Tous les commerces sont fermés à cette heure matinale, grillage en fer baissée, porte close. Le sol pavé glisse dangereusement, la pluie de la veille le rend luisant et prolonge la perspective des ruelles fuyantes, reflétant au sol l’image tremblante des bâtisses. Il est encore tôt, les passants sont rares et pressent le pas, visage fermé, regard (...)
Retrouver le mystère des premières écoutes d’un disque de son enfance en écrivant sa musique...
Radio Ethiopia est à l’origine un texte écrit pour la collection Ouvrez de Publie.net. Il est publié aujourd’hui sur nerval.fr, magazine fiction & littératures en ligne, qui remplace cette collection.
Une seule chose était étrange : continuer à penser comme avant, savoir.
Depuis plusieurs jours dans le café dans lequel je déjeune quotidiennement la musique diffusée ne provient plus de la même radio. Celle-ci diffuse désormais de la variété et de la chanson françaises que je n’écoutais plus depuis très longtemps. Et tous les midis je me rends (...)
Curiosité du calendrier, il y a trois ans, Daniel Bourrion et moi échangions textes et photographies pour les vases communicants de mai 2010. Je recevais son texte Ruines écrit à partir de photographies prises en Normandie, à Édenville, dans la Vallée des peintres, tandis qu’il accueillait mon texte Présence active du vide, écrit à partir de deux de (...)
« Ce pays imaginaire, écrit Michel Butor, un miroir magique dans lequel on fait apparaître ce qu’on veut »
Deuxième jour à New York, les sensations de décalage horaire déjà oublié, en même temps je me réveille très tôt, à peine cinq heures de sommeil cette nuit et me voilà déjà debout, le soleil matinal caresse les immeubles bas de Brooklyn les couvrant (...)
Buying some vintage records in Williamsberg stores
Playing paper boats on east river shores
Meeting mermaids and lobsters in Coney Island
Puking our deep fried Oreos in Astroland
Spending our days watching skylines from rooftops
On independance day, Manhattan fireworks
Life is easier where the walls are red
Brooklyn is a place stuck in (...)
Le sentiment d’accéder à cette profondeur obscure.
C’était l’effervescence des enfants qui accompagnent exceptionnellement leur grand-mère à la bibliothèque, et la liberté de ces instants de l’enfance où, sans ses parents, l’impression d’une plus grande autonomie.
La grand-mère avait des questions à me poser sur une recherche qu’elle ne parvenait (...)
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