Elle est sortie fumer une cigarette dans la rue, dans les bureaux, c’est interdit désormais, il faut sortir, prendre un moment dans sa journée pour descendre les escaliers, affronter le froid comme en cette journée de printemps un peu fraîche. Elle attend peut-être quelqu’un, sans paraître impatiente, pressée de le voir. Elle fume. Les passants (...)
Un homme était assis près de la fontaine de Bethesda, au cœur de Central Park, quand nous sommes allés nous y promener dimanche. Il écoutait Night and Day chantée par Franck Sinatra. Il était assis là, sur le banc en pierre, immobile, son lecteur CD à ses côtés, volume monté au maximum, lisant, un léger sourire de contentement ravi aux lèvres, dans ce (...)
Le sentiment d’accéder à cette profondeur obscure.
C’était l’effervescence des enfants qui accompagnent exceptionnellement leur grand-mère à la bibliothèque, et la liberté de ces instants de l’enfance où, sans ses parents, l’impression d’une plus grande autonomie.
La grand-mère avait des questions à me poser sur une recherche qu’elle ne parvenait (...)
Des fenêtres nous suivent, restent et collent, des milliers de visages.
« Il y a que cela me regarde. Il y a qu’elles me dissolvent, que je perds énormément à parcourir ces photographies, comme devant toute face réellement ouverte je crois que l’on s’absout, que l’on disparaît, que l’on s’évase. »
Face, Louis Imbert, Publie.net
C’est à (...)
J’ai vu la fin du monde se produire sous mes yeux.
Un geste anodin, celle d’un anonyme, dans la rue attendant son bus, rue des Saint-Pères à Paris. Un vieil homme, cheveux gris, l’œil vif, une moue expectative, vêtu d’un élégant et long manteau beige bien chaud, il est descendu du trottoir, d’un petit pas, l’air inquiet, médusé, dans l’impatience (...)
Fasciné par les reflets fugaces de ce dont nous pressentons que nous serons un jour à jamais séparés. Néanmoins étroite est la voie entre les constructions abstraites.
Les quais sont désormais très larges et rendus aux piétons, ils se prêtent bien à l’organisation et à l’accueil d’événements et d’animations. Ils ouvrent surtout d’étonnantes perspectives (...)
Je ne viens plus guère dans cet endroit, mais je me souviens qu’à l’époque lointaine où j’ai travaillé à la bibliothèque, et chaque fois c’est la même impression, je suis ému, troublé. Dans le hall, beaucoup de monde, de bruits, de discussions, la foule des grands jours, beaucoup d’hésitation, de fatigue aussi, de lassitude sur les visages et d’excitation (...)
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