lu par Céline Dayan Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,4 Mo / Durée : 1’54] Poème liminaire écrit par Céline Dayan, dans le cadre de l’atelier recherche sur l’écriture numérique à la médiathèque (...)
Les fils de la vierge, de Julio Cortázar
Paris a servi de décor à un très grand nombre de livres par le passé, aujourd’hui encore certains ouvrages contemporains décrivent la ville. Le MOTif vient de lancer La ville est un roman, un nouveau service collaboratif basé sur la géolocalisation de Google Maps et Google Street View, qui sera l’un des éléments phares de la manifestation Paris en (...)
Graffitis palimpsestes
Dans le cadre du festival Hoptimum, Festival hip hop qui se déroule cette année du 4 au 26 mars 2011 en Seine-et-Marne, la médiathèque de l’Astrolabe présente une exposition du 11 au 30 mars. We ar(t) urban : Le Graffiti, du Brésil à la Seine-et-Marne, avec Acme, Eco et les collectifs du 77. Cette année, Hoptimum accueille cet (...)
Microfictions
Régis Jauffret Gallimard, 2007. Texte lu par Jean-Jacques M’µ Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,7 Mo / Durée : 2’23] Poème liminaire écrit par Jean-Jacques M’µ, dans le cadre de l’atelier recherche sur l’écriture numérique à la médiathèque (...)
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Vivons heureux en attendant la mort
Pierre Desproges Seuil, Collection Point Virgule, 1983. Texte lu par Strofka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’13] imagination des morts c’est râpé vous vous trompez ce qui est vrai dans l’état où vous êtes au bord de (...)
Le monde déformé : esthétique de la catastrophe
Suite au séisme du 11 mars et du tsunami qui a suivi, toutes les images que nous voyons du Japon dévasté par cette catastrophe naturelle et fortement menacé par un accident nucléaire, nous semblent semblent si familières qu’on en est d’autant plus troublé. Comme l’écrit très justement Jean-Noël Lafargue sur son blog Le dernier blog : « Malgré leur (...)
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L’ampleur de la catastrophe
Au réveil, la nouvelle nous saisit. du mal à y croire. C’est abstrait, inattendu, tout d’abord. Ce détachement dans la voix du journaliste radio. Du mal à y croire. Il répète ce qu’on lui transmet comme information. Nous en saurons plus un peu plus tard, mais restez avec nous. Les enfants à qui je montrais Google Street View, au moment où j’arrive (...)
Guignol’s Band
Louis Ferdinand Céline Gallimard, Collection Folio, 2007. Texte lu par Antoine Bréa. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,9 Mo / Durée : 2’30] tout ce que je te demande je garde tout et voilà ferme et résolu et encore des moments de partout c’est (...)
La durée du voyage
Vous lui montrez les murs sans fenêtre, rien que cette porte par là où celui qui vous parle est entré, de l’autre côté les couleurs, le bruit, toute la variation du monde. Le risque de s’y prendre. L’autre vous écoute. Il vous dit que dans tout le vacarme des grands arbres, l’animal se vautre dans la poussière. Tout passe et tout demeure mais notre (...)
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Poésie sur écoute - épisode 175
Poet Cast # 175 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Le mardi 30 mars 2010, l’écrivain et traducteur Claro présentait l’œuvre d’Antonin Artaud, à la Médiathèque centre-ville d’Issy-le-Moulineaux. (...)
Marathon de Tokyo
Le marathon de Tokyo est assez récent, 1re édition en Février 2007. Il illustre l’enthousiasme du Japon pour le sport de haut niveau. En 2010, plus de 30 000 coureurs ont foulé le parcours du marathon alors que 5 000 coureurs participaient aux 10km. Près de 2 millions de volontaires sont venus encourager les (...)
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La confusion de Faust, de Mathieu Brosseau
« Peut-on imaginer ainsi que la valse des sujets, de ses migrations, est la valse de la parole vivante ? demandait Mathieu Brosseau dans son entretien avec Armand Dupuy sur Remue.net. Mais qui parle ? Nous revenons là au « je » multiple dont je parlais au début de l’entretien… Le soi se disloque, se remembre, on ne sait jamais qui parle, il est (...)
Le seuil du jardin
André Hardellet Jean-Jacques Pauvert, 1966. Texte lu par Frédérique Roussel. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,2 Mo / Durée : 1’53] à sa grande surprise à l’écart sans mot dire devant le seuil du jardin son souci de rigueur son émotion approuvant (...)
Fushimi Inari 伏見稲荷大社
Le sanctuaire shinto Fushimi Inari est situé dans la proche banlieue de Kyoto, pour s’y rendre on emprunte une ligne de trains de banlieue, la JR line (L’artiste français Frédéric Lère a réalisé un étonnant travail pictural sur cette ligne lors de son séjour au Japon). Ce temple est surtout connu pour ces (...)
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L’ampleur du mouvement
Il a imaginé un monde clos, hermétique, qui fonctionne avec ses lois, un monde rose bonbon où le mal n’arrive pas. Il doit y avoir moyen d’en jouer sans exclure tout le monde ; c’est ce que j’essaie de faire. C’est quand même drôle ou finalement il ne voulait rien dire. Ce qui est peut-être le fond de l’affaire. Totalement. C’est très fragile, il n’y a (...)
Poésie sur écoute - épisode 174
Poet Cast # 174 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Avec Un Nantais nommé Jacques Demy, Nantes rend hommage au cinéaste nantais. Jusqu’au samedi 26 février 2011, la Bibliothèque (...)
Poésie sur écoute - épisode 173
Poet Cast # 173 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... How to speak poetry extrait de Death of a Lady’s Man Take the word butterfly. To use this word it is not necessary to make the voice (...)
Ateliers d’écriture Master Ingéniérie du Développement Territorial
J’ai été invité récemment par Romain Lajarge, Maître de Conférence à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, à mener, les 15 et 16 février, avec ses élèves du Master IDT-Ingénierie du Développement Territorial, des ateliers d’écriture. J’ai expliqué mon approche particulière de cet atelier dans un précédent article, et je voudrais ici restituer le résultat (...)
Le paradoxe de l’instant
Je me souviens, il progressait dans l’espace incertain en lançant au-devant de lui un ruban blanc lesté d’une pierre. C’est d’abord un texte qui est comme un fil conducteur. Pour être parcouru, l’horizon devait d’abord être fragmenté en petites unités praticables, à pied. La progression se fait par dévoilements successifs, mais chaque voile retiré s’ouvre (...)
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Atelier d’écriture à la Librairie Dialogues de Brest
À l’occasion de l’édition de Comment écrire au quotidien : 365 ateliers d’écriture, par Publie.net, que j’ai présenté également sur Liminaire, la Librairie Dialogues à Brest m’a invité en résidence numérique sur son blog, afin d’en diffuser des extraits et présenter mon travail lors d’une rencontre avec le public. À l’occasion de cette rencontre chez (...)
Décorum
Musique composée par Rodolphe Gissinger et Philippe Zulaica excepté le morceau n°04 composé par Aurore Dudevant et Philippe Zulaica. sur l’écran souvent le film je ne le vois plus distrait par le son, les bruits me portent loin de l’image je ne vois plus rien à l’écran que la bande originale. le contraire est vrai souvent. une bande son c’est un (...)
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Un garçon naturel
Patrice Salsa Éditions du Rouergue, Collection La brune, 2005. Texte lu par François Morey. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 1’52] couper la lumière immédiatement les mains sur les cuisses assis essoufflé l’homme vacille lui (...)
Choisir, trier et organiser les contenus du web
Michaël Trahan a été plus rapide que moi (et sans doute plus complet que je ne le saurais) pour évoquer dans son récent article commissariat web : sélectionner, trier et organiser les contenus (introduction à Scoop.it) et expliquer par le menu les raisons qui l’ont poussé à s’intéresser à cet outil, ce qu’il en attend et ce qu’il en retire. « (...)
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Fondu au silence
En lisant le texte Longtemps de Joachim Séné, je ne pouvais qu’être sensible à cette mention de la phrase liminaire du livre Du côté de chez Swann, le premier tome de l’œuvre magistrale de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite (...)
Contre la langue
Ce qu’il faut c’est désapprendre. « Le mépris de l’orthographe est le commencement de la Poésie. Seulement, il faut que les fautes soient vraies, naturelles, pas faites exprès ; c’est-à-dire qu’il faudrait désapprendre... Tout de même, écrivons Fourvière sans s. Mais à Marseille j’ai vu sur le même tramway ces deux pancartes juxtaposées : Canebière - (...)
Le retour : Candice Nguyen | The One Shot Mi
Vase communicant : Candice Nguyen (The One Shot Mi) En savoir plus sur les Vases communicants tout l’univers, de Microfilm extrait de Stéréodrama Lumière fléchit. Un homme à quelques mètres fait dos au jour. La voix du narrateur comme sortie de la nuit, observe l’homme à travers le reflet d’une baie vitrée. On (...)
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D’un château l’autre
Louis Ferdinand Céline Éditions Gallimard, Collection Folio, 1993. Texte lu par Arnaud Maïsetti. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’05] d’un pays l’autre faut avoir vu je vous jure tout de même de quoi vivre humblement à mon cas (...)
Au fil du temps
Je vais me promener, tous les chemins me conduisent au même endroit. Une voie sans issue. Je l’écoute me parler. Il y a eu un mot. Ce qu’il me dit : il y avait ces lits. Ces lits séparés. Elle m’a même dit qu’elle allait foncer dans l’arbre. Et je ne peux m’empêcher de voir cette image de la voiture accidentée contre l’arbre. Je poursuis mon chemin. Je (...)
King County Sheriff
Mitch Cullin Traduit de l’anglais (États-Unis) par Yoko Lacour. Éditions Inculte, 2011. Texte lu par Joachim Séné. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’05] la phosphorescence de la fenêtre et souvent loin d’ici le jour la nuit une (...)
Mort à crédit
Louis Ferdinand Céline Gallimard, Collection Blanche, 1951. Texte lu par Philippe De Jonckheere. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,7 Mo / Durée : 3’14] des détours à cause de la vue dans l’émoi le rêve à l’époque dans les ombres quelque chose (...)
La leçon de piano
On voudrait croire que c’est arrivé, mais on sait que c’est impossible, cela n’a pas pu se passer comme on nous le présente, mais on y croit sans même chercher à vérifier l’information, sans demander d’explication, se contentant de cette image qui s’impose à nous, qui nous raconte une histoire à laquelle on veut croire. On se laisse porter par (...)
À la recherche de Marcel Proust, de Véronique Aubouy
J’ai une longue histoire de lecture (et d’écriture) avec le livre de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, j’ai donc suivi avec grand intérêt de la travail artistique de Véronique Aubouy autour de l’œuvre de Proust, Proust lu tout d’abord (enregistrant une lecture dans l’ascenseur du Centre Georges Pompidou, quel souvenir !), puis Le baiser de la (...)
La signora Wilson
Patrice Salsa Actes Sud, Collection Domaine français, 2008. Texte lu par François Morey. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’15] ouvrir les serrures bien y réfléchir enfin dégager une signification dès les lignes initiales ne pas (...)
L’émotion du déplacement
« Last night I dreamt I went to Manderley again... » « J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la (...)
W ou le souvenir d’enfance
Georges Perec Denoël, Collection Lettres nouvelles, 1975. Texte lu par François Morey. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’15] souvenir une fabrique noircir sans doute l’étoile un jour plus tard ma prime enfance d’un bonheur (...)
Voyage au bout de la nuit
Louis Ferdinand Céline Le Livre de Poche, 1956. Texte lu par Pierre Ménard. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,3 Mo / Durée : 2’50] de temps en temps passer la ligne pour filer plus vite dans la ville si tu veux savoir un peu manœuvre le grand (...)
Comprendre le jour
Vous êtes libre de ne pas entrer. Libre de vos mouvements. Ici, les histoires se confondent et se font écho. Dans ses girations, si terriblement matérielles que l’esprit s’en mêle, s’emmêle, c’est une machine à faire tourner l’esprit autour d’un centre qu’on n’a point vu. Existe-t-il vraiment ? Même pas sûr qu’il existe. Mais s’il n’existait pas, autour de (...)
Comment écrire au quotidien
mis en ligne pour la première fois sur Liminaire le 28 octobre 2010, remis en lumière le 3 décembre 2010
Jean-Luc Godard
À l’occasion des 80 ans de Jean-Luc Godard, le metteur en scène Franco-Suisse est né le 3 décembre 1930, je vous propose de voir et d’écouter un montage d’extraits de certains de ses films. Jean-Luc Godard est l’un des plus importants cinéastes vivants, il n’a jamais cessé de renouveler le cinéma (fer de lance de la nouvelle vague, expériences inédites de (...)
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Invisible est le travail du temps
Aller dans un endroit banal, n’importe quelle ville de banlieue fera l’affaire, y aller sans raison précise, au hasard c’est idéal, on peut prendre une carte, fermer les yeux et pointer le doigt n’importe où dessus. C’est là que je vais aller et s’y rendre sans se presser. Cette ville la visiter comme un touriste qui aurait perdu son précieux guide, (...)
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Bibi
Charles Pennequin P.O.L., 2002. Texte lu par Christophe Grossi. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’50] tout seul mort en soi mort en lui respirer de l’air avec la tête qui me plante pour planter son corps regarder dehors (...)
Une revue ça remue
Pour ses dix ans, l’association Remue.net m’invite à présenter à la médiathèque Marguerite Duras, Paris 20e, la revue de création d’ici là. Samedi 15 janvier 2011 à partir de 14h30 à la médiathèque Marguerite-Duras : 115, rue de Bagnolet, Paris 20e : demandez le programme ! J’ai déjà présenté largement la revue sur ce site et notamment son (...)
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Étranger en tout lieu
Étranger en tout lieu être partout chez soi. L’enthousiasme ou les projets d’avenir sont difficilement supportables en cette période de l’année. Sonne révolution qui oblige. Des éclats et désastres, énigme, évènement pur coupant au sommet des dunes. Ils avancent les enfants, par petits groupes ayant perdu leur cohérence à l’arrière, mais dont ils gardent (...)
Chambre obscure
Vladimir Nabokov Le Livre de Poche n°3731, 1974. Texte lu par Pierre Baldini. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’05] revenant nue toute svelte le bonheur suprême le baiser promis sur le front une mèche brune sur la joue un (...)
Le ciel est sans nuage
L’air est un mur, la peau un barrage. On capte les bruits de loin, on observe le moindre geste. Chaud devant ! Pas touche ! Par moments la surface a besoin d’être enfin calmée. L’ampoule grattée jusqu’au sang, les raies blanches laissées par les ongles sur la peau hâlée, et toutes ces égratignures qui sont comme les signatures des grains de sable. Le (...)
Entre les lignes
Tous les mois, le premier vendredi, le même phénomène qui depuis juillet 2009, prend son essor et que François Bon décrit ainsi. Vases communicants : le livre qui se refait chaque mois. « Un livre où la notion d’écrivain s’est évaporée, il reste un ensemble non fixe d’auteurs, rassemblés en gardant leur propre singularité, leur voix. » « Phrases (...)
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À rebours / Marie-Hélène Voyer
Vase communicant : Chroniques d’une avatar En savoir plus sur les Vases communicants Resterait l’oubli, ce grand calme plat à rebours des villes et des heures. Resterait encore le long fleuve monochrome et son silence brise-glace. Un silence boréal sans doute, un silence de faux pas, un silence cousu au revers des étoffes d’aubes. À (...)
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L’embarras du choix
Pour commencer le nouveau jour, c’est bien mieux de caresser le temps tout doucement dans le sens du pelage. Je suis dans une posture très inconfortable. Reprendre son souffle fort heureusement en temps voulu. Mon corps est un costume de feutre, sans boutons ni passementerie. Sans aucun espoir de médaille. Faire peau neuve chaque jour avec dans (...)
Le Récit
Jean-Michel Adam P.U.F., Que-sais-je ? 1999. Texte lu par Anne Savelli. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 4 Mo / Durée : 3’21] la promenade dans un lieu inconnu comme le peintre lecteur du changement prend appui sur le regard un nouveau (...)
Une respiration
Avec le soleil malgré le vent frais. La pierre n’a pas reçu en partage sa respiration. Dehors entier réceptif. Luxe de sortir du monde pour mieux y plonger. Étrange comme pour moi entre écrire et marcher, quelque chose avance ensemble. Le même air pris à pied ou bien assis dedans mes mots à les trier, une respiration, un souffle long, pour vivre mieux (...)
L’orage et l’atome
« Trajets, parcours, topologie, quadrillage, lignes de fuite, lignes de désirs. Espace complexe donc, multitude de points de fuite singuliers, la perspective tourne. Rien d’irrémédiable. Cheminements. On ne choisit pas sa mort ? (.) Troupeau d’éléphants en marche, sans lieu précis, en errance. Chacun son allure, sa vitesse donc. Son désir. (.) Dehors, (...)
Quelque chose à dire
Il est souvent plus simple de faire que de justifier pourquoi on ne fait pas. L’allure est régulière, marcher dans la rue, jamais à vide, place gardée pour nos accumulations. Ainsi les livres successifs, loin d’être des opuscules indépendants, font corps, sont, chacun, les parties d’un tout. Quelque chose à dire, à formaliser. Quelque chose du (...)
Mettre au jour
Lire pour n’être plus soi. Donc, même tout gosse, je lisais tout, je continue d’ailleurs. Si mes parents me disaient : « On n’a pas le droit de lire à table », je continuais. Je lisais les étiquettes des bouteilles de bière, je lisais les étiquettes des boîtes, parce que pour moi si c’était écrit c’est que c’était important, donc je continue ça. Qu’on (...)
Poésie sur écoute - épisode 172
Poet Cast # 172 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Écoutez la playlist directement sur Spotify Une sélection musicale de 30 titres sortis en 2010 pour fêter la fin de cette année. Hardwire : Sofa Surfers (...)
Les boulevards de ceinture
Patrick Modiano Gallimard, 1972. Texte lu par l’une des membres de l’Association Musanostra de Bastia. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’40] ne pas attirer leur attention à pas lents j’ai l’impression de me laisser prendre à un (...)
Le temple de l’aube
Yukio Mishima La mer de la fertilité III Traduction de Tanguy Kenec’hdu Gallimard, 1970. Texte lu par l’une des membres de l’Association Musanostra de Bastia. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’42] d’une voix claire et (...)
Les plus beaux films de l’histoire du cinéma
À l’initiative du critique de cinéma Claude-Jean Philippe, des dizaines de personnalités du Septième art se rassemblaient pour établir ce qu’ils jugent être les 100 plus beaux films de l’histoire du cinéma. L’intégralité de ces films a été projetée au Reflet Médicis à Paris, dans le 5e, du 19 novembre 2008 au 6 juillet 2009. Chaque semaine, (...)
L’entre-deux
à Karl Dubost et à ses Carnets de La Grange Les dents creuses « Elle croyait aux rêves : rêver que vous aviez perdu une dent, cela signifiait la mort de quelqu’un de votre connaissance ; et si du sang venait avec la dent, ce serait la mort d’un parent. » La méprise, Vladimir Nabokov, Gallimard, Collection Folio n°2295, 1991. Une dent (...)
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CosmoZ
Claro Actes Sud, 2010. Texte lu par Benoît Vincent. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 4,1 Mo / Durée : 3’37] comment finit le monde pas seul dans cette aventure la légende est folle confier au caniveau la fabrication des cyclones entre l’idée (...)
Le président des riches : enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy
Michel et Monique Pinçon Zone/La Découverte, 2010. Texte lu par Piero de Belleville. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,8 Mo / Durée : 3’16] force de l’adversaire de leur fierté et du souvenir exerce une violence symbolique un monde où vivre et (...)
TREE TENANTS DO NOT SLEEP - TREE TENANTS WIDE AWAKE
Cela fait bien longtemps que je n’écris plus au quotidien dans ce qui est à l’origine de ce bloc-notes poétiques, son journal. Cette année, dans la dynamique de ma résidence d’écrivain j’ai essayé de me concentrer sur Liminaire et d’y regrouper mes podcasts Page 48 (encore un peu de travail à faire) et Radio Marelle (travail achevé), de diffuser deux (...)
SENS UNIQUE
Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grand-chose Mais s’égarer dans une ville comme on s’égare dans une forêt demande toute une éducation. Il faut alors que les noms des rues parlent à celui qui s’égare le langage des rameaux secs qui craquent, et des petites rues au cœur de la ville doivent lui refléter les heures du jour aussi (...)
Poésie sur écoute - épisode 171
Écouter en ligne Téléchargement >> [50 minutes / mp3 : 61 Mo] Le sixième numéro de la revue d’ici là est consacré à la création : « L’immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement. C’est dans la mesure même où l’on est arrêté dans une immobilité voyeuse que les choses sont mobiles. La pensée aussi n’existe que par rapport à (...)
Revue de création d’ici là n°6
Le sixième numéro de la revue d’ici là est consacré à la création : L’immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement. « L’immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement. C’est dans la mesure même où l’on est arrêté dans une immobilité voyeuse que les choses sont mobiles. La pensée aussi n’existe que par rapport à un arrêt qui est un (...)
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Claude Favre
En présentant le premier ouvrage de Claude Favre diffusé sur Publie.net, Des os et de l’oubli, François Bon écrivait : « Parce qu’il y a une urgence à mettre ici ces mots, qu’il peut y avoir urgence aussi à dire à l’auteur qu’on les entend, qu’on les partage. Qu’on s’y mette nombreux. » Oui, il y a urgence, et particulièrement en ce moment où Claude (...)
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Notre tour du monde
À l’occasion du concours lancé par la médiathèque de l’Astrolabe à Melun sur les carnets de voyage, dans le cadre de son festival annuel, en novembre 2010, mes filles Nina et Alice (10 et 12 ans) y ont participé en proposant un voyage imaginaire : Notre tour du monde. En partant d’une phrase de départ (...)
Malaklezmeroff / Christophe Grossi
Vase communicant : déboîtements... En savoir plus sur les Vases communicants Le soir, pour passer de Malakoff à Montrouge il vous suffit de traverser l’avenue Pierre Brossolette. La neige grise (la première fois c’était décembre et même si depuis il y a eu d’autres saisons vous avez gardé l’hiver qui revient vite) se mêle à la pierre (...)
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C’est en lisant qu’on devient liseron | 6
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des (...)
Présence mortelle de l’autoportrait
Principe de départ de l’atelier d’écriture proposé par François Bon dans le cadre de ses ateliers à la Bibliothèque Universitaire d’Angers : l’histoire de l’image et l’histoire de l’écrit s’interpénètrent depuis l’origine. Aux grands points de bascule de l’histoire de l’écrit, correspond chaque fois une reconfiguration du statut ou de l’usage des images, d’une (...)
Bien après les jours et les saisons
L’idée est simple. Je vous propose de relire le texte de Rimbaud (en texte intégral ci-dessous mais vous pouvez aussi bien mener cette expérience confortablement assis chez vous, avec l’ouvrage que vient de mettre en ligne sur Publie.net), et d’en proposer ensuite votre version remixée. L’écriture comme lecture. C’est une expérience qui vaut le détour. (...)
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Le rapport Brodeck
Philippe Claudel Stock, 2007. Texte lu par Caroline Diaz. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,5 Mo / Durée : 2’08] les phrases les pages les assembler dans l’air autour de moi encore le fond de ma pensée comme un écho des livres les livres de (...)
Coming out
« Parler avec les mots des autres, voilà ce que je voudrais. Ce doit être ça la liberté. » Alexandre à Veronica, in La Maman et la Putain, 1971. Mardi dernier, en préparant la salle pour la soirée de lecture Pechkuacha à la bibliothèque de Bagnolet, François Bon me demande si je compte faire un coming out par rapport à Pierre Ménard le pseudo que (...)
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Pierre Ménard
PARCOURS Né en 1969 à Ris-Orangis, Philippe Diaz vit à Paris. Bibliothécaire à la médiathèque de l’Astrolabe à Melun, Maître de conférences à Sciences Po Paris. Pierre Ménard est le pseudonyme qu’il a choisi en tant qu’écrivain. Après des études de Cinéma et d’Audiovisuel à Paris I-Sorbonne, Centre Saint-Charles, avant d’effectuer son service civil au (...)
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Oublier et se souvenir
Le doute et ses mirages s’effacent. La lumière par une ouverture. L’un n’est-il pas de l’autre bord ? Je voulais aller loin, entrer ailleurs. La nuit qui nous a suivis pas à pas a le souffle court. Moments miroitants, dangereux. Je cherche le plan que j’ai gardé de la ville. Les mots, les tracés se reforment comme d’anciens chemins qu’aurait mal (...)
Poésie sur écoute - épisode 170
Poet Cast # 170 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... ÉcouteZ la playlist de Pierre Ménard sur votre lecteur À l’invitation de Dominique Balaÿ, j’ai participé au projet webSYNradio avec la revue Droits de Cités, du (...)
L’écriture ou la vie
Jorge Semprun Gallimard, 1994. Texte lu par Piero de Belleville. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,3 Mo / Durée : 2’51] pour travailler ensemble vous allez voir ce que vous allez voir traduit en plusieurs langues dans de semblables conditions (...)
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La carte et le territoire
Michel Houellebecq Flammarion, 2010. Texte lu par Strofka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’04] premier contact la réalisation pour son équilibre un blanc mat rien d’extravagant d’ailleurs des cubes de taille variable uniforme (...)
Soirée PechaKucha le 9 novembre à Bagnolet
Le mot PechaKucha vient du Japon, c’est une forme très stricte, mais d’une incroyable richesse aussi bien côté intervenant que côté participants. François Bon décrit le principe de cette soirée Ce qui change dans lire, à la médiathèque de Bagnolet, le 9 novembre 2010 à 19h. : 2 sets de 5 intervenants, 20 images chacune projetée pendant 20 secondes, soit (...)
Les anges, Violeta
Dulce Maria Cardoso L’Esprit des péninsules, 2007. Texte lu par Anne Savelli. Traduction par Cécile Lombard. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,7 Mo / Durée : 2’22] un désordre une couleur ici cette nuit méthode pour m’appeler prouver n’importe (...)
À quoi sert la danse ?
Hier soir je découvre sur Arte le documentaire Rythm is it d’Enrique Sánchez Lansch et Thomas Grube. Le chef d’orchestre du Philharmonique de Berlin sir Simon Rattle s’est lancé en 2003 dans une expérience inédite : diriger Le Sacre du Printemps d’Igor Stravinski, en contrebas d’une scène où évoluent 250 jeunes danseurs de 6 à 20 ans. Sous la (...)
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Claude Royet-Journoud : La poésie entière est préposition
Proposition d’écriture : Consigner au jour le jour dans des carnets de notes, un ensemble de réflexions personnelles, la plupart du temps elliptiques, brèves, percutantes, sans un mot de trop, dans un souci extrême d’exactitude, des citations au cours de lecture, des fragments d’entretien, des retours théoriques sur certains aspects de son (...)
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Les lignes de désir
Les lignes de désir sont des passages coupant à travers parcs et espaces verts, visibles sous forme de pistes de terre mal dégrossies ou chemins de chèvres marqués dans le paysage à mesure d’un piétinement journalier. Tracées par chacun dans une volonté d’arriver plus vite à destination, ou simplement par curiosité, ces lignes matérialisent la force de (...)
Roger Lewinter : d’inflexion, pénétrant,
Proposition d’écriture : Travailler à l’élaboration d’une phrase unique, sans point, c’est-à-dire d’une forme logique syntaxique qui permette d’abolir le point. Une telle écriture implique un bouleversement radical de toutes les articulations logiques de la syntaxe ordinaire. Il ne s’agit donc pas de supprimer arbitrairement le point et de conserver (...)
Poésie sur écoute - épisode 169
Poet Cast # 169 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Écoutez la playlist directement sur Spotify Découvrez la playlist Way to blue Une sélection musicale autour d’un thème, aujourd’hui la couleur bleu. « (...)
Petit Larousse illustré
Collectif, Éditions Larousse, Édition : 100e, 2005. Texte lu par Fabienne Halkowycz. Illustration : Christian Lacroix. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 4,7 Mo / Durée : (...)
La stratégie de la tension
À quoi s’affairent les hommes que l’on distingue au centre de cette image ? Un mouvement à surprises. Insaisissable mouvement. Nous sommes toujours au fond du trou, et même des trous (assurance maladie, caisses de retraite...). On ne voit pas le bout du tunnel. Il n’y a plus d’essence dans certaine stations. La contestation semble désormais se (...)
A PORTRAIT DESTROYED BY FIRE
Nous, les autres, moi. Et un soir la nuit tombe. Dans quelle ville sommes-nous ? L’expérience d’une distance. Sur quoi toute ma tristesse se dissipe débordant de rêves inachevés. Mais sa lumière est comme retenue par un mur. Avec un bruit sourd. La journée a passé. On attend si bien d’ailleurs que tout s’embrouille. On efface, à mesure, on recommence. (...)
Une trop bruyante solitude
Bohumil Hrabal, Points Seuil, 1997. Texte lu par Anita Navarrete Berbel. Traduction : Max Keller Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,5 Mo / Durée : 2’10] apparitions battant l’air de mon ciel de lit volutes des personnages de contes leurs (...)
Linda Lê : Le complexe de Caliban
Proposition d’écriture : Lire, c’est être lu par ce que nous lisons. « Chaque liseur a dans sa bibliothèque un livre rêvé, le livre lu entre les lignes. La lecture est sans doute l’espace imaginaire où la liberté est le mieux préservée, car si chaque auteur appelle le lecteur à une co-création, il laisse aussi à ce dernier la possibilité de s’intercaler (...)
d’ici là : revue de création en ligne
L’idée de cette revue est de jouer la carte d’une lecture écran, et de former, notamment autour des auteurs dont les textes numériques sont diffusés sur la plateforme publie.net, mais pas uniquement bien sûr, un ensemble éditorial où se confrontent l’image, le texte et le son. Plusieurs numéros sont lancés parallèlement chaque (...)
Atelier d’écriture sur la ville
Le dernier atelier d’écriture sur la ville a été chargé d’émotions, les habitués étaient tous là, et nous avons même eu le plaisir d’accueillir Laura Mullen, poète américaine venue sur les conseils de sa compatriote Jennifer K. Dick qui avait participé à l’un des ateliers itinérants. Maryse Hache m’a offert de magnifiques fleurs de son jardin et nous (...)
I HAVE HEARD IT SAID THAT A SPIRIT ENTERS
Dans une lumière éclatante, bouche souriante et molle. Mais je ne veux plus penser à tout cela. Le ciel en est témoin, haut et clair et brûlant ce matin-là. L’effet d’une évocation. Résister au déferlement monotone de la convoitise. Le bitume sous mes pieds. Mais, oh, ce n’est pas cela, pas cela du tout. Empêcher ma lèvre supérieure de tressauter. (...)
Passé sous silence
Alice Ferney, Actes Sud, 2010. Texte lu par Piero de Belleville. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’13] la beauté du paysage le pays là-bas dans l’adversité des reliefs tes pensées ces promesses et pour les débusquer une violence (...)
Éric Houser : Mon journal pour Nina
Proposition d’écriture : Tenir un journal sous la forme de paragraphes de 10 lignes, des dizains, dans lequel « on écrit les choses que l’on fait, qu’on voit, des pensées (parfois des pensées secrètes) » tous les jours ou presque, pendant une saison, dans un moment entre parenthèses, un temps où « être là, mais un tout petit peu ailleurs, en même (...)
Souveraineté du vide. Lettres d’or
Christian Bobin, Gallimard, Folio, 1995. Texte lu par Céline Renoux. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’05] donner à voir la poussée lointaine du vent convoquer les regrets pour voir ou même l’écrire longtemps accablés de (...)
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C’est en lisant qu’on devient liseron | 5
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des (...)
Concert baroque
Alejo Carpentier, Gallimard, Folio, 1978. Texte lu par Alain Pierrot. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’42] parler de sortilèges de monstres et tremblements au milieu de scarabées géants un spectacle de magie comme couvert (...)
Atlas de littérature potentielle
Oulipo, Gallimard, Folio, 1988. Texte lu par Stroka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,2 Mo / Durée : 1’57] le soleil noir de la sextine langage produisant mots en échos qui posent problèmes cependant mélancolie s’occupant du meccano nous (...)
Jean-Luc Caizergues : La plus grande civilisation de tous les temps
Proposition d’écriture : À partir de dépêches de journaux, de fait-divers extraits de ce qu’on appelle couramment la rubrique des chiens écrasés, élaborer de courtes fictions écrites comme des poèmes, si l’on entend qu’un poème a, sur la page, une disposition plus ou moins différente de la prose. Le vers est court, très court, hoquetant même. Le mot (...)
Bookcamp #3
La troisième édition du Bookcamp a eu lieu samedi 25 septembre à La Cantine. J’y ai serré la main de Clément Monjou, regretté l’absence de Xavier Galaup, et d’Arnaud Lelache, mais ai parlé d’AFI (entre autre avec Benoît Roucou, en présentant la médiathèque de l’Astrolabe à Melun et son portail, pris rendez-vous avec Gwen Catalá, revu avec un immense (...)
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Diaro di Roma #3
La couleur de la glace à la pistache au glacier de la place Ora Coeli n’est pas verte (ni fluo comme celles qu’on mange en France), ici le vert tire sur le marron et le parfum n’a rien d’artificiel. L’entrée dans le Musée du Vatican bat de loin la cohue aux approches du Colisée. Mais ce n’est rien par rapport à la Basilique Saint-Pierre. Nous (...)
Arnaud Maïsetti : Anticipations
Proposition d’écriture : Élaborer un fantastique pour aujourd’hui avec les figures de la ville (parcours, surgissements, mise à nu du tragique et de ses ressorts), la profondeur infinie du monde, de la nuit (le réel nous advient comme bruit et comme image), du voyage dans l’imaginaire et le rêve. Épiphanies d’instants photographiés ou galeries (...)
Jusqu’à la mer
Bernard Mathieu, Joëlle Losfeld, 2003 Texte lu par My Dad is a Librarian. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,2 Mo / Durée : 1’54] depuis longtemps passer mon chemin un de ces jours peu scrupuleux dans le port à proximité du bateau (...)
Quad et autres pièces pour la télévision
Samuel Beckett, Minuit, 1992. Texte lu par Sylvain Duigou. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,5 Mo / Durée : 1’18] gagner le large profond comme je me plaisais à nommer ça filon fructueux au lever du jour par exemple le plus fréquent (...)
L’ampleur du désastre
Patrice Delbourg, Le cherche midi éditeur, 1996. Texte lu par Strofka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’15] un peu de jour pesanteur près du téléscripteur par la voix toujours ça fait tout chose écouter chaque midi devant (...)
Patrick Wateau : Abruption
Proposition d’écriture : Le poème est un langage qui naît de la destruction d’un langage, de sa réarticulation « autour d’un fond nerveux à haut risque. » Miettes et lambeaux que le langage dans son impossible réconciliation avec le monde tente d’atteindre. Une mise en mots aux allures de mise en pièces, découpes au scalpel dans l’à-vif d’une (...)
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Atelier d’écriture sur la ville
Pour cet avant-dernier atelier d’écriture sur la ville, nous nous sommes retrouvés dans la Salle Rabelais du Centre d’Animation Château Landon, à Paris dans le 10e arrondissement. Trois amies blogueuses ont également joué le jeu, en travaillant sur les quelques pistes suivies lors de l’atelier sur place à Paris, mais en écrivant en duplex (comme (...)
Vous êtes ici
Cet homme, je le croise dans la rue, familiarité passagère avec lui, les traits de son visage, son expression. Je le connais, mais je ne parviens pas à mettre un nom sur son visage, identifier d’où nous nous connaissons. J’essaye de me repérer par rapport à l’endroit où je le croise. Cet endroit, c’est la même chose. J’ai confondu avec une autre (...)
Franck
Anne Savelli, Stock,Collection La Forêt, 2010. Texte lu par Piero de Belleville. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’15] carte d’identité sinon quoi ? c’est ça on rêve on le suppose le mot lui seul resté inachevé papier (...)
Martine Broda : Éblouissements
Proposition d’écriture : À la mort d’un être cher, nous reste ce qui reste en partage. Ne jamais cesser de surveiller la nuit, ne pas laisser le jour sans traces. « Le poème chez Paul Celan, est le caillou mémoriel que les juifs déposent sur la tombe. » Entre la rose et le caillou que l’on dépose sur la tombe du disparu, sans réponse ni répondant, le (...)
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Diaro di Roma #2
Projet de mise en abyme avec Damien. Quelques photographies prises à Rome lors de notre séjour en juillet 1988. Est-ce que nous n’avons pas vieillis plus que la ville elle-même ? C’est un peu ce que je vais tenter de découvrir en faisant des photographies 22 ans après. L’impression qu’il faut user la ville, ces tours et détours avant de s’y (...)
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Lointain intérieur
Henri Michaux, Gallimard, NRF, 1963. Texte lu par Alain Pierrot. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,6 Mo / Durée : 1’26] entrer dans le noir tu te souviens en vain tu te courbes dans la cendre à peine étouffer à peine un grand silence (...)
Autobiographie d’un épouvantail
Boris Cyrulnik, Odile Jacob, 2008. Texte lu par Strofka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’50] nos blessures une sorte de film affectif et social il faut un temps un délai pour ce qui est arrivé la représentation d’une (...)
Poésie sur écoute - épisode 168
Poet Cast # 168 Ecouter en ligne Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 40,5 Mo] Sources de l’enregistrement : À l’occasion d’un colloque international consacré à “Yves Bonnefoy : lumière et nuit des images”, organisé en 2004 par Murielle Gagnebin, co-directrice du Centre de recherche sur les (...)
Yves Bonnefoy : Rue Traversière et autres récits en rêve
Proposition d’écriture : Mimer les articulations propre au rêve fait de condensations, de rapprochements et de raccourcis, en contribuant à la saisie d´un entre-deux dans de courts textes qui lient ainsi des espaces et des temps séparés. « L’écriture véritablement poétique est celle qui se fait l’écoute de l’inconscient. » Tenter en même temps de (...)
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Les mots
Jean-Paul Sartre, Folio, Gallimard, 1995. Texte lu par Strofka. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’50] dans les récits gravure d’apparat ces meurtres l’épée nue sur la surface lumineuse m’amusaient en tout cas qui le (...)
Le fond du ciel
Rodrigo Fresán, Seuil, 2010. Traduit de l’espagnol
 par Isabelle Gugnon Texte lu par Guillaume Vissac. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3 Mo / Durée : 2’10] mettre de l’ordre souligner une imperfection une ignorance injustifiable voilà pourquoi (...)
Rémi Marie : JE
Proposition d’écriture : Tenter de dissoudre les faits et gestes, les pensées et les désirs d’un individu qui est indécision, en faisant commencer systématiquement toutes les phrases du récit par je. Marche, gestes, actions, regards, paroles, décisions, regrets. À force de répétition, révéler la complexité d’une subjectivité en mouvement, « comme si, (...)
Écriture en création
L’atelier d’écriture : Depuis quelques années j’anime des ateliers d’écriture un peu partout en France. De nombreux amis écrivains qui souhaitent en animer me demandent parfois conseil. Je leur apprends en souriant que pour moi les ateliers d’écriture c’est comme la psychanalyse, il faut en avoir suivi un pour pouvoir en mener. L’atelier, on ne peut (...)
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Diaro di Roma #1
Arrivés avec de l’avance à la gare de Bercy (comme à notre habitude). Sur le panneau d’affichage des trains, le premier de la liste est annoncé avec 1h30 de retard probable : Termini-Roma. Départ repoussé. Pulsion première, l’écrire sur internet, s’en décharger ainsi qui n’annonce rien. Juste le délestage d’une pression passagère. Est-ce à ça que ça sert (...)
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Mrs Dalloway
Virginia Woolf, Le livre de Poche, 2003. Texte lu par Blandine Rinkel. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’16] sentiment de jadis entre ses mains ces mots rien n’est aussi étrange d’une témérité insensée quand on aime toute (...)
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Bernard Montini : Si un jour
Proposition d’écriture : Poser une série d’hypothèses métaphysiques dans une suite de très courts textes resserrés qui s’apparentent à des diptyques au rythme d’aphorismes et dont les lignes de ruptures agissent comme un abîme éclairant. Chaque phrase-poème débute toujours par le même sésame : si un jour. Si un jour, Bernard Montini, Le bruit des (...)
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Rome Photolalies
En juillet 1988, j’ai dix-neuf ans, je séjourne avec mon ami d’enfance Damien Lajarge pendant une semaine à Rome. Comme lors de mon séjour à Berlin, un an plus tard en octobre 1989, dont j’ai publié un extrait dans le premier numéro de la revue Myopies : Je marche. Je photographie. Je lis. J’envoie des lettres à mes amis. J’écris dans un cahier. Il (...)
Poésie sur écoute - épisode 167
Poet Cast # 167 Ecouter en ligne Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 43,9 Mo] La nuit litanie a été créé pour l’émission de Thomas Baumgartner Les passagers de la nuit et la séquence qui clôt l’émission : 2 voix 5 minutes (Deux contraintes : deux comédiens et une durée de 5 minutes), de (...)
La nuit litanie sur France Culture
La nuit litanie est un texte que j’ai écrit à la demande de Mathieu Brosseau pour le numéro 23/24 la revue L’étrangère, numéro dont il assure la direction et qui est paru à l’automne 2010. Un large extrait du texte écrit pour la revue, dont une partie a également été diffusé sur mon site, a été lu à l’occasion de la lecture à laquelle m’a invité Anne (...)
Mimer la manière
Un langage Ce que la langue laisse entendre : à mots couverts : Lacis de ruelles qui tracent des itinéraires invisibles à la surface. Vent qui brûle. C’est à ce moment-là. Mais il n’existe pas de meilleure façon pour décrire une ville, découvrir chacune de ses strates, que les investigations d’un détective. La profondeur d’une flèche (...)
Gérard Arseguel : L’Almanach des montagnes
Proposition d’écriture : Chercher le poème entre les lignes de la prose utilitaire, la prose pauvre, informative et souvent informe de la presse locale. Le poème qu’on obtient par collage de phrases découpées dans le journal surprend par sa fraîcheur et son ironie, par son humour et son désespoir toujours simultanés, par la pluralité des lectures (...)
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Hervé Piekarski : Un récit que notre joie empêche
Proposition d’écriture : Faire apparaître une forme, un récit. Mais cette narration est recouverte par la matière même de la langue, on ne perçoit que les bribes d’une histoire à jamais enfouie en même temps qu’une autopsie mécanique de la langue qui démonte la narration, qui déjoue la mélodie. Entre dévoilement et recouvrement, mystère et révélation, (...)
Attention flottante
Mieux envelopper, marcher. Sans devanture et sans relief il va falloir se projeter. Comment dire, dedans ? Ce n’est pas comme dans l’attention flottante, le monde continue de se produire, les bruits agacent, les odeurs ondulent. On ne peut pas tous intervenir à chaque instant. Pendant ce temps, les corps en suspens, autour de nous tout continue à (...)
Jean-Pierre Chevais : Précis d’indécision
Proposition d’écriture : Faire parler une voix sans dire qui elle est, ni de qui elle nous parle (la langue peut-être ?), dans des petits textes comme autant de cailloux jetés sur la vitre aveugle des mots. Ce qui ne peut être dit, c’est tout l’effort de l’art, bien sûr, depuis les origines, de nous le suggérer. Jeu de cache-cache, métamorphoses (...)
Couleur et temps abolis
Il s’agissait pourtant de respecter les différences sonores, les images flottant dans l’indécision, à la main un petit sac de papier. Dehors. Dedans. Transparence enfin. Forme que le contournement habituel, décisif tournant court, jaillit elle aussi puis la surface comme une sédimentation affectant toute trace, tout impact. L’ouverture se déplaçait (...)
J’ai eu l’idée : Thierry Crouzet
Proposition d’écriture : Écrire un texte composé d’une suite d’idées collectées au fil du temps. L’effet domino des idées qui s’enchaînent, sautant de l’une à l’autre, comme une phrase mène à la suivante. Le monde est simple et c’est une accumulation vertigineuse de faits simples qui donne l’illusion de complexité. J’ai eu l’idée, Thierry Crouzet, (...)
Trajets à travers la ville
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France à la librairie Litote en tête, j’ai commencé l’écriture d’un texte intitulé Les lignes de désir, récit à lecture aléatoire, résulte de la contrainte d’une écriture en ligne, réalisée directement sur Internet, en 2010 et 2011. Ce projet d’édition est protéiforme. J’imagine au-delà (...)
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J’ai eu l’idée, Thierry Crouzet
J’ai lu il y a longtemps déjà Je me souviens de Georges Perec. Je me souviens de la référence à Joe Brainard, inspirateur du texte, curieux j’ai lu son I remember . J’ai toujours admiré qu’une même idée puisse être traitée par deux créateurs si différents et parvienne à créer deux textes radicalement différents. Et depuis ce temps j’évoque toujours le livre (...)
Christine Montalbetti : Expérience de la campagne
Proposition d’écriture : Le personnage, figure double de l’écrivain et du lecteur, tient la place de l’observateur tapi dans l’intervalle du monde et de son interprétation. Écrire un court texte sur les rêveries d’un personnage qui s’inscrivent à la fois dans un paysage, un endroit précis et un moment particulier de la journée, mais aussi un souvenir (...)
TAKE A CLOSER LISTEN
Je suis présent, je vous attends. Les lumières s’éteignent une à une. Dans le secret des paysages silencieux, marchant à bon pas sur les trottoirs avec volupté entre brumes et nuages. Laisser vaquer son regard et ses émotions. Juste là, au bord, sur le fil du présent. Garder mémoire d’un éblouissement. Faire advenir l’imprévisible. Les lieux et temps de (...)
Psycho Sons
Lors des initiations du samedi que nous organisons au Cyberlab, l’Espace Culture Multimédia de la Médiathèque de l’Astrolabe à Melun, nous proposons un atelier de montage vidéo. Le support de ces initiations est la scène de la douche de Psycho. Découpée en petits bouts la scène dure moins d’une minute et s’avère être un véritable exercice de montage (...)
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Lettre sur le commerce de la librairie
Denis Diderot, Lettre sur le commerce de la librairie, Publie.net, 2010. Texte lu par Alain Pierrot Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’30] démarches dans tout le corps forcé de distraire une espèce de règlement à la chambre (...)
La Presqu’île
Julien Gracq, La Presqu’île, Éditions José Corti, 1970. Texte lu par Jacques Depierreux Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’12] un rayon de soleil souvenir de l’été persiennes closes de son enfance sensation tiède d’une tasse de (...)
deux temps trois mouvements
deux temps trois mouvements sur Publie.net La première mise en ligne de ces textes a été réalisée sur le site Liminaire, de janvier 2005 à décembre 2006. Il s’agit du journal poétique que j’ai tenu chaque jour durant ces deux années, accompagné de 12 photographies. Quand j’ai choisi de réunir en début d’année 2010 tous mes sites en un seul en (...)
Philippe Annocque : Liquide
Proposition d’écriture : Raconter l’itinéraire d’un homme en quête d’identité, face au fleuve, en le restituant de façon linéaire et émotionnelle, alinéas fréquents en cours de phrases, parenthèses et tirets créant une respiration courte et retenue, un ressassement nerveux, et montrer ce qui se noue au fil de l’eau, se dénoue, se tord et se meurt à (...)
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Au fond de l’inconnu
Le temps presse et je paresse. Fière allure, dans l’insouciance du rythme la vitesse suffit parfois à combler les vides, les trous. « Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau. » Mais le train soudain ralentit, il poursuit son chemin à son rythme, en roue libre. Sa force d’inertie. Et s’arrête au hasard, ici une gare, sur le quai désert, à l’ombre (...)
Le meilleur Monde
Le Meilleur Monde, édition de 1000 exemplaires dont 100 numérotés signés, 16 pages, 31 x 47 cm, 2010 a été l’objet d’une exposition à la Galerie Intuiti, à Paris, en juin. Numéro spécial du quotidien Le Monde composé des seuls articles "positifs" parus entre janvier et avril 2010 et redisposés selon la maquette originale du journal. Un peu plus de trois (...)
Tout doit disparaître
Il y a des jours qui sont quand même pires que les autres. Le sentiment de perdre un repère. Peut-être seulement un mot, son absence. On parle beaucoup de violence, dans la monde d’aujourd’hui. Ce qui fascine en même temps que d’effrayer un peu. Mais il n’y a qu’un saisissement, d’angoisse ou d’émerveillement. Celui du risque que prend la vie pour sa (...)
Poésie sur écoute - épisode 166
Poet Cast # 166 Ecouter en ligne Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 4,8 Mo] Extrait d’Infinisterre lu Olivier Apert avec David Tuil, disponible en ligne sur le site de Corner.
Olivier Apert : Infinisterre, suivi de Crash
Proposition d’écriture : De lieu en lieu, de ville en ville, de rencontre en rencontre, c’est toujours d’une limite qu’il est question ici : fins de terre, ports de Portugal ou d’Irlande, infantes disparues où se lit la nostalgie d’une innocence à tout jamais enfuie. Ici, le poème tend vers un espace où, à une grande respiration atlantique, se mêle (...)
C’est en lisant qu’on devient liseron | 4
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des (...)
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Marseille
Marché aux poissons, un samedi matin sonore, à la fin du mois de juin, sur le Vieux-Port de Marseille, suivi d’une lente montée en musique sous un écrasant soleil vers Notre-Dame de la Garde, calvaire touristique dans une Babel improvisée, et le souvenir, en filigrane, de la voix de Barbara qui chante « Tais-toi Marseille... (...)
Quand je me deux & Ariel
Valérie Rouzeau, Quand je me deux, Éditions Le Temps qu’il fait, 2004 Sylvia Plath Ariel, Traduction Valérie Rouzeau Éditions Gallimard, Collection Du Monde entier, 2009 Textes lus par Jacques Depierreux Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,7 Mo / (...)
Poésie sur écoute - épisode 165
Poet Cast # 165 Ecouter en ligne Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 42,7 Mo] Enregistrements de la soirée des usagers du cipM présentée par Jean-François Bory avec des lectures de Laure Limongi, Pierre Ménard, Jean-Noël Orengo. Photographie de Laure Limongi à l’issue des (...)
Suzanne Doppelt : Lazy Suzie
Proposition d’écriture : Mener une réflexion sur ce que l’on croit voir et ce dont il faut douter toujours un peu. Écrire un texte qui parle de peinture, de ces images qui, pour être construites, sont projetées dans un espace confiné, la camera obscura qui est aussi bien un espace mental ou bien celui de l’œil, lui-même une chambre noire. Ou encore (...)
Lecture au cipM
La première fois qu’on m’a invité au cipM, à l’automne 2005, je n’étais jamais encore venu à Marseille. Je commençais à publier régulièrement des textes sur mon blog Marelle (à l’époque lointaine hébergé par la plateforme tooblog.fr) et c’est d’ailleurs sur ce thème Web & Poésie que portait la série de ces conférences. Deux jours de colloque sur les rapports (...)
Le train-train quotidien
C’est un lieu que je connais bien, tous les matins le même rituel pour aller prendre mon train, remonter la rue à l’ombre écrasante du bâtiment de la SNCF. Le mur nous soutient, nous guide, avec la ligne de soutènement qu’il trace à nos côtés. Je parviens finalement tout en haut de la rue. Là, tout s’ouvre, se dégage à ma vue. Attendre avant de (...)
À l’ombre
Dans ce passage guère accueillant, qui conduit au parking de cet immeuble sans charmes, ce lieu qui n’est pas un lieu, lieu de transition plus qu’un lieu de passage, tout en longueur, on n’y traîne guère. L’immeuble est au bout, en retrait de la rue, assurant la relative tranquillité de ses habitants. Une fois passé le porche d’entrée, dans le mur, (...)
Poésie sur écoute - épisode 164
Poet Cast # 164 Ecouter en ligne Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 57 Mo] Le cinquième numéro de la revue d’ici là est consacré à la sérendipité (ce qu’on trouve sans le chercher) : Le cœur est voyageur, l’amour est au hasard. Une bande son de 50 minutes est proposée en parallèle à la (...)
Écrire dans les nuages
" Tout objet du monde, lieu ou corps, visage et regard, est, en photographie, proprement du nuage. " [1] Comme le rappelle François Bon dans son article Objets éclatés du lire, faisant écho au texte de Christian Fauré qui parle d’orages sémantiques (condensation de textes et liens Internet sur un contenu précis, (...)
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Poteaux d’angle
Henri Michaux, Poteaux d’angle Éditions Gallimard, Collection Poésie, 2004 Texte lu par Lucie Pasquiou Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’04] le temporel intact des redoublements ne date pas d’hier si proche de toi le trouble (...)
Jean-Louis Kuffer : Ceux qui songent avant l’aube
Proposition d’écriture : L’énumération comme arme pour dire le monde. La juxtaposition d’éléments forts, de haute gravité, ou à teneur politique, voire subversive, et d’éléments qui tout d’un coup provoquent le rire, ou la seule légèreté. Une énumération tient, c’est quand sa propre table des matières devient elle aussi une prouesse de langage. Ceux qui (...)
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Atelier d’écriture sur la ville
J’ai écrit le jour même de l’atelier un compte-rendu en image diffusé sur le blog de la librairie Litote en tête et dis que nous étions quinze à suivre cet atelier le long du canal Saint-Martin, en fait nous étions dix-huit, en comptant trois amies blogueuses qui ont joué le jeu, en travaillant sur les quelques pistes suivies lors de l’atelier sur place (...)
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Nur
Arnaud Rykner, Nur Éditions du Rouergue, 2007 Texte lu par Xavier Galaup Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’13] tu cherches furieusement à retrouver cette chambre des corps autour de toi corps aimants les uns vers les autres (...)
C’est en lisant qu’on devient liseron | 3
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des (...)
Histoire populaire des États-Unis
Howard Zinn, Histoire populaire des États-Unis Agone, 2002 Texte lu par Piero de Belleville Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 4,8 Mo / Durée : 3’12] au désespoir dépasser en violence désormais la moindre amélioration cela ne signifie pas les (...)
Ateliers d’écriture en ligne
Liste des auteurs de A. à K. sur lesquels j’ai déjà proposé un atelier d’écriture : Julien d’Abrigeon Philippe Adam Emmanuel Adely Laurent Albarracin Anne-Marie Albiach Ivan Alechine Pierre Alferi Jacques Ancet Philippe Annocque Olivier Apert Didier Arnaudet Gérard Arseguel Gwenaëlle Aubry Danielle Auby Stéphane Audeguy Auxeméry Giney Ayme Edith (...)
Auxeméry : Les animaux industrieux
Proposition d’écriture : Le propre de l’homme semble être l’animal tu en l’homme, l’animal comme vérité d’un être en chemin vers la parole. Écrire un long poème comme on part à la chasse, mais en chasseur de soi, de l’autre en soi (infiniment démultiplié). Des poèmes isolés, (morceaux de phrases disposés en cascade, mots décentrés les uns par rapport aux (...)
Ateliers d’écriture en ligne (suite et fin)
Liste des auteurs de L. à Y. sur lesquels j’ai déjà proposé un atelier d’écriture : Daniel Labedan Joris Lacoste Marie-Hélène Lafon Roger Lahu Nicole Lapierre Mathieu Larnaudie (Collectif Inculte) Claire Legendre Franck Leibovici Marie-Hélène Lafon Virginie Lalucq Christophe Lamiot Enos Nicole Lapierre Josée Lapeyrère Emmanuel Laugier Linda Lê (...)
Le dormeur de ville
Le soleil est haut dans le ciel, c’est un beau jour d’été. Il fait chaud, l’air est lourd, pas un souffle de vent. L’homme dort à même le sol, sommeil d’ivrogne, lourd et fatigué. Il a échoué là, sur le trottoir, sans savoir où il est, ce qu’il fait là. Il a fermé les yeux et tout oublié. Son souffle est épais, aviné, troublé. Je l’entends, passant à ses (...)
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Poésie sur écoute - épisode 163
Poet Cast # 163 Ecouter en ligne Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 27,8 Mo] Du lundi 31 mai au jeudi 3 juin 2010, à partir de 23h., dans l’émission de Thomas Baumgartner, séquence 2 voix 5 minutes, diffusion du texte Les lignes de désir de Pierre Ménard, en quatre épisodes. Réalisation (...)
Oscarine Bosquet : Chromo
Proposition d’écriture : Mettre dans un texte, les trous, les blancs (mais on peut choisir une autre couleur), que l’on peut avoir dans la pensée, non pas pour les utiliser comme choses incompréhensibles, ou comme trouble, mais pour la coupe, la coupe de chaque vers à la fin de chaque ligne et le fait que quand on coupe, ensuite il faut coudre, (...)
Je me souviens du bâtiment B.
J’ai été invité à mener en 2009 et 2010 une série d’ateliers de création au collège Marguerite de Navarre à Pau, un atelier de création numérique mêlant textes/sons/images sur un lieu important dans la mémoire paloise : le Bâtiment B. et ses métamorphoses, partie ancienne vouée à la destruction du collège Marguerite de Navarre. En effet, il est question, (...)
Vider la ville
En découvrant cette série de clichés urbains du photographe américain Matt Logue intitulée Empty LA sur le site de François Bon je me suis souvenu d’une exposition marquante de Nicolas Moulin : Vider Paris. Les 50 images de cette installation avaient été réalisées à partir de photographies de rues de Paris retouchées sur ordinateur. Toute trace de vie (...)
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Les lignes de désir sur France Culture
Du lundi 31 mai au jeudi 3 juin 2010, à partir de 23h., dans l’émission de Thomas Baumgartner, séquence 2 voix 5 minutes, diffusion du texte Les lignes de désir de Pierre Ménard, en quatre épisodes. Réalisation d’Anne-Pascale Desvignes, avec Rebecca Stella et Olivier Claverie (comédiens). De quoi ça parle, Les Passagers de la Nuit ? De (...)
Je me souviens du canal Saint-Martin
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par le Conseil Général d’Île-de-France à la librairie Litote en tête, j’ai animé au collège Valmy, dans le 10e arrondissement de Paris, une série d’ateliers d’écriture et de création autour du canal Saint-Martin. Le collège est situé le long du canal Saint-Martin, en face du Point éphémère. J’ai (...)
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Madame Edwarda
Georges Bataille, Madame Edwarda 10/18, 2004 Texte lu par Céline Renoux Enregistré par Marie Marques Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’48] lenteur des phrases glissement vertigineux réduit à la nudité fantôme d’un rêve (...)
Les eaux étroites
Julien Gracq, Les eaux étroites José Corti, 1976 Texte lu par Jacques Depierreux Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,8 Mo / Durée : 2’22] esprits de la matière toutes les images d’une expérience au travers d’une rencontre réveillant et (...)
Laurent Septier : Œuvres photographiques complètes
Proposition d’écriture : Établir une liste de photographies prises dans un lieu précis, sur une période donnée et les décrire d’une description limitée à une seule ligne de texte, pour les garder dans la boîte noire de notre mémoire. L’ensemble de ces descriptions forme une espèce de litanie spéculaire. Œuvres photographiques complètes, Laurent (...)
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Campo Morto
Jean Thuiller, Campo Morto José Corti, 2007 Texte lu par Piero de Belleville Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,8 Mo / Durée : 2’22] l’air soucieux dans son travail dans cette lutte inégale j’avais essayé de les contrer c’était inutile (...)
Cache-cache
Sans but précis, au hasard. Nonchalance tout à coup due, involontairement détournée. Reconnaître quelqu’un dans la rue qui lui ne vous voit pas. Se mettre à le suivre sans arrière-pensée. Juste le souci de ne pas le perdre de vue. Rester à bonne distance, discret. Assez loin pour ne pas être repéré, assez près pour ne pas se laisser distancer. Au bout (...)
Jean-Claude Schneider : Courants
Proposition d’écriture : Faire entendre la voix d’abord muette qui tente de prendre corps, de devenir matière sonore, matière de langue, donc matière d’écriture. Long et difficile travail de mise en forme de ces bribes confuses, en un travail de mise en mots, de mise en voix. Pour figer tant d’incises en mouvements : gesticulants tronçons, vers (...)
Sous le charme
J’attends que ma lumière s’allume. Le rideau se lève. On entend dans le lointain le bruit d’une rivière. Rien dans l’univers n’est stable : tout passe. Les seuls indices tangibles dont nous disposons pourraient se trouver dans le paysage, et en tout premier lieu dans les espèces végétales représentées. La nature est comme une source. Un espace à aménager (...)
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Récit à lecture aléatoire
De 2010 à 2011 : une expérience d’écriture en ligne
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Tentative d’épuisement d’un lieu parisien : Place Stalingrad
L’année dernière j’avais suivi en ligne, sur le site de micro-blogging Twitter, l’expérience initiée par Thomas Baumgartner de Twentative d’épwisement d’un lieu parisien qui s’inspire directement du texte de Georges Perec : Tentative d’épuisement d’un lieu parisien. En octobre 1974 Georges Perec s’est installé pendant trois jours consécutifs place (...)
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Benoît Conort : Cette vie est la nôtre
Proposition d’écriture : Écrire un poème dans une langue alerte, le flot d’une parole qui s’écoule dans un flux continu (jeux de mots, mots-valises, paraphrases, allitérations, musicalité des vers). Aux mots hétéroclites qui se télescopent parfois dans leurs énonciations, aux visions entrevues dans notre vie, se mêlent des souvenirs aux saveurs intimes. (...)
perfection, ce scintillement
En se retournant sur ce qu’ils aiment pour en prouver le souvenir, pour l’avenir, une politesse de saison. Je souris dans le vide. En un certain ordre de l’air passe, sous mon parapluie, isolé des autres et de la pluie, les gouttes applaudissent au spectacle de la rue, contre les nostalgie de moi-même. C’est merveilleux je t’aime. Et en vérité (...)
Ateliers d’écriture à Pau
Invité à mener en 2009 et 2010 une série d’ateliers de création au collège Marguerite de Navarre à Pau, un atelier de création numérique mêlant textes/sons/images sur un lieu important dans la mémoire paloise : le Bâtiment B. et ses métamorphoses, partie ancienne vouée à la destruction du collège Marguerite de Navarre. En effet, il est question, depuis (...)
Franck Leibovici : Portraits chinois
Proposition d’écriture : Composer un document poétique à partir d’énoncés flottants prélevés sur les sites internet de groupuscules politiques et d’agences de presse internationales, afin de proposer un type de savoir inédit et d’interroger ainsi le monde contemporain et ses réseaux d’information. Présentation du texte : « Ces énoncés ont été (...)
Avec vue sur la baie
Avec vue sur la baie — Kowloon heures appauvries 05h41 — dans tes murs hors la rumeur ancienne 06h28 — voulais te faire lumière pour passer à travers 07h12 — que tout te distille et s’érode le reste 07h29 — que l’idée seule du manque rince nos sentiments 08h17 — corps bien affaibli hors les murs bientôt « (...)
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Douceur bleue
Il y a une lumière que le vent a éteinte. La nuit le déclin de ce jour. La phrase semble plus délicate, plus tendre. Il y a des ombres qui s’étreignent devant un miroir terni. Reste à trouver une ligne de fuite, il n’y a pas d’autres mots. Au départ je n’y comprends pas grand-chose. Quelque chose de tellement ambiguë que nul ne sait dire de quoi il (...)
Tokyo Haïku #2
Vérifier, de mes yeux vérifier. Combien de silhouettes croisées et recroisées au hasard des rues, des dizaines et des dizaines de fantômes de cette sorte ? Se souvenir de ces visages, de ces silhouettes, les extirper, le plus souvent, c’est une rue, une station de métro, un café qui nous aident à ressurgir du passé, de la matière sombre comme en (...)
Atelier d’écriture sur la ville
Autour d’un mot choisi dans le vocabulaire urbain (kiosque, quartier, bus, rue, pavés, vocabulaire urbain), retrouver la ville de son enfance, à travers de courts textes aux sonorités en échos, au-delà des assonances, exercices de précision rythmique, de composition, de phrasé, où les mots s’aimantent à toute vitesse, passant du coq à l’âne, de la gare (...)
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Écrire avec les mots des autres
« Derrière une œuvre de prime abord originale, pouvait-on lire dans l’éditorial du n° 18 de La Voix du regard revue littéraire sur les arts de l’image, portait sur les formes de recyclage, reprise, retour, etc., en littérature et dans les arts de l’image, publié en 2005, c’est tout un palimpseste de retours, de reprises, de recyclages qui se manifeste. (...)
Poésie sur écoute - épisode 162
Poet Cast # 162 Ecouter en ligne Rendez-vous sur MARELLE : Zone d’Activités Poétiques ou sur Liminaire pour découvrir le texte Qu’il faille d’Isabelle Garron publié aux éditions Flammarion, dans la collection poésie, en 2007.
Isabelle Garron : Qu’il faille
Proposition d’écriture : Évoquer une partition secrète dont ne nous serait donné à lire et à entendre que des échos ou des fragments, quelque chose comme un choix de mesures magnifiant la résonance d’un contrepoint disparu. Émergeant du motif, du souvenir, de l’image et comme désenfouies affleurent des présences qui viennent traverser l’écran de la (...)
C’est en lisant qu’on devient liseron | 2
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des (...)
Le temps d’un éclair
Oublier de quelle façon on se regarde solitaire. Dans une sorte de familiarité usée, comme avec une ombre, comme avec ces choses de tous les jours que finalement je ne vois plus et que la vie a passées à la grisaille. Mon corps, c’est le lieu sans recours auquel je suis condamné. C’est le pays où les corps se transportent aussi vite que la lumière, le (...)
Contraintes directionnelles
La forme la plus simple de la carte géographique n’est pas celle qui nous apparaît aujourd’hui comme la plus naturelle, c’est-à-dire la carte qui représente la surface du sol telle que vue par un œil extraterrestre. Le premier besoin de fixer les lieux sur la carte est lié au voyage : c’est le mémento de la succession des étapes, le tracé d’un parcours. (...)
Éric Sautou : Frédéric Renaissan
Proposition d’écriture : Dérouler une série de vignettes, de paysages arrêtés dans des décors qui ont la netteté vacillante des rêves, portée par un travail méticuleusement sonore sur le vers. Saisir non pas l’être rêvant pour qui le monde réel disparaîtrait, mais ce qui résiste à cet évanouissement, refuse qu’on en ait fini avec lui, comme la neige qui (...)
Fuji San
« Le volcan du mont Fuji existe-t-il, se demande François Bon en présentant Fuji San de Jacques Roubaud sur Publie.net, ou bien n’est-il qu’un artefact qui permet le voyage dans l’histoire de la poésie japonaise, si extrême que le réel a bien peu d’importance par rapport à ce voyage intérieur qu’elle induit ? Le texte, c’est une autre histoire, qui (...)
Tokyo Blues
Que faire lorsqu’on rentre chez soi et que l’on découvre un cadavre anonyme en plein milieu de son salon ? Qu’y a-t-il au coin de la rue ? Dernière ce virage ? D’où vient cette amnésie subite ? Une famille s’empare de votre appartement et vous pendant ce temps-là, que faites-vous ? Comment réagir ? Quand les décisions se prennent à la majorité, et que (...)
Roman hybride
Une nouvelle manière de lire le récit de fiction... Un roman hybride peut être considéré comme un roman mélangeant l’image et le texte où le texte écrit et des dispositifs graphiques comme l’illustration, photographie, infographie ou traitements typographiques peuvent intervenir afin de maintenir l’intérêt du lecteur, en ajoutant à l’interactivité du (...)
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Charly Delwart : L’homme de profil même de face
Proposition d’écriture : Résumer la vie d’un être en trois courtes phrases, dont la première est il est né et la dernière il est mort. Au centre du triptyque, d’une phrase sèche, prise dans cette tenaille, cette parenthèse existentielle, dans la tension de l’entre-deux, souligner d’un trait la beauté, l’absurdité, l’énigme, la force ou la cruauté (...)
Toute rencontre est importante
Départ dans l’affection et le bruit neuf. Recommence et va de plus en plus loin, comme en rêve. Plus rien ne m’arrête, je suis libre de mes mouvements. La nuit, j’annule les jours, je tourne la page. J’efface et je reprends, je lis entre les lignes, je croise et je compose autrement ce que je vis, je vois tout avec d’autres yeux. Mais rendre possible (...)
Résidence d’écrivain à la librairie Litote en tête
1re diffusion le 20 janvier 2010
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L’Illusion comique finit en tragédie
21 % seulement des Français jugent plutôt positif le bilan de Nicolas Sarkozy. Un record de désillusion.
Tokyo Haïku #1
À un moment ou à un autre tous hésitent. Nous lançons des messages qui s’effacent. Le monde, le réel n’existent que vus, perçus. Rêvés à travers notre regard. Ne vous laissez pas impressionner. Manière fragmentée de se donner corps. Une idée d’abord lointaine et floue. Fragilement, intensément. Surtout, ne pas définir, ne pas tracer de contours. Il (...)
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Stéphanie Ferrat : Abîmer de jour
Proposition d’écriture : Quelque chose s’est passé, infime, un tremblement. Écrire de très courts poèmes, comme une archéologie de ce qui a été. Une forme d’arrêt à l’origine de la venue des mots. L’infinitif d’un verbe est une action sur place, sans dégagement a priori : action retenue, un minéral, un os dans sa concentration de gestes. Abîmer de jour, (...)
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Yoyogi Park Shinjuku, Tokyo
Appréhender une ville qu’on ne connaît pas, surtout une ville gigantesque et trépidante comme Tokyo, n’est pas toujours évident. Ici on s’était dit l’important c’est la ville. Les musées, les temples, on les fera une prochaine fois. Ce qui compte dans une ville si étendue, aux immeubles si impressionnants, hors normes, démesurés, c’est de la traverser et (...)
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Françoise Clédat : L’adresse
Proposition d’écriture : Dessiner un long parcours fait d’étapes, une lente traversée du deuil, qui noue recherche poétique et recherche de l’autre à travers les mots. Sous la forme d’une adresse, justement, une tension capable d’englober l’amour et la douleur, et qui au fil du récit s’épuise et s’apaise, trouve son souffle et sa place, faire du poème (...)
Suivre sa ligne (de conduite)
Nous entrons en contact avec l’étrange mystère des espaces qui nous entourent. À aucun moment nous ne doutons de ce que nous ressentons, pourtant rien n’y est moins changeant et mobile que nulle part ailleurs. C’est un endroit qui se transforme à mesure qu’on y avance. Sa métamorphose ne l’empêche pas de craindre d’être un jour ou l’autre démasqué. Le (...)
Virginie Gautier : Les zones ignorées
Proposition d’écriture : Mener une réflexion sur la ville et le paysage comme expérience et mouvement. Le monde, insaisissable par essence, ne peut s’appréhender qu’à travers les surfaces familières de la ville, ses matières, les flux mécaniques ou humains qui l’habitent). Surrimpressions d’actions qui s’ignorent en créant une forme aléatoire. (...)
Zoner
Zoner, c’est au fond accepter que nous avons renoncé à observer d’autres sujets comme on observe des fourmis ou des myosotis. Et que nous sommes avec les fourmis, les myosotis et les autres humains à la fois sujets et objets d’observation, nous regardant les uns les autres avec la stupéfaction des voyageurs à pied qui n’ont pas réservé à l’auberge. (...)
Austerlitz
W.G. Sebald, Austerlitz Actes Sud, 2002 texte traduit de l’allemand par Patrick Charbonneau Texte lu par Claude Chambard Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,7 Mo / Durée : 2’20] penser comme encore ce matin-là les quartiers de la ville dans (...)
C’est en lisant qu’on devient liseron | 1
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des (...)
Atelier d’écriture sur la ville
Écrire un texte qui décrit la ville par l’intermédiaire d’un personnage de fiction que l’on suit dans la rue et ce que l’on voit ou non de la ville qu’on traverse, et les pensées, et les images qui nous passent par la tête au cours de cette filature, ainsi que les minuscules tableaux de la vie quotidienne où l’on tente de restituer certains des repères (...)
SOUVENIR-FANTÔME
Le vide offre un bel espace de résonance. Je ne connais plus personne là-bas, et personne ne me connaît. La beauté de l’heure, entre chien et loup. Un épuisant jeu de cache-cache et de rendez-vous ratés s’est mis en place. Il ne semble même plus s’apercevoir de ma présence. Il y a des gens que la moindre singularité indispose. Il semble bien (...)
Poésie sur écoute - épisode 161
Poet Cast # 161 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> En résidence d’écrivain soutenue par la Région Île-de-France à la Librairie Litote en tête, dans le 10e arrondissement de Paris, de janvier à octobre 2010, j’ai mis en place une série de cartes blanches autour de mon travail de (...)
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Claude Chambard : Le chemin vers la cabane
Proposition d’écriture : Écrire un texte, une méditation sur l’absence, la mort, la séparation, en plusieurs mouvements, chacun avec son système d’écriture. Passer de courts poèmes au titre rejeté en bas de page à des notes en prose avec une amorce qui se répète en forme d’adresse : je t’écris, et de nouveau à des poèmes. Glisser d’une partie à (...)
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Poésie sur écoute - épisode 160
Poet Cast # 160 Ecouter en ligne Rendez-vous sur MARELLE : Zone d’Activités Poétiques ou sur Liminaire pour découvrir le texte Le chemin vers la cabanede Claude Chambard publié aux éditions Le Bleu du Ciel, en 2010. Les poèmes de Claude Chambard sont lus par l’auteur, tous droits réservés. À partir du manuscrit de Le chemin vers la (...)
Morgue pleine
Jean-Patrick Manchette Gallimard, Folio Policier, 1999. Texte lu par Xavier Galaup. Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’15] j’ai dit je suis sorti vous suivre entrez par là dans l’autre chambre semblable et pourtant différente (...)
Le Zaroff
Julien d’Abrigeon, Le Zaroff Léo Scheer, Collection Laureli, 2010 Texte lu par Hélène Sturm Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’55] je ne sais ce que je crois perdu pas fiable dangereux je ne suis pas moi à l’envers chemin (...)
Mardi ça fait désordre
Mardi ça fait désordre est un magazine critique et poétique. On y traite des questions de société avec des interventions ludiques, poétiques ou artistiques en écho. Après avoir fait danser la vie, s’être demandé qu’avons encore à faire ensemble ou tenté de voir le monde autrement et s’être interrogés sur notre sécurité… Mardi ça fait désordre n°5 (...)
Soirée lectures autour de la revue d’ici là
Carte blanche au Centre Château-Landon le 19 mars 2010, avec Mathieu Brosseau, Arnaud Maïsetti, Esther Salmona, Anne Savelli, Joachim Séné et Pierre Ménard
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Olivier Matuszewski : Pour frai
Proposition d’écriture : Jaillir et ne pas renoncer. Écrire un texte qui passe aisément de l’enthousiasme à l’irrévérence, de l’accolade au corps-à-corps, de la violence de vivre à ses éclats de rire. D’une densité rare, fendant l’air avec des obsessions maîtrisées, développant le propos pour le tenir entre ombre et lumière, sans jamais rien soustraire de (...)
Cathy’s Book
Sean Stewart, Jordan Weisman, Cathy Brigg, Cathy’s Book, Éditions Bayard Jeunesse, 2007 Texte traduit par Pascale Jusforgues Texte lu par Floriane Colat-Parros Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,2 Mo / Durée : 1’52] Emma, Neuf ans, m’intrigue Elle croit (...)
La double chance de Juliette
Françoise Elman, La double chance de Juliette, Éditions Rageot, Collection Cascade Romans, 1996 Texte lu par Valentin Elman Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,9 Mo / Durée : 1’39] Maman était sidérée. Elle est têtue, cet après-midi. Elle est sortie dans le (...)
Dans l’ouverture d’un autre monde
Dans l’ouverture d’un autre monde Promenade géolocalisée entre la rue Eugène Varlin dans le 10e et l’avenue Simon Bolivar, dans le 19e arrondissement de Paris, diffusée sous une autre forme, sur le blog d’Anne Savelli : Fenêtres Open Space, à l’occasion de l’opération vases communicants d’échange de blogs tous les premiers vendredis du mois. (...)
coïncidence extraordinaire
« Il a dû pourtant se produire déjà cette coïncidence extraordinaire, que deux navets voisins dans leur champ, séparés à la cueillette, conditionnés dans des caisses différentes, expédiés ensuite dans des directions opposées, se retrouvent dans le bac à légumes du même réfrigérateur. Tant de choses adviennent que nous ignorons. » L’autofictif N° 613 (...)
Harry Potter et les reliques de la mort
Joanne K. Rowling, Harry Potter et les reliques de la mort, Éditions Gallimard jeunesse, 2007 Texte lu par Antoine Rémy Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,2 Mo / Durée : 1’57] Le désir ne répondit pas. Serrer le poing, lancer un regard. Tu ne (...)
Les années
Annie Ernaux, Les années Gallimard, 2008 Texte lu par Piero de Belleville Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,3 Mo / Durée : 1’05] avec impatience pour se sentir intégré dans le regard des autres lisibles ce qui allait arriver d’important (...)
L’innommable
« Où maintenant ? Quand maintenant ? Qui maintenant ? Sans me le demander. dire je. Sans le penser. Appeler ça des questions, des hypothèses. Aller de l’avant, appeler ça aller, appeler ça de l’avant. » L’innommable, Samuel Beckett Au début c’est une prévision de tempête. On donne juste l’alerte. Et si l’on proposait de nommer les (...)
Jacques Josse : Les Lisières
Proposition d’écriture : Raconter en quelques paragraphes, quelques séquences vives, animées, souvent situées dans le brouhaha des bars ou la lisière des villes, la rencontre des cassés de la vie, mais aussi des écrivains enchanteurs croisés au fil de nos périples ou de nos lectures, et leur rendre hommage. Saisir au vol, avec une écriture nette, (...)
conduire son histoire
« L’écrivain ne peut se permettre de conduire son histoire comme le muletier sa mule - en droite ligne et toujours de l’avant - car, s’il a tant soit peu d’esprit, il sera bien forcé, cinquante fois au cours de sa route, de s’écarter de la ligne droite afin de rejoindre tel ou tel groupe, ce qu’il ne saurait éviter en aucune manière. « Des vues et (...)
Chaân la rebelle
Christine Féret-Fleury, Chaân la rebelle, Éditions Castor Poche-Flammarion, 2007 Texte lu par Louis Jeannin Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’46] Ta volonté, tenir l’arc. Reste détendue. De ton coup d’œil, tu lançais ton javelot. (...)
Rondeaux
Jacques Roubaud, Rondeaux Folio Cadet, 2009 Texte lu par Julia Marchand-Nisic Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,3 Mo / Durée : 1’05]
35 kilos d’espoir
Anna Gavalda, 35 kilos d’espoir, Éditions Bayard Jeunesse, Collection Estampille, 2002. Texte lu par Jules Michaud Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,6 Mo / Durée : 1’22] Un autre enregistrement de ce texte est disponible sur Page 48. Lu par (...)
Le Monde de Narnia : La dernière bataille
Carl S. Lewis, Le Monde de Narnia : La dernière bataille, Éditions Gallimard Jeunesse, 2005. Texte lu par Théophile Viala Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,6 Mo / Durée : 1’22] Terrifié, désolé, Tirian. Quelques animaux, petits animaux, au (...)
Fiction Shuffle
Une trouvaille : la visualisation du canon 1 à 2, dit « canon cancrizans » (c’est-à-dire en crabe), issu de L’Offrande musicale, de Jean-Sébastien Bach, sous forme de ruban de Möbius. En effet, sur Parcours étranges on découvre que « le manuscrit montre une seule portée dont le début est joint avec la fin. Cet espace est topologiquement équivalent à un (...)
L’étoile de Pandore
Peter F. Hamilton, L’étoile de Pandore, Éditions Bragelonne, 2005. Traduction de Nenad Savic Texte lu par Albi Blakaj Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,6 Mo / Durée : 2’14] À priori, le phénomène mimait un robot de façon saccadée. Il sentit le (...)
Guillaume Vissac : Qu’est-ce qu’un logement ? et Livre des peurs primaires
Proposition d’écriture : Écrire deux séries de fragments de textes sur la ville. Le premier, lors d’un déménagement, en prenant des notes en temps réel décrivant qui se passe dans cette période de transition. Et le second sur les indices de la peur dans la ville. Relier ces deux ensembles fonctionnant chacun de façon récurrente, mais avec deux façons (...)
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Les hauts de Hurle-Vent
Emily Brontë, Les hauts de Hurle-Vent, Éditions Livre de Poche, 1974. Texte lu par Eva Diop Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 2’00] Critique absurde. Jabes excommunié, publiquement dénoncé ! J’eus une inspiration soudaine, (...)
SOMEONE’S MISSING
Qu’est-ce qu’on va montrer aux gens ? Au début, on comprend, puis on tourne en rond. Lire la partition comme si on ne l’avait jamais vue. Pas d’imitation de soi même. Sensible aux états changeants du paysage, sa lumière autant que ses lignes. Les éléments s’enchevêtrent ou se confondent comme en témoignent les traces fossiles, les strates sédimentaires, (...)
Sigrid et les mondes perdus
Serge Brussolo, Sigrid et les mondes perdus, Éditions du Masque, 2002. Texte lu par Caroline Michaud Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 2’00] La terre refusa de récupérer les choses. Des voleurs espéraient le bouquin. Mon fils (...)
Observer l’émergence
Voir sans regarder, toucher sans saisir : la mesure des choses Observer l’émergence du monde, c’est observer à la fois ce qui est en train de disparaître et ce qui n’est pas encore manifesté. C’est-à-dire observer un entre-deux subtil dont nous n’avons pas toujours conscience et que notre regard discerne mal, entravé par des formes de pensée et des (...)
Complot à Versailles
Annie Jay, Complot à Versailles, Éditions Hachette Jeunesse, 2001. Texte lu par Camille Jeanvoine Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 2’00] Au bûcher ! Le 22 février. La Voisin dirigeait. L’affaire des poisons. La noblesse. Tous (...)
Dépositions Smithsoniennes et Sujet à un film
Clark Coolidge, Dépositions Smithsoniennes et Sujet à un film Les Petits Matins, 2009 Texte traduit par Guillaume Fayard Texte lu par Esther Salmona Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,5 Mo / Durée : 3’01] combinaison changeante dans un livre (...)
Atelier d’écriture sur la ville
Entrelacer, dans une forme hybride d’écriture, l’étude objective, documentée, et les considérations personnelles ou autobiographiques (ces dernières n’étant nullement inscrites en marge de l’étude mais dans son déroulement même), pour décrire un quartier, une ville, en adoptant l’ordre arbitraire mais incontestable de l’alphabet. Il faut en effet renouveler (...)
THE STORY WAS BEST LEFT UNTOLD
Ni départ, ni d’arrivée. La pudeur voudrait qu’on se taise. Parlant à travers - voire à tort - et vers d’autres. Comme sur un écran tendu à l’intérieur de soi. Il n’y a pas de trace de sentiers, ni de clairières. Essayons d’être plus précis. Le spectacle est banal, même si fort accablant. Incapacité à accepter le monde tel qu’il est, dans ses travers et même (...)
Magali Thuillier : Tu t’en vas
Proposition d’écriture : Écrire de brèves proses poétiques sur les désespoirs présents et les échos de bonheurs passés. Deux époques, deux portraits en miroir. Sur la page de gauche, raconter au présent la vieillesse d’un parent, d’un ami, d’une écriture tendue avec des phrases nettes, sèches, courtes, sans emphase. Sur la page de droite, en italique, (...)
EVERYBODY KNOWS IT’S GONNA HAPPEN ONLY NOT TONIGHT
Un seul mot peut être ressenti comme une agression. Vous regardez autour de vous en tendant l’oreille. L’ombre, le reflet, l’écho. Quoi ? je l’ignore, ou je refuse de croire que je le sais. Chaque jour le chemin s’allonge. L’ennemi qu’il s’avance, qu’il s’annonce. Je continue d’inventer mon rêve et de l’effeuiller dans le vent. Occupé à bien faire. (...)
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KISS AND CRY
Un ensemble de rues et d’impasses qui s’enchevêtrent et dans lesquelles on ne s’aventure jamais sans redouter un traquenard. Une démarche expérimentale. J’y arriverai pas, j’y arriverai pas. Rhythme est devenu rythme. Ce qui est dur, c’est de savoir que j’étais prêt pour cette compétition. Imaginez, on écrirait porter, portée, portées, portai, portait, (...)
L’image fantôme
Hervé Guibert, L’image fantôme, Éditions de Minuit, 1981. Texte lu par Loïc Bettini et Laurent Herrou Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 5 Mo / Durée : 4’22] des phrases de-ci de-là un scénario immuable filmer une date des inquiétudes détournées (...)
Sa majesté des mouches
William Golding, Sa majesté des mouches, Éditions Gallimard, Folio-Junior, 1983. Texte lu par Gladys Gress Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’07] Un bateau approche l’île. Il retrouvait son souffle. Des gosses s’évertuaient (...)
propositions d’activités
42 Qui s’y colle au sac du supermarché ? Les modifier permet d’utiliser les lieux à l’issue desquels se déroule l’autoroute au passage d’un camion, ce qui pour ton canapé fait quatre mètres de haut, d’accord pour activer le suivi ? Un peu austères, des productions constituent leur objet en même temps qu’elles le propagent, se brise sur le tranchant des (...)
Les affiches lacérées de Sylvie Singer Kergall
Après avoir exercé le métier d’avocat, Sylvie Singer Kergall s’est consacrée a sa passion, la photographie. Elle poursuit un travail d’auteur dans l’idée qu’on ne prend pas de photos, on les reçoit. « Les photographies nous offrent ce que nous ne voyons pas forcément à l’oeil nu, et nous révèlent parfois une part de nous-mêmes. C’est là que la magie se (...)
Charlie et la chocolaterie
Roald Dahl, Charlie et la chocolaterie, Éditions Gallimard, Folio-Junior, 2007. Texte lu par Hélène Jubault-Bregler Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,4 Mo / Durée : 1’15] Pétunia demanda « Prêt Duddy ? » La glorieuse fillette brandissant (...)
WHAT YOUR SOUL SINGS
Il n’y a rien a priori. On prend tout ou on ne prend pas. Cet empêchement là se sera dénoué au fil du temps et autour de la question du sens. La couleur que décompose la nuit. Cela va déboiter en mots et cela emmènera quelque part. Il n’y a pas de limite. Du brouhaha plein le tambour. Et peu importe si tu ne réponds pas. Le hasard des hypothèses ne (...)
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Charles-Mézence Briseul : La dernière épopée
Proposition d’écriture : Composer un poème narratif, forme longue en vers libres, un chant débridé à travers le temps, rythmé d’emprunts, mais aussi de détournements, d’illustrations, d’articles de presse et de faits divers, multipliant à foison les techniques d’écriture poétique et la critique d’un lyrisme désuet. La dernière épopée, (...)
La Chambre de Jacob
Virginia Woolf , La Chambre de Jacob, Éditions Le Livre de Poche, 1984. Texte lu par Christophe Marchand-Kiss Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,5 Mo / Durée : 3’00] Pétunia demanda « Prêt Duddy ? » marcher droit un autre idéal dans une (...)
Harry Potter et l’ordre du Phénix
Joanne K. Rowling, Harry Potter et l’ordre du Phénix, Éditions Gallimard Jeunesse, 2007. Texte lu par Laurana Pislot Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,3 Mo / Durée : 2’54] Pétunia demanda « Prêt Duddy ? » Le meurtre des parents de Harry. Un (...)
IN EVERY DREAM HOME A HEARTACHE
Le présent est une perpétuelle catastrophe. Une lettre tracée sur le bleu puis effacée, un trait. Un peu de lumière et déjà c’est un visage qui vous regarde. C’est là leur grandeur et leur limite. Leur fragilité. Les choses justes ne se peuvent jamais contrarier entre elles. Sans doute on se trompe d’horizon. J’aimerais maintenant faire un détour. À (...)
Le sanctuaire secret
Brandon Mull, Le sanctuaire secret, Éditions Nathan, Collection Fablehaven, 2009. Texte lu par Sarah Derbali Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,8 Mo / Durée : 1’35] Pétunia demanda « Prêt Duddy ? » Seth s’assit. Kendra devrait l’espionner. (...)
Harry Potter et la coupe de feu
Joanne K. Rowling, Harry Potter et la coupe de feu, Éditions Gallimard, Collection Folio Junior, 2003. Texte traduit par Jean-François Ménard Texte lu par Jean-Michel Toirot Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,9 Mo / Durée : 2’34] Pétunia (...)
Christian Doumet : Japon vu de dos
Proposition d’écriture : Écrire un récit de voyage composé de petits fragments rangés par ordre alphabétique, une succession d’expériences singulières ou de réflexions décalées, d’impressions originales, souvenirs ou fantasmes sur les sujets les plus variés concernant un pays vu de dos : Voir de dos, ce n’est pas voir l’autre, c’est voir ce que l’autre (...)
Promenade géolocalisée
Pour un rendez-vous de travail avec l’équipe de Mélico (Hélène Clemente, Pierre Cohen-Hadria, Émilie Hache et Jean-Noël Orengo), je suis parti de chez moi (rue Eugène Varlin, Paris 10e) pour me rendre au Café de Pierre, à l’angle de la Place de la République et du boulevard Magenta, puis de là, retour chez moi en longeant le Canal Saint-Martin. Mélico (...)
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Harry Potter et les reliques de la mort
Joanne K. Rowling, Harry Potter et les reliques de la mort, Éditions Gallimard, Collection Folio Junior, 2007. Texte traduit par Jean-François Ménard Texte lu par Jean-Michel Toirot Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,7 Mo / Durée : 2’20] Pétunia demanda (...)
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WE ARE GHOSTS
Au début c’est comme une distraction nouvelle. Une façon généreuse, et risquée, d’habiter le monde : comme chaque fois que le désir nous anime. Manière de vouloir à toute force composer des ensembles avec des éléments qui à première vue n’auraient rien à faire entre eux. Comme tout objet de désir, ils sont condamnés à le manquer. Exercice de la parole, écoute (...)
TRAIN UNDER WATER
Je veux traverser ce présent, et je veux savoir dans quel état je vis, et ce que contiennent ces instants, quelles impressions sensorielles, et ce qu’ils referment. J’ai éprouvé pour la première fois comme un déchirement matériel, physique, la question, pas formulée, des origines, d’à on vient et à on va. Quelque chose se passe, tout peut arriver, (...)
L’identité obscure, de Jacques Ancet
C’est comme, minuscule à peine, une effervescence avec les mêmes images, leur même lumière, le chêne, son tronc obscur, le chat sur la fenêtre, le silence soudain de l’heure, on ne sait plus trop pourquoi maintenant, plutôt que demain ou qu’hier, pourquoi ici, mais ici, maintenant, c’est partout, c’est le monde qu’on n’entend que quand il se retire comme (...)
SAVE THE LAST DANCE FOR ME
Cette histoire a commencé sans début. Divagation hésitante. Saisir ce qu’il peut y avoir en nous d’irréductible et de singulier. Comme si voir épargnait, laissait s’esquisser un mouvement de résistance. Ralenti, coup de tête. Rien de plus. C’est moi qui suis en train de regarder au travers de la vitre. En revanche, toute une grammaire nouvelle se fait (...)
Les reduplications : Samuel Rochery
Proposition d’écriture : Travailler le vers comme notes en bas de page, avec incises au second degré, recoupements sémantiques, rythmiques plein d’étrangeté et tout l’appareil critique qui va avec. Dans une forme d’écriture à l’hermétisme toujours vif et interrogateur, la phrase devient enjouée. Développer ainsi une économie de pensée en vers, pensée du (...)
Lucien Leuwen
Stendhal, Lucien Leuwen, Éditions Gallimard, 2002. Texte lu par Piero de Belleville Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,2 Mo / Durée : 2’45] former les rangs un signe de tête le bruit d’une voiture toutes les formes sur le point de tomber sentir une (...)
Herta Müller : des poèmes à partir des mots des autres
Une multitude de tous petits morceaux de papier qui sont posés partout, sur les meubles, sur les appuis de fenêtres, au revers de certains meubles, sur les tables, des milliers et des milliers de mots, de tailles un peu variables, de la taille d’une épingle à nourrice ou un peu plus gros. Ces mots sont découpés dans des journaux Roumains. Elle parle (...)
Un lieu incertain
Fred Vargas, Un lieu incertain, Éditions Viviane Hamy, Collection Chemins obscures, 2008. Texte lu par Charlotte Lainé Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 2’00] A sept heures trente du matin, le commissaire contemplait soucieux ses adjoints (...)
Alice au manoir hanté
Caroline Quine, Alice au manoir hanté Traduit par Anne Joba Édition Hachette Jeunesse, 2006 Texte lu par Audrey Paulian Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,7 Mo / Durée : 1’30] La jeune fille dit en frissonnant que ces ombres de femme n’étaient qu’une (...)
Ateliers d’écriture à Pau
J’ai été invité à mener en 2009 et 2010 une série d’ateliers de création au collège Marguerite de Navarre à Pau par l’intermédiaire d’Elise Lamiscarre, professeur de français, dans le cadre d’une Classe à Projet Artistique et Culturel. Il s’agit de mener un atelier de création numérique mêlant textes/sons/images sur un lieu important dans la mémoire paloise : (...)
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Harry Potter et la chambre des secrets
Joanne K. Rowling, Harry Potter et la chambre des secrets Traduit par Jean-François Ménard Édition Gallimard Jeunesse, 2003 Texte lu par Carla Auzanneau Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’50] La maison de Fred paraissait étrange et (...)
Les Pentes fabuleuses
Dominique Poncet, Les Pentes fabuleuses Collection Portable COMP’ACT’ POCH Texte lu par Elise Lamiscarre Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement [mp3 : 5 Mo / Durée : 2’42] trouver toujours tout noir la moindre chose par chez nous je suis dans le noir au bas de (...)
JOURNEY TO THE EDGE OF THE WORLD
Impénétrable, indestructible. Tout est là, qu’on ne voit pas – qu’on ne veut pas voir et dont on ne veut rien savoir. Mais on ne va pas s’en tenir là. Dans cette lumière tournant dans la nuit de bitume. Vous voulez savoir ce que je guette ? Peut-être mon souvenir le plus brutalement souvenir. Ça met dans un drôle d’état. J’y entre pour en sortir presque (...)
Comment j’ai relooké Aurélien Barucci : signé Juliette
Sophie Dieuaide, Comment j’ai relooké Aurélien Barucci : signé Juliette Édition Hachette, Collection Planète Filles, 2005 Texte lu par Clémence Jarry Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 1’50] Ma copine annonça un départ fulgurant. J’étais (...)
READY ALREADY
Un monde dans lequel les images sont devenues le langage. On vit dans ce monde. C’est pour annoncer son départ. Un trou dans sa vie. La forme que ça prend. Il y a d’abord le sentiment vif de ne plus appartenir à une communauté. L’art n’efface pas la perte, il lui répond. La compassion et la crainte. Il est seul, celui qui parle. Regardez. Ouvrez les (...)
P.S. Réponds-moi vite !
Paula Danziger, P.S. Réponds-moi vite ! Texte traduit par Ann-M Martin Éditions Gallimard-Jeunesse, Collection Folio Junior, 1999. Texte lu par Camille Parel Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,7 Mo / Durée : 1’28] Ne fais pas comme si ton père m’aimait, (...)
Jean-Paul Michel : Le plus réel est ce hasard, et ce feu
Proposition d’écriture : Composer des poèmes écrits aux ciseaux, en un langage éclaté ou sous une forme plus ample et plus interrogative. Une poésie de l’affirmation, de l’éloge parfois, un chant qui affirme la dimension héroïque du contemporain, qui conteste la rhétorique, mise d’abord en lambeaux, pour s’élever et imposer hors de toute convention. (...)
Le bal
Irène Némirovsky, Le bal, Éditions Grasset, collection Les Cahiers rouges. Texte lu par Ayshat Magomedova Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,6 Mo / Durée : 1’23] Antoinette, petite fille chérie Toute seule dans le noir, à cette heure Comme un chien laid, (...)
LET YOUR BLOOD RUN
On y voit plus clair au lever du jour. La trajectoire de l’heure n’est pas entièrement perdue à l’intérieur des synapses brûlées de la mémoire. Un son est un son parce qu’il y en a d’autres. Je prends, je garde, je conserve et je garde. Il faut le sens de la mémoire, il faut transcender le temps. Un signe sans force pour des champs de forces. Un refrain (...)
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Des hommes
Laurent Mauvignier, Des hommes, Éditions de Minuit, 2009. Texte lu par Franck Garot Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 2’00] à ce moment la nuit était tombée en début de soirée il faut raconter ça il a fallu les affronter les écouter sans (...)
Poésie sur écoute - épisode 159
Poet Cast # 159 Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement Télécharger le fichier Clic droit / Enregistrer sous... À l’invitation de Luc Dall’Armellina, auteur de poésie, enseignant (art & design) aux Beaux-Arts de Valence et chercheur (médias numériques) trois jours d’ateliers (...)
Dix petits nègres
Agatha Christie, Dix petits nègres, Éditions Livre de poche, 2006. Texte lu par Pauline Escale Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,9 Mo / Durée : 1’40] Un être de sensation nouait sa cravate. Futé, curieux. Tout à l’heure, un cocktail. Il fit le vide dans (...)
Shuffle City / Mix Cité
Écoutez le récit d’un voyage dans la ville, des pas sous la neige avancent au hasard. Au coin d’une rue le marché, dans ce quartier c’est tous les mardis. On enregistre tout ce qu’on entend autour de soi, ce que l’on voit, ce que l’on devine. Avancer avec l’idée d’inventer sa ville et le parcours qu’on y dessine forme quelque part le visage de chacun (...)
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Claire Malroux : traces, sillons
Proposition d’écriture : Tenir un journal sur son expérience d’écriture et de lecture. Des réflexions, des notes sur les livres, sur les écrivains ou sur l’écriture côtoient des poèmes, des textes de création. Chercher ainsi à rendre compte de ces « dépôts qu’ont laissé ou y laissent lectures, activités présentes ou passées, rêves, souvenirs, pulsions (...)
Workshop aux Beaux-Arts de Valence
À l’invitation de Luc Dall’Armellina, auteur de poésie, enseignant (art & design) aux Beaux-Arts de Valence et chercheur (médias numériques) je propose pendant trois jours à ses étudiants de 3e année en Design Graphique, qui passent leur diplôme en octobre 2010, une série d’ateliers de création sur récits et narrations : Dire, faire, voir des (...)
Monuments
Arnauld Le Brusq, Monuments "Traversée de la Grande Galerie du Louvre", L’insulaire, 2006. Texte lu par Antoine Moreau Copyleft : cette lecture est libre, vous pouvez la copier, la diffuser et la modifier selon les termes de la Licence Art Libre http://www.artlibre.org Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / (...)
Poésie sur écoute - épisode 158
Poet Cast # 158 Ecouter en ligne Rendez-vous sur MARELLE : Zone d’Activités Poétiques ou sur Liminaire pour découvrir le texte Photogénie des ombres peintes de Sandra Moussempès publié dans la collection poésie chez Flammarion, en 2009. #1 : Un essai sur la visibilité, ce qu’écrire ne dit pas (Voix, texte, Sandra Moussempès 2009) #2 : (...)
Ressusciter
Christian Bobin, Ressusciter, Éditions Flammarion, 2006. Texte lu par Véronique Bulko sur le blog de Jacques Depierreux Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,3 Mo / Durée : 1’07] cette expression une belle lumière trois petites filles rien de caché ce n’est (...)
Les Colombes du Roi-Soleil
Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi-Soleil, Éditions Flammarion, 2006. Texte lu par Ombline Planes Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,9 Mo / Durée : 1’41] J’avais accepté brusquement une vie calme. Depuis longtemps, je croyais, sans voix, franchir (...)
La quête d’Ewilan : L’île du destin
Pierre Bottero, La quête d’Ewilan : L’île du destin, Éditions Rageot Poche, 2006. Texte lu par Laura Broto Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’05] Gwendalavin haussa les épaules : Ce n’est pas l’ouverture de Glace qui m’effraie. À cette (...)
Revue L’étrangère n°23-24
Cette livraison de la revue L’étrangère tente de faire le point sur les sensibilités les plus manifestes de la création poétique actuelle et de signaler, de relever avec force même, ce qui tient de la singularité des auteurs participant à ce numéro double, en proposant un ensemble substantiel de textes d’auteurs de la jeune génération afin d’appuyer et (...)
Caroline Dubois : comment ça je dis pas dors
Proposition d’écriture : À partir de blocs de prose rigoureusement cadrés, utilisant les mots les plus courants, inventer une syntaxe précipitée à la ponctuation allégée. Écrire des poèmes court-circuités et des réminiscences cinématographiques (fragments de dialogue, descriptions stylisées, situations découpées) sans chercher à faire sens mais en (...)
Quatre filles et un jean : Le deuxième été
Ann Brashares, Quatre filles et un jean : Le deuxième été, Traduit par Vanessa Rubio Éditions Gallimard Jeunesse, 2003. Texte lu par Emmanuelle Garnier Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2’07] A une époque, Kostos voyait assez souvent sa (...)
Bobby Pendragon
D.J. Machale, Bobby Pendragon (tome 2 : La cité perdue de Faar), Traduit par Thomas Bauduret Éditions du Rocher, 2004. Texte lu par Anna Bouty Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,1 Mo / Durée : 2’43] Pris au piège ! Ta théorie du leurre a attendu sur (...)
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La rivière à l’envers
Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l’envers, Éditions Pocket Junior, 2004. Texte lu par Sarah Berger Écouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,1 Mo / Durée : 2’40] Je me suis agenouillée dans le sable, petite brindille si tendre, de bois sec. Le soleil, un cercle (...)
I WAS ONLY GOINT OUT
On est moins perdu quand on ne sait pas où l’on est que lorsqu’on ne comprend pas où l’on va. Qui marche dans la direction opposée est perdu. Se laisser croire qu’il y a peut-être au-delà du cadre de cette fenêtre quelqu’un quelque part pas. Le jour répand son mystère, la poussière de son ombre, par-delà le couchant. L’écriture se rêve simple captation, (...)
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Journal d’une princesse
Meg Cabot, Journal d’une princesse, Hachette Jeunesse, Collection Le livre de poche, 2001. Texte lu par Laura Prat Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 2’40] Embêté, oublié, perdu, en colère. C’est mon père. Dénuée d’intelligence, nulle en (...)
Chez les heureux du monde
Edith Wharton, Chez les heureux du monde, Gallimard L’imaginaire, 2006. Texte lu par Piero de Belleville Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3 Mo / Durée : 2’40] s’attarder si longtemps sur le chemin quelquefois bavarder réclamant sans cesse prendre (...)
Sandra Moussempès : Photogénie des ombres peintes
Proposition d’écriture : La réalité ne cesse de se dérober derrière le mirage des reflets et des illusions, la facticité des représentations. Interroger cette singularité d’instants arrachés à la réalité, au rêve, au souvenir. Capter ainsi le réel par de multiples procédés : le recours au vocabulaire technique de la photo, du cinéma, la juxtaposition (...)
COMPARE AND CONTRAST
Il faut discuter longtemps avant de ressentir un vertige quelconque. La fiction devient chaque jour plus hermétique. Je vois aussi un sablier pourfendu se remplir de raisons. Avec un charme désuet à moins de stopper définitivement cette affaire-là. Mais l’image revient sans cesse. Plus tard, lorsque j’offre mon cadeau, l’instant est intact. Pourtant, (...)
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TOMORROW, TOMORROW
Et on peut continuer longtemps, en boucle, même plus de la musique. Se taire sans doute se taire, au moins baisser le ton, assourdir encore une longue note tenue à n’en plus finir donc. Ici et là des allures de mémoires ou bien de testaments. Il n’y a nul soleil et nul dévoilement, et nulle présence. Rester là, immobile derrière son miroir sans tain (...)
NONPAREIL OF FAVOR
On se demande comment ça pourrait finir. Se faufilant plus bas, leur musique clôt un cadre d’espace nous maintenant au bord de ce qui tombe. Se perde la mémoire qu’elle se délave dans le temps, s’efface sans que se lèvent d’autres figures. En arrière des promenades, cris, jeux d’herbes de dents. On en reste là tête vide face au vent et ce bruit de rien (...)
Alexis ou le Traité du Vain Combat
Marguerite Yourcenar, Alexis ou le Traité du Vain Combat, Gallimard / Folio, 1978. Texte lu par Olivier Cayatte Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’35] une musique paisible ce mur gris trop timide rien n’en valait la peine à travers la (...)
THE POINT OF IT ALL
Quand l’éclosion de la chute perce dans celui qui s’y trouve il n’est pas possible de s’y tenir plus longtemps. Entre ligne de défense et ligne de front. Il y a des phrases qui façonnent et celles qui racontent. Au même rythme, du même pas. Le vent dans l’autre sens. Toujours près à tourner encore un peu. Peu importe qu’on soit d’ici ou d’ailleurs. (...)
IN THE AFTERNOON
Ça a débuté comme ça. Par un matin tout blanc. Pour marcher dans le vide, il faut se construire un chemin. J’aime laisser faire les choses et j’ai toujours peur de peser. Comme tout passe, cela passera aussi. La vie, comme elle jaillit et nous éclabousse. Je crois, mais ma mémoire est défaillante. Sentiment cruel d’avoir perdu mon temps, de l’avoir (...)
Marie-Hélène Lafon : L’annonce
Proposition d’écriture : Dresser le portrait d’une histoire d’amour qui s’ébauche délicatement et se dessine petit à petit. Pas de dialogues, mais un texte ramassé sur lui-même, dans lequel les mots se font écho et se répètent comme craignant de ne pas être bien saisi : repli des mots, solitude des êtres qui se rencontrent et s’apprennent, sans savoir (...)
TRAVELS WITH MYSELF AND ANOTHER
La ville a changé, mais c’est toujours la ville. Ce journal aussi. Avec un mélange d’humour et de cruauté, une force expressive et une profondeur de vue, enfin un incomparable regard sur le détail des choses et des êtres, vus sans une once de sentimentalité mais avec un amour total. L’intimidation y est plus rare, le langage n’y connaît pas de fin. Ça (...)
PERSON TO PERSON
Les vies se transforment en trajectoires. Des fois je me sens comme Buster Keaton déguisé en Kafka ou plutôt le contraire. On perçoit tout cela dans la nuit autour. La route est longue. Car personne ici ne sait garder un secret. C’est comme si j’avais été un autre. Mais de cet autre, je n’ai aucun souvenir. Je me heurte tous les jours au fantôme de (...)
IN THE END
Réveillé par l’eau s’enfuyant dans l’ombre, j’ai bien souvent reproché à la nuit l’absence d’un compagnon. Déjà vu dans mes rêves les branches des arbres s’agitent comme des vagues en collision. Les flocons suspendus dans le gris du ciel se détachent et glissent lentement sur le paysage. Pas exactement le même son, mais une variation, même registre, seules (...)
THE SUN SMELLS TOO LOUD
Vivre est une chose, découvrir le langage afin d’exprimer la vie en est une autre. Cette merveille étonnante entre toute, douleur parfois. C’est encore de la disparition dont il est question. On ne peut s’empêcher de souligner, encore, l’absurdité du mot. On n’est pas seul dans sa tête. Lambeaux de pensée, expressions, bouts de phrases embrouillés en (...)
ALONE TOGETHER
Dans un sens, toute lutte génère ce contre quoi elle combat. Monter à l’assaut. Se dire, en trois paroles. Avec cette lassitude que l’on a et ce que l’on sent en soi de découragé, d’irréparable, d’inconsolé. Ces moments insaisissables de notre vécu quotidien où l’on est plus ou moins absent à soi-même. Des hypothèses sous forme de latences peuplées de phrase (...)
ANSWER ME MY LOVE
Le crépuscule d’hiver se referme avec lenteur où tout se tient coi. Une grande courbe à peine accentuée, mollement, comme il convient au fleuve paresseux, encombré de bancs de sable et d’îles verdoyantes. L’ajout des flèches qui produisent un sens giratoire inattendu, nous entrainant dans un vertige, marque une volonté évidente d’éviter tout repère (...)
COLD HOUSE
On est plongé en permanence dans des couleurs des vagues et des paysages, c’est prodigieux d’ailleurs cette façon de décrire la couleur blanche, on est porté par l’air, le vent. La même lenteur que la chute des flocons. Ces mêmes sons étouffés, ce cocon enveloppant. Des notes comme des cristaux qui fondent lentement sur la peau, une sensation croissante (...)
ON THE BACK-SEAT OF MY CAR
Stupide sourire d’étoile. C’est l’échelle qui crée le phénomène. Et dans sa nuit profonde, elle produit bien quelques étincelles. Le regard, lorsqu’il se précise sur de tels détails, devient l’organe des émerveillements. Il y a des zones de confluence. Le rythme et la mélodie en sont le plus souvent absents, au plus esquissés. Et pourtant elles se déroulent (...)
I’M JIM MORRISON, I’M DEAD
Je monte presque tout ce que je tourne. Il y a peu de déchet car je réfléchis beaucoup en amont pour aller droit au but. Ce qu’on déchiffre suffit quand même à dire l’excès, dont il s’agit. Nous avons perdu tellement de choses... Toutes celles qui n’étaient pas’’ vraies’’ puisque nous nous lassions de les porter en nous. Je les regardais sans en croire mes (...)
Poésie sur écoute - épisode 157
Écouter en ligne Téléchargement [mp3 : 12 Mo] Rendez-vous sur la rubrique ATELIERS D’ÉCRITURE pour découvrir le livre Personne de Gwenaëlle Aubry édité au Mercure de France, en 2009 et la proposition d’écriture de la semaine. Lecture de l’incipit du texte Personne par l’auteur, enregistrée à Libération, par Frédérique Roussel. (...)
Gwenaëlle Aubry : Personne
Proposition d’écriture : Tracer le portrait original d’un proche récemment disparu, sous forme d’abécédaire, « en vingt-six angles et au centre absent », centre vide, énigmatique, déchirant, vingt-six petites stèles, à partir des lettres de l’alphabet et des textes qu’on garde chez soi, bribes de mots à romancer, notes ou souvenirs dont on met à jour des (...)
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THANK YOU SPACE EXPERT
Quand on se tait, il est moins facile de mentir. Du coup, le silence est plus suspect que le mensonge. Quand quelqu’un commence à parler c’est toujours quelque chose d’étrange, dès lors qu’on y prête attention, c’est une fabrication de nuage ou de brume, une composition flottante. Je n’ai pensé à rien, sur le moment. Je n’ai presque rien dit. Un grand (...)
A WAYS AWAY
Après avoir épuisé nos ruses, nous sommes gagnés par la fatigue. Je songe à mes multiples escales à Paris et à ce que j’aime toujours dans cette ville sans pareille, à sa vie, à son charme et ses beautés. Nous sommes malmenés, notre silhouette s’affaisse, nous tirons la langue, nos membres raidissent. Le pardon est un échange. C’est toujours une alternance (...)
Ateliers d’écriture à Poitiers
L’idée de ces ateliers est de proposer parallèlement aux étudiants de lettres et à ceux de Sciences-Po à Poitiers, une série de huit ateliers d’écriture sur la société, le monde qui nous entoure, dans une interrogation de la langue. Notre société nous impose la blessure et le manque ; notre monde y répond par la nécessité d’un dire qui ne se contente pas (...)
COUNTDOWN
Le silence enveloppe une grande partie des sons de telle façon qu’ils évoluent dans l’espace sans s’entraver les uns les autres, et qu’ils s’interpénètrent. Il n’y a pas de solution définitive à ce paradoxe, c’est pour cela que l’art existe. Rester en éveil dans le temps, attentif à ce qui disparaît, et désireux d’en fixer les traits à travers la fuite même (...)
Ateliers d’écriture à Deauville
Un jour il se promène avec une grande bouteille d’eau Un jour il se baigne à n’importe quelle saison en mer Un jour il se met à parler une langue étrangère Un jour il se tape sur le ventre en s’inquiétant de savoir si oui ou non il a grossi Un jour il se met sans savoir pourquoi à faire le geste d’un joueur de tennis en pleine rue Un (...)
LOVE LIKE A SUNSET
C’est de là que je viens. J’aurai, d’ici là, le sens du funèbre, comme on apprend l’art de la fête, et le sens de l’humour. Autre chose à dire, mais pas pour le moment. Sens de l’humour ci-inclus, dans le sens du renversement – ça va de pair, c’est selon. Quelquefois nous serions temporairement hors service. Refusant soudainement de nous lever. Le doux (...)
Ateliers d’écriture à Poitiers : Julien Prévieux et Michel Butor
Suite et fin des ateliers que je mène à Poitiers avec les étudiants de SciencesPo et ceux de la Faculté de Lettres. Nous avons travaillé lors de cette quatrième et dernière séance, le jeudi 3 décembre, à partir des œuvres de deux auteurs contemporains : autour de l’ouvrage de Julien Prévieux, Lettres de non-motivation, Editions Zones / La découverte, 2007 (...)
EIGHTY-EIGHT DAYS IN MY VEINS
Ce principe de liste qui, bien que juxtaposant des affirmations hétérogènes dans un ordre apparemment aléatoire, parvient à dresser un portrait et s’interroge sur la difficulté à se dire, à s’énoncer, à s’articuler avec les autres, avec le monde. Apprendre à revenir à la ligne, mais quoi pour nous y contraindre ? Et, dans un jour par-dessous le jour, volent (...)
ONE FOOT IN THE GRAVE
Il faut sortir pour cela avoir une raison de sortir, de commencer une journée. Pour écrire c’est la même chose. Un livre devient un autre lieu à chaque fois que nous le lisons. Pouvoir se délecter en pensée de chaque seconde qui nous en sépare. Le silence est une forme de courtoisie. Séparé de toi, arraché à toi par des cours d’eau, par des villes, par (...)
Philippe Delaveau : Son nom secret d’une musique
Proposition d’écriture : Peut-on saisir, avec des mots, non pas ce que dit la musique, si tant est qu’elle dit quelque chose mais ce qu’elle suscite au fond de nous : douleur, bonheur, méditation tranquille, oubli de nos limites ? Il existe un ordre, une beauté cachée, un monde sous le monde. Ce mystère qui alerte le veilleur ne demande qu’à se (...)
SECRET DOOR
Maintenant je vais moi-même maintenant à ma propre rencontre. J’écoute et demande à qui ? Pour ne pas dire toujours – à élaguer, rogner, supprimer, plutôt qu’à ajouter. Viser au plus juste. Ma volonté me fait trembler, elle est à la fois dans tout mon corps et rageuse. Le monde reste comme un décor, dont le vide étonnamment vivant et plein perturbe la (...)
WHAT WILL WE BE
Ça me paraît tellement important. Si on peut décrire les causes de ce détachement. Si seulement le poétique et le politique ne pouvait ne faire qu’un. J’ai l’impression de porter des bottes de sept lieues. J’essaie de me souvenir de mon rêve. Avec amour. Enfin il fut capable de lui dire qu’il l’aimait. Je crois que ça donnera un roman. Ton visage est (...)
JUST A DEAL
Ignorer où on va mais choisir d’y aller. L’incertitude est un espoir quelquefois. Des lignes d’impulsion qui composent une course sans fin. C’est ce qui manque que j’aimerais donner le plus et le donner manquant. Ce n’est pas seulement invraisemblable, c’est inacceptable. La question qui s’impose alors est celle de savoir comment inscrire cet (...)
POSITION APPROACHING
Deux forces règnent sur l’univers : lumière et pesanteur. Qui sait, personne ne sait l’extrême pauvreté de mes visions. Ce n’est pas grave, on perd du temps là. Conscience qu’une personne a d’elle-même. Il y a encore des failles dans l’enchaînement logique des preuves. Toute l’histoire de cet écheveau complexe, impossible de démêler toute l’histoire de nos (...)
Faire un film
Frederico Fellini, Faire un film, Éditions du Seuil, Paris, 1980. Texte lu par Piero de Belleville Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3 Mo / Durée : 2’34] je me souviens elle est encore là comme une divinité je n’arrive pas à objectiver surtout la mer (...)
BUILDING EXCESS
Il y a certes des exceptions, mais elles sont rares. L’infini de cet instant. Ici et là-bas se confondent, je suis dans l’oubli de la mémoire, dans ses brumes mouvantes. Alors que faire ? Mais rien n’y fait, c’est une course immobile où je ne rattrape que du passé. Sans doute rien du tout, sinon écouter son sentiment et ne pas marcher au pas. Nous (...)
BROWN EARS
Il faut sortir pour cela avoir une raison de sortir, de commencer une journée, sinon la vie passe devant soi, pris par des visions. Pouvoir se délecter en pensée de chaque seconde qui nous en sépare. Des visages, des rues, des villes apparaissent dans le crépuscule où se mélangent toutes les couleurs. Je crois même qu’on ne se rend pas compte de la (...)
THE BEGINNING AND END OF NOW
On peut se demander ce qu’il fait là. Dans le désordre. Voilà plutôt ce qui réellement se passe. La rue fait des glissades devant moi, et qu’importe pour l’instant où elle va. Et justement on en est toujours là. Je crois que c’est impossible de s’en tenir à ce qui est prévu, on est toujours rattrapé, dépassé, par le flux. Des voix autres, pas vraiment (...)
AND THEN NOTHING TURN ITSELF INSIDE OUT
Il faut continuer. Je peux continuer. Je peux tirer quelques phrases heureuses, quelques trouvailles, les recueillir. Nous sommes vêtus de débris, nourris de débris, assis sur des débris. Tout se tient à tel point que c’en est inextricable. Sûr, mais les scories nous tiennent aux parois, les œuvres sont les scories du lisse qui nous hissent. Nous ne (...)
André Benchetrit : Très-Grande Surface
Proposition d’écriture : Scruter les fonctionnements d’asservissement dans l’idéologie de normalisation par le biais des grandes surfaces. Se mettre à la place des marchandises et des objets. Raconter un voyage dans la vie intime des marchandises, où tout se met à parler. Une conscience habitant les choses, les traversant, un texte dans lequel ce (...)
GOOD CITY FOR DREAMER
Je me réveille dans une lumière étrange, un désert sans limites. De vagues souvenirs me reviennent à l’esprit sans que je sois certain qu’il s’agisse bien des miens. Des éclairs colorés traversent le noir. Je marche avec ces images en tête. Vers où ? Je l’ignore. Je ne fais que suivre les lignes. Au loin, des rayons de soleil gris perturbent l’horizon. (...)
Le Lys dans la vallée
Honoré de Balzac, Le lys dans la vallée, Éditions Le Livre de Poche, 1997. Texte lu par Georgette Pierrotin, Maria Juana Pepita, Pamela Giraud, Armande Louis Marie de Chaulieu, Julie de Montpersan et Calyste du Guénic Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,6 (...)
THE SUN
Le soleil se pressent déjà derrière la brume. Si je ne m’étais pas réveillé si tôt, je n’aurais jamais pensé à tout ça. J’entends vos pas dans la rue. L’omniprésence du corps, le lieu par où tout passe, tout s’exprime. Sans cesse il est des hommes éveillés dans la ville. À toute heure du jour des hommes qui s’éveillent, et d’autres qui s’endorment. J’énumère ce (...)
I LOVE GOLDEN BLUE
Tout regarder sans discontinuer. Devenir ignorant de soi-même, tendre à cela tout le temps. Prisonnier d’un soudain engourdissement du réel, d’un appesantissement du monde. Je pourrais seulement tourner autour, l’aborder sous différents angles, la contourner et revenir à l’assaut, mais je buterais toujours dessus. D’ici je vois maintenant le profil de (...)
NOUS SOMMES TOUS UNE OMBRE
Perdu dans le nombre au milieu de la gare où tout semble tourner, perdu dans le nombre où tous les passants s’égarent en début de journée. Mon visage s’obscurcit, de l’obscur du radieux. De quoi avons-nous hérité ? Nous voulions savoir si nous étions bons à quelque chose ici-bas. Éléments lumineux, merveille de l’évidence, merveille du caché. Une bulle de (...)
STREETS ARE DRUNK
Il n’y a pas de miracle. L’amour certes, entre désirs, plaisir, et distance invincible, peut mener encore au dépassement de soi. Dérision, cependant, de tout ça. Bientôt, l’éclairage évolue. Le mal et le malheur l’emportent. Tout faire, désormais, pour échapper à la confusion des sentiments. Le temps avoue son poids et son pouvoir de destruction, qui ne (...)
Une gêne technique à l’égard des fragments
Pascal Quignard, Une gêne technique à l’égard des fragments, Éditions Fata Morgana,1986. Texte lu par Jean Prod’hom. Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 1,8 Mo / Durée : 1’32] recopier une phrase très imagée qui reflète le ciel les nuages qui passent après (...)
CRYING LIGHTNING
Ce qui m’intéresse et que je cherche, c’est toujours le moment où une situation change, se renverse, l’instant où quelque chose bascule et provoque un nouvel état des choses et des êtres. Fuir, se cacher, enterrer un témoignage, aller ailleurs, trouver la tangente. Inquiéter son temps par le fait d’avoir soi-même un rapport inquiet à son histoire comme (...)
Éric Chauvier : C’est que du bonheur
Écrire un texte à partir d’une de ces phrases en apparence anodines, une de ces locutions creuses qui viennent ponctuer, telle une grinçante ritournelle, nos moindres discours, qui envahissent notre langage au quotidien. L’emploi de ce genre d’expression toute faite est l’occasion d’une réflexion plus approfondie sur le langage. Sous la banalité (...)
I WAS ONLY GOING OUT
Ces poussières collent au pas. Les traces de l’anéantissement sont effacées, par conséquent le souvenir des anéantis est anéanti aussi, le temps de l’anéantissement est effacé, donc le souvenir des anéantisseurs aussi, donc aussi la résistance aux anéantisseurs de demain. Nous imprimerons le rythme éclaté de nos trajectoires inverses. L’époque et (...)
FLOWER SUN RAIN
On n’est pas le même partout. Je m’imagine parfois comme un grand explorateur, ayant fait la découverte d’un pays extraordinaire dont il ne pourra jamais revenir apporter la nouvelle au monde. Parcours sur les sentiers inversés. La question pour eux était de le faire vraiment ou de faire semblant. Essayer toujours de garder présent à l’esprit le (...)
Le Muz de Claude Ponti : Musée virtuel des œuvres des enfants
Claude Ponti lance le Muz : le Musée virtuel des œuvres des enfants. Le but de ce site sous forme de Musée virtuel dont parle également François Bon sur son site, est de répertorier, conserver, valoriser et rendre accessibles les œuvres des enfants à tous comme celles des adultes. Les enfants doivent savoir qu’ils contribuent à part entière au (...)
AUF EIN ALTES BILD
Il ne me voit pas. Il ne m’entend pas. Il pourrait, s’il faisait attention, sentir mon souffle sur sa nuque mais, même à ce moment précis, ça ne changerait plus rien. Autrui est une limite. Seul l’usage de la contrainte libère. Car la matière, le matériau sur lequel on travaille est toujours, forcément, contraignant en un sens. Il faut prendre son (...)
ARE YOU IN OR OUT ?
Il pleut sans faire froid. Un point de vue inoubliable sur la ville pour une raison que je ne comprenais pas. Qui saura y regarder de plus près y verra sans doute bien plus encore. On s’y perd et c’est miracle à chaque fois en effet d’en ressortir vivant. Ce qui en revanche est très nouveau pour qui veut regarder ici. Des ombres glisser dans la (...)
Ateliers d’écriture à Poitiers : Éric Giraud et Emmanuel Adely
Suite des ateliers que je mène à Poitiers avec les étudiants de SciencesPo et ceux de la Faculté de Lettres. Nous avons travaillé lors de cette troisième séance, le jeudi 19 novembre, à partir des œuvres de deux auteurs contemporains : autour de l’ouvrage d’Éric Giraud, La Fabrication des Américains, Éditions Contre-Pied, 2006, et celui d’Emmanuel Adely, (...)
NOBODY SAYS ANYTHING ANYMORE
Parfois, un coup de vent me soulève lourdement, et alors je me mets à battre contre le mur. Je ne pense pas à l’aube impossible. Je me retiens de respirer. J’attends. Lancer nos plus beaux assauts vers le ciel et poursuivre jusqu’au renversement des grammaires et au départ en exil. Rien qu’à la main, j’arrive sans trop de peine à redresser l’essentiel. (...)
Petits travaux dans la maison
Lambert Schlechter, Petits travaux dans la maison, Éditions PHI, 2008. Texte lu par Carla Lucarelli. Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2 Mo / Durée : 1’25] jamais terminé dehors rien ne va plus plus rien ne va mes petits travaux mes manies dedans (...)
THE SEA IS A GOOD PLACE TO THINK OF THE FUTURE
Un moment a-t-il une histoire ? La réponse est non, je viens d’ailleurs. Quand j’ai une idée dans la tête, elle déforme ce que je regarde. Comme une ombre portée. Le chien qui aboie dans le fond… Un chien ça peut pas être ici un chien. Alors je le mets sur un cercle extérieur. Une vie dans le présent, dans l’instant. Quelqu’un de masqué. Un chien aboie, (...)
Poésie sur écoute - épisode 156
Écouter en ligne Téléchargement [mp3 : 79 Mo] Le quatrième numéro de la revue d’ici là est consacré à la mémoire : Le palimpseste de la mémoire est indestructible. Une bande son de quarante minutes est proposée en parallèle à la revue. Sommaire du numéro : Vincent Alric, Michel Brosseau, Daniel Bourrion, Daniel Cabanis, Sabrina (...)
I’M NOT CALLING YOU A LIAR
À travers les voyages à travers les songes, les points et les blancs les prémonitions et les nostalgies. Disons, pour faire bref, que les découvertes apparaissent comme évolutives et que les recherches sont loin d’avoir épuisé toutes les possibilités de surprises. Dans l’ombre puis dans la clarté, refus et fureurs, douceurs et regards. L’important sera (...)
Poésie sur écoute - épisode 155
Ecouter en ligne Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement [mp3 : 10 Mo] Invité à animer des ateliers d’écriture à SciencesPo et à la Faculté de Lettres de Poitiers j’ai proposé aux étudiants de travailler sur la société, le monde qui nous entoure, dans une interrogation de la langue, à partir de deux auteurs contemporain, (...)
Ateliers d’écriture à Poitiers : Jean-Christophe Bailly & Hubert Lucot
Suite des ateliers que je mène à Poitiers avec les étudiants de SciencesPo et ceux de la Faculté de Lettres. Nous avons travaillé lors de cette seconde séance, le jeudi 5 novembre, à partir des œuvres de deux auteurs contemporains, autour de l’ouvrage de Jean-Christophe Bailly, Basse continue, publié au Seuil, en 2000, et celui de Hubert Lucot, Pour (...)
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Jacques Dupin : Échancré
Proposition d’écriture : Exorciser les préoccupations du geste d’écrire. Écrire à travers le corps, marquer le moment où le temps envahit l’espace. Écrire à partir de la seule et féroce nécessité de jouer sa vie, de lancer les dés dans l’abîme. Mener un combat pour une épaisseur fugitive, pour croire un instant en la matière des mots. « Écrire au large, au (...)
MAD ABOUT A BOY
Tu m’as dit cette fois... Personne ne peut ni ne doit chercher une logique dans l’enchaînement des événements. On ne peut inventer aucune exaltation, ni celle de la couleur, ni celle des mots. Tout le temps perd ne se rattrape plus. Suggérer à la fois le brouhaha des choses et les cris émis par une gorge humaine, donc confondre le sujet et l’objet, (...)
NO KWOWN HOME
On imagine sans peine que ce sol bombardé de couleurs chatoyantes, que nous aurions toutes les peine du monde à traverser sans en changer l’agencement, est bien un terrain miné. Personne n’a remarqué mon absence, ni cette déflagration proche. J’écoute, j’entends du silence et c’est en dessous l’image versée de la nuit. À un moment, ce n’est plus soi, ce (...)
DESERT STORM
Toujours loin, je repars. Rien ? C’est toujours cet instant qui s’arrache à lui-même, et toi avec. Je me cache maintenant sous les sangles, les doigts me couvrent, les jours qui passent, je rate toujours la même marche. On entend une musique sous le silence. Le décor est toujours à peu près le même, mais c’est la dernière scène, une des dernières (...)
ALL WHITE
Décor de nappe sans tige apparente. On écoute les bruits. Comme sans les reconnaître. Dans le voisinage du rouge. À surveiller de près, à punir parfois. L’imprudence n’est pas une ligne droite. On pourrait disparaître. Mais rien n’arrive. Parfois si pâle, secouée par de vagues malaises, imposture ordinaire. Un autre jour le sang était récent, il coulait (...)
A LIFE FULL OF FAREWELLS
Je me frotte les yeux. Rien ne change. Se méfier des urgences sonores, de l’emballement des rythmes. Ce qui s’y dit s’impose sans éclat. Rien n’est brodé. C’est sauvage, violent. Il semble en effet qu’il n’y ait point d’autre issue. De temps à autre, le luxe d’un détail exprime une profusion de sens à la manière picturale. On est traversé par une parole (...)
THE EVENING VISITS
Quand rien ne va plus, les mots s’effondrent eux-aussi. Ce qui me déplace ainsi en moi-même, c’est qu’en l’absence de tout repère familier, un paysage, une végétation, un ciel, une lumière, je ne peux en reconnaître aucun. L’isolement du dissonant est grand. Je suis déplacé vers l’exactitude dans le déplacement lui-même. Il faut prendre les gens pour ce (...)
Pierre Vinclair : Ce monde en train
Proposition d’écriture : Le temps d’un déplacement à grande vitesse dans l’espace réduit du train qui exacerbe les présences des voisins, écrire de brefs textes, des proses de TGV, en écoutant, en notant ce que font, ce que disent, les protagonistes de ces trajets, tous ces minuscules drames qui nous donnent le sentiment de voyager. Ce monde (...)
LEFT AND RIGHT IN THE DARK
Ma mémoire s’enfuit tellement de jour en jour que je ne suis plus maître de rien : ni du passé que j’oublie, ni à peine du présent, où je suis presque toujours tellement occupé d’une chose, que je perds de vue, ou crains de perdre, ce que je devrais faire. Ca ne prévient pas, ça arrive, ça vient de loin. Nous nous souvenons d’une chose et pour nous (...)
REMEMBER A DAY
Vouloir se souvenir d’infimes choses, c’est ne pas vouloir mourir. Sa lumière estompe les formes. Je ne connais rien de plus sérieux. Mais pourquoi avoir entrepris ce travail ? Peut-être, d’abord, afin de mettre de l’ordre là où il n’existe que le désordre du devenir qui emporte, qui efface tout. Le temps qui passe, qui fait du visible avec de (...)
ALL YOU WANTED
Le véritable ennemi, c’est l’esprit réduit à l’état de gramophone. Habiter l’instant. Être là, très là. Quand l’espace manque, il faut faire preuve d’imagination. Mais un peu plus tard ça pourrait changer. Comme quoi il y a à faire au cœur de ce qu’on nous dit désastre. Et cela reste vrai que l’on soit d’accord ou non avec le disque qui passe à un certain (...)
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Poésie sur écoute - épisode 154
Écouter en ligne Téléchargement [mp3 : 45,2 Mo] Musique et interludes sonores : c’est la bande son du mur de Berlin à l’occasion des 20 ans de sa chute. Une pièce sonore comme une bande-son imaginaire ponctuée d’ambiances soniques. La revue M y o p i e de Guillaume Fayard a diffusé Berlin, fantômes dans son premier numéro, un texte sur (...)
LONELY LOVER
J’ai souvent un regard ironique ou amusé sur les choses. Et puis là, non, ce n’est plus le cas. Ça doit être pour ça la question. Mes interrogations sont à mi-chemin entre la pensée et la question, elles sont mentales et ne sont pas prononcées. Je ne veux pas ralentir et hacher la phrase. Et de fait, je travaille beaucoup le rythme de la phrase et des (...)
BERLIN
Le chemin, frontière abolie et sens avec. Retour au motif. Qu’est-ce qui manque ? Un lien ? Mais c’est sans lien ce qu’on jette au rebut. Il y a donc une forme de sélection qui s’est opérée. Tout n’est pas signe. Pour n’assurer que ça, le mouvement. C’est évidemment le mouvement qui est intéressant, l’émotion qui initie le geste, la vision derrière la vue. (...)
CURSE GO BACK
Une image nous tient captifs. Mais très vite sa forme dépasse son objet, comme par ironie. J’ai pensé : une lointaine nuit nous aborde. C’est notre propension à continuer tout droit quand le véhicule tourne, douce comme un souvenir d’enfance. Il n’est pas besoin ici de volonté, puisqu’on ne veut que ce qu’on peut aussi ne pas vouloir. Alors comme le (...)
YOU CLOSE YOUR EYES
Nous ne sommes plus dans la perspective. Le sol ou l’air fourmille de virgules noires régulières qui se cristallisent ou s’aimantent pour former paquets. Loin des leurres ascendants et des symbioses usées. Faisant face au corps blanchi, un monceau de vêtements est empilé pêle-mêle contre un mur. En partie enfouie dans cet amas de tissus colorés empilé (...)
GIVE ME PAIN
Sans oubli, le passé est perpétuellement rabattu sur le présent. Je ne reconnais pas le son de ma voix. Et plus le train avance, plus j’ai la curieuse impression de revenir en arrière. Ondulant comme des algues des rangs de flammes avancent. Un silence sans rime s’accumule dans l’espace. En cette vie il est une autre vie. Ma certitude est mon acte (...)
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Danielle Auby : La grande filature
Proposition d’écriture : Une silhouette entraperçue dans la rue, une personne qu’on croise et qui retient notre attention, attire notre regard, à partir de cette rencontre fugace qui lance l’action, imaginer quelques bribes de son histoire et transformer peu à peu cette personne en personnage dont le parcours dans la ville, d’un point à un autre, (...)
Ateliers d’écriture à Poitiers : Jean-Charles Masséra & Patrick Bouvet
L’idée de ces ateliers est de proposer parallèlement aux étudiants de la Faculté de Lettres et à ceux de Sciences-Po à Poitiers, une série de huit ateliers d’écriture sur la société, le monde qui nous entoure, dans une interrogation de la langue. Notre société nous impose la blessure et le manque ; notre monde y répond par la nécessité d’un dire qui ne se (...)
THIS FARM WILL END UP IN FIRE
Quel bonheur, quel repos pour un esprit fatigué de chercher la vérité en lui-même, de se dire qu’elle est située hors de soi. Le corps est un chasseur différent et la proie un prétexte. Tu racontes, là. Tu racontes.... Le résultat est le même : ça saigne. Un voyage qui ne finit jamais. Cette lumière se retrouve, inversée, funeste, sous la forme de (...)
SILVER SMOKE OF DREAMS
Dans un monde d’images où le ’’Comment ?’’ a évincé le ’’Pourquoi ?’’, sommes-nous face ou à l’orée d’une catastrophe ? Ici c’est une parole entière, encore. L’écriture, sa mise en échos et possible chaos. Échapper au feu des projecteurs pour mieux émettre ses lueurs de pensées, de poésies, de désirs, de récits à transmettre coûte que coûte. Entretenir une (...)
URBAN SOULS
Il y a un travail à faire, que je ne fais pas. Tout est afflué de partout et participe en fusion à la totalité du tintamarre et du tournis de saveurs et d’images kaléidoscopiques, tout s’y fond du présent et de tous les passés, tout se mélange et rejaillit, se tisse et se métisse dans un flux de pareil au même, dans le silence retombé de la nuit (...)
THE SWEET BY AND BY
Cela tient du plus grand mystère. Poursuivre ainsi longtemps encore son chemin avec la même obstination, et faire claquer ses talons dans la nuit de l’inconnu sans qu’on puisse seulement imaginer ce que l’on va y croiser. Le parcours, entre temps, est impressionnant. Un coupe-feu qui empêche l’embrasement, sans doute raison de dire qu’ils (...)
THE BEAUTIFUL OCCUPATION
L’obscurité s’accroit dans la salle. Un dernier coup d’œil pour s’assurer de mon choix. On peut hésiter entre rire et pleurer. Dans le silence certes nous l’entendons, mais dans les paroles nous la cherchons. Je ne me risquerai pas à le déranger pour en savoir plus. D’abord des pensées, des idées éparses, impossibles à lier entre elles. La seule fois (...)
ASLEEP FROM DAY
On ne peut pas partir, on traîne tant de choses qu’on croit voir derrière soi. Il faut aller chercher ce dont on a besoin pour faire, chercher auprès de ceux qui savent. Associations de fragments où par le biais de menus multiples il est possible d’emprunter des parcours différents. Entre marge et présence. Il existe des résonances communes, des (...)
EVERY COLOUR AND KIND
On ne sait trop d’où ça vient ni où ça va, comment ça s’est fait et pourquoi. Et comme on mélange tout, c’est assez vrai. Pas forcément une mauvaise idée. En fin d’une saison chargée ça se discute. Reste à voir comment... Le geste, enfin. Pas le mouvement, il n’y en a pas. Aucune tentation de cet ordre, au contraire. Tourner autour, l’aborder sous différents (...)
Nathalie Riera : Clairvision
Proposition d’écriture : Écrire un texte qui ose la sensualité du langage. La recherche de la beauté mise en jeu pour que la parole ne soit pas vaine, en toute lucidité. Construire un lieu où la jouissance définirait le rapport entre les mots et les choses... précaire, certes, mais vivant ! L’érotisme, si rare aujourd’hui qu’on le croirait (...)
A LITTLE DEATH AROUND THE EYES
C’est la forme qu’on aime seulement, et la forme vient seulement à l’existence quand la chose naît. La forme d’une ville comme un livre ouvert. Point de départ et d’arrivée, ans l’épaisseur que leur donne la présence active, visible et lisible du passé. Lenteurs qui sont un chemin. Tourner la page. Ce que nous avons là — et littéralement sur le pas de ma (...)
MY KEYS
Le volume de ma voix commence à baisser, pour finir dans un murmure. Éblouissant calcul : le frémissement des lèvres vous n’avez pu le prendre. Toute cette excessive animation me fait bien rire, cherchant la vie, cette imperceptible pulsation. Mais heureusement, les duels ne sont plus de saison. Maintenant, je le sais, la sensibilité n’est pas un (...)
Liminaire / 1
« Si longtemps après, il ne me semble pas risqué d’affirmer que la personnalité d’une génération est déterminée par les jouets que reçoivent ses membres dans leur enfance. « D’un point de vue irrémédiablement ludoforme », aurait dit Martín Mantra, la mienne était une génération liminaire qui batifolait au cœur même d’un moment transcendant de l’évolution du (...)
RIVERS OF BRAKE LIGHTS
Le corps aujourd’hui cesse d’être un réseau d’habitudes. La beauté se construit dans la rencontre des différences, et non dans l’affirmation d’un modèle unique. Une nuit m’appelle mais ne bouge pas. Pas de leçon à donner, il faut bien se débrouiller seul. Tu marches au bord de la rivière. C’est le matin. Aux lèvres le refrain d’une vieille comptine mais en (...)
Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ?
Journée d’études organisée conjointement par le groupe ABF PACA et la Médiathèque de Martigues : « Numériser, pour quels services aux publics ? » J’ai participé à la table-ronde : « Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ? », animée par Thierry Guichard, rédacteur en chef du « Matricule des Anges », présentation et point de vue de chaque intervenant : Lionel (...)
THE SEA IS A GOOD PLACE
Les choses ne sont jamais ce qu’elles paraissent et les lieux communs ont tôt fait de s’inverser et d’imploser, comme pris dans un incontrôlable mouvement. Il y a de l’homéopathie dans ce travail. Soigner le mal par le mal, à petites doses, sans trop d’espoir mais beaucoup de foi. Non pas à voir avec nos désirs, mais à nos volontés. Quoi dire en (...)
Un jeune homme chic
Alain Pacadis, Un jeune homme chic, Editions Denoël, 2002. Texte lu par Barbara Carlotti. Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3,2 Mo / Durée : 2’46] convaincu du contraire aujourd’hui quand même pas mal du tout il est encore trop tôt Patti Smith (...)
LOVE WILL MAKE A BETTER YOU
Un sentier qui monte, en serpentant, jusqu’à l’horizon. Je l’ai regardé. Il a vu que je le regardais. Cette constance dans l’inachèvement des choses entreprises s’accentue avec le temps. Je devrais gagner un peu de terrain, avoir le temps de penser des stratégies, des méthodes, des embuscades. D’ailleurs ça m’échappe encore, dans l’ensemble ; je sens (...)
BUILT TO SPILL
Ainsi tout est fragile. Perdu dans le brouillard. Solitude mais pas isolement. La broussaille brouille le lien. Comment ne pas se laisser envahir par la lassitude et le découragement ? Comment rester dans le concret et le présent ? Ou en tout cas quelque chose d’hier mais pas d’aujourd’hui. Demain j’aurais peut être déjà tout oublié de ces instants. (...)
En nous la vie des morts
Lorette Nobécourt, En nous la vie des morts, Editions Grasset, 2006. Texte lu par Lucarelli Carla. Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 2,3 Mo / Durée : 1’20] crever ou renaître à la fois combinaison et maison mieux que moi en tous les cas la définition (...)
Gérard Cartier : Le Désert et le Monde
Proposition d’écriture : Renouer avec la grande forme du poème épique, dans une langue, une métrique à la fois lyrique et parfaitement froide qui garantit de toute effusion que le sujet pourrait amener, en composant un long récit à l’architecture monumentale et complexe qui trace l’aventure intérieure, l’épopée extérieure, prenant en charge, prenant (...)
THE SPIRIT OF APOLLO
Le ciel reste à jamais imprévisible. La ville disparait entièrement sous une brume pluvieuse. Le bruit nombreux de la ville, l’agression invisible de leur parole quand ils s’enfuient moqueurs ou simplement indifférents. Il faut dire sur tous les tons les multiples variations de cette vague de silence, ses infinis accents. La plus libre, la plus (...)
IT’S RAINING TODAY
En l’absence de tout repère familier, je suis déplacé vers l’exactitude dans le déplacement lui-même. Il existe des choses plissées il faut vivre avec il faut. Retranchement d’une langue qui se soustrait à certaines paroles et absorbe l’horreur sans la supprimer. Cela qui commence à la trace et qui va à l’effacement. Un vide peuplé d’ombres enchevêtrées à (...)
Conférence et ateliers nouvelles écritures à la médiathèque de Nilvange en Moselle
Depuis trois ans maintenant, la Moselle célèbre au mois d’octobre le livre et la littérature dans les bibliothèques du département au travers de la manifestation départementale Lire en Fête… partout en Moselle ! Cette opération s’inscrit dans le cadre du nouveau Schéma Départemental de la Lecture Publique et des Bibliothèques voté par l’Assemblée (...)
YOUR INVISIBLE NOW
Essayer de battre la nuit à son propre jeu, la prendre à rebours. Des gestes interrompus, des gestes colorés. Difficile de se dire que ce geste est désormais impossible, captif du passé. Cette splendeur m’apparait de plus en plus lumineuse, aérée, et en même temps de moins en moins compréhensible. L’attention au monde, à son évidence, sa lumière, sa (...)
MORNING SONG
Mon corps allant à l’air, mon esprit à son seul mouvement, par le blanc de la parole sans mots. Les mains savent à quoi s’occuper. J’ai fermé les yeux j’ai fermé les miens j’ai mis des chansons et j’attends. Le font contre la vitre, épuiser les nuages, retrouver la veine de cet inconnu qui va tissant dans les intermittences du jour. D’où mon idée de lui (...)
SADDLE MOUNTAIN
Je regarde mais ne pense plus. Je vis dans une sorte d’embrumement, dans l’impression qu’il me faut sans cesse lutter avec ma mémoire, et cette brume de la mémoire.L’habitude s’installe peu à peu, sans surprise chacun se satisfaisant de soi. La dialectique est partout. Et la marche est un trou noir à métaphores. L’incohérence d’une trajectoire peut (...)
HEAVENS’ LIGHT
La structure contradictoire du cristal en chacun, ce qu’on veut, ce qui tourne avec un ciel trop bleu. Ici tout sera dit, pour le plaisir du son, du choc, de l’entremêlement. Au pas de charge ou en dansant, en apnée ou en tanguant. Au jour le jour fait d’emboîtements, de sensations, de réels hasardeux, de faits et gestes, de souvenirs et de lectures. (...)
FAST ASLEEP
À travers les rues, pas en avant de soi, pas en avant, libérant ce temps de la tyrannie des miroirs. Infinies variations du semblable. Monde concentré dans son seul regard qui s’ouvre, se noue, au gré de la main. Sa possibilité de changement, de mutation. Au fond de sa besace, les miettes de l’été. Le mot prend toute sa vérité face à. Allez, c’est bien (...)
Alain Guillard : Ombre androgyne
Proposition d’écriture : Écrire trois moments d’un même poème où se mêlent prose du quotidien et anecdotes lyriques, dans une perspective de restitution et de reconstitution. Une poésie ancrée dans la réalité la plus crue. Donner corps aux souvenirs passés ou aux impressions actuelles. Le temps va et vient selon les lieux qu’on retrouve, les gens qu’on (...)
RED STATES
Venir contre soi, tout sauf possible, la nuit sans pouvoir passer, pour séparer. Il faut faire comprendre les choses malgré tout, sans l’image. Miroitements des événements qui peuvent recéler, selon le regard qu’on leur porte, et le goût que l’on a de la vérité, autant de menaces que de liberté. Dans les matières, les galeries du sens qui vient, une (...)
HIDE AND SEEK
La chance, on peut presque dire le miracle, c’est que la langue d’arrivée permette d’articuler les significations requises dans une phrase elle aussi réussie. Cette affection retient le temps présent, le fait durer dans un espace sans bord. Rien ne l’y oblige. Le maximum d’ordre dans un maximum de désordre. Entre l’inutilité de faire et celle de ne (...)
Trois femmes puissantes
Marie NDiaye, Trois femmes puissantes, Editions Gallimard, 2009. Texte lu par Franck Garrot. Ecouter en ligne Télécharger le fichier mp3 Clic droit / Enregistrer sous... Téléchargement >> [mp3 : 3 Mo / Durée : 2’30] la voix tristement rusée freiner son désir sa froide volonté dès le début le temps passé le cœur (...)
COME AND PLAY
Le jeu et le rire est le seul projet valable pour l’homme. Les raisons comme visage et corps : empêchés, sans accès. Le lieu n’est pas la question. C’est chez eux l’aventure et chez nous la stabilité. Même si le retour peut ne plus être assuré. Sur mon passage, j’efface le sillage, la moindre trace d’écume dans l’eau. Ligne de basse électrique obsédante (...)
Atelier d’écriture à Saint-Apollinaire-de-Rias en Ardèche
Samedi dernier, j’arrive à la gare TGV vers 18h30. Grand soleil. Rendez-vous pris avec avec Jacqueline Cimaz de l’Association Les Rias pour intervenir à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias, petit village de l’Ardèche. Je sors du train, monte l’escalator, elle est là, au milieu de la foule. Nos regards se croisent et nous nous (...)
DIAMOND IN THE DARK
C’est un joli prétexte qui en vaut bien un autre. Je n’en ferais pas plus là-bas qu’ici, même si nous sommes peu nombreux à nous en contenter et prétexte ou pas. Tout n’est pas perdu, mais à force de faire le jeu de ce qui nous détruit, la reconquête des territoires perdus devient de plus en plus difficile. Mais moi, je suis défiguré à force d’être (...)
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