Vases communicants : Jessica Maisonneuve (Gadins et bouts de ficelles).
En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération.
« Voir Bobigny
– Il n’y a rien à voir à Bobigny.
– Pourquoi, ça n’existe pas ?
– Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se (...)
Le spectacle donne sur un mur blanc et une porte close.
La surprise de voir accrochée au mur de la classe du collège de Bagneux cette phrase haute en couleur, toute en promesse iconoclaste : faites le mur.
Pendant tout l’atelier Écrire la ville avec les élèves de Bagneux, où nous avons travaillé sur le vocabulaire (...)
Création de capsules sonores à l’occasion d’une série de douze ateliers d’écriture menée avec les étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste).
Entre les séances d’écriture, les (...)
Une série de douze ateliers d’écriture durant le deuxième semestre des étudiants en première année de Sciences Po, ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’une pièce sonore sous la forme d’un récit urbain (entre audioguide, audiolivre et dérive urbaine situationniste).
Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont (...)
On suffoque comme on peut : on pense ailleurs…
Reprendre le même itinéraire, faire à nouveau le chemin suivi la veille, c’est comme revenir sur ses pas, on ne voit pas les mêmes choses. C’est pourtant la même rue, mais le week-end la plupart des magasins sont fermés, les écoliers en vacances, les touristes plus nombreux.
Il y avait un SDF (...)
Pendant l’attente, penser à autre chose qui déjà se construit.
Prévoir un itinéraire précis dans Paris dessiné sur une carte, tout en imaginant pouvoir prendre des photos du parcours et d’autres en marge. Commencer à marcher dans la rue en suivant le chemin sur la carte, en se pensant à l’ennui auquel on s’expose à planifier ainsi son circuit. (...)
J’ai vu la fin du monde se produire sous mes yeux.
Un geste anodin, celle d’un anonyme, dans la rue attendant son bus, rue des Saint-Pères à Paris. Un vieil homme, cheveux gris, l’œil vif, une moue expectative, vêtu d’un élégant et long manteau beige bien chaud, il est descendu du trottoir, d’un petit pas, l’air inquiet, médusé, dans l’impatience (...)
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