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LIMINAIRE
Toute rencontre est importante
Départ dans l’affection et le bruit neuf. Recommence et va de plus en plus loin, comme en rêve. La nuit, j’annule les jours, je tourne la page. Mais rendre possible les liaisons. Dans ce monde extérieur, il y a quelque chose qui semble avoir pacifié le paysage urbain, comme si la vie devenait pour un moment, plus aérée et, en même temps, plus (...)
Suivre sa ligne (de conduite)
Nous entrons en contact avec l’étrange mystère des espaces qui nous entourent. Sa métamorphose ne l’empêche pas de craindre d’être un jour ou l’autre démasqué. Le temps passant, cela devient de plus en plus improbable. Nous voulons être distraits et attentifs. Une manière de considérer la vie. Disparition et conséquences. La lumière des images qui (...)
Zoner
Zoner, c’est au fond accepter que nous avons renoncé à observer d’autres sujets comme on observe des fourmis ou des myosotis. Et que nous sommes avec les fourmis, les myosotis et les autres humains à la fois sujets et objets d’observation, nous regardant les uns les autres avec la stupéfaction des voyageurs à pied qui n’ont pas réservé à l’auberge. (...)
Mon très lent paysage
Temps de baptiser le voyage. Et puis plus rien que le souffle heurté à soi-même. Ce qui passe n’est plus. L’heure de décocher. Source d’égarement, d’annonce dans la brume. Nous défendons le vite. Le peu étant l’errance. Le rejet de faire suite. Quand rien ne subsiste autour. Ce qui ne dure est monde. Fort de cette impression qui insiste ou avance. (...)
Dans l’ouverture d’un autre monde
Dans l’ouverture d’un autre monde Promenade géolocalisée entre la rue Eugène Varlin dans le 10e et l’avenue Simon Bolivar, dans le 19e arrondissement de Paris, diffusée sous une autre forme, sur le blog d’Anne Savelli : Fenêtres Open Space, à l’occasion de l’opération
coïncidence extraordinaire
« Il a dû pourtant se produire déjà cette coïncidence extraordinaire, que deux navets voisins dans leur champ, séparés à la cueillette, conditionnés dans des caisses différentes, expédiés ensuite dans des directions opposées, se retrouvent dans le bac à légumes du même réfrigérateur. Tant de choses adviennent que nous ignorons. » L’autofictif N° 613 (...)
conduire son histoire
« L’écrivain ne peut se permettre de conduire son histoire comme le muletier sa mule - en droite ligne et toujours de l’avant - car, s’il a tant soit peu d’esprit, il sera bien forcé, cinquante fois au cours de sa route, de s’écarter de la ligne droite afin de rejoindre tel ou tel groupe, ce qu’il ne saurait éviter en aucune manière. « Des vues et (...)

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